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27 octobre 2012 6 27 /10 /octobre /2012 15:07

                                               La linogravure  par  Marie-Anne Chenerie

 

            IMG00075-20121020-1828.JPGC’est une technique de gravure à mon avis trop peu valorisée. Est-ce  parce que la matière d’origine ( le bon vieux «  lino » ) n’est pas aussi noble , du moins le pense-t -on,  que le bois ou le cuivre ?

En tout cas, on obtient un résultat souvent impressionnant  avec une plaque de lino, une gouge , de l’encre , une presse si vous en disposez ( mais vous pouvez aussi faire une impression en appuyant  avec le dos d’une cuillère ( impression dite «  à la cuillère ) - et tout ceci dans votre cuisine  si vous n’avez pas d’atelier . Des formes nettes, à la fois souples et toniques , de grand aplats mais aussi de petites indications nerveuses ,  bref une atmosphère  très reconnaissable pour toutes ces linogravures . lino-agc.jpg

 

Pour illustrer cette technique, doublée ici d’un subtil travail d’impression, voici une œuvre de     Anne-Christine Tcheuffa Marcou. Ces gravures ont été  tirée grâce à l’Association «  L'Amateur d’Estampes Contemporaines » ( voici son logo si graphique ) , qui a pour objectif , au delà de la diffusion  des techniques de gravure,  de promouvoir un groupe d’artistes graveurs contemporains en imprimant et exposant  deux artistes tous les deux ans.        La gravure choisie cette année est  inspirée par  l’observation de graines et de formes  humaines  qui deviennent des paysages, en tout cas des espaces . L'auteur a confié l'impression des plaques de lino à Barlach Heuer , un grand graveur, reconnaissable immédiatement à ses fond subtilement colorés . Ainsi, vous pourrez avoir des tirages nets et contrastés, mais aussi des  impressions plus douces avec des zones dont les couleurs évoluent ou finement mouchetées .

Ces résultats finaux, si différents et si semblables illustrent parfaitement la magie de la gravure, tout spécialement  de cet instant où le graveur  ( ou l’imprimeur)   soulève le « lange »: on appelle ainsi le linge épais destiné à protéger la plaque du poids de la presse , ce nom parle de lui-même ...Et qu’apparait la création imprimée , parfois inattendue souvent différente de ce que l’artiste avait en tête, en tout cas une création ( créature ? ) vivante parce qu'unique , différente , inattendue  .

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   Informations pratiques :

   ALogo.JPGssociation «  L’Amateur D’Estampes Contemporaines » , AEC

   73 rue de Colombes

   92 600 Asnières

   a.e.c@free.fr

 

   Photos de l'auteur, logo de l'Association AEC .

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Published by Blog Achener de l'Estampe - dans Techniques de la Gravure
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12 mars 2010 5 12 /03 /mars /2010 23:22
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1 février 2010 1 01 /02 /février /2010 17:31
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21 octobre 2009 3 21 /10 /octobre /2009 23:07

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13 novembre 2008 4 13 /11 /novembre /2008 23:35

Le Monotype

Le monotype est une technique de l’estampe. Deeljeet Heerasing  utilise cette méthode,   il  exprime  par ce  medium, son attirance , pour les ambiances en noir et blanc, des vieux films policiers. 

La plaque est recouverte d'encre noire

Deeljeet  Heerasing commence par recouvrir d’encre la totalité de la surface d’une plaque de plexiglas, puis il travaille par retrait de l’encre.

La réalisation du monotype

La plaque est placée sur une table lumineuse.  Pour se guider l'artiste dessine quelques repères, des points qui lui donnent une première délimitation du sujet. Si les outils semblent rudimentaires : coton tige, morceaux de bois, le dessin est précis.

L'impression de l'oeuvre

Lorsque, le résultat obtenu convient à Deeljeet Heerasing, il l'imprime. Dans le cas d'un monotype il est possible d’utiliser la même presse que pour la gravure en eau forte, mais elle est alors réglée de façon à offrir moins de pression.

La plaque est placée sur la presse, on la recouvre  du  papier, posé sec, et ensutie des  langes (des tissus épais qui protègent la plaque lors du passage des rouleaux).

 













Le monotype n'est pas une estampe multiple

Un monotype ne permet pas de reproduire plusieurs fois le même dessin. Cependant après le premier tirage, Deeljeet  Heerasing imprime une deuxième fois la plaque, avec le reste de l’encre il obtient ainsi ce qui est appelé  un fantôme. Généralement plus pâle que la première estampe,  ce second monotype présente d’autres qualités picturales.

 

Fiche pédagogique sur le monotype

 

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13 janvier 2008 7 13 /01 /janvier /2008 22:25

Préparation de la plaque

Maurice Achener a le plus souvent utilisé  la gravure en creux dite taille douce. L’artiste attaque une plaque de métal, du cuivre ou du zinc.

Soit directement par un outil (burin, roulettes ou pointe sèche)  

Soit en recouvrant la plaque d’un vernis, sur lequel on dessine avec une pointe. La plaque est ensuite plongée dans un bain d’acide « l’eau forte » qui attaque la plaque partout ou la pointe a dégagé le vernis. La plaque est nettoyée avec le solvant correspondant au vernis utilisé.

 

Encrage

Dans la matrice qui est la plaque de cuivre résultant de différentes morsures de l'acide. L’encre va rester dans les parties en creux, les tailles. 

On recouvre totalement la plaque d’encre, on essuie avec de la tarlatane, qui est une mousseline fine. On commence par des chiffons sales et on utilise des tissus de plus en plus propre.  L’encre est enlevée sur toutes les parties qui doivent rester blanches. C’est avec la paume de la main que l’on nettoie les résidus d’encre qui forment un voile.

 Maurice Achener a utilisé l’encrage pour obtenir les blancs et les noirs souhaités à l’impression, parfois en laissant  volontairement le voile sur des zones sans tailles.

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12 janvier 2008 6 12 /01 /janvier /2008 22:53

pointe-s--che.JPG "Pas de bon ouvrier sans des bons outils" dit le dicton, pour la gravure en taille douce c’est pareil. L'objectif  est d' attaquer le métal, C’est pourquoi la gravure en creux est aussi appelée chalcographie ou gravure sur métaux. 
L’outil le plus simple est la pointe sèche, c’est un bout de bois avec juste une pointe à son extrémité, rien de plus basique, peu de risque de se blesser, avec elle nous dessinons sur la plaque de cuivre, cela enlève le vernis qui la recouvre, un clou ferait aussi bien l’affaire, mais serait moins maniable. Au fur et à mesure que le vernis se recouvre du dessin, des filaments d’or apparaissent comme par magie. Le cuivre brillant et poli brille. Et plus cela semble lumineux, plus le noir sur le papier sera important, la gravure ou l’art de la surprise. Un article de R Fischer dans un journal alsacien du 20 novembre 1962 concluait d'ailleurs ainsi joliement un article sur Maurice Achener :" Ainsi avons-nous rencontré Maurice Achener, graveur , 81 ans, autour duquel les enfants répètent lorsqu'il le voient graver à la pointe sèche sur le cuivre vernis et fumé, la même phrase émerveillée _ Oh, regarde, maman, ce monsieur dessine des lignes d'or sur du noir! "

Mais revenons aux outils, plus sophistiquée, du moins de nom,  la pointe diamant, c’est brillant, mais pas la peine de braquer pour cela un graveur, c’est tout à fait abordable, à partir de quelques dizaines d’euros chez les bons fournisseurs. Pratique pour revenir ajouter un peu de creux à la plaque, l’encre s’y incrustera en donnant un noir fort. Par contre l’attaque s’émoussera au fil des impressions. Il faudra peut être protéger la plaque par un aciérage, qui consiste en une électrolyse qui recouvre la plaque d'acier. Elle change alors de couleur et passe d'orange doré à gris. Maurice Achener utilisait pointe diamant et pointe de rubis. Pour noircir sans acide des tas de petites roulettes existent, elles sont munies d’un manche et on les roule sur la plaque. Certaines font des lignes parallèles, d’autres des points asymétriques, des petits trous ou des grands, un grand choix vous est offert, vous pouvez demander à votre dentiste de vous  passer de ses veilles roulettes, elles peuvent donner des matières intéressantes.  

Chacun de ces outils d’attaque du métal présente une qualité graphique et il est possible de les panacher pour varier les effets. 
brunissoir-manche-en-bois.JPG

Quand la gravure réalisée n’est pas à la hauteur de nos  ambitions, et que des attaques indésirables de l’acide ou des outils sur la plaque ne plaisent pas, on a des repentirs. Il devient nécessaire de reblanchir la gravure en polissant la plaque. Et cela devient physique, les outils fatigants sortent. Le brunissoir est une espèce de cuillère bombée qu’il va falloir frotter avec énergie et un peu d’huile sur l’endroit à rattraper. Et si cela ne suffit pas, l’ébarboir intervient avec cet outil tranchant sur trois cotés, un peu de concentration est nécessaire, en cas de dérapage cela peut saigner.

 

Les outils des graveurs changent peu et ceux de Maurice Achener seraient encore utilisables de nos jours. 
pince.JPG



Les illustrations sont extraites de "Traité de la gravure à l'eau forte" de Maxime Lalanne,  la première édition date de 1866.
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11 janvier 2008 5 11 /01 /janvier /2008 22:01

Une gravure est une oeuvre originale réalisée par un artiste et destinée à une impression sur une presse à taille douce. Elle offre la possibilité d'être reproduite de façon multiple, tout en respectant un nombre limite de tirages.

La presse du graveur de taille douce est composée de deux montants de fonte, réunis par deux rouleaux superposés entre lesquels passe une plaque d’acier mobile. L’ensemble est comparable à un laminoir dont on peut régler la pression par les deux extrémités du rouleau supérieur. La table passe d'une extrémité à l'autre sous les deux rouleaux.  Sur la table sont disposés des langes, qui sont des rectangles de tissus de laine blanche.

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10 janvier 2008 4 10 /01 /janvier /2008 22:37

Impression de l’épreuve ou tirage d'une gravure

 

 

 

Le papier à utiliser est préalablement mouillé, puis asséché entre des feuilles de buvard ou de journal, pour l’emmener à la bonne humidité.

Sur le plateau de la presse on place la plaque de cuivre encrée, le papier vierge, puis les langes.

Avec la roue on fait avancer le plateau sous les rouleaux, sous une forte pression. 

Quand la table est passée du coté inverse à celui où elle se trouvait au début, on retire la feuille de papier. Elle adhère par la pression au cuivre, qui laisse ainsi l’empreinte de sa forme. C’est ce que l’on appelle la cuvette.

L’image et la cuvette se trouvent imprimées sur le papier.

 
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8 janvier 2008 2 08 /01 /janvier /2008 22:18
presse.jpgCes  vidéos montrent  la technique de l'eau-forte et les outils du graveur . Daniel Harp explique la création d'une plaque de cuivre destinée à faire une gravure et ceci jusqu'à l'impression de l'état obtenu.

http://www.dailymotion.com/video/x326pl_gachet-graveur-13


http://www.dailymotion.com/video/x327pr_gachet-graveur-15_creation

Présentation de la presse utilisée par le Docteur Gachet ami de Vincent Van Gogh

http://www.dailymotion.com/related/5140857/video/x32f8m_gachet-graveur-19_creation

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