Maurice
Achenerpeintre graveur illustrateur (1881-1963) Maurice Achenera consacré sa vie à lagravure,a connu la notoriété, les salons officiels et les expositions internationales, puis a été oublié. Pourtant, nous avons envie de vous le faire connaître, c'est un maître de
la gravure, et nous aimons cette technique.
Nous voulons vous présenter ici Maurice Achenerdans son contexte, sescontemporains,son époque, de sonAlsace nataleà
Paris.
La vie de l'estampe continue, et nous vous informons égalementde
son actualité. Cet espace est aussi le votre il peut s'enrichir, grâce à ses visiteurs, alors
n'hésitez pas à
communiquer. Welcome to the web site of
Maurice Achener, Painter and Etcher (1881-1963),Following this link you will find information concerning him.
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Le curieux peintre et graveur belge d’Ostende , est exposé à Orsay. Un aventurier, un visionnaire qui n’a pas beaucoup
quitté son lieu de naissance. Un voyageur immobile, aux pérégrinations inquiètes et sombres dans un déploiement de couleurs fraiches et acidulées.
A voir ses œuvres évoluer au fil des salles de cette rétrospective, on sent la personnalité de l’artiste émerger et se
distinguer du communs des mortels.
Les premières peintures datent des alentours de 1880, James Ensor est encore très jeune, mais il exécute magistralement
de grands tableaux, avec des natures mortes et des scènes d’intérieur aux couleurs chaudes. Les femmes aux robes à volants et bottines travaillent ou dégustent avec délectation des huitres. A
part une scène où une femme en détresse, est allongée dans son lit (1882), l’ambiance est plutôt calme et feutrée.
La salle suivante regroupe la collection de ses dessins que possède le musée d’Orsay.
Ensuite, les sujets deviennent plus difficiles à comprendre, Les cranes et les masques apparaissent. Des eaux fortes
surprennent, celle de la cathédrale, date de 1886, et bien qu’elle fasse figurer une multitude de personnage, elle est de relative petite taille 23.6 x 17.7 cm. Confusion, images morbides,
personnages ricaneurs et ambigus aux visages cachés, deviennent les sujets de prédilections. Les humains sont devenus des marionnettes grotesques et inquiétantes. James Ensor n’exalte pas la joie
de vivre.
L’exposition daigne enfin nous donner quelques renseignements en nous indiquant, brusquement en milieu de parcours,
l’exhaustivité des dates importantes de sa biographie. Ainsi, un peu recadrés, nous repartons pour une autre salle, les scènes peintes ou gravées sont peu compréhensibles, du moins pour le
néophyte. Il nous semble cependant que sur l’huile « l’intrigue » de 1890, voir tous les protagonistes rire jaune, la gamme des couleurs est tonique et le traitement pictural d’une grande
modernité, James Ensor dans sa rébellion et ses méandres tortueux a inventé un style qui lui est propre.
La dernière salle regroupe ses autoportraits, ils forment un ensemble disparate et tassé et ne donnent pas assez de clés
pour comprendre qui était ce magnifique peintre bizarre.
Un James Ensor à ne pas manquer, mais une exposition qui ne l’éclaire pas assez.
Musée d’Orsay 1 rue de la légion d'honneur 75007 Paris
jusqu'au 4 février 2010
L’émoi de la photo Espace d’art contemporain Eugène Beaudouin Antony, Nadil Boutros, Sophie Chiret, Charles Delcourt, Isabelle Eshraghi.
Les mois de la photographie envahit l’Espace Eugène Beaudouin à Antony. Blanc et sobre, niché au sein de la cité
universitaire Jean Zay d’Antony, ce lieu d’exposition donne une fois de plus à voir une exposition de grande qualité. Les quatre photographes présentent un regard pétri d’humanité sur les
pays qu’ils explorent.
Charles Delcourt montre le résultat d’une déambulation dans les rues de New York, il a traversé la ville avec l’appareil photo, aux aguets, des
moments se sont présentés qu’il a saisi, en empathie avec une ville qui lui a été accueillante. Une dame prend la pose du petit cochon publicitaire d’un restaurant, une ombre caresse un
visage. Les tirages argentiques en format carré s’alignent dans une belle série de ces instants captés
Le regard d’Afrique de Sophie Chivet, imprimé sur de grands formats de papier, se complète par
d’autres de quelques centimètres, une grande beauté plastique règne dans les camaïeux de couleurs, les mises en pages soignées, mais cette maitrise laisse la vie exploser , observée
avec respect et chaleur.
Isabelle Eshraghi témoigne d’une réalité, celle de la femme en pays musulman. Les photographies sont variées et de
styles souvent différents les unes des autres. Si le quotidien montré n’est pas toujours facile, il n’y a pas de pathos et l’humour est présent. Elle produit des images fortes et
pleines de vitalité.
Nabil Boutros manie lui aussi avec sensibilité, noir et blanc ou couleur, son beau travail sur les coptes du Nil,
suit le quotidien de cette population en observateur attentif.
Une exposition à ne pas rater, c’est gratuit, c’est ouvert aussi le dimanche, on est bien accueillit, cela fait voyager,
réfléchir, s’émouvoir et c’est beau !
Espace d’Art contemporain Eugène Beaudouin résidence Universitaire Jean Zay bâtiment F rue Lafontaine 92160 Antony,
ouvert du vendredi au dimanche de 14 h 30 à 19 h,
Une histoire d'objets familiers par Marie Anne
Chenerie
Voici 2 peintures , a priori bien différentes , mais qui, toutes deux , représentent des objets de la vie
domestique, objets familiers de l'artiste . Vous aurez reconnu bien sûr dans la première oeuvre une nature morte de Giorgio Morandi et , moins connu , dans la seconde, une nature morte « Tea Tins
» de Louisa Dusinberre , qui a exposé récemment, rue des Abbesses à Paris.
Peu de points communs : le style et la taille des tableaux ( les nature mortes de Morandi sont petites, parfois très
petites , celles de Louisa Dusinberre sont grandes, et même très grandes (presque 2 m de haut sur 1,60 m de marge ...) , la palette, la structure et , surtout la vie et le caractère des 2
artistes : Louisa Dusinberre est anglaise, elle habite en France avec son mari – américain, Giorgio Morandi est un italien né en 1890 ; Morandi est décrit par ses contemporains comme un homme
discret, voire effacé qui est né et est mort au même endroit, comme s'il n'avait pas davantage bougé que les pots et les boîtes qu'il peint. Il a vécu célibataire, auprès de ses 3 soeurs, dans un
atelier monacal. Louisa Dusinberre est expansive, optimiste, rieuse , énergique, multi-culturelle , tous éléments qui côtoient aussi une certaine gravité .
Difficile d'imaginer 2 personnes plus différentes , et pourtant tous deux se sont attachés, à travers leur personnalité,
à décrire ce qui leur est familier, dans le sens premier du terme: « qui est de la famille ». A l'origine, les dieux familiers, sont , chez les Romains, des esprits que l'on disait être attachés
aux habitants d'une maison pour les inspirer et les diriger. Bref , des objets humbles, utiles, vus, intégrés, absorbés par le regard et le fait de vivre avec eux tous les jours, mais qui ,
sait-on jamais , protègent , voire dirigent la « famille » .
Voici maintenant les objets réels qui ont donné ces peintures.
Que voyons nous ? Chez Louisa Dusinberre , les boîtes, colorées , dansent , elles s'écartent , décollent , et dansent une danse individuelle qui vient se conjuguer avec les mouvements des
boîtes voisines ; j'y associerais une musique de jazz . Chez Morandi, je trouve la stabilité , l'équilibre, la mesure, dans la palette et dans la composition, les objets sont resserrés,
concentrés, un équilibre atteint mais qui est peut être le fruit d'une longue quête et, qui sait d'un long voyage de ces objets ; j'y associerais le silence .
Dans les 2 cas, les objets sont devenus abstraits, mais ils nous donnent à voir un monde bien différent , le reflet de
l'âme de leur auteur . Voici bien la preuve que la peinture est un art unique , rencontre d'un sujet ( choisi par l'auteur et déjà ce choix est un premier élément de cette construction
merveilleuse qu'est un tableau) , de celui qui peint et de celui qui regarde; cette conjonction, cette combinaison ne sera jamais la même et là est toute la merveille de la peinture : que jamais
deux personnes ne peignent de la même façon le même objet , ni que deux personnes ne regardent de la même façon la même peinture .
Le 11 novembre commémore la guerre 14-18, l’occasion de se rappeler à quel point elle fut destructrice, elle a marqué de
façon profonde les hommes et les femmes, qui ont vécu cette période.
Maurice Achener en sa position d’alsacien né allemand formé à Munich était dans une situation particulièrement
délicate. Dans la logique de ses convictions francophiles d’artiste, il participe à la guerre du coté français. Il avait obtenu en 1913 la nationalité française, peu de temps avant son mariage
avec Emily Patry une suisse. Quand la guerre survient, il est mobilisé au Mans comme interprète, sous le nom de Maurice Patry, il était préférable de ne pas porter un nom à consonance allemande.
Il est envoyé au front en Champagne, il réalise un carnet de croquis et continue à peindre, les illustrations sur cet article sont des huiles réalisées dans ce contexte. Sa formation artistique
lui permet de finir la guerre aux Invalides comme dessinateur.
Visuel : Le Mans 1916
En 1916, il perd son premier fils René, alors âgé de 2 ans. La guerre rompra les liens qu’il avait jusqu’alors conservés avec son professeur de Munich Peter Halm.
"J’ai découvert la gravure il y a bientôt vingt ans au hasard d’un cours de dessin-peinture transformé en atelier gravure.
J’ignorais tout des procédés et quand mes premières épreuves sont sorties de la
presse, cela a été une révélation. J’ai découvert les subtilités de la taille et les surprises des passages dans l’acide ! Aux couleurs se sont substituées les ombres et les lumières et cela
correspondait agréablement à mon désir de transcrire les lumières de ces pays de soleil où j’aime voyager . Sans aller très loin, en parcourant les rues d’Etampes, ma ville natale, je
ne manque pas de sujets d’inspiration non plus . Un petit pont, un lavoir, de vieilles pierres, tout est prétexte à une idée de gravure.
Les techniques de « taille douce » que je privilégie sont
l’eau-forte et l’aquatinte ainsi que la pointe sèche. Je trace mon dessin sur une plaque de cuivre préalablement recouverte d’un vernis. En plongeant cette plaque dans un bain d’acide
(l’eau forte) j’obtiens un premier trait. Puis je cuis une résine sur la plaque et protège mes tons successivement, après chaque bain dans l’acide, jusqu’à obtenir des noirs intenses si je
le souhaite. J’aime aussi la technique de la pointe sèche, car il n’y a pas de procédé chimique. Je creuse mon dessin sur la plaque , plus les traits sont serrés, plus j’obtiens un sombre. La
plaque est ensuite encrée puis passée sous une presse. Les deux rouleaux de la presse obligent le papier à venir chercher l’encre dans les tailles du cuivre."
Sylvie Dujonquoy
Gravures Exposition au Loup Blanc , 6 place du marché Milly La Forêt du 6 au 15 novembre 2009. 0164 98 82 28 tous les
jours sauf le lundi 10h 12h 30 et 15h 19H 30.
Paris, Marie Lavie, Icônes et Monotypes « Patmos, l’île de la révélation » du 18 au 29 novembre 2009,
Atelier Gustave 36 rue Boissonade, Paris 14e Voir
Article
Paris,Strasbourg : la rétrospective, Pierre Soulages à Beaubourg jusquau au 8 mars 2010 de 11h00 - 21h00, est associée à Strasbourg , à « Soulages, l'oeuvre sur papier »
, jusqu’au 03 janvier 2010, Musée d'Art Moderne et Contemporain.
Quimper. François Béalu, Terres anatomiques , Réalisée en collaboration avec les musées d’Orléans, Gravelines
et Soissons, l’exposition sera présentée au musée des beaux-arts et pour partie à la Médiathèque des Ursulines, dans les vitrines des salles de lecture, tous les jours, sauf le mardi, de 10 h à 12
h et de 14 h à 18 h. Fermé le dimanche matin.
Saint-Cloud (92), Bois de fil, bois debout... La gravure sur bois du 21 novembre au 20 décembre 2009, , Musée des
Avelines 60 rue Gounod 92210 Saint-Cloud 01 46 02 67 18 http://musee-saintcloud.f
Montréal, jusqu’au 3 janvier 2010 : "Le monde fantastique d'Erik Desmazières", Musée des beaux-arts de Montréal,
première rétrospective canadienne des œuvres d'Erik Desmazières, une cinquantaine d’œuvres sont présentés.
Auvers-sur-Oise , 95, « Panorama de la gravure, de Daubigny à nos jours » Du 17 octobre 2009 à avril 2010, le
musée DAUBIGNY Manoir des Colombières Rue de la Sansonne 95430 Auvers-sur-Oise, 01 30 36 80 20
Compiègne (60) , Estampe Européenne, l'Espace Jean Legendre, accueille les oeuvres de 43 artistes français, hongrois, danois et roumains, dont certains créées dans l'atelier Torben Bo
Halbirk, jusqu’au 10 décembre, Espace Jean Legendre, Pl. Briet Daubigny/Rue du Gal Koenig 60200 Compiègne 03 44 92 76 76
Eymoutiers, 87, Marc Chagall , exposition Lithographies, Gravures, Grands Livres illustrés, Espace Paul
Rebeyrolle 87120, jusqu’au 15 novembre 2009 , 05 55 69 58 88.Tous les jours de 10h à 19h.
Avallon, Plein ciel sur les gravures : Léon Degoix (1858-1931) ,Musée de l'Avallonnais, vétérinaire, homme
politique et amateur d'art, membre de l'Académie Jullian et graveur, jusqu’au 31 décembre 2009,
Montélimar , "Calvo ou l'art du détail dans la bande dessinée" Le Musée de la Miniature ouvre ses portes à
l’un des plus grands auteurs de la bande dessinée française. Edmond-François Calvo (1892-1957) est l’auteur de La bête est morte!, (La guerre mondiale chez les animaux ,1944/45) Jusqu’au 31
décembre 2009, Musée de la Miniature 19 rue Pierre julien Montélimar, du mercredi au dimanche de 14h à 18h
Il n’y a pas que l’estampe :
De
beaux lavis , le charme du blanc et du noir :
Paris, Lumi Mizutani : Peinture a l’encre de chine
« Fascinée par le jeu de l’encre et de l‘eau, par le dialogue du noir avec le
blanc, je me laisse entraîner, au gré de ses caprices, par cette matière qui flotte, pénètre puisdévore le support. Les contrastes de lumière ravissent
l’oeil, emporté par la puissance d’attraction de l’esthétisme zen. La tentation de se laisser conduire par cette force inconnue cède alors le pas à l’envie de conquérir et dépasser la matière, le
peintre redevenant ainsi maître de sa création. » Lumi Mizutani
du 5 au 25 novembre 2009 Au Pont Rouge 33, quai de Bourbon 75004 Paris 01 56 24 24 78
Galerie Au Pont Rouge
Paris,
Louisa Dusinberre vernissage « one night only » le samedi 7 novembre entre 18h30 et 20h00 46, rue des Abbesses PARIS 18 , prendre rendez vous.www.louisart.net
Paris, L’affichiste Michel Quarez, Bibliothèque Forney 1, rue du Figuier jusqu'au 2 janvier 2010
Voir Article.
Paris, Musée du Louvre ; « Titien, Tintoret, Véronèse... Rivalités à Venise », Jusqu’au 4 janvier. Galeries
nationales du grand Palais.
Paris, Musée D’Orsay, James Ensor(1860-1949), rétrospective du grand peintre belge dont l'oeuvre singulier court du début des années 1880 jusqu'au beau milieu du XXe siècle.
jusqu’au 4 février 2010.
Paris, L'exposition « La Confusion des Sens » à l'espace Louis Vuitton Voir Article.
Paris, L'exposition « L'image Cabrée » à la fondation Paul Ricard Voir Article.
La Côte-Saint-André, (Isère) Jongkind, « des Pays-Bas au Dauphiné » , Musée Hector-Berlioz , jusqu’au 31
décembre 2009, 69 rue de la République, BP 63 38 261 La Côte-Saint-André Cedex 04.74.20.24.88, Le musée est ouvert tous les jours sauf le mardi de 10h à 19h ENTRÉE GRATUITE
A venir :
Rueil-Malmaison , Jean Dubuffet, l'oeuvre
gravé 1944-1984
110 lithographies et sérigraphies, 1
demi-douzaine de peintures et sculptures et une trentaine de documents relatifs aux recherches de Jean Dubuffet dans le domaine de l'estampe.
Atelier Grognard 6, av. du Château de Malmaison 92500 Rueil-Malmaison
01 41 39 06 96, Du 18 décembre 2009 au 8 mars 2010.
Tlj sf mar de 13h30 à 19h.
Saint Louis, (68), Andrea Pagnacco, artiste d’origine vénitienne, se réclame d’une longue tradition, ce qui ne
l’empêche pas de produire des estampes stupéfiantes de modernité. Les fragments de notre environnement technologique y suscitent des interrogations métaphysiques sur le rapport de l’homme aux
objets. Forum, Hôtel de ville. Entrée gratuite Du 5 mars 2010 au 11 avril 2010
Wesserling, Pierre SPALAÏKOVITCH organise une exposition de l'œuvre gravé et dessiné de Milivoj Grujic' dit "ELIM" au Parc de Wesserling du 6 février au 9 mai 2010 http://www.parc-wesserling.fr/
Vite ! je
vais être en retard (disait le lapin dans Alice au pays des merveilles de Lewis Carroll)
Beaucoup des grands plaisirs que peuvent offrir les gravures sont réunis dans l’exposition GRAVURES
FIGURES.MIREILLE
BALTAR, PIERRE COLLIN et MUZO, savent jouer des matières et possèdent chacun leur monde graphique où l’humain et l’humour tiennent une place prépondérante.
Il ne vous reste que jusqu’au 7 novembre 2009 pour courir à la galerie Prodomus, humains aux visions bouleversées par le vertige etparfois aux oreilles de lapin vous y attendent.
Galerie Prodomus 46, rue Saint-Sébastien 75011 Paris
Livre « Couleurs et lumière d’Alsace » par Pascal Jung et Jean Claude Wey, Edition les petites vagues
Il est bien agréable de découvrir ce livre, qui aborde le thème des artistes peintres alsaciens, de la période 1870-1970.
Les mauvaises langues racontent que toutes les publications sur ce sujet n’abordent que Hansi et que les autres artistes seraient bien oubliés, Maurice Achener ne serait dont pas seul dans ce
cas. Les deux auteurs de l’ouvrage « Couleurs et lumière d’Alsace », Pascal Jung et Jean Claude Wey, passionnés par cette période, ont réalisés un ouvrage qui se veut un outil pour le
collectionneur.
Où ces oeuvres sont elles visibles ? Après une introduction historique, le livre localise les œuvres concernées en précisant notamment les musées où il est
possible de les trouver. Il semble cependant que, toujours selon certaines personnes bien informées, cela ne soit pas si facile et que cette période n’ai pas les faveurs des personnes tenant la
destinée de certains musées Alsaciens. De ce fait ces œuvres restent plus souvent dans les fonds que sur les cimaises. La salle de cette période du musée d’Art moderne de Strasbourg est ainsi,
parait il sinistre et riquiqui, et le musée Sundgauvien d’Altkirch un peu poussiéreux. Mais cela n’est peut être que de vilains ragots. On peut toutefois remarquer que ce n’est pas cet aspect de
son patrimoine que les musées de Strasbourg mettent en exergue dans leurs expositions.
Artistes présentés L’ouvrage aborde une bibliographie des livres sur le sujet, avec un hommage à Maître François Lotz auteur de quatre
livres de référence ». Puis il présente un panorama des graveurs et illustrateur Alsaciens, en omettant Maurice Achener, qu’il est vraiment temps de faire connaitre. Une de ses œuvres est
cependant présentée : « Rue du dévidoir » à Strasbourg, gravure datant de 1935, dont 6 épreuves sont déposées à la Bibliothèque Nationale de Paris. Suivent quelques biographies succinctes des
peintres , Léo Schnung, Lothar Von Seebach entre autres, et la liste des principaux regroupement d’artistes : du Kunschthafe en passant par le groupe des peintres de la Saint
Nicolas.
Une belle galerie de peinture Les auteurs nous proposent un magnifique album,d’une centaine d’œuvres classées par sujet et par résonances.
De nombreuses vues de la cathédrale de Strasbourg, se complètent. On peut regretter que la qualité des œuvres soit assez inégale, la mise en page sur fond noir tue les reproductions de certains
tableaux. Et le grand nombre d’artistes présentés amène un problème de saupoudrage, car à l’exception de Lothar Von Seebach il n’y a que peu d’œuvres proposées par artiste, c’est parfois
frustrant. Cependant quelques belles découvertes sont à saluer : magnifique aquarelle de Jean Désiré d’Illzach (1847-1916) « La petite Pierre », et le beau port d’Emile
Schneider.
Ce livre est un énorme travail, qui donne un bon aperçu de la diversité des artistes, des sujets et des styles dans la
période ciblée. Il montre la richesse de ce moyen d’expression en Alsace, et prouve que c’est un domaine à explorer et à promouvoir. Il faut que de belles expositions et des collections
permanentes plus complètes soient proposées dans les musées, et fassent ainsi taire les grincheux déjà cités. Des actions publiques se doivent d’assister les énergies comme celles de Pascal Jung
et Jean Claude Wey , pour faire connaître et aimer les peintres alsaciens.
Michel Quarez : « Je kiffe tes affiches, mec ! » par Marie Anne Chenerie
Cette fois-ci, pas de concept, pas de scénographie sophistiquée , pas de « curateur » , pas d'hôtesse en
tailleur noir et hauts talons : non une exposition sans prétention, dans un site historique magnifique , l'Hôtel de Sens ( bibliothèque Forney) , mais des oeuvres si peu classiques et si
dynamisantes ! Et, qui plus est , de la sérigraphie, une technique qui a toute sa place ici .
Une fois n'est pas coutume, je commence par quelques citations extraites du Livre d'Or de l'exposition :
« C'é tro bo »
« Tant de talent , merci Michel »
« La bibliothèque Forney nous a habitués à des expositions autrement substantielles et intéressantes . Les
affiches tirées de leur contexte n'ont pas grande signification pour un visiteur »
« Ya de la joie »
« Trop cool »
« A mon avis, les habitants du 9-3 ont droit à quelque chose de moins laid! »
« Ca pète, ça vit »
« Je suis consternée par ce que j'ai vu »
« Affiches simplistes et naïves ,.. à l'image du Parti Communiste Français de
maintenant »
« Quelle horreur ces affiches sur les murs extérieurs de notre vénérable bibliothèque , débarrassez nous en vite
; signé : une habitante du 4 è , qui évitera le lieu jusqu'en janvier»
« Merci pour l'espérance »
Voilà , vous voyez, personne n'est pas indifférent ; alors, il faut juger par vous même, voir
l'exposition et faire le tour de l'Hôtel pour voir ces affiches collées, parfois déchirées et graffitées , comme celle ci ; noter comme celui qui a déchiré l'affiche l'a rendue
encore plus tonique, forte, en la soulignant de cette bande blanche puissante .
Quelques considérations personnelles, vous savez que je donne mon avis, même quand on ne me le demande pas
...
Ce qui
frappe d'abord, ce sont les couleurs , pures et aussi lourdes, saturées , c'est du vert pétard, du jaune pétard, du bleu pétard ( d'ailleurs n'a-t-il pas fait toute une série sur le 14
juillet, comme si lui même aimait cette ambiance claquante -ici photo ) et du rose ... si rose , un condensé de rose, surtout à côté de ce vert, si vert ( voir photo en début de cet article ) .
Et vous ferez ici cette expérience : une couleur existe surtout par la couleur qui la jouxte et vice versa . Et le trait noir , presque toujours présent, vient asseoir l'ensemble et sert de
référence à chaque couleur . Et si nous jouons « l'effet lunettes » , à savoir qu'après avoir vu une vraie oeuvre d'art, notre regard voit ce qui nous entoure par le prisme
de l'artiste , je dirais que , en quittant la rue du Figuier , j'ai vu autrement le vert des croix des pharmacies, le jaune des gilets des égoutiers, le rouge du « petit
bonhomme » des feux de la circulation , qui venaient s'inscrire sur le fonds de grisaille de la ville , comme une affiche de Quarez sur un mur de banlieue et qui me passaient un
message .
Qu'est ce qui fait qu'une oeuvre de Michel Quarez est une affiche et non un tableau ? L'affiche, quelle qu'elle
soit, veut nous dire de faire quelque chose , souvent de façon directe et immédiate : acheter ( surtout ) , se faire vacciner, regarder sous les sièges du métro, ne pas mettre ses doigts dans les
portes du métro , signer une pétition, donner de l'argent ... Le tableau , lui, nous donne à voir , au lieu de nous demander de faire : il nous dit aussi bien sûr quelque chose , mais il nous dit
surtout comment l'artiste a vu le visage, le paysage, le corps, la nature morte qu'il peint , et émet à travers cette vision transposée avec des pinceaux et de la couleur ou de matières gravées
ou imprimées , des messages, parfois directs, parfois plus subtils . I
ci,
nous avons un travail qui est celui d'un affichiste, il nous dit « la piscine de ... est ouverte », mais il peint l'eau d'une piscine vue par dessous et le spectacle toujours
surprenant et souvent drôle d'un nageur vu sous l'eau
Examinons maintenant cette critique : « les affiches de Carrez défigurent les sites, plus spécialement les murs
chargés d'histoire ». je pose ici une photo prise dans le quartier , sans aucune affiche sur ces murs : vous y voyez de beaux vieux murs , et des nuances de gris et beige fort
subtiles, surtout si elles se mêlent aux nuances du ciel parisien . Vous le verrez et ne le regarderez pas , sauf si un guide vous signale que c'est dans cet immeuble que la reine X recevait
ses amants (ceci n'est bien sûr qu'un exemple totalement gratuit) .
Maintenant, imaginez que Quarez y a placé cette affiche ou ce morceau d'affiche et vous verrez tous les gris, beiges,
blancs, bruns se composer pour répondre à ces couleurs, comme s'ils étaient mis au défi de « bien se tenir » . Et de la même façon les couleurs « pétard » de l'affiche se
sentiront posées, assises , confortées par cet entourage historique, subtil, complexe : simplicité et complexité se répondront , couleur pures et nuances se valoriseront, contours
dépouillés et lignes subtiles se correspondront . On n'existe que par ce qui est différent ...Ce n'est pas irrespectueux de mettre une affiche de Quarez sur un mur chargé d'histoire, cela
va le faire parler, le révéler au contraire ! Et ce serait la même chose sur un mur de périphérique, sur une palissade de chantier, voire sur les carreaux en céramique des stations de
métro, mais bien plus trivial que sur un monument historique . Au passage , rassurons le visiteur qui a exprimé son indignation dans le livre d'or : l'ensemble a été réalisé avec des
architectes des monuments historiques et la colle ne se verra plus quand les affiches seront enlevées .
Dernière question : la couleur est-elle un médium gai ? Le noir et le gris sont ils tristes ? Eh bien, peut être serez
vous surpris et direz vous que j'étais mélancolique le jour où j'ai vu l'exposition, mais je trouve, paradoxalement qu'il se dégage une sorte de tristesse pour certaines
affiches . Bien sûr , il y a le mouvement , l'humour, Quarez, aime manifestement les lieux qu'il vante, mais plus que de la gaité , j'y vois de l'espérance comme l'a dit un visiteur anonyme
: notre quotidien n'est peut être ni facile ni gai, mais, bougeons, dansons, marchons, ne restons pas immobiles . La réduction couleur = gaieté n'est donc pas aussi simple . Mais les
couleurs en mouvement de Quarez, nous ont « fait du bien » , comme il le dit lui même « l'affiche n'a même pas le pouvoir de communiquer (..), en fin de compte , elle peut tout
juste faire du bien comme un massage »
Bon je m'arrête ici , sinon, on va me dire – à juste titre – que je suis trop longue – et je termine par cette scène
souvent vue en banlieue : ces jeunes qui s'habillent en noir, blanc, gris ( le summum étant un keffieh à carreaux gris noirs , blancs sur un blouson blanc et un pantalon gris ) et tout d'un coup,
un ou ou deux ou trois d'entre eux portant un blouson dont je ne citerai pas la marque, uni, jaune saturé, bleu claquant ou vert dense, ( vous savez , ces blousons avec une capuche et dont
les cordons de capuche sont blancs) . Et ce blouson-là fait vibrer toutes les nuances de gris des vêtements de ses amis, du ciel de Nanterre et des gares de RER ; le
lendemain, ce sera lui qui portera le blouson blanc à motifs gris et son amie le blouson rouge magenta . Je vous dis, c'est « l'effet lunettes » de Michel Quarez , qui, je le précise
en passant, a 71 ans !
Merci aux personnes de l'expositionqui m'ont répondu avec gentillesse,m'ont permis de prendre des photos, et
de relever les citations du livre d'or ( j'y ai pris le titre de cet article ) et merci aussi à la jeune demoiselle qui m'a conseillée et aidée pour cette signature :
Marie Lavie Icônes et
Monotype « « PATMOS - l’île de la Révélation » Atelier Gustave Paris
Marie Lavie vit et travaille entre Paris et l’île grecque de Patmos, elle se partage entre deux techniques graphiques : celle de l’estampe avec le monotype et
l’icône traditionnelle, tempera à l’œuf sur panneau de bois, dorure à la feuille d’or, selon la tradition du grand maître grec du XXe siècle, Photis Kontoglou. Par ces deux approches, l’exposition
« PATMOS - l’île de la Révélation » présente loin des chromos et des clichés, la vision d’une passionnée de cette île rude et séduisante.
« Moi, Jean… j’étais dans l’île appelée Patmos… » .
Patmos, ce nom évoque aussitôt une porte ouverte dans le ciel, des éclats d’or, de jaspe et de sardoine, des éclairs, des voix, des tonnerres,
des tremblements de terre… un récit prophétique et fantastique, l’ouverture des sept sceaux , les noces de l’agneau.
Il existe un autre Patmos, celui de la petite île rocheuse à forme d’hippocampe du sud de la mer Egée, aux côtes dentelées, au relief contrasté,
dominé par la sévère forteresse du monastère saint Jean le Théologien.
Ce Patmos-là, lui aussi, est poésie pure. Au crépuscule commence la symphonie des coqs, ponctuée par le braiement incongru des ânes ; au petit matin
c’est le concerto des clochettes, celles des chèvres qui prennent le maquis, puis celui des cloches des églises de la ville haute qui appellent les fidèles.
Au printemps, l’île quitte son habit vert pour se parer d’un manteau de fleurs blanches et jaunes, mais quand vient la fin de l’été,
elle n’offre plus que l’aspect d’une carapace de lune brûlée par le soleil.
La lumière y est intense et les vents forts qui font travailler les moulins et les marins.
Marie Lavie
Du 18 au 29 novembre 2009 A l’Atelier Gustave 36 rue Boissonade,
Paris 14e
du lundi au samedi : 13h-20h, le dimanche : 14h-19h
VERNISSAGE :
Mercredi 18 novembre de 18h à 21h
19h : quelques mots de Jean-Claude Polet
BRUNCH :
samedi 21 et 28 novembre : 11h-15h
Métro: Raspail, Port Royal - Parking: 146 bd
Montparnasse
Visuels : Marie Lavie
Dans sa longueur, monotype, 68x28 cm, 2009
Entre nous, monotype, 40x30 cm, 2009
«
L'image cabrée » , Fondation Paul Ricard , par Marie-Anne Chenerie
Les expositions des Fondations d'entreprise
Je continue ici ma série sur les expositions de Fondations d’Entreprise. Après la Fondation « Louis Vuitton » ( voir
ci-dessous) , voici la Fondation Paul Ricard , et sa dernière exposition « L'image cabrée »; je n'insisterai pas encore une fois sur la beauté de ces lieux , et leur adresse prestigieuse : luxe,
calme et volupté , voici l'impression qu'on en retire , renforcée par un accueil soignée , disponible , élégant , le sentiment d'avoir pour soi tout seul des pièces immenses, lumineuses et que
les œuvres sont là uniquement pour vous ; ceci est souvent accentué par le choix du commissaire de sélectionner peu de pièces choisies rigoureusement. Bref, quel plaisir d'échapper au sort du
visiteur classique que je suis : une attente debout qui vous tue les jambes , ces jambes dont vous auriez tellement besoin une fois que vous êtes enfin arrivé au lieu de vos attentes, un espace
surchauffé, encombré ( la densité des autres visiteurs , les bruits parasites : en enfant qui pleure : est-il vraiment bon pour un enfant de 3 ans d'aller voir des Vermeer ?-) , mais aussi
parfois beaucoup, trop d'œuvres, dans le but de montrer par exemple, l'évolution de l'artiste et des appariteurs ( on ne peut vraiment pas dire « hôtes ou hôtesses ») qui dorment sur leur chaise
( dans le meilleur des cas ) et , dans le pire de cas , échangent à voix haute des recettes de blanquettes de veau ou les commentaires du dernier France -Autriche .
Bref, l'impression d'être dans un lieu réservé et dédié à la seule contemplation des arts. De plus, ces expositions sont
accompagnées d'un catalogue gratuit , réalisé avec une recherche de mise en page et de typographie impressionnante , d'un site internet très bien fait , d'une grande richesse explicative ( qui
est parfois indispensable, disons-le franchement) ) . Donc, n'hésitez pas, ne vous laissez pas intimider, franchissez la lourde porte et saluez les hôtesses d'un air entendu : après tout, c'est
de l'art, et, que je sache, c'est fait pour être vu , et , de mon avis ( je n'engage que moi ) , par des personnes de stature et d'origine très différents .
Image cabrée ?
Une fois ceci posé, je reviens à « L'image cabrée ». Tout d'abord pour vous dire ma perplexité devant l'intitulé de
l’exposition. Pour moi, on se cabre « contre » un obstacle, une idée, une contrainte, ce mot est associé à la révolte, la rébellion, la spontanéité, la fougue , la jeunesse souvent , la force
animale et donc non contrôlée , voire dangereuse . Pour moi une image cabrée est celle qui surgit, pure et vierge de toute manipulation en ayant justement repoussé tous les
forçages auxquels l'artiste a voulu la soumettre.
Or, si nous nous en tenons à l'âge des artistes sélectionnés, nous retrouvons cette impression de jeunesse.Mais qu'ai je
trouvé dans les œuvres exposées? Certes des images, mais plutôt des images manipulées , reproduites , superposées , ce que je trouve extrêmement intéressant comme principe ( et nous rapproche ici
de la gravure, qui est le processus qui permet, par excellence, ce travail d'empilement, de retour en arrière, d'ajout, de métamorphise) . Mais pour moi, ce n'est pas une image cabrée , mais une
image domptée , qui a été travaillée , « matée » , comme un cheval que l'on a dressé et dont le résultat est celui de longues heures de manipulations et entrainements, qui est célébrée ici ;
j'aurais peut être choisi comme titre , « l'image domptée » ou « l'image complexe » , mais cela ne correspond sans doute pas à l'intention du commissaire .
Ou alors , peut on imaginer que l'image « cabrée » est celle qui , malgré les traitements que l'artiste lui a fait subir
( bombage, pliage, photocopies, superpositions, éclairages en transparence ) , est celle dont le résultat final échappe à l'intention de l'artiste et le dépasse largement pour venir s'imposer
dans sa vérité individuelle , vérité peut être cachée qui peut maintenant surgir d'elle même après ce passage obligé de manipulations, comme un « tunnel de purification »? .
Cette remarque liminaire sur le titre de l'exposition, est simplement un petit mouvement d'humeur . Dans le fonds, pour moi, l'art ne peut être que « senti, rare, sincère » ( Hector Obalk
, L'eau , revue d'art , septembre 2000) . Et c'est souvent ce qui explique mon malaise en face de certains œuvres d'art contemporain : leur absence de complexité, leur obéissance primaire à une
règle unique ( le concept ) et donc, l'absence de surprise( alors que, paradoxe, c'est souvent la surprise , par le décalage, par exemple, que l'artiste a voulu provoquer) , car tout est expliqué ,
justifié , argumenté pour rentrer dans l'intention de l'artiste . Cette surprise, cette profondeur, cette découverte de couches successives insoupçonnées, je peux les trouver dans un Rembrandt,
dans Fillipo Lipi, dans le retable d'Issenheim, , dans un Rothko, dans un Sacksick , mais déjà moins dans un Nicolas de Stael ou dans un contemporain qui va longuement m'expliquer l' intention qui
a présidé à son installation . Et cette profondeur, je ne l'ai pas trouvée dans toutes les oeuvres exposées. Je vous dirai à la fin de l'article quelle est l'oeuvre qui, pour moi répond à ce
critère de profondeur et de « surprise » .
J'ai choisi de vous faire part (ce ne sera pas trop long, rassurez vous) de mon avis sur 3 thèmes :
1) Les manipulations de l'image
2) La scénographie de l'exposition
3) Le débat – éternel – sur la peinture versus les autres techniques de l'art contemporain, ou les autres media
Les manipulations de l'image
1) L'image manipulée : ici la force de l'artiste est de soumettre l'image à des traitements , altérations soit aléatoires
( pluie, déchirures ) , soit voulus ( pliage, photocopie , mise en transparence du verso d ela feuille) , pour en faire une oeuvre , pour en donner une image différente , parfois opposée de sa
signification première ( Ida Tursic et Willfried Mille , « 90 Interview May » ou le recto d'une affiche de Clement Rodzieski ) , et qui ouvre une porte d'entrée vers un autre univers : l'écart se
creuse entre l'oeuvre et l'image d'origine , jusqu'à la contradiction ou le paradoxe : dans cet écart, s'engouffrent nos peurs, nos doutes , nos incertitudes , nos espérances :c'est l'inconnu qui
est là et qui nous appelle. Cet écart est d'autant plus fort que l'image nous est familière, ou bien se rapporte à des clichés bien installés ( la jeune mariée surannée de Jimmy Roberts ) , qui
nous font mesurer le gouffre qu'il y a entre la représentation immédiate de ces images et ce que notre inconscient y voit , comme dans un rêve éveillé. A cet égard, cette exposition offre de
nombreux exemples de ces manipulations, qui donnent tout son sens au mot « image »: » figure qui fait reconnaître ou évoque une réalité ».
La scénographie de l'exposition
2) La scénographie : la mise en scène de l'exposition est surprenante et nous invite à revenir sur un principe de l'art
contemporain, à savoir que son approche nécessite une intervention, un effort de notre intelligence ou du moins une participation active et non plus seulement l'appel à notre sensibilité ou au
plaisir des yeux immédiat :les oeuvres sont exposées sans cartouche, sans titre , sans nom d'auteur et si l'hôtesse ne vous donne pas un plan ( intéressant, cela vous oblige à reparcourir les
autres oeuvres des 3 salles ) :
vous avez donc 2 façons de visiter l'exposition :
1. celle de l'amie qui m'accompagnait ( elle est aussi spontanée , immédiate , rapide que je suis réfléchie , «
bon élève », consciencieuse ) ) , qui s'est laissée porter par ses pas et ses préférences à travers les 3 pièces , en se disant très vite « j'aime ou je n'aime pas ; il est intéressant de noter
que ses préférence sont allées très spontanément vers les oeuvres peintes , et nous y reviendrons plus bas ) et je dois dire que ces choix étaient sensibles
2. ma démarche : j'ai donc pris le plan et cherché à comprendre, ou bien demandé à l'hôtesse. Et là, surprise aussi , et
bravo au curateur, le plan vous fait perdre un peu l'orientation la localisation des tableaux ou des installations et il vous arrive même de prendre un titre pour un autre ( et après tout,
pourquoi pas, car c'est vous qui voyez l'image et c'est à vous qu'elle appartient ) ; l'hôtesse rajoute quelques explications ( par pitié ? par gentillese, par souci de faire apprécier l'exposition ? ) : la
simple photo des narcisses découpée et recollée , et qui, vous l'aviez bien remarqué, est accrochée à 1 m du sol , rappelle la hauteur de l'artiste enfant . Ouf, tout s'éclaire, me voilà
rassurée, il y a une explication censée , mais l'aurais je trouvée toute seule ? Et si je ne l'avais pas su, il en serait resté dans ma mémoire un image étrange de photo , banale, découpée et
recollée, soigneusement encadrée, accrochée à 1 m du sol . Et j'aurais imaginé des tas d'explications : l'artiste est nain et expose ainsi sa confiance et son obsession de son corps, ou
encore, l'artiste est complexé ( par quoi ? ) et s'expose trop bas , ou encore, l'artiste nous oblige à nous pencher , et donc à réfléchir sur le fait que notre obsession de nous même ne nous
élève pas , mais au contraire nous abaisse, ou que sais je encore j'en aurais beaucoup d'autres à vous proposer . Donc voilà pour moi, un œuvre d'art contemporain intéressante, car , au lieu de nous imposer sa lecture unique, elle me
force à aller chercher en moi ce qu'elle évoque . Donc le commissaire a raison : pas de titre ou d'explication affichés nous oblige , quand l'œuvre est bonne, à une appropriation de l 'œuvre .
.
Voilà un effet de cette scénographie, j'en citerai encore un , et je vous prends à témoin : qu'auriez vous pensé à notre
place : nous passons sous un ventilateur ( en marche, gris neutre , comme un ventilateur de bureau ou d'entrepôt ) et apprécions l'air frais qu'il introduit dans cet espace ( un peu de fraicheur
au milieu de tant de réflexions intelligentes ? ) « Quelle bonne idée » me dis je . Or le plan vous indique une oeuvre d'Etienne Chambaud , intitulée , « l'air,exclusion de la tautologie ,
N9 » et précise, qui plus est « dimension variable ». Passé un premier réflexe de fou rire ( et après tout l'humour est une qualité première de l'art contemporain et justement de
cette distance qu'il introduit entre œuvre et signification) , nous nous interrogeons très sérieusement ( je vous ai dit que je voulais faire les choses consciencieusement ) : « que veut dire
dimension variable ? Est ce l'air qui prend de nouvelles dimensions, le ventilateur qui s'élargit ? le ventilateur qui donne à la pièce de nouvelles dimensions selon qu'il tourne plus ou moins
vite ?»
Bon cela est bien intellectuel et ce que je pourrais reprocher à la scénographie du commissaire, par ailleurs,
je le redis , très intéressante, est que cela réserve cette approche à une certaine élite et que le fait de n'avoir pas la réponse – ou un début de piste avec le titre – exclue de fait de nombreux
visiteurs d'une connivence avec l'œuvre ou l'artiste . Mais après tout peut être est ce voulu ? Après tout , nous ne sommes pas toujours obligé de trouver quelque chose d'intelligent à dire ou à
penser devant chaque œuvre ...Et finalement, je l'avoue, je n'ai rien d'intelligent à dire devant ce ventilateur , sauf que cela fait du bien de passer dessous ...
Le débat – éternel – sur la peinture versus les autres
techniques de l'art contemporain, ou les autres media
3) Enfin, c'est un peu long, je m'en excuse, mais cette exposition a soulevé en moi ( qui suit de la génération du dessin
, de la gravure, de l'effort , de l'apprentissage, ..) de nombreuses questions : je voudrais revenir sur la différence de perception entre une œuvre peinte ( Damien Cadio , Ida Tursic et Wilfried
Mille par exemple ) et les autre œuvres, plutôt du genre « installations » ou utilisant des technologies modernes , comme la reprographie ou la photo . Aujourd'hui, nous sommes dans l'ère de
reproduction, de la diffusion de masse. C'est pour cela que je salue ici le travail de ... la mariée , tout à fait intéressant, car la technique de photocopie ouvre tout d'un coup une nouvelle
dimension : au premier abord, un photo passée et conventionnelle d'une jeune femme souriante au bonheur convenu de fiançailles ou d'un mariage à venir , photo sur laquelle , croyez vous,
l'artiste a collé du sparadrap ou des bandes Velpeau, comme un voile de marié, mais aussi comme des liens collants dont on ne pourra pas se défaire ( tout le monde a fait l'expérience du morceau
de sparadrap qui nous poursuit et nous ridiculise par son obstination ) et qui évoque la maladie, l'hôpital ( et donc la guerre , si on l'associe à l'époque de la photo ). Vous trouvez l'idée pas
mauvais, mais un peu facile, puis à y mieux regarder, vous voyez que l'œuvre est plate, donc vous pensez que c'est peint ( et là vous admirez la prouesse technique , car c'est d'un réalisme
poignant ) , et enfin , vous touchez et c'est lisse et froid , comme une photocopie: et c’est bien une photocopie. Donc plus de prouesse technique, mais une autre dimension, celle de l'image
reproduite ( la photo est déjà une image ) et brisée, torturée, « refroidie » . Je sais bien que Godard a dit, en parlant des caméras numériques « c'est Sony qui filmera et non pas eux » ( Hector
Oblak, voir ci dessus) , mais là , ce n'est pas Hewlett Packard qui l'a fait , c'est mais bien Jimmy Roberts ; la photocopieuse est un moyen comme le pinceau ou la bombe aérosol. Clément
Rodzielski l'a aussi bien montré , avec ses « miroirs noirs » ....Donc bravo au travail sur la photocopie , qui révèle , comme la gravure, des surprise et permet le mariage d'éléments apparemment
incollables pour ne faire un univers compact, lisse, inquiétant .
Pour finir, mon choix ira aux artistes Ida Tursic et Wilfried Mille ( c'est de la peinture ...) , et en particulier à
l'immense portait de la très jeune femme: une poupée ravissante au sourire et au regard stéréotypés , vous vous approchez , et là, la contradiction, le mystère est là : en transparence , vous
voyez des tâches de peinture et d'huile, vous comprenez que c'est la page d'un magazine souillé . Souvenez-vous, comme ce scarabée dans les natures mortes ou la mouche ou le papillon dans ces
bouquets de fleurs , qui nous disent que derrière l'apparence de l'ordre et de la beauté , il y a l'horreur de la mort et de la destruction, du désordre . D'ailleurs, a-t-elle été assassinée,
violée , est ce un pantin mécanique ? Comment est son corps qu'on ne voit pas ? Ce n'est pas seulement une anecdote, c'est presque une allégorie .Ce visage, lisse , beau et sans profondeur nous
ouvre en fait une dimension inattendue , donnée par le détail du haut du tableau et des mouchetures rouges , donc par le défaut et le détail Et chacun y voit ce qu'il veut . Voilà pour moi un
image, sinon cabrée, du moins, travaillée, complexe, personnelle à chaque visiteur qui en fera sa lecture , contemporaine par sa technique et son thème .
Fondation d'entreprise Ricard / Art contemporain, 12 rue Boissy d'Anglas 75008 Paris, 01 53 30 88 00 Exposition jusqu’au 7 novembre 2009
du mardi au samedi de 11h à 19h
Visites commentées tous les mercredis à 12h30 et samedis à 12h30 et 16h00.
Actualité des manifestations sur le contexte historique et culturel de Maurice Achener
Mulhouse,le Musée Historique présente une exposition intitulée "Le Rhin Supérieur en 1900" jusqu'au 19 octobre
2009.
Strasbourg, au Strissel, 5 place de la Grande Boucherie, exposition de marqueteries Spindler du 7 au 26 octobre
2009.
Strasbourg, « Hans Haug, homme de musées. Une passion à l’œuvre », né à Niederbronn dans le bas Rhin, en 1890, Jean-Henri Haug est
connu, sous le nom de Hans Haug, comme l’homme qui eut un rôle majeur dans l’évolution des musées de Strasbourg entre 1919 et 1965, et sous celui de Balthasar en tant qu’artiste. Il fut
aussi historien d’art et à ce titre l’un des fondateurs des « Archives Alsaciennes de l’histoire de l’art » Une exposition lui est consacrée galerie Heitz, qui se complète d’un parcours
dans six des Musées de la Ville de Strasbourg (Musée de l'Œuvre Notre-Dame, Musée des Arts Décoratifs, Musée des Beaux-Arts, Musée Archéologique, Musée Historique, MAMCS). Jusqu’au 20
février 2010.
Japon, Hayama, Une exposition est consacrée à Henri Rivière au Museum
of Modern Art d’HayamaHenri Riviere: French Ukiyo-e Master. A partir du 12 octobre 2009.
Haguenau, (Bas Rhin, 67), au Musée historique, exposition sur Henri Beecke (1877-1934) jusqu’au 11 octobre, commissaire
Mme Pia Wendling conservatrice. Musée Historique - Chapelle des Annonciades Place Albert Schweitzer 67500 Haguenau Tél : 03 88 93 79 22 lA
Art nouveau : Paris, Musée du Luxembourg, Louis Comfort Tiffany. Couleurs et lumières jusqu’au 17 janvier 2010, lundi, vendredi de 10h30 a 22h, mardi, mercredi, jeudi de 10h30 a 19h, samedi,
dimanche, jours fériés de 9h30 a 20h
Paris, Musée les Arts décoratifs, Estampe et Lithographie 1900 à l’honneur avec l’exposition « Hommages à
Toulouse-Lautrec affichiste » Musée des arts décoratifs, jusqu’au 3 janvier 2010, 107, rue de Rivoli 75001 Paris 01 44 55 57 50
Paris, Musée d’Orsay , Art Nouveau Revival 1900 . 1933 . 1966 . 1974, 20
octobre 2009 - 4 février 2010, 9h30-18h 21h45 le jeudi fermé le lundi
Art déco :
Rennes, (35) musée des Beaux Arts « Odorico, mosaïstes Art déco » C'est en 1882, que les frères Odorico s'associent pour fonder leur propre
entreprise à Rennes, elle durera jusqu'en 1978. Horaires: Le mardi, de 12h à 21h (nocturne) mercredi, jeudi et vendredi de 12h à 19h, samedi et dimanche de 14h à 19h. Jusqu’au 03 janvier
2010. La Grande Guerre et les artistes : Lamballe (22), musée Mathurin Méheut, « Artistes Bretons en guerre » La grande guerre vue par Mathurin Méheut et ses contemporains, Jean-Julien
Lemordant, Camille Godet, Jean-Georges Cornelius, jusqu'au 31 décembre 2009, Place du Martray 22 400 Lamballe, horaires mercredi vendredi et samedi de 14h 30 à 17h.
Fernand Pelez. La Parade des humbles. Paris, Petit Palais, Musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris, jusqu’au
17 janvier 2010.
Livre
« Couleurs et Lumières d'Alsace, libre regard sur des artistes peintres » alsaciens de la période 1870-1970, de
Pascal Jung et Jean-Claude Wey. Editions Les Petites Vagues.
Sur le WEB
Le Sitewww.alsace-collections.fr se présente comme destiné aux collectionneurs et aux personnes qui partagent la
passion de l'art alsacien, il apour but d’aider à :
- Compléter leurs collections
- Vendre, Acheter ou Echanger des Tableaux au prix du Marché
- Se mettre entre contact avec d'autres collectionneurs
Montreuil, Portes Ouvertes des ateliers d'artistes de Montreuil ,
Christine Destours, qui invite dans son atelier présente ses boites, Emmanuelle Anquetil ses vidéos, et Jean-Pierre Cazes ses gravures. 2 rue Marcelin Berthelot, escalier fond de cour à gauche, 1er
étage gauche (métro Croix de Chavaux, ligne 9, Mairie de Montreuil) Les samedi 17 et dimanche 18 octobre 2009 de 14h à 17h
Galeries
Paris, Ernest pignon Ernest estampes récentes à la galerie Lelong, 13, rue de Téhéran, Paris 8e. jusqu'au 10 octobre
Paris, « OH CET ECHO exposition palindromique » rassemblement d’œuvres sur papier de type « marabout bout de ficelle », avec des artistes de divers horizons : Georg Baselitz, Jörg Immendorff, Per
Kirkeby, Markus Lüpertz , Agathe May, Pierre Collin, Vincent Corpet, Kyle Field, Steve Galloway, Isabelle Happart, Killofer, Frédéric Poincelet, Louis Pons, Bruno, Richard, Singeon. Galerie
Catherine Putman 40 rue de Quimcampoix 75004 Paris, ENTREE GRATUITE, jusqu’au 31 octobre.
Dans les musées parisiens les expositions de l’automne démarrent :
Paris, Musée du Louvre ; « Titien, Tintoret, Véronèse... Rivalités à Venise », ou comment découvrir une époque et des peintres impressionnants, en se faisant vraiment plaisir. Une exposition
bien faite et didactique. Jusqu’au 4 janvier.
Galeries nationales du grand Palais.
Paris, Musée D’Orsay, James Ensor(1860-1949), rétrospective du grand peintre belge dont l'oeuvre singulier court du début des années 1880 jusqu'au beau milieu du XXe siècle. Du 20 octobre au 4
février 2010.
Paris, Beaubourg, rétrospective, Pierre Soulages. le « peintre du noir et de la lumière » du 14 octobre 2009 au 8 mars 2010 de 11h00 - 21h00
Et puis :
Paris, L'exposition « La Confusion des Sens » à l'espace Louis voir article.
Thionville, Exposition de livres d'artistes sur le thème du "voyage" La Bibliothèque municipale de Thionville propose la seconde édition de la manifestation littéraire et artistique
transfrontalière dédiée aux livres d’artiste « Autres Rives / Autres Livres » L’exposition réunit une centaine de livres d’artiste sur le thème du voyage qu’il soit vécu, imaginaire, ultime,
utopique ou impossible … issus des bibliothèques et des écoles d’art de la Grande Région, du Frac Lorraine et de la Bibliothèque Kandinsky du Centre Pompidou, Paris. Jusqu’au 25 octobre 2009 à
l’espace d'art du Centre Jacques Brel http://www.centre-jacques-brel.com/
Auvers-sur-Oise , 95, « Panorama de la gravure, de Daubigny à nos jours » Du 17 octobre 2009 à avril 2010, le musée DAUBIGNY Manoir des Colombières Rue de la Sansonne 95430 Auvers-sur-Oise, 01 30
36 80 20
Compiègne (60) , Estampe Européenne, l'Espace Jean Legendre, accueille les oeuvres de 43 artistes
français, hongrois, danois et roumains, dont certains créées dans l'atelier Torben Bo Halbirk, jusqu’au 10 décembre, Espace Jean Legendre, Pl. Briet Daubigny/Rue du Gal Koenig 60200 Compiègne 03 44
92 76 76
Eymoutiers, 87, Marc Chagall , exposition Lithographies, Gravures, Grands Livres illustrés, Espace Paul Rebeyrolle 87120, jusqu’au 15 novembre 2009 , 05 55 69 58 88.Tous les jours de 10h à
19h.
Et toujours :
Avallon, Plein ciel sur les gravures : Léon Degoix (1858-1931) ,Musée de l'Avallonnais, vétérinaire, homme politique et
amateur d'art, membre de l'Académie Jullian et graveur, jusqu’au 31 décembre 2009,
Roubaix, (59), Henry de Waroquier (1881-1970) exposition de sculpture sur celui qui fut aussi graveur, à la Piscine, jusqu’au 18 Octobre 2009 , 23 rue de l'Espérance, 59100 Roubaix, 03 20 69 23 60
http://www.roubaix-lapiscine.com/
Montélimar , "Calvo ou l'art du détail dans la bande dessinée" Le Musée de la Miniature ouvre ses portes à l’un des plus
grands auteurs de la bande dessinée française. Edmond-François Calvo (1892-1957) est l’auteur de La bête est morte!, (La guerre mondiale chez les animaux ,1944/45) Jusqu’au 31 décembre 2009, Musée
de la Miniature 19 rue Pierre julien Montélimar, du mercredi au dimanche de 14h à 18h
Abbeville,(80) Génération Manessier , sous l’objectif de Jean-François Bonhomme Musée Boucher-de-Perthes Abbeville 24, rue Gontier Patin. 80100 – Abbeville Tél. 03 22 24 08 49 – Ouvert tous les
jours de 14h à 18h, sauf le mardi
La Côte-Saint-André , (Isère) Jongkind, « des Pays-Bas au Dauphiné » , Musée Hector-Berlioz , jusqu’au 31 décembre 2009, 69 rue de la République, BP 63 38 261 La Côte-Saint-André Cedex
04.74.20.24.88, Le musée est ouvert tous les jours sauf le mardi de 10h à 19h ENTRÉE GRATUITE
C’est la fin :
Mulhouse, Zofia Rostad, « une vie en couleur » Musée de l’impression sur tissus. Jusqu’au 25 octobre 2009, Musée de l’Impression sur Etoffes 14, rue Jean Jacques Henner 68100 MULHOUSE, 03 89 46 83
00, www.musee-impression.com
A venir :
Paris, Marie Lavie,IcônesetMonotypes « Patmos, l’île de la révélation » du 18 au 29 novembre 2009, Atelier Gustave 36 rue Boissonade, Paris 14e « Il existe
un autre Patmos, celui de la petite île rocheuse à forme d’hippocampe du sud de la mer Egée, aux côtes dentelées, au relief contrasté, dominé par la sévère forteresse du monastère saint Jean le
Théologien. »
Saint-Cloud (92), Bois de fil, bois debout... La gravure sur bois du 21 novembre au 20 décembre 2009, , Musée des Avelines 60 rue Gounod 92210 Saint-Cloud 01 46 02 67 18
http://musee-saintcloud.f
Saint Louis, (68), Andrea Pagnacco, artiste d’origine vénitienne, se réclame d’une longue tradition, ce qui ne l’empêche pas de produire des estampes stupéfiantes de modernité. Les fragments de
notre environnement technologique y suscitent des interrogations métaphysiques sur le rapport de l’homme aux objets. Forum, Hôtel de ville. Entrée gratuite Du 5 mars 2010 au 11 avril 2010
Wesserling, Pierre SPALAÏKOVITCH organise une exposition de l'œuvre gravé et dessiné de Milivoj Grujic' dit "ELIM" au Parc de Wesserling du 6 février au 9 mai 2010
http://www.parc-wesserling.fr/
Livre : Hélène Bonafous-Murat est expert en estampes, originaire de Lesneven elle présente à la libraire Dialogues de Brest son dernier livre, inspiré par les frères Le Nain