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16 novembre 2012 5 16 /11 /novembre /2012 08:30

Tout, tout, tout, vous saurez tout sur le …….. Par Michel Duvail

 

 

dieu1.jpgDieu(x) s’expose(nt) au Petit Palais ou plutôt la représentation que s’en font les hommes. L’entrée dans l’exposition ressemble à une entrée dans un lieu sacré où vous êtes accueilli par le « bestiaire » religieux mondial séparé en deux parties : d’abord les religions monothéistes  puis les religions polythéistes.

Que vous soyez croyant, agnostique, athée, les 160 chefs-d’œuvre exposés en provenance des grands musées internationaux vous feront faire un tour du patrimoine spirituel mondial, le tout dans une scénographie très soignée. De somptueuses pièces sont exposées comme une vierge à l’enfant dite Notre Dame du mur de 1390 condamnée pour hérésie, son ventre ouvert laissant surgir la Trinité ; mais aussi des pièces surprenantes comme une malle chapelle du porte hélicoptère la Jeanne ou un châle bilingue égyptien. dieu2.jpg

Une grande vitrine en forme de U au milieu de l’exposition donne une vision du très riche potentiel créatif de l’homme quand il s’agit du sacré mais fait également penser à un cabinet de curiosités pour pieux religieux.

La seconde partie de l’exposition présente à la fois des dessins humoristiques iconoclastes et des maquettes de projets ou de réalisations religieuses comme le temple blanc de Nantan à Kyoto ou la grande mosquée de Cologne. Des vidéos, des films, des bornes interactives complètent l’exposition.

 

dieu4.jpgUn ensemble de plusieurs écrans représentent les parcours de la vie au travers des grandes religions de la naissance à la mort. Certaines images peuvent choquer certaines sensibilités, j’ai ainsi découvert qu’un coupe cigare était un instrument très utile lors de la circoncision.

 

 A la fin de l’exposition des écrans implantés comme des totems donnent la parole à sept représentants de différentes religions parlant de leur foi et à un athée. Je retiendrai cette profonde parole de la représentante de l’Eglise de la Santeria : « La mort est un temps pour se reposer ».

 

Deux regrets dans cette exposition : que la lecture des cartouches soit aussi difficile et que comme à son habitude,  Dieu soit absent. Quelques dessins humoristiques de Plantu le rappellent fort justement.

 

 

 

Informations Pratiques

 

Jusqu’au  03 février 2012.

 

Mardi au Dimanche de 10h à 18h, nocturne le jeudi : 20h.

 

Petit Palais, Musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris
Avenue Winston Churchill
75008 Paris

 

 

 

 

 

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14 novembre 2012 3 14 /11 /novembre /2012 22:54

Décoiffage garanti boulevard Raspail – Paris – 6ème

 museum.jpg

The Museum of Everything par Michel Duvail

 

 

Après l’expérience de la beauté absolue au Musée Maillol (cf. l’article : La sérénissime dans tous ses états), je regagnais tranquillement la station de métro quand à quelques encablures de la rue de Varennes, boulevard Raspail à l’entrée d’un bâtiment une jeune fille m’a remis le carton ci-dessus. Ayant un peu de temps je suis rentré. Le choc après la rigueur et la magnificence des toiles de Canaletto, j’ai été instantanément plongé dans un capharnaüm improbable, déroutant et pour tout dire un peu dément.

photo-1.JPG

 

 

Quel est ce projet un peu fou et déjanté qui s’est installé sur le boulevard Raspail ? The Museum of Everything, avec une multitude d’artistes pour la plupart totalement inconnus et pour certains aussi fous que le projet. Un musée ambulant qui vous accroche au détour d’une rue. Le cabinet d’art brut de James Brett débarque à Paris après être passé par Londres, Turin et Moscou.photo2.JPG

 

C’est décoiffant, c’est atypique, c’est autodidacte, ce sont des artistes du 19ème et 20ème siècle quasiment inconnus. Des non conformistes, souvent psychologiquement fragiles (dixit la médiatrice), guidés par des visions religieuses, oniriques ou fantastiques, des artistes rassemblés dans ce lieu et qui n’ont peut être jamais imaginé voir leurs œuvres ainsi exposées.

 

Avec ses vieux murs aux peintures écaillés, ses parquets en bois grinçant, ses recoins, ses salles de bains à l’abandon, l’exposition se déploie sur plusieurs étages dans un ancien séminaire catho. Une multitude d’artistes, au minimum atypique, présentent leurs dessins, peintures, sculptures et installations. C’est irrésumable, c’est irracontable, c’est à voir pour 5 euros : 500 œuvres c'est-à-dire 1 centime d’euros la vue d’un œuvre. Mais attention les photos sont strictement interdites « PHOTOS INTERDITES, AMENDE 1000 EUROS » ces cartons jalonnent l’exposition. Rien que pour mes lecteurs, j’ai quand même bravé à quelques reprises l’interdiction. Elles ne peuvent vous donner qu’un ridicule aperçu du foisonnement de cette exposition, de toute façon vous ne serez pas déçus : il y en a pour tous les goûts.

 

 

De gentil-e-s médiateurs-trices répondent aux questions des visiteurs pour expliciter les créations. C’est nécessaire.

 

En résumé, une expo à voir et sérieusement plus originale que les vedutes de la rue d’à coté.

 

The Museum of Everything

Du 15 octobre au 16 décembre 2012

14, boulevard Raspail

75 007 Paris

 

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13 novembre 2012 2 13 /11 /novembre /2012 19:00

La Sérénissime dans tous ses états.

Par Michel Duvail

 

Canaletto à Venise au Musée Maillol.

 

canalet1.jpgLa GRANDE exposition, exclusivement consacrée à l’œuvre vénitienne de Canaletto au musée Maillol, attire la Grande foule avec sa cinquantaine de peintures (petits et grands formats). Certains tableaux provenant de collections privées n’ont pas été exposés au public depuis plus d’½ siècle. canalet2.jpg

 

Alors que la cité des Doges amorce son déclin politique, le peintre magnifie l'image d'une Venise fabuleuse et sublimée quasiment théâtralisée avec ses palais majestueux et ses fêtes somptueuses. Alors tout le monde y court.

canalet3.jpg

 

Que dire : c’est beau, c’est magnifique, c’est parfait, les couleurs, les éclairages, les perspectives, les mâts des bateaux, les cadres, le public etc. Alors pourquoi cette impression de se balader dans le guide vert Michelin ou dans un catalogue de voyage haut de gamme projetant l’image d’une ville figée et statique comme une promenade à l’intérieur d’un rêve éveillé. Au final, c’est globalement ennuyeux de beauté.

 canalet4.jpg

Quelques vedutes c’est passionnant, cinquante c’est presque de l’indigestion ; un peu comme le foie gras, de toute bonne chose mais en petite quantité.

 

Ce que j’aime toutefois chez Canaletto ce sont les détails de la vie au quotidien nichés dans les monuments, les îles, les places, les canaux. C’est peut être l’occasion d’aller revoir les peintures de ports français au musée de la Marine par Vernet faisant suite à une commande de Louis XV. De plus vous serez quasiment seul à admirer ces chefs d’œuvre.

 

A noter dans la partie consacrée aux dessins le célèbre carnet de Canaletto, un trésor prêté par la ville de Venise, qui la quitte le temps de l’exposition. On peut admirer une double page ouverte sous verre, mais aussi le feuilleter virtuellement (quand cela fonctionne ! pas le jour où je suis passé).

 

Informations Pratiques

Musée Maillot  61 rue de Varenne

Jusqu’au 10 février 2013

Entrée : 11 euros

 

 

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12 novembre 2012 1 12 /11 /novembre /2012 22:04

Sur les traces de Dürer par Anne Le Menn

durer ba parisNous avions beaucoup marché dans Paris ce samedi-là : l’amie qui m’accompagnait adore les boutiques. Une affiche sur la porte d’un magasin nous avait interpellé  « Albrecht Dürer et son temps De la Réforme à la guerre de Trente Ans », nous ne pouvions pas rater cela.

Laissant ainsi tomber la recherche du manteau nouveau, nous sommes entrées dans le hall de l’école des beaux-arts et avons accédé  au grand escalier. Diantre, nous avons constaté que nous n’étions pas seules, avec les autres visiteurs, il a fallu attendre son tour pour passer devant les cadres de bois.

Au bout de quelques minutes de piétinement  nous avons remarqué que ce n’était pas une exposition de gravures de  Dürer. Elle présentait  essentiellement  des dessins du XVe au XVIIesiècle.  Quelque- uns de  Dürer et beaucoup de ses contemporains. Ils  étaient  gracieux et bénéficiaient de  d’explications très détaillées sous forme de cartels.

L’engagement  pro féminisme était  assuré par un dessin de Hans Baldung où Omphale impose à Hercule de filer la laine. L’homme musclé obéit sous la menace d’une Omphale hilare. Les dessins comme les gravures savent raconter de vieilles histoires.

UHans-Baldung-Hercule-et-Omphale-copie-1.jpgn certain nombre de salle plus loin, j’avais vraiment mal aux pieds et je me suis demandé comment il pouvait y avoir autant de salles dans cet espace.  L'album de créatures grotesques de Christoph Jamnitzer (1610) m’a requinquée. J’ai pu repartir vers un magasin de chaussures.

 

Informations pratiques

Albrecht Dürer et son temps De la Réforme à la guerre de Trente Ans 

Ecole nationale supérieure des beaux-arts

14, rue Bonaparte 75006 Paris

http://www.beauxartsparis.fr

Jusqu’au 13 janvier 2013

Ouverture du mardi au dimanche de 13h00 à 19h00.

Photographies de l’auteur et du dossier de presse.

 

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11 novembre 2012 7 11 /11 /novembre /2012 08:00

Mademoiselle Yvette Troispoux : une vie simple par Marie-Anne Chénerie

 

            yvette-1.jpgOn croit à un nom de roman, comme « Odette Toulemonde », mais non, Yvette Trois poux est une vraie femme, à la vie simple et lumineuse .

            J'ai particulièrement apprécié la rétrospective du Musée du Montparnasse , alors que, en ce mois de la photographie, c'est à qui présentera l'oeuvre la plus intellectuelle, la plus bizarre, la plus incompréhensible, la plus « gore » ou la plus choquante . musee_montparnasse_05.jpg

          Ici, des portraits sensibles et inattendus , des jardins photographiés , des animaux , une regard  si simple : une première photo d'un cygne dans un jardin, faite avec son Kodak Pronto gagné en juillet 1933, grâce à un concours de photographie organisé par la municipalité de Coulommiers, qui se révèle être un chef d'oeuvre de composition pour cette jeune fille de 19 ans autodidacte et ce magnifique portait  de son frère Jean , l'homme de  sa vie, sur le quai de la gare Montparnasse, partant pour la guerre dont il ne reviendra jamais .

 

           jean J 'aime aussi cette façon de photographier les photographes , comme ce savoureux portait de Doisneau et de Gisèle Freund : avez vous remarqué que celui qui prend les photos est à l'abri des photographes ? C'est un aspect de ce personnage, discret, observateur , présent lors de tous les grands moments artistiques avec son gros Leika et ses éternels cabas ;elle ne s'est d'ailleurs pas exclue de son propre regard acéré , laissant d'elle des autoportaits sans complaisance , lucides , drôles ou touchants sur la fin de sa vie .

            Aussi, lorsque la BNF a préempté le fonds composé de l'intégralité de ses négatifs lors de la liquidation de sa succession,  tous ses amis ont ils applaudi avec émotion . autoportait.jpg

 

Allez voir cette belle exposition, qui, comme souvent dans ce curieux Musée du Montparnasse, vous surprendra par sa fraicheur et sa vérité . *

 

Informations pratiques :

 

Jusqu'au  dimanche 2 décembre 2012

 

Musée du Montparnasse
21, avenue du Maine 
75015 Paris 

entrée : 6 €

 http://www.museedumontparnasse.net/

Les  illustrations sont extraites du dossier de presse de l'exposition .

 

 

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10 novembre 2012 6 10 /11 /novembre /2012 19:45

Panneau-Municipal-Sarrebourg.jpg

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10 novembre 2012 6 10 /11 /novembre /2012 19:09

Les noctambules ....mais les autres ? Par Marie-Anne Chenerie

 

   bn.jpg

Une belle initiative de la RATP et de la célèbre Ecole ESAG Penninghen  , des vidéos poétiques, drôles , oniriques sur le thème de «  Bonne Nuit » ; elles sont projetées entre minuit et une heure du matin dans plusieurs  stations de métro . On y retrouve , habilement mêlés notre univers quotidien du métro , l'entrée dans la nuit et le graphisme de la RATP, qui fait aujourd'hui partie de l'inconscient collectif de tout Francilien . prt_314x546_1324578961.gif

 

J'ai apprécié que les espaces  publicitaires soient «  détournés »,  si l'on peut dire , pour en faire de supports dédiés à l'imaginaire et à la poésie . Un seul regret : pourquoi ne pas étendre cette approche décalée  aux heures inhumaines  des trajets vers les bureaux , aux heures tristes de l'après midi , aux  heures étranges du dimanche matin tôt ? Je suis certaine que nous nous  sentirions un peu moins seuls ..

 

Depuis le 11 octobre pour deux mois 

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31 octobre 2012 3 31 /10 /octobre /2012 09:46

Hyber Nation c’est mieux que NCIS sur TF1 ! par Anne Le Menn

F-Hyber-Palais-de-Tokyo-Blog-Achener.jpgLe début de l’automne est marqué par une prolifération dans des lieux  dédiés à l’art contemporain, non pas de champignons mais d’installations de Fabrice Hyber.

Il a réalisé  l’Artère, un carrelage au Parc de la Villette qui bien qu’il ressemble à une piste pour faire de la trottinette est  un monument aux morts du Sida. Ma copine qui habite le coin le trouve d’ailleurs parfait pour les enfants,  elle n’avait pas compris que c’était Fabrice Hybert  qui l’avait créé et que ce n’était pas initialement une aire de jeu. Maintenant que je le lui ai expliqué, elle est tellement épatée de n’avoir rien remarqué qu’elle me transfère des informations sur Fabrice Hyber  (Hyber sans T, hyber santé dixit l’artiste) et ces temps-ci elle en trouve partout.Palais-de-Tokyo-Blog-Achener-2.jpg

Pour dire vrai, je ne sais pas si cet homme brillant passera à la postérité comme un artiste majeur, ni  si sa renommée dépassera les limites du marché de l’Art français, lié à un écosystème de critiques et de musées  qui  collaborent avec lui. Mais faire le tour de son installation au Palais de Tokyo est rigolo. Se baladant dans le labyrinthe de tissus blancs suspendus et entrant dans des cabanes de bois plus ou moins bizarres, nous sommes entrainés dans un jeu de piste personnel, assez  incompréhensible plus amusant  que  de regarder pour  la quinzième fois le même épisode de la série NCIS à la télévision. Même si au fond l’artiste profite  (comme NCIS)  du pouvoir de ceux qui ont su capter la plus grosse part d’un  gâteau médiatique pour mieux nous mettre en hibernation : dormez bonnes gens, nous décidons pour vous de ce qui est de l’Art.Palais-de-Tokyo-Blog-Achener-4.jpgPalais-de-Tokyo-Blog-Achener-3.jpg

Pour en savoir plus :

http://www.franceculture.fr/player/reecouter?play=4403539

Informations pratiques :

MATIÈRES PREMIÈRES Palais de Tokyo, 13, av. du Président-Wilson, 75016. Jusqu’au 7 janvier 2013. www.palaisdetokyo.com

P.O.F. MAC/VAL, place de la Libération, Vitry-sur-Seine (94). Jusqu’au 20 janvier.

 www.macval.fr

ESSENTIEL Fondation Maeght, 623, chemin des Gardettes, Saint-Paul-de-Vence (06). Jusqu’au  6 www.fondation-maeght.com

 

SANS GÊNE Institut Pasteur, 25-28, rue du Docteur-Roux, 75015.

 

 

 

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27 octobre 2012 6 27 /10 /octobre /2012 15:07

                                               La linogravure  par  Marie-Anne Chenerie

 

            IMG00075-20121020-1828.JPGC’est une technique de gravure à mon avis trop peu valorisée. Est-ce  parce que la matière d’origine ( le bon vieux «  lino » ) n’est pas aussi noble , du moins le pense-t -on,  que le bois ou le cuivre ?

En tout cas, on obtient un résultat souvent impressionnant  avec une plaque de lino, une gouge , de l’encre , une presse si vous en disposez ( mais vous pouvez aussi faire une impression en appuyant  avec le dos d’une cuillère ( impression dite «  à la cuillère ) - et tout ceci dans votre cuisine  si vous n’avez pas d’atelier . Des formes nettes, à la fois souples et toniques , de grand aplats mais aussi de petites indications nerveuses ,  bref une atmosphère  très reconnaissable pour toutes ces linogravures . lino-agc.jpg

 

Pour illustrer cette technique, doublée ici d’un subtil travail d’impression, voici une œuvre de     Anne-Christine Tcheuffa Marcou. Ces gravures ont été  tirée grâce à l’Association «  L'Amateur d’Estampes Contemporaines » ( voici son logo si graphique ) , qui a pour objectif , au delà de la diffusion  des techniques de gravure,  de promouvoir un groupe d’artistes graveurs contemporains en imprimant et exposant  deux artistes tous les deux ans.        La gravure choisie cette année est  inspirée par  l’observation de graines et de formes  humaines  qui deviennent des paysages, en tout cas des espaces . L'auteur a confié l'impression des plaques de lino à Barlach Heuer , un grand graveur, reconnaissable immédiatement à ses fond subtilement colorés . Ainsi, vous pourrez avoir des tirages nets et contrastés, mais aussi des  impressions plus douces avec des zones dont les couleurs évoluent ou finement mouchetées .

Ces résultats finaux, si différents et si semblables illustrent parfaitement la magie de la gravure, tout spécialement  de cet instant où le graveur  ( ou l’imprimeur)   soulève le « lange »: on appelle ainsi le linge épais destiné à protéger la plaque du poids de la presse , ce nom parle de lui-même ...Et qu’apparait la création imprimée , parfois inattendue souvent différente de ce que l’artiste avait en tête, en tout cas une création ( créature ? ) vivante parce qu'unique , différente , inattendue  .

.

 

   Informations pratiques :

   ALogo.JPGssociation «  L’Amateur D’Estampes Contemporaines » , AEC

   73 rue de Colombes

   92 600 Asnières

   a.e.c@free.fr

 

   Photos de l'auteur, logo de l'Association AEC .

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22 octobre 2012 1 22 /10 /octobre /2012 10:13

Cinquante nuances de gris.... par Marie-Anne Chenerie

KIRILI-DEF_470.png

 

Non, désolée pas de commentaire léger sur le dernier roman dont on parle , mais un samedi sous la pluie place de l'Hôtel de Vile à Paris et l'installation d'Alain Kirili : « Rythmes d'automne »

 

kirili2.JPGSur les lieux même des insurrections de la Commune , de la Libération de Paris ,  90 sculptures en ciment  apparemment simples et subtilement répétitives , émergent d'un sol de graviers couleur d'ardoise et répondent ainsi délicatement à la façade richement ornée de l'Hôtel de Ville. Selon la météo ,  les masses grises reflètent la pluie  qui dégouline en trainées noirâtres ou bien offrent un contraste  puissant avec les rondeurs et la légèreté des nuages dans le ciel bleu pâle d'automne, comme sur la très belle affiche de l'exposition  .

Il y a de l'humour dans cette installation , mais aussi bien davantage

Ces formes m'évoquent , sans doute par leur verticalité , leur  rigueur , que l'on pourrait retrouver dans un monastère, une synagogue ou un temple protestant, et par leur insistance, une résistance, une obstination, une armée subtile en marche de façon énigmatique , dans un silence religieux . kirili2-copie-1.JPG

 

Informations pratiques :

Jusqu'au 28 novembre 2012

Place de l'Hotel de Ville

75 004 Paris

 

 

Illustrations : photos de l'auteur / affiche de l'exposition

 

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