Maurice
Achenerpeintre graveur illustrateur (1881-1963) Maurice Achenera consacré sa vie à lagravure,a connu la notoriété, les salons officiels et les expositions internationales, puis a été oublié. Pourtant, nous avons envie de vous le faire connaître, c'est un maître de
la gravure, et nous aimons cette technique.
Nous voulons vous présenter ici Maurice Achenerdans son contexte, sescontemporains,son époque, de sonAlsace nataleà
Paris.
La vie de l'estampe continue, et nous vous informons égalementde
son actualité. Cet espace est aussi le votre il peut s'enrichir, grâce à ses visiteurs, alors
n'hésitez pas à
communiquer. Welcome to the web site of
Maurice Achener, Painter and Etcher (1881-1963),Following this link you will find information concerning him.
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page.
Le monotype est une technique de l’estampe. Deeljeet Heerasing utilise cette méthode, il
exprime par ce medium, son attirance , pour les ambiances en noir et blanc, des vieux films policiers.
La plaque est recouverte d'encre noire
Deeljeet Heerasing commence par recouvrir d’encre la totalité de la surface d’une plaque de plexiglas, puis il
travaille par retrait de l’encre.
La réalisation du monotype
La plaque est placée sur une table lumineuse. Pour se guider l'artiste dessine quelques repères, des points qui lui
donnent une première délimitation du sujet. Si les outils semblent rudimentaires : coton tige, morceaux de bois, le dessin est précis.
L'impression de l'oeuvre
Lorsque, le résultat obtenu convient à Deeljeet Heerasing, il l'imprime. Dans le cas d'un monotype il est possible d’utiliser la même presse que pour la
gravure en eau forte, mais elle est alors réglée de façon à offrir moins de pression.
La plaque est placée sur la presse, on la recouvre du papier, posé sec, et ensutie des langes (des
tissus épais qui protègent la plaque lors du passage des rouleaux).
Le monotype n'est pas une estampe multiple
Un monotype ne permet pas de reproduire plusieurs fois le même dessin. Cependant après le premier tirage, Deeljeet
Heerasing imprime une deuxième fois la plaque, avec le reste de l’encre il obtient ainsi ce qui est appelé un fantôme. Généralement plus pâle que la première estampe, ce second
monotype présente d’autres qualités picturales.
Les Ateliers Rigal sont un des lieux de l’estampe, ils cherchent à maintenir la tradition de l’art de la
gravure. Dans une petite rue de Fontenay aux Roses, en banlieue parisienne, une maison abrite leurs imposantes presses en fonte, fabriquées par Ledeuil. L’histoire est ancienne,
puisque c’est depuis 1927, que la famille Rigal fait vivre ces ateliers d’impression de gravure en taille douce.
Le créateur Edmond Rigal
L’aventure a commencé avec Edmond Rigal (1902-1996), formé à l’école Estienne, il débute en tant qu’enseignant
en taille douce dans cette école. En 1927, il reçoit le prix du meilleur ouvrier de France en gravure taille douce, et crée son premier atelier d’impression à Fontenay aux Roses. Il
le déplacera à Fontainebleau de 1937 à 1948. En parallèle à son activité d’imprimeur, Edmond Rigal grave et peint.
JJJ Rigal
Son fils Jacques Joachim Jean Rigal (1926-1997), suit rapidement les traces de son père, dès 4 ans il grave à 10
ans il expose au salon d’Automne, les organisateurs l’ayant sélectionné sans connaître son âge. C’est un excellent graveur, son œuvre est marquée par l’utilisation fréquente de la couleur,
pour la même estampe, il est nécessaire de graver plusieurs plaques.
Le développement des Ateliers Rigal
En 1948, J.J.J. Rigal prend la succession et développe les Ateliers par de nouvelles activités : la
typographie et l’impression de livres de bibliophilie. L’Atelier déménage de nouveau et revient à Fontenay aux Rose, rue Guérard. A partir de 1960, Denise Rigal son épouse, s’occupe
de la gestion. L’Atelier imprime les œuvres de nombreux artistes : de Salvaldor Dali, au du buriniste Pierre-Yves Trémois, en passant par Mario Avati, Lars Bo, André Minaux. La
liste des artistes est longue, et comprend les plus grand graveurs du XX me siècle. Les compétences, notamment en ce qui concerne la gravure en couleur, des Rigal sont appréciées et le
marché est porteur. Une antenne de l’Atelier est même créée à Cadaquès dans la patrie de Dali en 1966. Suite à une baisse de l’activité les Ateliers déménagent à leur localisation actuelle
rue Boris Vildé.
Les Ateliers Rigal en 2008
Depuis 1999, c’est Nicole, la fille de JJJ Rigal, qui continue à faire vivre les Ateliers, elle est aidée dans cette
tâche par Denise Rigal et l’association des amis des d’Edmond et de J.J.J Rigal.
Un lieu de création
L’espace est très bien équipé. Il comprend quatre presses d’impression de taille douce électrifiées, un atelier de
gravure avec une hotte pour la manipulation des acides, trois boîtes à grain pour l’aquatinte, un atelier d’aciérage et de sérigraphie. Il est possible de faire imprimer ses tirages
mais aussi de se former aux techniques de l’estampe.
La promotion de la gravure
Dans le souvenir des deux fondateurs, les Ateliers ont également pour objectif la promotion de la gravure originale, un
prix Rigal de la gravure est décerné chaque année à un jeune graveur de moins de 37 ans. Les Ateliers accueillent le public lors de portes ouvertes.
A la fin du mois d'octobre 2008, les Ateliers proposent une exposition de gravure « les arbres » au
Plessis Robinson. Elle présentera des maîtres de la gravure du XIXe comme Eugène Blery (1805-1886), Jules Michelin (1817-1870) un aquafortiste amateur dans la lignée de Corot,
Roderic O’Conner qui cotoiera Gauguin au Pouldu, et évoquera les graveurs du XX eme qui ont fréquenté l’atelier avec Avati, Coutaud, Dali, Dubreil, Jacquemin, Houtin, Loiselet, Peynet, Rothshild,
Spitzer. La gravure contemporaine sera là, avec des œuvres Renaud Bec (lauréat 2007 du Prix Rigal).
Du 25 octobre au 7 novembre 2008. Dans le cadre du Moulin Fidel au Plessis Robinson (92)
Pour plus de renseignements : Les Ateliers Rigal
31 rue Boris Vildé 92260 Fontenay-aux-Roses –France
Maurice Achener a le plus souvent utilisé la gravure en creux dite taille douce. L’artiste attaque une plaque de métal, du
cuivre ou du zinc.
Soit directement par un outil (burin, roulettes ou pointe sèche)
Soit en recouvrant la plaque d’un vernis, sur lequel on dessine avec une pointe. La plaque est ensuite plongée dans un bain
d’acide « l’eau forte » qui attaque la plaque partout ou la pointe a dégagé le vernis.La plaque est nettoyée
avec le solvant correspondant au vernis utilisé.
Encrage
Dans la matrice qui est la plaque de cuivre résultant de différentes morsures de l'acide. L’encre va rester dans les parties en creux, les tailles.
On recouvre totalement la plaque d’encre, on essuie avec de la tarlatane, qui est une mousseline fine. On commence par des chiffons sales et on utilise des tissus de plus en plus
propre. L’encre est enlevée sur toutes les parties qui doivent rester blanches. C’est avec la paume de la main que l’on nettoie les résidus d’encre
qui forment un voile.
Maurice Achener a utilisé l’encrage pour obtenir les blancs et les noirs souhaités à l’impression, parfois en laissant volontairement le voile
sur des zones sans tailles.
"Pas de bon
ouvrier sans des bons outils" dit le dicton, pour la gravure en taille douce c’est pareil. L'objectif est d' attaquer le métal, C’est pourquoi la gravure
en creux est aussi appelée chalcographie ou gravure sur métaux. L’outil le plus simple est la pointe sèche, c’est un bout de bois avec juste une pointe à son extrémité, rien de plus basique, peu de risque de se
blesser, avec elle nous dessinons sur la plaque de cuivre, cela enlève le vernis qui la recouvre, un clou ferait aussi bien l’affaire, mais serait moins maniable. Au fur et à mesure que
le vernis se recouvre du dessin, des filaments d’or apparaissent comme par magie. Le cuivre brillant et poli brille. Et plus cela semble lumineux, plus le noir sur le papier sera important, la
gravure ou l’art de la surprise. Un article de R Fischer dans un journal alsacien du 20 novembre 1962 concluait d'ailleurs ainsi joliement un article sur Maurice Achener :"
Ainsi avons-nous rencontré Maurice Achener, graveur , 81 ans, autour duquel les enfants répètent lorsqu'il le voient graver à la pointe sèche sur le cuivre vernis et fumé, la même phrase
émerveillée _ Oh, regarde, maman, ce monsieur dessine des lignes d'or sur du noir! "
Mais revenons aux outils, plus sophistiquée, du moins de nom, la pointe diamant, c’est brillant, mais
pas la peine de braquer pour cela un graveur, c’est tout à fait abordable, à partir de quelques dizaines d’euros chez les bons fournisseurs. Pratique pour revenir ajouter un peu de creux à la
plaque, l’encre s’y incrustera en donnant un noir fort. Par contre l’attaque s’émoussera au fil des impressions. Il faudra peut être protéger la plaque par un aciérage, qui
consiste en une électrolyse qui recouvre la plaque d'acier. Elle change alors de couleur et passe d'orange doré à gris. Maurice Achener utilisait pointe diamant et
pointe de rubis.Pour noircir sans acide des tas de petites roulettes existent, elles sont munies d’un manche et on les
roule sur la plaque. Certaines font des lignes parallèles, d’autres des points asymétriques, des petits trous ou des grands, un grand choix vous est offert, vous pouvez demander à votre dentiste
de vous passer de ses veilles roulettes, elles peuvent donner des matières intéressantes.
Chacun de ces outils d’attaque du métal présente une qualité graphique et il est possible de les panacher pour varier les effets.
Quand la gravure réalisée n’est pas à la hauteur de nos ambitions, et que des attaques indésirables de l’acide ou des
outils sur la plaque ne plaisent pas, on a des repentirs. Il devient nécessaire de reblanchir la gravure en polissant la plaque. Et cela devient physique, les outils fatigants sortent. Le
brunissoir est une espèce de cuillère bombée qu’il va falloir frotter avec énergie et un peu d’huile sur l’endroit à rattraper. Et si cela ne suffit pas,
l’ébarboir intervient avec cet outil tranchant sur trois cotés, un peu de concentration est nécessaire, en cas de dérapage cela peut saigner.
Les outils des graveurs changent peu et ceux de Maurice Achener seraient encore utilisables de nos jours.
Les illustrations sont extraites de "Traité de la gravure à l'eau forte" de Maxime Lalanne, la première édition date de 1866.
Une gravure est une oeuvre originale réalisée par un artiste et destinée à
une impression sur une presse à taille douce. Elle offre
la possibilité d'être reproduite de façon multiple, tout en respectant un nombre limite de tirages.
La presse du graveur de taille douce est composée de deux montants de fonte, réunis par deux rouleaux superposés entre lesquels passe une plaque d’acier
mobile. L’ensemble est comparable à un laminoir dont on peut régler la pression par les deux extrémités du rouleau supérieur. La table passe d'une extrémité à l'autre sous les deux
rouleaux. Sur la table sont disposés des langes, qui sont des rectangles de tissus de laine blanche.
Le papier à utiliser est préalablement mouillé, puis asséché entre des feuilles de buvard ou de journal, pour l’emmener à la bonne
humidité.
Sur le plateau de la presse on place la plaque de cuivre encrée, le papier vierge, puis les langes.
Avec la roue on fait avancer le plateau sous les rouleaux, sous une forte pression.
Quand la table est passée du coté inverse à celui où elle se trouvait au début, on retire la feuille de papier. Elle adhère par la
pression au cuivre, qui laisse ainsi l’empreinte de sa forme. C’est ce que l’on appelle la cuvette.
L’image et la cuvette se trouvent imprimées sur le papier.
Ces vidéos
montrent la technique de l'eau-forte et les outils du graveur . Daniel Harp explique la création d'une plaque de cuivre destinée à faire une gravure et ceci jusqu'à l'impression de l'état
obtenu.
http://www.dailymotion.com/video/x326pl_gachet-graveur-13