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13 février 2013 3 13 /02 /février /2013 19:27
Musee-Rodin.jpgMusée Rodin pour la Saint Valentin par Anne Le Menn.
Pour fêter la Saint Valentin,  plutôt que de vous ruiner en bouquets de fleurs amenez la prunelle de vos yeux, l’élu(e) de votre cœur au musée Rodin.
Les éclairages de la scénographie de « Rodin la chair le marbre » y font luire l’aplat lisse d’une joue ou dessinent  un  sombre derrière une nuque. Nous plongeant dans  une forêt pétrifiée regorgeant de vie.
Camille Mauclair interpellait ainsi Rodin : « vous savez qu’il y a une figure dans la pierre et vous vous bornez à casser tout autour la gangue qui nous la cache. ». L’artiste,  sculpteur  des corps et de leurs chairs,  a extrait de la pierre blanche : visages, couples, silhouettes dans des déséquilibres d’acrobates. Des têtes, des fesses, des bras, des enlacements nous entourent.  Adam et Eve font la sieste, Eve cache ses seins tandis qu’Adam retourné sur le côté dort.
Pourquoi  ne pas amener votre aimé(e)  ce jour-là devant la statue « le baiser » pour lui rappeler votre flamme avec un petit poème d’amour que vous aurez préalablement glissé dans votre poche ? N’est-ce pas l’endroit  culturel  le plus sensuel de Paris ?  
Rodin la chair le marbre jusqu’au 1 er septembre 2013.
Musee-Rodin-Jardin.jpgMusée Rodin
79, rue de Varenne - 75007 Paris
Ouvert tous les jours sauf le lundi: de 10h à 17h45
Le mercredi nocturne jusqu’à 20h45.
 
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11 février 2013 1 11 /02 /février /2013 22:34

Nouvelles de l’estampe de l’hiver par Anne Le Menn

Pantin : Exposition  « Gravures et Haïku : l’empreinte Zen » 

Des artistes du groupe IOTA exposent plus de soixante gravures avec des œuvres de : Dominique Billout, Nicole Bouharmont, Jean-Pierre Cazes, Moki de Belloy, Véronique de Guitarre, Sylvie Dujoncquoy, Jean-Marie Dumoulin, Nicole Evrard, Monique Gil, Michèle Grasset, Christine Houssin, Marie-Jeanne Laurent, Marie José Lavie, Odile Le Bail, Anne Le Menn, Jean-Marie Marandin, Viviane Michel, Isabelle Munier, Annie Nédélec, Jean-Guy Paquet, Marie-France Phalip, Marthe Sougy et Françoise Rabaté.

Un haïku accompagne chaque estampe. L’exposition offre un large panorama des techniques de la gravure ; pointe sèche, burin, eau-forte sur vernis dur ou mou, aquatinte, linogravure et enfin des monotypes. Mise en œuvre au service de leur inspiration par des artistes aux parcours et aux univers esthétiques variés.

Gravures et Haïkus; l’empreinte ZEN du 2 au 30 mars 2013 Bibliothèque Elsa-Triolet  102 avenue Jean-Lolive 93500 Pantin et Bibliothèque Jules-Verne 73 avenue Edouard-Vaillant 93500 Pantin

Paris : Dans la rue de l’échaudé la galerie Bonafous-Murat propose les gravures Michel Estèbe à la manière noire imprimée en couleurs, ainsi que les univers opposés de deux artistes allemands un aquafortiste et un lithographe. Galerie Bonafous Murat 15 rue de l’Echaudé 75007 Paris.

Paris : Le musée national  de la Marine se prépare pour  l’un des artistes préférés des Bretons, sinon le préféré : Mathurin Méheut (1882-1952) est attendu à Paris au palais de Chaillot du 27 février au 30 juin 2013. Une rétrospective sur 1000 m2 va permettre de profiter de toutes les palettes de sa créativité.

Paris : « Au-delà du Street art » au musée de la Poste : L’adresse. Les artistes de la rue adorent l’habiller de multiples sur papier. Ils les utilisent à grande échelle pour les rendre accessibles à tous. jusqu’au 30 mars 2013. 34 boulevard de Vaugirard 75015 PARIS.

Gravelines : Michel Haas et Antonio Seguí jusqu’au 20 mai 2013.

Belgique : Rétrospective David Lynch. Du 7 mars au 25 avril 2013, une rétrospective du cinéma de David Lynch est organisée par le Centre culturel régional du Centre de La Louvière et le Centre de la Gravure. Une manifestation organisée par Item éditions.

 

 

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2 février 2013 6 02 /02 /février /2013 21:07

Exceptionnellement une petite annonce :

L’atelier associatif « La Tarlatane » à Sceaux (92) cherche presse taille-douce, format raisin minimum.

Elle a un budget limité.

Nous envoyer un message  par le bouton « Contact » nous transmettrons.

Merci  par avance.

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20 janvier 2013 7 20 /01 /janvier /2013 11:58

Gunnar Norrman le graveur qui vient de Suède par Anne Le Menn

neige-Gunnar-Norrman.jpgLa neige nous a envahis, elle change nos repères, transforme notre environnement, sol et ciel se confondent tant leurs tonalités se sont rapprochées. Comme dans certains paysages marins, où  la mer partie au loin, laisse l’estran luisant d’humidité refléter le ciel dans lequel il se confond. Parfois, les bouchots dessinent les zones sombres, seules références à une humanité dont ce n’est pas le territoire.

Gunnar Norrman (1912-2005) a aimé représenter ces atmosphères particulières qui permettent l’épure. L’artiste est né à Malmö dans le sud de la Suède. Une formation scientifique, dont celle de la botanique, a forgé un observateur attentif et protecteur de la nature. Il a gravé à la pointe sèche, aidé par le travail sur l’impression de sa compagne Ulla Sylvén. Un traitement délicat, minimaliste, où quelques centimètres carrés de papier suffisent à faire flotter notre regard entre deux mondes. UG-estran.jpg

Une exposition à ne pas manquer de l’œuvre gravé d’un artiste, qui bien que reconnu au niveau international, est peu souvent visible en France. La Suède n’exporte pas que du design et des superbes polars, elle a aussi un grand artiste graveur et c’est une excellente idée de la Galerie  Documents 15 de nous le faire mieux connaître.GN-galerie.jpg

Information Pratique GN-fraises.jpg

« Gunnar Normann estampes et dessins », jusqu’au 26 février 2013

Galerie Documents 15,

15 rue de l’Echaudé 75006 Paris.

Ouvert du mardi au samedi de 14h à 19h.

Facebook : http://www.facebook.com/

Crédit Photographies : auteur et galerie Documents 15.

 

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17 janvier 2013 4 17 /01 /janvier /2013 22:18

Châteaux de sable

Par Michel Duvail

 

 

photo-1.JPGTous les ans, la Conciergerie accueille une grande exposition. L’année dernière, la très belle exposition : « Bêtes off » m’avait enthousiasmé. Exposition quelque peu déconcertante cette année : « Rêve de monuments » est entièrement consacrée aux châteaux avec une prédilection pour les ruines romantiques et fantasmées du XIXème siècle. Le parcours qui se révèle chronologique, mais cela ne se découvre pas immédiatement, vous fera passer des ruines antiques aux châteaux en cubes Lego.

photo-2.JPG

 

Comme à chaque exposition à la Conciergerie, la scénographie, toujours très travaillée, perd le visiteur entre panneaux, cloisons en forme de livres ou de châteaux et peut être dans un quelconque souterrain ou passage secret.

 

photo3.JPGC’est dense, sans doute trop, plus de 300 œuvres de toutes les époques au sol, au mur, aux plafonds, le tout dans une atmosphère digne de Tim Burton. Des tableaux, esquisses, dessins BD, photos, maquettes, jouets, extraits de films et même un château sable associé à de beaux jeux de lumière effacent totalement la salle des gens d’armes.photo6.JPG

 

Quel est le sens de cette exposition, pas toujours évident de le découvrir. Elle tente d’illustrer la part du rêve attaché aux châteaux et églises dans les œuvres présentées. Elle a pour objectif de faire rêver au travers d’un imaginaire médiéval revu par le XIXème et XXème siècle en passant de Victor Hugo à Harry Potter.

 

L’exposition s’achève sur la présentation d’œuvres  contemporaines mais aussi de jouets, de fanzines, de jeux vidéo : imagerie plus vivante à la fois féérique mais aussi angoissante.photo7.JPG

 

reve-de-monuments_xl-1-.pngJ’ai découvert un terme qu’un collaborateur d’un blog comme le notre ne devrait pas ignorer : « piranesiennes » qui fait référence à l’œuvre de Giovanni Battista Piranesi dit Le Piranèse qui a sublimé dans ses planches gravées l’Antiquité. (Né en 1720 près de Trévise, graveur et architecte).

 

Ce n’est sans doute pas l’exposition où il faut courir en premier lors d’un court passage à Paris, mais constitue une flânerie reposante entre Dali et Hopper.

 

La Conciergerie

2 boulevard du Palais

75001Paris

Du 22/11/2012 au 24/02/2013

 

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16 janvier 2013 3 16 /01 /janvier /2013 21:55

« Deux êtres qui s’aiment, se perdent, se retrouvent et se perdent à nouveau »

Par Michel Duvail

 

Derniers jours jusqu’au 27 janvier 2013 pour visiter l’exposition organisée par la Cinémathèque française sur le film les Enfants du Paradis.

 

cinematheque-1.jpgVivre l’histoire d’un film mythique du cinéma français, dans ce temple muséographique français qu’est la cinémathèque est un plaisir qui ne se rate pas. Vous êtes conviés à pénétrer dans les décors de cette œuvre pour découvrir l’histoire d’un tournage tumultueux. L’exposition est organisée en plusieurs salles présentant l’origine et la conception du film, sa préparation, son tournage, sa sortie et tente d’expliquer pourquoi les Enfants du Paradis est devenu plus qu’un film culte, un monument du cinéma français. J’ai ainsi découvert que l’Unesco pouvait classer un film au patrimoine mondial.

 

cinematheque2.jpgLes Enfants du Paradis, tourné entre 1942-1943 et présenté au public en mars 1945, est l’un des films français les plus mondialement connus. L’exposition retrace l’histoire d’un film unique, fusion entre des acteurs et des créateurs au sommet de leur art. Chaque salle présente des extraits et des répliques cultes de ce film. Cela est complété par un riche ensemble de documents retraçant la vie du film : affiches, dessins, photos, costumes, appareils de prises de vue, objets, scénarios, correspondances, maquettes, éléments de décors, matériels publicitaires.cinematheque-4.jpg

 

Nous sommes à la cinémathèque, c’est donc à la fois poétique et technique. On peut très bien  survoler d’un œil distrait, les différents documents contractuels d’engagement des acteurs, techniciens mais ne pas rater les dessins préparatoires aux décors d’Alexandre Trauner ou aux costumes de Mayo.

 

C’est aussi vivre une époque tragique de l’Histoire. La préparation, la fabrication, dans une France occupée continue de laisser songeur. Cette exposition rend hommage à une équipe talentueuse dans une période noire. C’est un témoignage historique des années de guerre et des déchirements individuels des principaux interprètes et concepteurs. Les Enfants du Paradis porte sur ses épaules le poids, les erreurs et les contradictions terribles de son époque et du pays.

 

Enfin, quelle surprise de découvrir qu’une troisième partie, après Le Boulevard du Crime et L’Homme Blanc, était prévue, mais n’a jamais pu être tournée.

 

Cinémathèque française - 51 rue de Bercy - 75012 Paris

Horaires : lundi et du mercredi au samedi de 12h à 19h

Nocturne : jeudi jusqu’à 22h et le dimanche de 10h à 20h

Fermeture : mardi,

Tarif : 10 €

 

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14 janvier 2013 1 14 /01 /janvier /2013 23:12

La fête est finie , par Marie-Anne Chenerie

 

Les sapins sont dans la rue. Quelques images sans paroles ...Et  il n'y a plus d'aiguilles sur le tapis du salon, les jours  commencent à rallonger , la ville  reprend ses couleurs naturelles et  beaucoup d'expositions à voir ….

 

 

Et l'exposition Hopper sera ouverte  24 heures sur 24  du 1er au 3 février, pendant les derniers jours de l'exposition.

 

 

Photos de l'auteursapin-4-copie-1.jpgsapin3.jpg

sapin-1.jpgsapin-2.jpg

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11 janvier 2013 5 11 /01 /janvier /2013 09:00

 

A Etampes : un musée  chaleureux  par Anne Le Menn

 

Panneau entréeQuand sur la porte du musée d’Etampes, une pancarte indique « ouvert », vous avez tout intérêt à entrer, l’endroit mérite un détour.

 

Le vestibule qui nous accueille semble être  celui d’une veille demeure de famille, et bien qu’il soit encombré  d’un sarcophage de pierre. Par un escalier de bois il nous conduit à l’étage. Dans un dédale de petites salles nous pouvons  observer une magnifique caisse de bois que le peintre Narcisse Berchère (1819-1891) s’était fait fabriquer. Cet Etampois la trouvait sans doute très pratique lors de ses expéditions lointaines dont quelques  toiles orientalistes donnent un aperçu. Coffre de N Berchere Ailleurs des bottes dites de ‘postillon’ nous intriguent, elles correspondent plus à celles d’un ogre, que d’un chat botté. Bottes

 

Obbéma détailDans la plus grande salle, d’autres artistes locaux : Louise Abbéma (1857-1927)qui présente ses portraits mondains. Un grand tableau  a pour thème  une femme rousse, il  a été retrouvé dans un appentis d’une maison de la région. Un incendie déclenché par des enfants, pas trop sages,  a permis de le découvrir. Il attendait son heure  emballé et oublié. Une autre petite fille d’Etampes beaucoup plus attentive a quant à elle remarqué lors de ses vacances, dans la vitrine d’un  antiquaire du Sud de la France un tableau.  Il montre des angelots voletant et  est de Félix-Henri Giacometti (1828-1909), il  était identique à  celui  que possédait déjà le musée.  L’institution prévenue par la famille de l’enfant a acquis l’œuvre.

Edouard-Beliard.jpgUn beau paysage sous la neige,  date de 1875, il est d’Edouard Béliard (1832-1912). L’artiste, remarqué par Zola, avait participé à la première exposition impressionniste en 1874. Suite à la perte de son atelier,  Edouard Béliard s’est orienté vers la politique et est devenu maire de la ville d’Etampes. C’est peut être dommage pour la peinture.

 

Je remercie l’équipe de médiateurs du musée pour leurs explications, j’ai vraiment passé un agréable moment dans ce petit musée convivial et chaleureux.

 

Informations Pratiques

 

Place de l'Hôtel de Ville, Étampes, France 91150

 

Ouvert du mercredi au dimanche  de 14:00 à 17:00

 

http://www.mairie-etampes.fr/tourisme/page_musee.html

 

 

Photographie de l'auteur.

 

 

 

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6 janvier 2013 7 06 /01 /janvier /2013 15:11
Quatre heures d'attente  annoncée pour Hopper par Anne Le Menn.
Ou Mode d’emploi pour files d’attentes  d’exposition blockbuster:
House-by-the-rail-road.jpgY aller en bonne compagnie :
Les amis de passage à Paris sont  actifs et motivés. C’est ainsi qu’en cette fin d’après-midi,  je me retrouve, à mon grand étonnement, à attendre pour entrer sans réservation voir l’exposition Edward Hopper au Grand Palais. J’ai envie de parler à l’amie qui me supporte depuis l’enfance, cela tombe bien car on nous annonce 4 heures d’attente.
Ne pas se fier aux informations annoncées :
Nous sommes accompagnées  de son mari qui est déjà venu la veille dans les mêmes conditions et pense qu’il est très important que nous ne rations pas l’événement. Après de savants calculs il estime l’attente à 1h 30, ce qui est d’ailleurs exactement le temps que nous y passerons.  Puis,  il s’en va réserver un restaurant pour la soirée.
Avoir des réserves :
Il ne fait pas très chaud, nous engloutissons un paquet de pralines. Puis nous montrons toutes les photos de nos téléphones portables respectifs. Ma gorge gratouille de façon inquiétante.  N’oubliez donc pas aussi de bien vous couvrir et de prévoir le parapluie.
La récompense :
Enfin l’accès au portillon de sécurité nous est donné, nous arrivons  aux caisses  presque désertes. Une hôtesse nous indique avec un sourire radieux : « c’est la meilleure fréquentation jamais observée ».
Black-shadow.jpgMalgré cette affluence et ses répercussions sur la qualité de la visite (attente, surpopulation des salles…) l’exposition Hopper est à voir. Le contact direct avec des tableaux si médiatisés est fabuleux, même si certains paraissent un peu kitsch.  Mais elle  permet aussi de découvrir  les aquarelles et une salle de  gravures.  Les estampes ont eu une  grande importance dans la maturation de son mode d’expression :   par sa façon cinématographique de choisir  leurs cadrages et l’utilisation de masses sombres et claires bien tranchées.  Aller courage !
 
Article précédent sur le sujet par Marie-Anne Chenerie.
 
 
 
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31 décembre 2012 1 31 /12 /décembre /2012 20:50

Abécédaire  des gardiens de musée 2013 

Gardien.jpg

par Marie Anne Chenerie, Michel Duvail et Anne Le Menn.

 

            Les gardiens des expositions sont indispensables, ils contribuent à notre plaisir ou à notre agacement dans les musées ou galeries , tous avec leurs différences   Un petit abécédaire pour parler de ces chers compagnons de nos flâneries artistiques. Nous  leur souhaitons à tous une excellente année 2013.

 

A : Amoureux

Pas tellement des œuvres, plutôt de sa fiancée qu’il tient sur ses genoux. Cas rare mais observé dans des expositions locales et estivales. Vous laisse tout à fait tranquille car occupé ailleurs.

 

B : Bavards (les)

Deux gardiens en grande conversation intime monopolisant les deux seules chaises disponibles à des mètres à la ronde et se désintéressant tout à fait de leur environnement proche.

 

C: Compréhensif

Il vous explique clairement et aimablement où sont les toilettes, et même vous indique le raccourci pour y aller …

 

D : Diner (qu'est-ce qu'on a pour ?)

Echange avec sa femme, compagne, etc., ses envies culinaires pour la soirée : « omelette aux champignons, ou blanquette ? ». Vous mourrez déjà de faim avec 1h de d'attente et 1h d'expo, alors  la barre chocolatée est la bienvenue , Voir aussi «  B : Bavards ».

 

E: Econome

Il vous recommande un billet couplé avec le festival des « Toiles filantes » ou le musée de la pyrogravure.

 

F : Femmes

Les femmes gardiens entre cerbère et sourire, les premières plutôt dans les grands musées, les secondes dans les expos plutôt confidentielles.

 

G : Guide

Il s’ennuie, il vous accompagne dans votre visite et vous commente l’exposition. Si vous vous attardez trop devant une œuvre, il se jette sur vous pour vous apporter ses commentaires. Epuisant à la longue car il ne vous lâchera qu’à la sortie. Voir aussi « M : Médiateur » et « Z : Zélé ».

 

G : Geek

La lueur de son téléphone  perturbe la pénombre propice aux objets délicatement exposés

 

H: Hergé

Pour moi, un souvenir inoubliable, le gardien du fétiche inca dans  l'Homme à l'Oreille Cassé !

 

I : Intellectuel

Sans doute en master 2, 3, voire 4, plongé dans un épais ouvrage, là aussi les tableaux peuvent bien disparaître

 

J: Joyeux :

Il est ravi de l'expo, du musée, des visiteurs, il sourit, il  remercie quand vous lui tendez le billet, bref un gardien heureux. Notre préféré.

 

P : Portable

Passe son temps à taper des messages ou à les consulter plutôt qu’à surveiller les œuvres et les visiteurs. Une œuvre disparaîtrait, il n’est pas sûr que le gardien s’en aperçoive.

 

M : Musée haut – Musée bas

L’une des meilleures séquences de film sur les gardiens de musée.

 

M : Médiateur

Malraux croyait que mettre un homme (ou une femme) devant une œuvre changerai sa vie. Devant un constat d’échec de la démocratisation culturelle, les médiateurs ont été inventés. Un spécialiste Monsieur Bourdieu a même dit que si cela suffisait tous les gardiens de musées seraient des spécialistes de l’Art, ce qui n’est pas très gentil de sa part.

Les médiateurs sont fabriqués dans des multitudes formations. Comme les bébés tortues naissant sur les plages de Guyane, ils présentent malheureusement un fort taux de mortalité. C’est ainsi que l’on observe beaucoup  de jeunes médiateurs sous statut de stagiaire et peu de vieux avec des bons salaires.

 

N : Ne tient pas en place

Il fait les 100 pas , dans un sens  puis dans l'autre, il vous donne le tourni, même si l'on comprend qu'il veuille se dégourdir les jambes

 

O : « On ne touche pas ! »

On ne touche pas aux toiles, aux œuvres, aux sculptures etc. On peut avoir l’impression que leur vocabulaire est limité à ces  4 mots. Même les aveugles n’en ont pas le droit contrairement à d’autres pays qui permettent ce moyen de compréhension tactile.

 

P: Pressé

On ferme, on ferme, dirigez-vous  vers la sortie, Mais il y a encore 45 minutes ? On ferme, je vous dis !

 

R : Ronfleur 

Il dort et parfois ronfle. Surtout ne pas le déranger dans ses rêves.

 

R : Râleurs (les)

Cela ne va pas du tout dans leur musée et ils se le font remarquer. Nous compatissons mais cela gâche l’ambiance. On veut du rêve.

 

S : Siffleur

Dans certains musées, rares et plutôt en plein air, le gardien ne parle pas, il siffle (généralement dans un sifflet), usant à la longue. Il peut siffler à des moments différents de ceux indiqués sur les horaires, d’où un effet de surprise déstabilisant pour le visiteur. Voir  aussi « P : Pressé ».

 

T : Talons hauts

Ces jeunes filles, belles, maquillées, juchées sur des talons improbables se trouvent surtout dans les galeries d'art contemporain parisiennes, très occupées à comparer la couleur de leur vernis avec celui de leur collègue

 

Z: Zélé

Vous ne vous en tirerez pas sans la visite guidée, avec lui, pas moyen de raccourcir une exposition ! Il faut lui rappeler gentiment que la passion c’est magnifique mais que les spécialistes du tourisme savent que l’humain craque au-delà d’une heure et demie de visite.

 

  Photo0076

  Crédit photographique :

1) Gallica le gardien du musée Orta de Bellanger.

2) Des auteurs : un gardien lisant au Louvre, transformé en installation mars 2012. Carte blanche à Jean-Philippe Toussaint. 

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