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28 janvier 2008 1 28 /01 /janvier /2008 22:45

Maurice Achener a réalisé ces copies de gravures de Durer, il a utilisé la technique de la gravure sur bois ou xylographie Dans l'inventaire du fond français il est indiqué qu'il y a été initié par Germain Jules et Herbert Lespinasse. Les deux estampes ici présentées sont des copie du personnage central de deux  des gravures de Christ-copie-1.JPGDürer intitulées :
Supplément à la grande passion : La cène 1510
Supplément à la vie de la vierge page de titre 1511 

les gravures de Maurice Achener sont inversées par rapport à l'original. 

Nous ne savons pas si l'objectif de ce travail était didactique ou si Maurice Achener, dont le monogramme est proche de celui de Dürer, voulait ainsi lui rendre hommage.

Vi--rge.JPG
Inscription près de la copie de Supplément à la vie de la vierge 
"fragment d'après Dürer à ma chère soeur Maurice Achener 08d--tail-Vierge.JPG"














Dimensions :
Christ  8 cm L. X 9,5 cm H. 
Vierge: 7,5 cm L. X 10,5cm. H.

D--taill-christ-main.JPGD--taill-christ-t--te.JPG

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14 janvier 2008 1 14 /01 /janvier /2008 21:26

undefined Maurice Achener a réalisé plus de cinquante gravures sur Strasbourg et ceci tout au long de sa vie, un hommage à la ville de sa jeunesse et de ses amis tel que Emile Schneider. 

Paul Ahnne , présente ainsi la ville de Strasbourg :
" Le vieux Strasbourg s'amenuise de décennie en décennie, mais bien des coeurs se souviennent et s'il ne dépendait que d'eux les vestiges qui méritent de subsister, la grâce et la poésie qui les baignent ne subiraient aucune atteinte. Il ne s'agit pas de nier les exigences d'une évolution naturelle et logique. Que les percées soient faites, que de vieilles maison soient remplacées par des nouvelles, que plus d'ordre et de clarté s'instaurent sous la règle de nos bâtisseurs modernes quoi de plus naturel !
" Mais de grâce ! Que l'utilitarisme, ce mot plus affreux encore que ne peut l'être parfois la chose qu'il désigne, ne bouleverse pas, ne dénature pas tout..."


Paul Ahnne 1959 "Strasbourg 1850-1950 "cité dans "Strasbourg naguère 1855 1945 " Pierre Feder et Astrid Gidoni Editions Payot Collection "mémoires des villes" 1979



En cliquant sur ici vous accéderez à notre présentation des gravures sur Strasbourg 

Focus sur la gravure du quai Saint Nicolas

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13 janvier 2008 7 13 /01 /janvier /2008 22:25

Préparation de la plaque

Maurice Achener a le plus souvent utilisé  la gravure en creux dite taille douce. L’artiste attaque une plaque de métal, du cuivre ou du zinc.

Soit directement par un outil (burin, roulettes ou pointe sèche)  

Soit en recouvrant la plaque d’un vernis, sur lequel on dessine avec une pointe. La plaque est ensuite plongée dans un bain d’acide « l’eau forte » qui attaque la plaque partout ou la pointe a dégagé le vernis. La plaque est nettoyée avec le solvant correspondant au vernis utilisé.

 

Encrage

Dans la matrice qui est la plaque de cuivre résultant de différentes morsures de l'acide. L’encre va rester dans les parties en creux, les tailles. 

On recouvre totalement la plaque d’encre, on essuie avec de la tarlatane, qui est une mousseline fine. On commence par des chiffons sales et on utilise des tissus de plus en plus propre.  L’encre est enlevée sur toutes les parties qui doivent rester blanches. C’est avec la paume de la main que l’on nettoie les résidus d’encre qui forment un voile.

 Maurice Achener a utilisé l’encrage pour obtenir les blancs et les noirs souhaités à l’impression, parfois en laissant  volontairement le voile sur des zones sans tailles.

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12 janvier 2008 6 12 /01 /janvier /2008 22:53

pointe-s--che.JPG "Pas de bon ouvrier sans des bons outils" dit le dicton, pour la gravure en taille douce c’est pareil. L'objectif  est d' attaquer le métal, C’est pourquoi la gravure en creux est aussi appelée chalcographie ou gravure sur métaux. 
L’outil le plus simple est la pointe sèche, c’est un bout de bois avec juste une pointe à son extrémité, rien de plus basique, peu de risque de se blesser, avec elle nous dessinons sur la plaque de cuivre, cela enlève le vernis qui la recouvre, un clou ferait aussi bien l’affaire, mais serait moins maniable. Au fur et à mesure que le vernis se recouvre du dessin, des filaments d’or apparaissent comme par magie. Le cuivre brillant et poli brille. Et plus cela semble lumineux, plus le noir sur le papier sera important, la gravure ou l’art de la surprise. Un article de R Fischer dans un journal alsacien du 20 novembre 1962 concluait d'ailleurs ainsi joliement un article sur Maurice Achener :" Ainsi avons-nous rencontré Maurice Achener, graveur , 81 ans, autour duquel les enfants répètent lorsqu'il le voient graver à la pointe sèche sur le cuivre vernis et fumé, la même phrase émerveillée _ Oh, regarde, maman, ce monsieur dessine des lignes d'or sur du noir! "

Mais revenons aux outils, plus sophistiquée, du moins de nom,  la pointe diamant, c’est brillant, mais pas la peine de braquer pour cela un graveur, c’est tout à fait abordable, à partir de quelques dizaines d’euros chez les bons fournisseurs. Pratique pour revenir ajouter un peu de creux à la plaque, l’encre s’y incrustera en donnant un noir fort. Par contre l’attaque s’émoussera au fil des impressions. Il faudra peut être protéger la plaque par un aciérage, qui consiste en une électrolyse qui recouvre la plaque d'acier. Elle change alors de couleur et passe d'orange doré à gris. Maurice Achener utilisait pointe diamant et pointe de rubis. Pour noircir sans acide des tas de petites roulettes existent, elles sont munies d’un manche et on les roule sur la plaque. Certaines font des lignes parallèles, d’autres des points asymétriques, des petits trous ou des grands, un grand choix vous est offert, vous pouvez demander à votre dentiste de vous  passer de ses veilles roulettes, elles peuvent donner des matières intéressantes.  

Chacun de ces outils d’attaque du métal présente une qualité graphique et il est possible de les panacher pour varier les effets. 
brunissoir-manche-en-bois.JPG

Quand la gravure réalisée n’est pas à la hauteur de nos  ambitions, et que des attaques indésirables de l’acide ou des outils sur la plaque ne plaisent pas, on a des repentirs. Il devient nécessaire de reblanchir la gravure en polissant la plaque. Et cela devient physique, les outils fatigants sortent. Le brunissoir est une espèce de cuillère bombée qu’il va falloir frotter avec énergie et un peu d’huile sur l’endroit à rattraper. Et si cela ne suffit pas, l’ébarboir intervient avec cet outil tranchant sur trois cotés, un peu de concentration est nécessaire, en cas de dérapage cela peut saigner.

 

Les outils des graveurs changent peu et ceux de Maurice Achener seraient encore utilisables de nos jours. 
pince.JPG



Les illustrations sont extraites de "Traité de la gravure à l'eau forte" de Maxime Lalanne,  la première édition date de 1866.

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11 janvier 2008 5 11 /01 /janvier /2008 22:01

Une gravure est une oeuvre originale réalisée par un artiste et destinée à une impression sur une presse à taille douce. Elle offre la possibilité d'être reproduite de façon multiple, tout en respectant un nombre limite de tirages.

La presse du graveur de taille douce est composée de deux montants de fonte, réunis par deux rouleaux superposés entre lesquels passe une plaque d’acier mobile. L’ensemble est comparable à un laminoir dont on peut régler la pression par les deux extrémités du rouleau supérieur. La table passe d'une extrémité à l'autre sous les deux rouleaux.  Sur la table sont disposés des langes, qui sont des rectangles de tissus de laine blanche.

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10 janvier 2008 4 10 /01 /janvier /2008 22:37

Impression de l’épreuve ou tirage d'une gravure

 

 

 

Le papier à utiliser est préalablement mouillé, puis asséché entre des feuilles de buvard ou de journal, pour l’emmener à la bonne humidité.

Sur le plateau de la presse on place la plaque de cuivre encrée, le papier vierge, puis les langes.

Avec la roue on fait avancer le plateau sous les rouleaux, sous une forte pression. 

Quand la table est passée du coté inverse à celui où elle se trouvait au début, on retire la feuille de papier. Elle adhère par la pression au cuivre, qui laisse ainsi l’empreinte de sa forme. C’est ce que l’on appelle la cuvette.

L’image et la cuvette se trouvent imprimées sur le papier.

 

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8 janvier 2008 2 08 /01 /janvier /2008 23:12

Comme Maurice Achener, Alexandre Urbain est un  des artistes Alsaciens , il a également grandit dans une Alsace allemande et souhaité son retour à la France. 
Ce Peintre graveur né à Sainte-Marie-aux-Mines le 1er mars 1875. 
Il vient travailler à Paris, où il est élève de Luc Olivier Merson.

Auteur d’une centaine de gravures, il a utilisé les techniques de l’eau forte et de la pointe sèche. Il imprimait lui même ses plaques. Il a réalisé des peintures décoratives en région parisienne : mairie de Vincennes, mairie des Gobelins, et au Palais de la découverte.

Il fut membre du salon d’Automne, de la Société des peintres graveurs, et président de la Société des Artistes indépendants de 1940 à 1952. Il décède le 22 octobre 1953. Le musée Galliera qui possède certaines de ses œuvres en organisera une rétrospective  en 1954. D’autres œuvres se trouvent au Musée d’Art moderne, au Petit Palais, au Musée des Beaux Arts, au cabinet des Estampes de Strasbourg, au Musée des Beaux Arts de Mulhouse. Le Musée de l’annonciade à Saint Tropez possède une huile de 1922 intitulée Maison de campagne  à  Saint-Tropez datant de 1922

Source Catalogue de l’exposition soixante ans de gravure Alsacienne (1900_1960) préface de Jean Vallery Radot, texte de Paul Ahnne.


Il était apparenté à  Raymond Jules Koenig, qui était son cousin.

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8 janvier 2008 2 08 /01 /janvier /2008 22:18
presse.jpgCes  vidéos montrent  la technique de l'eau-forte et les outils du graveur . Daniel Harp explique la création d'une plaque de cuivre destinée à faire une gravure et ceci jusqu'à l'impression de l'état obtenu.

http://www.dailymotion.com/video/x326pl_gachet-graveur-13


http://www.dailymotion.com/video/x327pr_gachet-graveur-15_creation

Présentation de la presse utilisée par le Docteur Gachet ami de Vincent Van Gogh

http://www.dailymotion.com/related/5140857/video/x32f8m_gachet-graveur-19_creation

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17 décembre 2007 1 17 /12 /décembre /2007 23:01

Saint-Jean-de-Monts.JPGCamille Mauclair (1872-1945) est un écrivain et critique d’art, spécialiste des peintres symbolistes. 

 

Il préface le livre « Cités et paysage de France », un ouvrage de  poèmes de Louis Maigret, illustré par douze peintres dont Maurice Achener et Yves Brayer et parut en 1944.

 

Le texte débute par  la vision de Camille Mauclair du paysage dans la peinture, ensuite il présente artistes qui intervenant dans l’ouvrage.

 

Il réalise un historique des tendances sur la représentation des paysages en penture, en partant de Horace Vernet et Corot qui travaillent  la ressemblance du  sujet comme des sculpteurs

 

« Ils voulaient que les portraits des sites soient aussi ressemblants que ceux de l’être humain. C’étaient des physionomistes. C’étaient aussi un peu des sculpteurs; car on a un peu oublié qu’un paysage est une sculpture sir les plans et les modelés de laquelle se jouent la lumière et l’ombre »   

 

Il les oppose aux impressionnistes puis au cubisme

 

«  Un des reproches que l’on peut adresser à l’art impressionniste par ailleurs si original et si séduisant, est d’avoir souvent sacrifié le caractère statuaire, la densité terrestre du sol, aux jeux subtils de ce clarté vibrante qu’un Monet ou un Sisley poursuivaient comme un papillon qui les défiait comme Protée. Derrière la pyrotechnie versicolore de l’impressionnisme, la réalité du site se dérobait au détriment du style de la construction, les éléments permanents n’étaient plus assez visibles ; et chez les imitateurs, chez les néo-impressionnistes et pointillistes plus encore, de tels défauts s’accusèrent jusqu’à amener la réaction cézannienne et l’excessive rigueur du cubisme, lequel finit par aboutir à une morne et ennuyeuse géométrie oublieuse de la nature…. « 

 

Puis il introduit les artistes, dans un courant en filiation avec les premiers artistes présentés.

« Les artistes dont nous voyons ici les œuvres se sont gardés de ces excès contraires,  ils se sont ralliés avec une tournure instinctivement, classique de leur esprit et de leurs goûts, à la tradition réaliste et physionomiste du paysage français. Sensibles certes à la magie de la lumière, ils lui préfèrent ce que nous appellerons l’éclairage des jours ordinaires, celui sous lesquels les choses se présentent le plus souvent à nous … Ce fut aussi l’opinion d’un Théodore Rousseau, d’un Millet d’un Corot ; avant tout la structure et le caractère, ce qui se retient et qui compte durablement. Et c’est pourquoi leurs ouvrages nous offrent une sorte de véracité stable et rassurante… »

 

« Ceux qu’on a réunit ici sont dus à des hommes dont les opinions sont conformes à cette orthodoxie. Ils sont en possession d’un métier sincère et solide qui n’a rien à voir avec la virtuosité et la jonglerie. Plusieurs d’entre eux sont des peintres graveurs, ce qui est une garantie d’observation minutieuse et réfléchie…>>

 

« Ces réflexions n’auront pas été inutiles pour préciser les intentions et les résultats des artistes dont nous allons examiner les rapports. C’est à ACHENER qu’on a demandé une image expressive de ce Poitou qui englobe les Deux Sèvres et la Vendée. Ce peintre, qui est aussi un excellent graveur, aime et pénètre la poésie mélancolique du pays maraîchin où partout l’eau affleure, et dont les rares bouquets d’arbres, parsemés dans l’étendue, sont tourmentés par le vent de la mer prochaine ainsi que les  ailes des vieux moulins existant encore : pays aquatique, où persistent les souvenirs de la chouannerie en des gentilhommières isolées… » 

Références sur Camille Mauclair :

Un blog sur le poéte Saint Pol Roux

Le blog livreenblog

"On sent s'évanouir toute idée
en voyant ce coin de Vendée
S'identifiant à la Hollande !
Même calme plat sur la lande
Qu'un chenal, un moulin à vent
Rehaussent de quelqu'agrément"


Cit--s-Paysages-France.jpg

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5 décembre 2007 3 05 /12 /décembre /2007 22:45

Jules Raymond Koenig est né le 2 août 1872 à Saintes Marie aux Mines.  
Ce peintre graveur fait ses études et débuts en Alsace, il est l’un des membre du  groupe appelé  La Société  des Artistes Alsaciens et fondé par Emile Schneider et auquel participe Maurice Achener, avec qui il restera ami. Comme beaucoup d’Alsacien,  il vient vivre et travailler à Paris.  Il  est alors élève dans les ateliers de  Luc Olivier Merson de Gustave Moreau et de Jean-Paul Laurens.   Maurice Achener, Alexandre Urbain et Daniel Schoen fréquenteront aussi l'atelier de Jean-Paul Laurens.  
Il participe à la grande guerre du coté Français.
Il expose au Salon de la Société Nationale de Beaux Arts et au salon des Tuileries. 
Il remporte une mention honorable à l’exposition Universelle de Paris en 1900.
Surtout connu en tant que paysagiste.  il effectue des voyages en Italie, il représente aussi la Belgique et la Bretagne.
Pour le Benezit "son style se rapproche des fauves et de Paul Gauguin".
Son tableau "Rivière à Pont Aven" se trouve au Musée de Chalons sur Saone.


Sources 
Benezit 
Dictionnaire des petits maîtres de la peinture 1820-1920 Gérald Schurr et Pierre Cabane Edition de l'amateur. 

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