Lors de mes recherches sur la vie de Maurice Achener, j’ai pu constater que les textes de références le concernant, sont écrits par des auteurs fréquemment oubliés de nos jours. Pourtant, afin de comprendre l’intérêt et le positionnement de l’article trouvé, j’ai souvent été amenée à rechercher qui en était l’auteur. C’est la raison pour laquelle ,dans les articles de ce site, nous avons parfois retracé des bibliographies, malheureusement souvent trop sommaire des auteurs de textes, catalogues ou articles concernant Maurice Achener.
Aussi, c’est une bonne surprise, de constater que l’institut national de l’histoire de l’art, INHA, héberge sur site et ce depuis mai 2009, un dictionnaire en ligne des critiques d’art. Sur internet ce sujet pour l’instant est largement en friche.
Le dictionnaire se veut critique et essaie d’estimer le résultat du travail effectué par ces historiens d’art.
L’INHA le définit par ces mots : « Ce dictionnaire critique souhaite présenter une sélection représentative des historiens de l’art actifs en France de la Révolution à la Première Guerre mondiale. Il comprendra à terme environ 400 notices, dont la taille varie en fonction de l’importance que le comité scientifique leur a attribuée. Par historien de l’art, on entend une personne qui, par ses écrits ou son enseignement, a voulu écrire sur l’art avec une visée historique, sans nécessairement que cela ait constitué son activité principale. À l’inverse, seront absents du dictionnaire les personnages qui n’ont eu un rôle que dans l’administration des Beaux-arts ou du patrimoine et ceux qui ont écrit seulement sur l’art contemporain en exprimant un jugement critique. Les essais qui forment la partie principale des notices tentent d’offrir un bilan de l’apport et de la réception de chaque historien, en son temps et aujourd’hui. »
Il est possible de rechercher par mot clé, critique et auteur de la notice. Les informations sont présentées : carrière, études, bibliographie et sources .
Les notices trouvées, sur des auteurs rencontrés lors des recherches sur Maurice Achener ,sont à mon point de vue, concluantes.
- Un article très complet existe sur Camille Monclair, cet auteur est assez connu, son coté sulfureux a été propice à une publication de longue date sur internet d’un article Wikipédia un peu réducteur. La notice elle aborde l’ensemble de sa carrière.
- Un article sur André Girodie auteur d’une biographie sur Maurice Achener. André Girodie avait présenté Maurice Achener à Georges Spetz, cette rencontre abouti à l’illustration de son livre « Théodolinde Waldner de Freundstein » en 1909.
- Une notice sur Lois Delteil est en cours de préparation.
- Par contre rien pour l’instant sur André Blum et Clément Janin.
Les références du site
Dictionnaire critique des historiens de l’art actifs en France
de la Révolution à la Première Guerre mondiale
http://www.inha.fr/spip.php?rubrique347
Karlsruhe, Allemagne, Le Badisches Landesmuseum au château de Karlsruhe présente jusqu’au 9 aout 2009, une exposition consacrée
au grand mouvement réformateur que fut en son temps l’art moderne.
Haguenau, (Bas Rhin, 67), au Musée historique, exposition sur Henri Beecke (1877-1934) du 4 juillet au 11 octobre, commissaire Mme Pia Wendling conservatrice.
La
BNF présente sur le site François Mitterrand, l’exposition « Jean Michel Alberola, l’œuvre imprimé »
Autour de l'estampe et de l'illustration
:
Paris, L’estampe a son salon
« Salon International, le livre ancien et l'estampe » au Grand Palais, les 19, 20 et 21 juin.
Bayonne, Pyrénées-Atlantiques, Guy
Castelnuevo, expose estampes, encres et aquarelles sur les villes de Bayonne, St jean de Luz, Ciboure, Itxassou, la Bastide Clairance, du 3 au 27 juin à la librairie ELKAR place
de l'arsenal, ouverture de 10 h à 19 h, sauf le dimanche, Guy Castelnuevo sera présent l’après midi, les jeudi vendredi et samedi.
Paris, Viviane Michel est photographe mais aussi graveur elle présente ses eaux fortes à la galerie du Montparnasse en compagnie de Sandra Belicha et de Nicolas Sochos.
Jusqu’au 31 mai tous les jours de 16h à 21h , 55 rue du Montparnasse, métro Montparnasse-Bienvenue, 01 43 22 72 77.
Paris , Le graveur Jean-Pierre
Cazes à la «
Samuel
Chamberlain architecture, dessinateur graveur et lithographe (1895-1975)
La BNF présente
actuellement les œuvres d’Henri Rivière, figure marquante et attachante, du paysage artistique du début du XXème siècle français.
Une série
d’eaux-fortes, imprimée en encre bleue, introduisent dans le monde graphique, de cet artiste, nous découvrons une première interprétation du sujet de «l’enterrement aux parapluies». La moitié de
la page est une constellation de parapluies noirs dégoulinant d’eau, ils suivent un corbillard qui apparait en petit en haut de la page. Des participants à la procession on ne découvre que le bas
du corps, la lumière portant sur le sommet du parapluie, ils deviennent ainsi d’étranges champignons. Henri Rivière sait manipuler le quotidien pour le transformer à sa façon.
Les estampes en
couleur réalisée avec des bois gravés, vers 1890, laissent percevoir l’influence des estampes d’Hiroshige (1799-1858) et d’Hokusai(1791-1858), vagues et paysages bretons sont traités comme dans
l’esthétique nippone par des aplats et des contours marqués de noir. Une autre procession d’enterrement multiple des plans monochromes, qui font penser à un dessin animé. La mise en parallèle, de
superbes estampes japonaise, dont la célèbre vague d’Hokusai, avec les xylographies d’Henri Rivière interpelle, c’est étrange, de voir un environnement breton traité selon des codes stylistiques
asiatiques.
La virtuosité technique d’Henri Rivière, qui maitrisait tous les aspects de sa production, de la
dilution des pigments pour les encres à l’impression, éclate dans la gravure sur le pardon de Sainte Anne la Palud. Un grand plan, composé de 5 gravures juxtaposées montre l’entourage de la
chapelle le jour de ce grand rassemblement religieux, chaque gravure a demandé 10 planches, c’est donc 50 planches qui ont été gravées pour cet ensemble.
De 1897 à 1917, Henri
Rivière touchera un grand public par la diffusion de lithographies destinées à la décoration et diffusée avec l’imprimeur Verneau. Les tirages sont plus importants, 1000 pour les 16 exemplaires
de la série « Les aspects de la nature ». Il choisit des formats inspirés des kakémonos japonais pour « La féérie des heures ».
Paris, BNF "Henri Rivière entre impressionnisme et japonisme" à partir du 6 avril jusqu’au 31 mai 2009 sur le site Richelieu.
