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15 octobre 2012 1 15 /10 /octobre /2012 14:54

Pourquoi il faut aller voir Hopper ? Par Marie-Anne Chenerie

 fenetres-sur-cour.jpg

            L'exposition vient d’ouvrir  au Grand Palais , il faut y aller !

 

            Parce que nous en sortirons sans doute avec un sentiment de possible, d'inachevé , comme toutes ces scènes qui montrent  une situation transitoire : passage, voyage , étape …

            Parce que nous en retirerons ce plaisir légèrement coupable, du voyeur , qui ne perd pas un détail de la fenêtre de la chambre d'hôtel ; nous jouerons à James Stewart dans «  Fenêtres sur cour » .la-maison.jpg

            Parce que il est un grand peintre classique, comme Degas, Vermeer ou Manet dont il s'est inspiré. 

            Parce que nous ressentirons une légère inquiétude devant ses tableaux, y compris lorsqu'ils représentent des paysages ou des maisons, qui deviennent des personnages, comme la maison de «  Psychose » .

large_psycho_blu-ray_1a.jpg

 

            Alors j'irai voir Hopper, je ferai la queue dans la foule, ce qui est bien un paradoxe , pour voir ce peintre de la solitude et des grands espaces .

edward-hopper-chambre-d-hotel.jpg

 

Informations pratiques :

Jusqu’au 28/01/2013
Ouvert tous les jours, sauf mardi, de 10h à 20h les lundis et dimanches, jusqu'à 22h les mercredis, jeudis, vendredis et samedis. Entrée dans la 1/2 heure suivant l'horaire réservéedward-hopper-morgensonne-c-1952.jpg

 

edward-hopper-nighthawks.jpg

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9 octobre 2012 2 09 /10 /octobre /2012 22:18

Villemot à la bibiliothèque Forney : le dernier artisan de l'affiche

par Marie-Anne Chenerie

 

 

forney.jpgLe château de la Belle-au Bois-Dormant, des odeurs inattendues : celle du buis, subtile , et celle plus forte des feuilles du figuier chauffées au soleil d'octobre .

Vous êtes au coeur de Paris,  à la Bibliothèque Forney , lieu emblématique pour tous ceux qui ont , à un titre ou à un autre,  travaillé sur des livres d'art , avant que Google ne vous apporte tout à domicile .

Les expositions, autour du graphisme, de l'image , du textile, de la publicité y sont toujours excellentes .

 

Cette fois ci , c'est Villemot et ses affiches , éclatantes de couleur, de gaieté , de jeunesse . Si célèbre que nous avons tous au moins en mémoire une image presque culte : Perrier et son couple en(tre)lacé, Bally, tout en jambes et la célébrissime série «  Orangina » : en 1953, l'affichiste crée une affiche représentant une table et un parasol  formé d'un zeste d'orange , cette image deviendra le logo de la marque , et la collaboration entre la firme et l'artiste durera plus de 30 ans , avec toujours l'écorce d'orange en vedette  . villemot-bernard-perrier.jpgOrangina-villemot--2-.jpg

 

bally.jpgCouleurs chaudes, graphisme simplifié , allant parfois jusqu'à l'abstraction, humour et légèreté : toujours un message positif sur l'entreprise qui a commande  l'affiche .

 

Pour moi, Villemot est le dernier peintre  d'affiche, remplacé aujourd'hui par la publicité et la marketing certes souvent efficaces , mais au détriment du travail artistique pur .

 

Les illustrations de cet article sont  des photos de l'auteur, ou sont extraites du site de l'exposition

 

Informations pratiques :

 

Jusqu'au 12 janvier 2013

Bibliothèque Forney

1 rue du Figuier

75 004 Paris , mardi samedi 13h/19h

tarif :jusqu'à 6 e

 

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5 octobre 2012 5 05 /10 /octobre /2012 15:47
Auto-portrait-mirroir_600dpi.jpg
Du 19 octobre au 8 décembre 2012
 
Maurice Achener : un graveur en voyage.
 
 
La bibliothèque de Sarrebourg présente une rétrospective du graveur Maurice Achener (1881-1963). Né à Mulhouse dans une Alsace alors allemande, il étudie au Arts Décoratifs de Strasbourg puis à l’école des Beaux-Arts de Munich. Il s’initie avec Peter Halm à la gravure qui devient sa technique privilégiée d’expression. Il s’installe à Paris vers 1905 où le peintre Jean-Paul Laurens remarque ses qualités de dessinateur. Dans la tradition des voyages d’artistes Maurice Achener se rend plusieurs fois en Italie en 1909 et 1926,  traversant le pays du Nord à la Sicile.
L’exposition de Sarrebourg est organisée dans le cadre de la BIEL Biennale Internationale de l’Estampe en Lorraine. Elle propose un focus sur des estampes résultantes de ses déambulations artistiques : de l’Alsace à l’Italie en passant par Paris. Elle éclaire son processus créatif en montrant des états intermédiaires de gravures et des dessins préparatoires ; dont l’ensemble destiné à l’illustration du livre « Monsieur des Lourdines» d’Alphonse de Chateaubriant. Ils donnent  d’autres clés et rappellent son activité prolifique dans le domaine de l’édition.
L’exposition souhaite faire découvrir Maurice Achener mais également l’art de la gravure. Elle s’adresse à un public très large en privilégiant le plaisir de la visite. Associées à l’exposition, des animations permettent de s’initier concrètement à cette technique artistique séculaire mais toujours d’actualité.


 

 

Informations Pratiques

Vernissage le 19 octobre 2012. Exposition du 19 octobre au 8 décembre 2012.
Ateliers d’initiation à la gravure à 14h 30 le samedi 20 octobre 2012.
Coordonnées : Bibliothèque municipale 13, rue de la Paix  57400 Sarrebourg.
Horaires d’ouverture : Mardi - jeudi - vendredi : 10h-12h / 13h-18h  Mercredi : 10h-12h / 14h-18h Samedi : 10h-12h / 13h-17h.

 

 

 

 

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2 octobre 2012 2 02 /10 /octobre /2012 23:07

Photo0604.jpgAuguste Lepère reporter graveur à Sceaux par Anne Le Menn.

 

L’exposition des estampes d’Auguste Lepère nous plonge dans une époque où , dominés par Notre-Dame de Paris, les quais de la Seine servent d’abreuvoir aux chevaux. Pour traverser ce fleuve le parisien utilise un bateau omnibus.

Du coté de Fontainebleau c’est aussi étonnant : charbonniers, brûleurs de fougères, chasseurs de serpents, cueilleurs de muguet ou de champignons côtoient les peintres de Barbizon.

Ces sujets sont gravés par l’artiste dans des mises en scène dramatiques. Le ciel grouille de nuages et de fumées. Les angles choisis en plongée ou contre plongée théâtralisent tout en donnant du lyrisme. Parfois Auguste Lepère nous parait un peu maladroit, quand dans ‘La forêt de Fontainebleau au printemps’, il place un cerf trop décoratif à côté d’un arbre traité avec force.

Le graveur a surtout figé des moments de vie bien rudes. Et la scénographie sage semble décalée par rapport au témoignage laissé par l’artiste. Il lui manque l’interprétation de la cacophonie de la fête, celle qui amène l’ivresse. Comme dans la gravure ’14 juillet rue de Belleville’ où la salle du bal semble se disloquer dans des bulles d’alcool. lepere-extrait-1407.png

Photo0594 

Information Pratique.

9, Rue du Docteur Berger, 92330 Sceaux 
- Tarif : 4 euros ; Tarif réduit : 2,50 euros (pour les visites libres).
- Horaires : de 10h à 13h et de 14h à 17h30 (jusqu'à 18h le dimanche) - Fermé le mardi
-

Accès : Bus : ligne 192, arrêt église de Sceaux - RER B : station Sceaux.
- Informations pour le public : 01 41 87 29 50 / 29 71.

Site internet du domaine de Sceaux :
domaine-de-sceaux.hauts-de-seine.net

  Photo0606

 

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26 septembre 2012 3 26 /09 /septembre /2012 22:10

La gravure s’exprime sous toutes ses formes chez Caillebotte par Anne Le Menn

Photo0549.jpgLa propriété Caillebotte propose un voyage initiatique dans le monde de la gravure et ce par une exposition dans  laquelle Dürer mène le bal.  Dans son burin un Saint-Antoine est accroché à la Bible, ses orteils  écartés, le capuchon sur le nez  expriment ses tourments. L’artiste a imaginé la scène, c’est une gravure originale. Photo0539.jpg

Mais dans une période antérieure à l’invention de la photographie, les graveurs pratiquaient aussi la gravure dite de  reproduction. Elle permet la diffusion par des images des tableaux de certains peintres qui ont déjà compris le pouvoir de la communication. Le graveur réinterprète plutôt qu’il ne  copie l’œuvre d’un autre artiste.  Les traits de burins savent rendre le métal d’une armure (dans un portrait de Louis XIV par Nanteuil) ; elle brille comme le satin de la robe d’une comtesse (gravée par  Johann Jacobé).  Photo0547.jpg

Au début du XXe, Vieillard, Laboureur, Picasso et Villon abandonnent cette perfection technique, exprimant ainsi leur modernité.  Maintenant, certains graveurs tels que Demazières ou Muron semblent vouloir exploiter la maîtrise de leur métier pour s’exprimer. Tandis que d’autres, parmi lesquels nous pouvons citer Garache ou Moreh,  préfèrent des modes d’expressions graphiques plus libres. Photo0550.jpgPhoto0544.jpg

L’exposition propose ces alternatives mettant ainsi en évidence la diversité d’expression de l’art de la gravure qu’elle explique tout en nous en racontant l’Histoire. Elle nous laisse choisir entre ces artistes ceux vers lesquels nous portera notre sensibilité.

Mais quelle que soit notre attirance, nous apprécions  l’accrochage impeccable et  le magnifique espace qui met en valeur ce choix réussi d’œuvres gravées.

Informations Pratiques :

La gravure en mouvement du XVe au XXIesiècle.

Commissariat Anne Guérin et Louis-René Berge.

Propriété Caillebotte Yerres

Centre d’art et d’Expositions « La ferme Ornée » propriété Caillebote 8 rue de Concy 91330 Yerres

Jusqu’au 2 décembre 2012.

Du mercredi au vendredi de 14h 30 à 18h30

Samedi, dimanche et jours fériés : 10h à 12h et de 14h 30 à 18h30.

 

 

 

 

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25 septembre 2012 2 25 /09 /septembre /2012 21:30
Voir La Défense autrement …par Marie-Anne Chenerie
 
 images.jpg
            Voici simplement quelques images de ce très beau spectacle du samedi 22 septembre, autour de la Grande Arche de La Défense ; si j'ai un peu regretté l'abondant et bruyant usage des feux d'artifice ( effet toujours garanti …) , j'ai apprécié la poésie des  deux silhouettes grimpant le long de l'Arche, la déconstruction  progressive des  piliers et l'humour de la pince-araignée rouge venant mordre les murs . def1.jpg
 
Grandiose , et bravo aussi à la RATP qui a assuré le retour des 50 000 spectateurs avec efficacité !
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23 septembre 2012 7 23 /09 /septembre /2012 22:07

Intérieurs romantiques / Intérieurs japonais : l'éloge du vide par Marie-Anne Chenerie

            Deux expositions en ce moment, que tout oppose apparemment : l'esthétique japonaise à la Galerie Dutko:«  Un certain regard sur le Japon »  et « Intérieurs romantiques » au Musée de la Vie Romantique, rue Chaptal .

          dutko1.jpg  Il y a dans les 2 cas, recherche et sophistication pour ces atmosphères très travaillées , qui, de plus, montrent toute l'importance de notre «  intérieur » , comme ledit l'expression, cet intérieur domestique répondant à notre intérieur personnel, à notre intimité .

            Bien sûr, vous l'aurez facilement deviné, je ferai ici l'éloge du vide , du peu, de l'espace, tout en admirant les équilibres subtils ds salons romantiques, des bibliothèques chargées d'atmosphère, où il fait si bon lire , de ces superpositions de tapis, de cadres , de rideaux , de ces vies si pleines .KenzoTakada2.JPG

           

            C'est vrai que dans notre civilisation, le vide est d'abord vécu comme une perte , mais avec cet espace laissé vacant nous entrons dans la zone du possible , sans même aller plus loin dans la philosophie asiatique .romantique.jpg

            Et les Japonais font ce choix, si judicieux à mon avis,  de n'exposer dans leur intérieur qu'un bel objet , choisi et lourd de sens . Ainsi je choisirai dans l'exposition de Galerie Dutko, rue de Bretonvilliers , le sofa en laque noire et galuchat de Katsu Hamanaka de 1935 , un sommet de l'Art Déco,  époque où les créateurs japonais et français se sont mutuellement inspirés , sofa noir profond aux matières variées et paradoxalement lumineuses . salon-romantique.jpg

 

            Je m'interroge d'ailleurs sur cette tendance actuelle  de nos designers à privilégier une esthétique «  japonisante » ,  à passer d'une civilisation d'abondance apparente à une culture du «  moins » , et donc de l'espace, répondant peut être à un contexte économique , mais peut-être également à une aspiration profonde ?

 

Informations pratiques

Kenzo Tamada , un certain regard sur le Japon

Galerie Jean-Jacques Dutko

4, rue de Bretonvilliers 75 004 Paris

jusqu'au 27 octobre 2012

 

Intérieurs Romantiques

Musée de la Vie Romantique

Hôtel Scheffer-Renan

16 rue Chaptal - 75009 Paris

Tél. : 01 55 31 95 67



 

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18 septembre 2012 2 18 /09 /septembre /2012 14:25

Photo0471.jpg

Festival POLA : Polaroïd  vintage ou art Photo0463.jpg? par Anne Le Menn

 

Vous vous rappelez le Polaroïd, cet appareil photographique entièrement fait de matière plastique. Son heureux propriétaire appuyait sur un bouton, cela déclenchait  dans un bruit caractéristique la sortie miraculeuse d’un carré de papier. En quelques minutes il devenait une image. Cette photographie instantanée tirait vers le jaune.Photo0465.jpg

 

Le festival POLA qui se déroule actuellement dans les locaux de Confluences est dédié au Polaroïd. Alors que sa fabrication est arrêtée depuis 2008, le Polaroïd plait à certains artistes et le festival veut mettre en lumière cette forme d’expression au charme vintage. Dans la programmation une exposition propose ainsi des œuvres d’artistes contemporains utilisant le Polaroïd.

 

Photo0466.jpgLes résultats sont intéressants : variés aussi bien par leur expression plastique que par leurs sujets d’inspiration. Cyril Auvity photographie en noir et blanc sa fille se rêvant princesse. Un artiste imagine un monde peuplé de petites figurines. D’autres  photos de dos nus dessinent une mosaïque intime. L’ensemble des œuvres semble ensoleillé comme un souvenir de fin d’été d’un beau jaune doré. Photo0469.jpg

 

Le mur peint par WAYLA Team, collectif de « street artists » à l’occasion du festival et la présence des meubles en béton du designer Rejean Peytavin, complètent la visite de cette exposition sensible, originale et tonique.

 

Tous à nos Pola ….

 

Photo0470.jpgInformation pratique :

 

Confluences  190 boulevard de Charonne 75020 PARIS.
Ligne 2 Métro Philippe Auguste ou Alexandre Dumas.

http://www.confluences.net/

 

Festival POLA jusqu’au  30 septembre 2012.

Le 30 septembre de 13h à 18h: Brunch de clôture du festival. http://www.facebook.com/pages/POLA-Festival

 

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17 septembre 2012 1 17 /09 /septembre /2012 21:00

Design et mode : les Vendanges de l'Avenue Montaigne par Marie-Anne Chenerie

 

courreges-hiver-2011.jpg

 

Une soirée prestigieuse à l'entrée de l'automne , des adresses magnifiques  , tapis rouge , lumières, luxe, champagne , un grand moment  : j'y suis fidèle depuis 3 ans . blanc_1.jpg

 

Cette année, je retiens le «  40 rue François 1er », la boutique Courrèges . boutique-courreges-2.jpg

 

Courrèges est pour moi le dernier grand inventeur de la mode , un réel révolutionnaire, encore non égalé,  jeune, acidulé , structuré , tonique  . Il est maintenant  intemporel , comme le mythique blouson vinyle . Ce qui m'intéresse particulièrement est son invention polymorphe , qui va au delà du vêtement ; voiture, meubles, parfum , avec une grande cohérence esthétique , et un grand souci de  fonctionnalité . Sa passion pour l'architecture se voit immédiatement dans ses vêtements , et j'avoue garder avec tendresse une mini-robe trapèze  des années 1980.courreges-robe.jpg

 

 

 

Courrèges, un mythe  et toute laforce du blanc , comme le bien nommé  dernier parfum  de la marque

 

Photos extraites du site « vendanges Montaigne » et «  Courrèges »

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1 septembre 2012 6 01 /09 /septembre /2012 22:11

Faust : un mythe éternel gravure et musique par Marie-Anne Chenerie

 faust-et-le-diable.JPG

A l'occasion dune très belle série de  concerts donnés à l'Eglise des Billettes cet été , sur les musiques de Schubert, voici quelques gravures extraites du «  Faust »  de Goethe , illustré de gravures d'après les dessins de Recht , dont la plus célèbre, Marguerite au Rouet . Ce  fameux lied de Schubert est considéré comme le premier lied romantique allemand ; cette gravure illustre parfaitement ces thèmes de la destinée, du voyage , de la mort, le fonds légendaire de l'Allemagne et de l'Europe du Nord, berceaux de l'estampe , du livre et de la gravure . C'est tout le romantisme qui est évoqué ici . le-pacte.JPG

 

Die Nacht von Schubert

Cloitre des Billettes

75 004 Paris, jusqu'au 30 août 2012marguerite-au-rouet.JPG

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