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7 décembre 2010 2 07 /12 /décembre /2010 23:12

Hans Hartung Estampes par Marie-Jeanne Laurent 


Hartung à un jeune homme qui lui demandait conseil pour devenir peintre : "apprenez LE METIER, dessinez, dessinez le nu, cela vous donnera le respect absolu du moindre trait"… "et après vous ferez ce que vous voulez." C'est ce qu'a fait Hartung.hans-hartung-3.jpg
Il se saisit de tous matériaux, d'outils divers, il "aime travailler la matière, couper, gratter, laisser la trace exacte de cette action,  étudier le reflet de la lumière sur les choses", (ne manquez pas le film où on le voit à l’œuvre).

hans hartung 1L'exposition montre à l'entrée quelques eaux-fortes,  des portraits, qui prouvent,  qu’en effet il est le maître du trait.  Mais son expression propre est le geste ample, avec des pinceaux plats laissant leur trace, et le rouleau encreur de la pierre lithographique (qu'il utilise également sur ses toiles).
Deux  noirs sont utilisés, un peu de noir-cirage, bouché, pour des traits violents, et surtout un superbe noir-indigo, tour à tour profond, nuageux ou transparent comme un lavis. Le papier blanc intervient comme une  couleur. Sous le tracé d'un seul jet, d'un seul geste, la ligne est présente, il n'y a pas de hasard.

Hans-Hartung-2.jpgPourtant deux points m’ont interpellée :

Une belle pierre lithographique, avec son dessin prêt à être encré est exposée sous vitrine,  à côté, un tirage présentant le même dessin, mais cette estampe  ne peut venir de cette pierre, puisqu'il n'est pas "en miroir". Alors pourquoi l'avoir placé là ? Cela induit en erreur ceux qui ne pratiquent pas l'estampe. Peut-être y a-t-il une explication dans le catalogue? Serait-ce un contretype ? En passant la feuille fraîche sur une autre presse ?  Pour ma part je ne connais que les contretypes de Rembrandt (certains paysages à l'eau-forte).

Et enfin autre chose : pourquoi dit-on des estampes "originales"? Y  en a-t-il qui ne le sont pas ? Mais alors ce ne sont pas des estampes, mais des reproductions ?

 

Informations Pratiques  Hans Hartung Estampes.

BNF François Mitterrand Quai François Mauriac 75013 Paris galerie François 1er, du mardi au samedi de 10h à 19h et le dimanche de 13h  à 19 h. Hans Hartung Estampes.

 

Visuel : Dossier de presse BNF

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25 novembre 2010 4 25 /11 /novembre /2010 20:01

 

Le Blog Achener vous en donne deux fois plus !

Une autre opinion enthousiaste sur l'exposition de Jean-Léon Gérome au Musée d'Orsay par Marie-Jeanne Laurent

Gerome_wall.jpgSi vous vous souvenez avec attendrissement d'avoir pâli sur le "de bello gallico", d'avoir rêvé pendant des heures sur les planches de photos en noir et blanc du grand larousse en 2 volumes, relié rouge et or,  de vos parents ou grands-parents, où triomphaient  "les pompiers", qui maintenant meublent le musée d'Orsay, alors courez voir l'expo de Jean-Léon ( Gérôme 1824-1904)
Ah ! voilà quelqu'un qui sait dessiner, qui sait torcher un corps, un poignet, une main, un muscle. Qui a dessiné sans se lasser des académies, sans compter sur la couleur pour noyer le tout. Non d'abord le trait  (trop peu de dessins de nu, très Ingresques, sont exposés) puis la couleur qui anime le trait, puis la lumière,
Ah les belles histoires, "morituri te salutant", les "gladiateurs", "Phryné" la belle, le roi Candaule si fier des sa belle femme (et elle l'est).
Hollywood l'a bien compris et a tout simplement copié ses tableaux, jusqu'au moindre bouton (de guêtre) pour ses péplums "Quo Vadis" et autres Spartacus (l'acteur vedette, machin, j'ai oublié son nom,  avait exactement les mêmes muscles bien huilés, superbes).
Et en plus la lumière d'Egypte, il l'a trouvée (sans doute a-t-il fait de nombreux instantanés à l'aquarelle, mais rien dans l'expo), accompagné qu'il était par Bartholdi alors photographe (mais bien sûr en noir et blanc).
Et ses femmes lianes, tordues comme des flammes, n'ont  peut-être pas une si belle chair que celles de M. Ingres, mais elle sont sveltes, animées et n'ont pas l'air maussade des belles du dit Ingres, sans doute fatiguées d'avoir à porter leur "surpoids".
Et en plus il y a des titres bien détaillés, on ne peut pas faire erreur, confondre Louis XIV arrogant du haut de l'escalier des ambassadeurs à Versailles, et l'ambassade de Siam s'inclinant devant Eugénie.
C'est un plaisir je vous dit, de voir de la belle ouvrage, moi j'aime quand on ne se demande dans quel sens il faut regarder une toile, quand on ne trouve pas un "sans titre" par dessus le marché, après s'être plié en  4 pour découvrir un minuscule cartouche. Enfin on s'amuse en plus…
Vous verrez dans l'entrée 2 grandes photos de "Quo Vadis".  La brochure nous explique que "l'histoire en spectacle"
de Jean-Léon a trouvé dans le cinéma "une modernité paradoxale". C'est bien ce que je disais ?

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21 novembre 2010 7 21 /11 /novembre /2010 19:08

 

La France de Raymond Depardon n’est pas la mienne par Anne Le Menn

Le dimanche en fin d’après-midi, l’exposition des photographies de Raymond Depardon fait le plein, cela se concrétise par une longue file d’attente, qui donne largement le temps d’admirer un coucher de soleil rose sur l’édifice par les fenêtres du couloir, mais comme c’est pénible d’attendre.affiche-rd.jpg

L’entrée dans la première salle permet le contact avec une grande scène de plage, les personnages y sont nombreux et déambulent dans tous les sens, peu d’éléments architecturaux dans cette photographie  en grand format,  qui rappelle les ambiances colorées des tableaux maritimes de Boudin. Dans la grande salle suivante,  saturée au niveau fréquentation, les tirages conservent  cette taille imposante, mais le sujet principal change : les humains se font étonnamment rares à croire que le photographe a travaillé dans un milieu urbain déserté de ses habitants. maison-bleue.jpgLes petites boutiques sont pimpantes, les affiches et les enseignes  forment  des camaïeux de couleurs vives  graphiquement parfaitement réussis, mais les lieux sont vides.  petite-maison.jpg

La France représentée est celle des petits bâtiments un peu kitch, même si  les nains de jardin sont évités. C’est la France rescapée d’un film de Tati, la France de la nostalgie d’un vieux garage.  Depardon souhaite « mettre en évidence une France de la résistance »,  en montrant  ce qui est rarement mis valeur et qui par la maitrise d’un grand photographe se trouve effectivement infiniment valorisé.

Mais je reste dubitative devant cette vision, l’humanité je ne l’y trouve pas, cela ne me touche pas, cette France plaisante à voir, me semble gênante car fictive, c’est un monde déjà perdu et c’est bien pour cela qu’il est vide de ses habitants, il a existé mais il est en sursis. Quand je sillonne les petites routes et les petites agglomérations ce n’est pas cette France qui m’apparait.  boutique-rouge.jpgCes petits magasins connaissent une disparition  proportionnelle à la croissance des zones de « France moche », celle des entrées de villes aux panneaux publicitaires anarchiques, aux tristes ronds points : supers marchés  parking. Et qu’il faudra un certain nombre d’année pour  trouver attendrissante, si cela arrive un jour.

La foule lors de la visite est sans doute pour beaucoup, dans mon indifférence face à cette exposition, Depardon  sait pouvoir être hermétique à certains dans ce travail, et  malgré  tout l’intérêt que j’éprouve pour son  parcours et  son œuvre je n’ai pas eu envie de tomber dans la nostalgie véhiculée par sa France.

Informations Pratiques :

« La France de Raymond Depardon », Bibliothèque Nationale de France, quai François Mauriac Paris 13e, jusqu’au 9 janvier 2011, du mardi au samedi de 10h à 19 h, dimanche de 13 h à 19 h. Entrée 7 €.

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20 novembre 2010 6 20 /11 /novembre /2010 20:12

Le père Noël est un artiste ...pere-noel-Beaudouin.jpg
Marché de l’Art de Noël à l’espace d’art contemporain Eugène Beaudouin
Des  artistes présentent à la vente leurs œuvres  Gravures, dessins, peintures, sculpture, photos, céramiques, textiles …. pere-noel2.jpg

Ce marché de Noël se tiendra les deux premiers week-ends de décembre,

 Les samedis  4 et 11 et dimanches 5 et 12 décembre 2010  de 13 h 30  à 19 h.

Résidence Universitaire Jean Zay, Bâtiment F, rue Lafontaine à Antony.

Près de la Croix de Berny et du parc de Sceaux. Du RER station Antony suivre les flèches hôtel de police.

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20 octobre 2010 3 20 /10 /octobre /2010 17:42

L'association de graveurs Empreinte 04 et la médiathèque de Manosque, proposent l'exposition "Du livre à l'encre" dans le cadre du prix littéraire des médiathèques de la communuaté de commune Lubéron Durance Verdon,

Jusqu'au 31 décembre 2010. 

Médiathèque intercommunale Hêtel d'Herbèsn rue du Mont d'Or 04100 Manosque. 04 92 74 10 54.

Mardi, vendredi 14h à 18h, mercredi 10 à 12 h et 14h à 18h, jeudi 13h 17h, samedi 9h 13h.

manosque.jpg

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4 octobre 2010 1 04 /10 /octobre /2010 22:37

L’exposition « le trésor des Médicis » est un parcours historique, politique,  humain et artistique. La destinée de cette famille italienne passée de l’activité d’apothicaire, aux fonctions de  pape  ou de reines avec Marie et Catherine, montre des individus puissants  épris de culture qui appréciaient le commerce avec les artistes  et  les scientifiques.

733px-Botticelli_085A.jpgDès 1476, les Médicis  posent  autour du petit  Jésus d’une crèche de Noël, sur le tableau l’adoration des mages  de Sandro Boticelli. Mais ils n’aiment pas uniquement l’art de leur contemporains, ils sélectionnent des pièces de toutes origines. Des vases chinois du XVe attestent des échanges commerciaux de l’époque. Un étonnant manteau de plume rouge de provenance amérindienne est l’un des éléments d’un cabinet de curiosité,  où des coquillages exotiques tels que le Nautile sont montés en pièces d’orfèvrerie.  eleonore.jpgEléonore de Tolède, sur son portrait par  Angelo Bronzini, a la main ornée d’une bague  de la période romaine.

Pour se faire conseiller dans ses acquisitions, la famille interroge Léonard de Vinci .  Mais   les rapports avec les artistes  peuvent être plus tendus, Michel Ange sous peine d’excommunication doit  accorder l’exclusivité de son œuvre au pape Médicis Léon XMarie de Médicis quand à elle, passe commande à Rubens. Une salle  montre cote à cote deux portraits de  Marie et Catherine de Médicis,  leurs  tenues ruisselantes de perles ce sont des femmes de pouvoir.

Mais selon les personnalités des Médicis et les périodes,  les centres d’intérêt varient, cela permet des salles par thématiques très variées : l’opéra aurait été inventé sous leur  impulsion  pour le mariage de Ferdinand Ier de Médicis avec  La Pellegrina de Girolamo Bargagli. Ils ont aimé les jardins : la botanique et la zoologie sont illustrées par de superbes planches de mandées à Jacopo Liggozi.  Un des derniers Médicis était musicien, un autre collectionnait des autoportraits.

Un espace  retrace dans une ambiance « disco » murs brillants et  texte illisible,  le cabinet des Mathématiques, créé par Cosme 1er en 1555, et son  l’intérêt pour Galilée.  La scénographie rendue difficile par la disposition  exiguë et biscornue des locaux  est le point faible de cette exposition.  Les éclairages et les présentations parfois très basses  ne rendent pas toujours la lecture facile.  Toutefois la qualité des pièces présentées et la mise en lumière d’une vaste période artistique  vue par  leurs commanditaires  permettent de passer un bon moment en se remémorant des  souvenirs des cours d’histoire.

 

Tout de même quelle famille !

 

Informations Pratiques

 « Trésor des Médicis », jusqu’au 31janvier 2011 au musée Maillol, Fondation Dina-Vierny, 59, rue de Grenelle, Paris VIIe  01 42 22 59 58 Ouvert tous les jours de 10h30 à 19h nocturne le vendredi 21h30..  www.museemaillol.com. L’entrée est chère  11 €

 

 

Visuels Wiki Commons

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21 septembre 2010 2 21 /09 /septembre /2010 21:26

Galerie Canesso : aux origines du jean

            Alors qu'il a toujours été dit que le jean était une invention du XIX è siècle , une galerie parisienne présente des oeuvres d'un peintre italien anonyme du XVII à siècle , dans lesquels on découvre l'étoffe portée par différents personnages , dans des scènes de vie populaire . Marité +François Girbaud s'y sont associés pour présenter en parallèle un nouveau procédé technique qui utilise le laser pour travailler le jean .

Il Maestro della tela jeans , du 16/09/10 au 06/11/10 à la galerie Canesso, 26 rue Lafiite, 75 009

 

Louise Bourgeois à la Maison de Balzac

            Un moment de poésie et de réflexion , de la part de Louise Bourgeois qui unit les destins de  ces 2 femmes: l'artiste et Eugénie Grandet , héroîne de Balzac , semblables dans leur isolement et leur manière de contempler le monde; une occasion aussi de revoir ce très bel endroit ( voir article )

Maison de Balzac , 6 rue Raynouard 75 016 Paris , du 03/11/10 au 06/02/11

 

 La biennale de l'Est : Le Pavillon Carré de Baudouin, où nous avions signalé une très belle exposition ( voir article ) est le centre névralgique de la Biennale de Belleville , avec l'exposition Soldes Migratoires ; de nombreuses expositions et performances sont organisées  un peu partout dans ce quartier multiculturel: un Belleville étonnant et réjouissant

Pavillon Carré de Baudouin , 119 rue de Ménilmontant 75 020 , du 10/09/10 au 28/10/10

www.labiennaledebelleville.fr

 

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27 août 2010 5 27 /08 /août /2010 19:44

Invitation-exposition--Anne-Le-Menn-Goelab--Etables-sur-mer.jpg

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1 mars 2010 1 01 /03 /mars /2010 23:06

Exposition  sur Paul Gauguin « La  percée dans la modernité » au  Musée Van Gogh d’Amsterdam.


Paul Gauguin est au musée de Vincent Van Gogh,  leur collocation du coté d'Arles n'avait pas du être de tout repos avec le coup de l'oreille de Vincent.  Elle est restée dans les esprits.  La puissance médiatique des deux artiste est immense, prétendre que c’est Gauguin qui aurait  blessé son ami, fait l’objet d’un livre et à suffit à le faire vendre.  En ce qui concerne marketing, la visite de la boutique du musée est également édifiante, on y trouve de tout « Van Goghisé » jusqu’à des skates…0Amsterdam-fevrier-2010-033.JPG Une telle exposition part sur des bonnes perspectives de succès commercial, mais sent un peu le réchauffé.

 

Mais ce qui nous est raconté est intéressant : lorsque l'exposition Universelle de Paris de 1889,  apporte la tour Eiffel et 32 millions de visiteurs, Paul Gauguin et ses amis ne sont pas convié aux manifestations artistiques. 

Le gout de l'époque va  aux représentations de bretons d’Armorique un peu allumés, touchés par la fièvre religieuse qui les réconforte dans les malheurs qui les accablent : veuve à l’île de Sein avec son orphelin si mignon sur la tombe de son papa.  Une technique très léchée pour représenter  de pauvres primitifs pas vraiment  joyeux.  Le breton de Gauguin,  est tout aussi primitif et exotique, mais beaucoup plus coloré et nettement différent dans le traitement pictural. Donc, si  Paul Gauguin est dans le ton niveau sujet, la forme dénote

 


Paul Gauguin tente l'exposition parallèle dans un café, une sorte de « Avignon off » si j'ose la comparaison.  En  organisateur né,  il  fait bien les choses : l'exposition est collective,  complétée d’un catalogue et de l'édition d'un ensemble d'estampes en zincographie, « la série  Volponi », du nom du propriétaire de l’établissement.

Mais leur exposition est un peu noyée dans l'activité des lieux, c'est toujours le même problème les cafés. Elle suscite peu d'échos dans la presse. 


La première salle évoque le café initial par une assemblée de chaises de bistrot, collées au sol, elles permettent  de se reposer,  et nous regardons  les peintures rassemblées de la première exposition. L’ambiance est aujourd’hui  à la ferveur, les visiteurs passent en procession devant  les « chefs d’œuvres » avec une attitude de breton à la messe, vu de Paris à la fin du XIXème siècle. 


La deuxième salle, magnifiquement mise en scène rassemble les objets, poterie, bois, peintures,  estampes de Gauguin et de ses amis par thèmes, et résonances.   Oubliant mes réserves, je suis sous le charme de trois jeunes bretonnes et de leur chien, elles danseraient une gavotte.

 

Qui a dit que les bretons sont tristes ?  


Informations pratiques :

Paul Gauguin, De doorbraak naar moderniteit
La percée vers la moder
pg-bretonnes.jpgnité
jusqu’au  6 juin 2010
Van Gogh Museum, Amsterdam

 

Van Gogh Museum Paulus Potterstraat 7 Amsterdam

http://www.vangoghmuseum.nl


Zincographies?

Les estampes de la « série Volponi » sont des zincographies,  une technique proche de la lithographie mais qui utilise le zinc à la place de la pierre. Elle est expliquée par des panneaux didactiques et il est proposé de manipuler des rééditions de ces estampes. 


Plus d’information sur cette technique :

http://estampeaquitaine.canalblog.com/archives/2007/08/09/5871195.html

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