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11 mai 2011 3 11 /05 /mai /2011 23:03

 

dj-im-tirage-petit.jpgActualité de l’estampe, printemps 2011


Nous sommes un peu en retard, alors attention cela se termine bientôt : 

 

Paris : « Dennis Nona entre ciel terre et mer, » des gravures venues d’Australie, justement à l’ambassade d’Australie 4 rue Jean Rey 75015 Paris. Du lundi au vendredi de 9 h à 17h. Jusqu’au 20 mai. De très bons retours par des graveurs.

 

Paris : Le triplé de l’institut néerlandais

121 rue de Lille, tous les jours sauf le lundi de 13h à 19h. Jusqu’au 22 mai.

 

 

Nuit des Musées le 14 mai

Le Faouet : (56) « Jean Frélaut 1879_1954 »  une exposition sur le peintre graveur jusqu’au 22 mai. A l’occasion de la nuit des  musées une  soirée d'initiations artistiques est proposée. Trois techniques seront à l'honneur : la peinture, l'eau-forte et la lithographie.
Au cours de la soirée, Bertrand Frélaut présentera et fera une lecture de trois œuvres de Jean Frélaut. Après chacune de ses interventions, place à la réalisation technique avec la démonstration en direct de trois artistes. A partir de 20h30. Tous publics. Gratuit. Sur réservation : 02 97 23 15 27.

Lille : est également inspiré par la nuit des musées puisque les lillois préparent  la nuit de l’estampe à cette occasion. Les Atelier d'Editions Populaires organisent, le Samedi 14 mai, la deuxième « Nuit de l'Estampe » dans le Vieux-Lille et le centre ville. 28 galeries d'art, librairies, boutiques, lieux associatifs et artistes du Vieux- Lille s'associent pour faire découvrir l'estampe.

 

Lyon :  Exposition « Au bonheur des images », au Musée de l’imprimerie présente jusqu’au 26 juin 2011 , un fond d’images populaires,  13 rue de la Poulaillerie 69002 Lyon. Exposition du mercredi au dimanche inclus de 9h30 à 12h et de 14h à 18h

 

Nancy ; L'exposition « L'estampe, un art pour tous», qui rend hommage au travail d’éditeur de Jacques et Catherine Putman entre 1967 et 2009, est jusqu’au  30  mai 2011 au Musée des beaux-arts de Nancy. Elle sera présentée du 30 septembre 2011 au 4 janvier 2012 à la Chapelle du Méjan à Arles, et du 28 janvier au 29 avril 2012 au Centre de la gravure et de l'image imprimée de La Louvière (Belgique).

 

Coup de coeur

Paris : « Jean-Louis Forain (1852-1931).  La Comédie parisienne » au Petit Palais, musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris jusqu’au  5 juin 2011. Ensuite à Memphis, The Dixon Gallery and Gardens du 26 juin au 9 octobre 2011. C’est encourageant d’observer des expositions sur des artistes moins exposés, sympathique de découvrir une personnalité, une période, un style.

 

La fin du printemps c’est le grand retour de la saison du cake aux olives et des portes ouvertes des ateliers :

Paris Belleville : Les Portes Ouvertes 22ème édition "Forêt Vierge". Les 27, 28, 29, 30 mai 2011 de 14h à 21h,  retrouvez Jean-Pierre Cazes le graveur et  Lumi avec ses lavis subtils et ses lithographies au 24 rue des solitaires.

 

Des jardins s’ouvrent aux visites :

Villeconin (91) les 18 et 19 juin, Anne Le Menn présente ses gravures. Village de Villeconin, D82 après Arpajon depuis la nationale 20  ou D148 depuis Dourdan et Etrechy. http://www.jardinez.com/Parks-and-gardens-Parc-du-Chateau-de-Villeconin_Etrechy_Essonne_ile-de-France-Paris-France_uk_16131.html?PHPSESSID=ed1f55f9932d99150b8fdb8bdc14908c

 

A marquer sur nos tablettes :

Antony, (92)  Espace d’art contemporain Beaudouin : « L'art en grande surface » (mai- juin 2011) Présentation d'un choix de gravures de très grand format d'artistes reconnus et présents dans de nombreux musées. Avec la collaboration de l'atelier Pasnic Artistes présentés Jean Pierre Pincemin, Hass, Segui, Corneille, Humair, Kijno, Titus Carmel.

Parly, (89),  Pierre Collin au Centre d'art graphique de la Métairie Bruyère, 03 86 74 30 72  La Métairie Bruyère 89240 Parly (près d’Auxerre) du 10 juillet au 02 octobre 2011

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15 avril 2011 5 15 /04 /avril /2011 22:12

Une longue tradition par Anne Le Menn

 

Dans la salle d’exposition à l’étage de la mairie du VIème place Saint Sulpice, le plancher fait du bruit sous les pas. Une dame lit un livre et ne lève pas la tête à mon arrivée. Un jeune homme derrière son comptoir ne bronche pas non plus. J’ai l’impression de déranger dans ce lieu très tranquille de la 69eme exposition de la société des Peintres-Graveurs Français.

Ce groupement a été fondé en 1889, son premier président en a été Félix Braquemont, il comptait alors  parmi ses membres : Marie Cassat et Camille Pissaro, plus tard Auguste Rodin,  Jean-Louis Forain  Auguste Lepère et Roger Vieillard l’ont présidé.  Dès ses débuts elle organisa des expositions en invitant des artistes étrangers, qui sont  le thème de l’édition 2011.  

Je me dirige le plus discrètement possible vers les estampes. La scénographie est simple, pour chacun des artistes deux cadres,  chaque artiste a encadré ses deux œuvres dans deux cadres pareils, mais les cadres sont différents selon les artistes et l’ensemble est bien tassé. Les expositions seraient elles restées dans la tradition de celles de 1889 ? expo_1898.jpgParis-Avril-003.JPG

Toutefois en me concentrant, je suis heureuse de découvrir le graveur Diego Bianconi dans « la curva » une courbe de la route et « Im bade » (dans le bain) montre un univers quotidien que des cadrages déséquilibrant font basculer dans l’étrange, voire l’inquiétant. Aangeschoten haas (Le lièvre ivre)  de Charles Donker donne la même impression, sous son poil velouté et brillant, on ne sait s’il est mort ou terrorisé. Et les grands  autos-portraits de Piotr Szurek (1000x 670), sont de belles eaux-fortes, dans des  matières très foncées.  Paris-Avril-008.JPG

Du coté des artistes français, des fleurs ne manquent pas de charme : celles de Nathalie Grall aux noms rigolos et l’héliogravure de Philippe Martin qui me fait penser aux roses du jardin de ma grand-mère.  Sylviane Canini campe un petit rat inspiré par Degas tout en délicatesse dans « Le Chausson vert ».

hemery.jpgLes conditions ne sont pas idéales pour regarder les paysages urbains de Pascale Hémery, dans l’escalier, je manque de recul. Elle donne à voir  une représentation très personnelle et réussie d’architectures modernes. La cohabitation des plans donne une vision décalée, où des lampadaires, des vieux hangars  un pont, une silhouette humaine,  apportent  un coté de guingois qui humanise en cassant la sévérité et la dureté de cet environnement familier.  

En sortant de l’exposition, j’avais un peu de vague à l’âme, alors que vu la qualité de certains artistes j’aurais du être en pleine forme. Il est heureux de voir se perpétuer la Société des Peintres Graveurs Français et ses expositions. Toutefois si elle veut séduire un nouveau public, il serait souhaitable que ses expositions donnent plus de plaisir à ses visiteurs par un accueil et un accrochage  plus sympathique.

Information Pratique  

Société des Peintres-Graveurs Français Mairie du VIème arrondissement Place Saint Sulpice Paris. Jusqu’au 20 avril et du 29 avril au 29 mai Temple de Chauray 12 rue de l’église Chauray. 

 

Visuels : Carte postale site Léon Hornecker

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14 avril 2011 4 14 /04 /avril /2011 21:54

Odilon Redon par Anne Le Menn

 

Si y avait une rationalité dans les engouements du grand public pour des œuvres d’art, les  calendriers et cartes de vœux devraient reproduire des œuvres d’Odilon Redon (1940-1916), pourtant cet artiste reste pour beaucoup un inconnu.

Le Bouddha (vers 1905) 443px-Redon.bouddha.jpgpourrait décorer les devantures des mystérieux salons de massages Thaï, vous savez ceux  qui fleurissent à une vitesse impressionnante dans chaque pas de porte libre de Paris. Il remplacerait avantageusement la reproduction de statue de bouddha qui orne régulièrement ces endroits. Mais à ma connaissance, cette œuvre reste confidentielle, et pouvoir l’admirer dans l’exposition qui se tient actuellement au Grand Palais n’en est que plus agréable. Le tableau est un pastel aux couleurs éclatantes. Il se partage en deux parties à droite un arbre qui semble mort, mais d’une grande harmonie dans ses formes, il jaillit dans l’espace.  Dans la partie gauche  un bouddha un peu kitsch et au visage d’un apache, fait un curieux contre point mais cela fonctionne bien. Le premier plan montre un végétal, un arbuste en apesanteur. Le ciel est fantastique dans un tourbillon de couleurs bleues et jaune. Il vibre dans cette salle ou chaque œuvre est intensément colorée. Ce qui est étonnant puisqu’elle succède à des premières salles sombres de dessins, eau-forte ou lithographies noires.  

 

Odilon Redon, est né la même année que Claude Monet, il produit une œuvre aussi innovante que celle de son contemporain, mais dans un esprit et un style totalement différent. Si Claude Monet tentera de cerner la réalité de la nature, par une observation attentive de ce qu’il voit. Ce qui intéresse Odilon Redon c’est de laisser à deviner : « Nommer un objet, c’est supprimer les trois quarts de la jouissance du poème qui est faite du bonheur de deviner peu à peu : le suggérer, voilà le rêve. C’est le parfait usage de ce mystère qui constitue le symbole : évoquer petit à petit un objet pour montrer un état d’âme, ou, inversement, choisir un objet et en dégager un état d’âme, par une série de déchiffrements. » (par Jules Huret dans Les Échos de Paris, 1891)

Les personnalités des deux artistes sont également contrastées. Claude Monet est un bourgeois qui a des problèmes d’argent récurrents, il ne conçoit pas de vivre sans des employés au service de sa famille et ceci même si ses moyens ne le lui permettent pas. Quitte à harceler ses amis afin qu’ils l’aident financièrement.  Odilon Redon n’aura pas ces exigences. Il se sent bien dans les milieux modestes,  car ce solitaire a été élevé à la campagne par une nourrice affectueuse, mais loin de sa mère.  Jeune adulte timide, il lie des amitiés solides avec des personnalités hors norme telles que le scientifique Armand Clavaud, le graveur Rodolphe Bredin, ou le poète Stéphane Mallarmé. Il rencontre Camille, à près de 40 ans, elle sera l’amour de sa vie, une égale et une alliée. Elle égaye sa vie, son  œuvre se colore alors. Elle l’aide aussi à se faire connaître, il répondra ainsi à des commandes de réalisations purement décoratives, telles que des tapisseries de fauteuil, commande des Gobelins ou des aménagements intérieurs. La salle à manger présentée en fin de parcours en est un exemple lumineux.

Son cheminement  artistique de ses noirs, qu’il remplacera par l’usage unique de la couleur, reflète sa vie : « L’art est pour qui l’aime un tuteur, on ne saurait nier l’appui qu’on y trouve pour le maintien spirituel. La lecture d’un beau livre, d’une seule page de ce livre, l’accent d’un accord, d’une harmonie

suprême, un chant connu, entendu subitement, agissent, nous prennent, nous tiennent subitement

dans un accord pensant. J’ai cru jadis que l’art était inutile : il est peut-être nécessaire. » Odilon Redon, À soi-même, 1922

PS : Odilon Redon  avait déjà dessiné dans Esprit de la forêt le personnage de Dobby 367px-Redon_spirit-forest.jpgdes films de la série Harry Potter et avait su rendre les araignées sympathiques smilingspider.jpgbien avant les messages écologiques du dessin animé de Ma petite planDobby.jpgète chérie.   

 

 

Sources :zina.jpg

Dossier pédagogique  de l’exposition

Odilon Redon les attaches invisibles par Alexandra Strauss éditions TELEMAQUE mars 2011.

Monet Par Pascal Bonafoux  éditions Perrin, collection  tempus 2010.

 

 

Odilon Redon, Prince du rêve jusqu’au 20 juin aux Galeries nationales du Grand Palais, Paris 8e ; du 7 juillet au 16 octobre au musée Fabre, Montpellier (34). Entrée 11€

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13 mars 2011 7 13 /03 /mars /2011 13:22

Mars-Exposition-Chatenay-Malabry-003.JPG

Mars-Exposition-Chatenay-Malabry-007.JPG

Illustrer un haiku ? Pour quoi faire ? par Marie-Anne Chenerie

 

            Les textes de ces cours poèmes japonais sont courts, structurés, si apparemment simples, sans un seul mot de trop, en voici un qui figure parmi les grands classiques : 

« Le voleur a tout pris

Sauf la lune

A ma fenêtre »

Ryôkan

 

Ce texte nous dérange, nous réveille, nous interpelle, nous avons vécu de moment là, exactement ou de façon symbolique. Mais, et c'est là toute sa force et son originalité, non pas brutalement  ou abondamment, mais au contraire, par ce creux, ce possible, qui ne demande qu'à être rempli par l'apport de celui qui lit.

            Rien de solennel, rien  de long, un signal, une photo, une suggestion fugitive, éphémère, instantané donnée à chacun pour qui la remplisse de sa propre émotion parce qu'il a atteint une zone très intime.

 

            Alors, comment répondre à ce paradoxe : n'est-il pas dangereux de vouloir, par une image, aussi belle soit elle, aussi  évocatrice, aussi techniquement parfaite, enfermer le poème dans une signification nécessairement plus étroite que ce que le poète a offert à chaque lecteur, à savoir y retrouver sa propre émotion ? L'émerveillement et le mystère, propres au haïku ne risquent-ils pas de disparaître au profit d'une représentation, celle d'un seul individu ?

 

            Le Groupe Iota, artistes professionnels et amateurs qui pratiquent la gravure dans l'atelier d'Isabelle Munier à Belleville ) a tenté cette expérience, dans le cadre du «  Printemps des Poètes » ; une soixantaine de poèmes , chacun illustrés par une gravure – eau forte, monotype, aquatinte … -  sont présentés à la Médiathèque de Châtenay-Malabry .

 

            J'en ai retenu trois, qui me paraissent justement respecter cette part de liberté et d'ouverture, en offrant un écho au texte, sans l'enfermer dans une illustration , c'est-à-dire une anecdote, une interprétation .

            La gravure de Françoise Rabaté, illustrant le haïku de Keijia .

« Rends moi mes rêves

Corbeau qui réveille

La lune de brume » IOTA-FRABATE.jpg 

            Mais il peut aussi y avoir une illustration figurative, du haiku de Kobayashi Issa, comme dans la gravure de Monique Gil, cet instantané, vif , léger , mais plein de possibilités et d'inattendu :

«  Sans prendre garde

La grenouille

Franchit ma porte » OIOTAMGIL.jpg

            Et voici, c'est vrai une interprétation personnelle par Anne  Le Menn , mais libre, juvénile dans son attitude presque impossible de cette très jeune fille , du haïku ( toujours Kobayashi Issa) , qui nous parle avec émotion de cet être jeune que nous avons été et que nous sommes encore parfois , même si nous l'exprimons différemment :

«  Matin de printempsvoeux.jpg

Mon ombre aussi

Déborde de joie »

 

            Une gravure est d'abord une empreinte et , comme le haiku, est la trace de ce que nous avons ressenti et vécu et pouvons ainsi transmettre à l'autre, avec l'économie des gris, des blancs et des noirs et la place que nous donnons à la propre interprétation du spectateur.

 

Informations pratiques :

 

Exposition  « Gravures et Haïku : l’empreinte Ze »n jusqu’au 2 avril 2011.

 

Des panneaux des vitrines et une vidéo( de Lucas Sensi ) complètent l’exposition des gravures et des haîku en donnant informations sur  techniques de la créations des gravures.

 

Samedi 19 mars, deuxième session du stage de création de haïku avec Thierry Cazals de 14h30 à 17h30, inscriptions au 01 41 87 69 80 http://www.thierrycazals.fr 

 

Samedis 19  et 26 mars de 16h à 17h 30 rencontre avec des graveurs du groupe IOTA.

 

Samedi  2 avril à 16h à l'auditorium de la médiathèque : concert de la classe d'improvisation libre de Florian Conil par des élèves musiciens et comédiens du conservatoire de Châtenay-Malabry. Après lecture de haïku et sur fond d’une  vidéo utilisant les œuvres de l’exposition, les musiciens improvisent en temps réel, de la musique contemporaine à partir de divers instruments tels que harpe, violon, clarinette, piano, marimba.

 

La Médiathèque 7-9, rue des Vallées 92290 Châtenay Malabry  Téléphone : 01 41 87 69 80.

http://www.mediatheque-chatenaymalabry.net

 

Entrée Gratuite

 

Horaire : Mardi et jeudi : 14h-18h30, Mercredi : 10h-18h30 Vendredi : 10h-12h / 14h-19h Samedi : 10h-17h30

Accès de Paris : RER B station Robinson puis bus 195 : arrêt Mairie. Se diriger vers l’église, la laisser à droite, descendre la rue devant le lavoir.

Mars-Exposition-Chatenay-Malabry-022.JPG

 

 

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22 février 2011 2 22 /02 /février /2011 22:17

Pierre-Collin-1.jpgLe Graveur Pierre Collin est à la galerie Prodomus, il présente une série d’estampes sur la vie dans les musées : de l’installation de l’exposition Freud, aux visiteurs du Louvre qui photographient plutôt que de regarder les tableaux, Pierre-Collin-louvre.jpgtout le monde si vivant, que nous aimons bien nous aussi observer. Pierre-Collin-2.jpg

Un des plus intéressants des graveurs contemporains, dans la jolie galerie Prodomus, c’est la fête !

 

Information Pratique :

du 5 mars au 9 avril 2011. Galerie PRODROMUS 46, rue Saint-Sébastien 75011 Paris Tél. : 01 43 14 48 25 / 06 60 27 88 92 du mardi au samedi de 14h à 19h et sur RV www.prodromus-galerie.com. Visuels dossier de presse galerie Prodomus

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20 février 2011 7 20 /02 /février /2011 22:41

Isabelle-Munier.jpgMédiathèque de Châtenay-Malabry et Collectif IOTA

 

Exposition « Gravures et Haïku : l’empreinte Zen » Du 5 mars au 2 avril 2011

 

IOTA est un groupe d'artistes professionnels et amateurs qui pratiquent la gravure, depuis de nombreuses années, dans l'atelier bellevillois d'Isabelle Munier. IOTA, c'est aussi une lettre des alphabets grec, phénicien et hébreu qui évoque la main, et un clin d'œil à la définition qu'Isabelle Munier donne de la gravure: "un presque rien qui change tout". Parce que la gravure allie le souci du détail et la pratique du hasard, elle devait rencontrer un jour l'art du haïku, le poème court qui nous vient du Japon. Francoise-Rabate.jpg


Une vingtaine de graveurs du groupe IOTA ont accepté avec enthousiasme la proposition de la médiathèque de Châtenay-Malabry d’illustrer des haïku dans le cadre de la manifestation nationale du Printemps des Poètes 2011. logo_pdp.pngPlus de soixante gravures résultent de cette confrontation entre estampe et poésie, dont certaines ont été écrites spécialement pour cette occasion. A la variété des techniques de l’estampe employées, répond la richesse des inspirations, dans une exposition sensible et originale.

Jean-Marie-Marandin.jpg

 

Les artistes du groupe IOTA exposent  plus de soixante gravures avec des œuvres de Natalie Balzan, Dominique Billout, Nicole Bouharmont, Marie-Jeanne Brissier, Jean-Pierre Cazes, Moki de Belloy, Véronique de Guitarre, Sylvie Dujoncquoy, Jean-Marie Dumoulin, Nicole Evrard, Monique Gil, Michèle Grasset, Christine Houssin, Marie-Jeanne Laurent, Marie José Lavie,  Odile Le Bail, Anne Le Menn, Jean-Marie Marandin, Viviane Michel, Isabelle Munier, Annie Nédélec, Jean-Guy Paquet, Marie-France Phalip, Françoise Rabaté et Marthe Sougy .

Un haïku accompagne chaque estampe. L’exposition présente un large panorama des techniques de la gravure ; pointe sèche, burin, eau-forte sur vernis dur ou mou, aquatinte, linogravure et enfin des monotypes.

 

 

Informations Pratiques:


Adresse : La Médiathèque 7-9, rue des Vallées 92290 Châtenay Malabry  Téléphone : 01 41 87 69 80.

http://www.mediatheque-chatenaymalabry.net

Entrée Gratuite

Horaire : Mardi et jeudi : 14h-18h30, Mercredi : 10h-18h30 Vendredi : 10h-12h / 14h-19h Samedi : 10h-17h30

Accès de Paris : RER B station Robinson puis bus 195 : arrêt Mairie (3eme). Se diriger vers l’église, passer devant le lavoir, c'est en face .

 

 

 

Dominique-Billout.jpg

 

Douce main

sur le visage

trace son chemin  

Dominique Billout

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15 janvier 2011 6 15 /01 /janvier /2011 22:07

Après l’exposition du Musée des Beaux-Arts de Quimper en 2008, Matisse Graveur est à l’honneur à  la Fondation MONA BISMARK de Paris :


Matisse graveur par Marie-Jeanne LaurentMatisse6.jpg

Pour Matisse : « il y a contradiction entre la tache et la ligne, il faut faire deux choses à la fois » :
lithographies, gravures sur cuivre ou sur linoléum lui permettent de se livrer avec bonheur à l'amour de la ligne seule, et unique:
- par des portraits à l'eau-forte et pointe sèche, de petit format, souvent tirés sur papier japon. -grandes lithographies, portraits aussi et la série des odalisques aux dégradés d'un seul crayon, si raffinés,
-des linographies  d'idéogrammes-femmes où la ligne profonde apparait en réserve sur le fond noir
- par quelques superbes livres sous vitrine.

Quel bonheur le noir et blanc !

A une belle cliente qui s'étonnait du prix qu'il lui demandait pour son portrait en quelques traits, mais quels traits : « quelques minutes Maître !" » Matisse répondit,  « quelques minutes, et quarante de travail, Madame ! »  Oui, quel travail pour arriver à cette liberté, à cette gaieté !


Informations pratiques VOIR ARTICLE Information de l’estampe hiver 2011.

 

Visuel :

Nu dans les ondes, 1938 linogravure 22,1 x 35 cm

sur vélin G. Maillol 40 x 60,5 cm

Duthuit 710

 

 

 

 

 

 


Logo Monabismarck Foudation

 

MONA BISMARCK FOUNDATION

 

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6 janvier 2011 4 06 /01 /janvier /2011 22:38

Saint Mandé (94), Sylvie Dujoncquoy expose ses gravures à Hôtel de Ville, du 25 janvier au 3 février 2011 ENTREE LIBRE, du lundi au jeudi de 8h 45 à 12 h et de 13h30 à 18h, vendredi de 8h 45 à 12 h et de 13h30 à 17h, samedi de 8h 45 à 12 h. Hôtel de Ville 10 place Charles Digeon 94160 Saint Mandé.Sans-titreS-Dujonquoy.jpg

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31 décembre 2010 5 31 /12 /décembre /2010 21:37

 

dj-im-tirage-petit.jpgParis, Exposition « Everdingen, illustrateur du Roman de Renard » en salle 25 (au rez-de-chaussée). Jusq’au 27 mars 2011 pour la première partie. Petit Palais Musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris  Avenue Winston Churchill - 75008 Paris  0153434000 du mardi au dimanche de 10h à 18h  ENTREE GRATUITE. VOIR ARTICLE.

Paris, « Une autre langue Matisse et la gravure »  Mona Bismarck Foundation, du mardi au samedi de 12h à 18h 30. 38 avenue de New-York 750016 Paris.

Le Cateau, (59),  « Les Esquimaux vus par Matisse »  jusqu'au 6 février 2011, Musée Matisse Place Fénelon 59360 Le Cateau-Cambrésis  0327846450.

Paris, BnF, « Les estampes d'Hans Hartung » ,  site François-Mitterrand / Galerie François Ier  jusqu'au 16 janvier 2011 : Hans Hartung (1904-1989) est l'un des plus grands représentants de la peinture abstraite. La Bibliothèque nationale de France propose une rétrospective de l'œuvre imprimé de Hans Hartung. VOIR ARTICLE.

Paris, Gravures de Pascale Hemery à la librairie de Artcurial , 7 rond-point des Champs-Élysées 75008  Paris

Lyon, « Art pour tous », les affiches du métro de Londres de la période 1913-1970, au Musée de l’imprimerie 3 rue de la Poulaillerie 69002 Lyon. Du mercredi au dimanche de 9H30 à 12h et de 14h à 18h. http://www.imprimerie.lyon.fr/imprimerie/sections/fr/expositions

Strasbourg, « Des mondes de papier,  l'imagerie populaire de Wissembourg » jusqu’au 31 janvier 2011, le Musée Alsacien propose une exposition intitulée «Des mondes de papier, l'imagerie populaire de Wissembourg» qui se tient dans la Galerie Heitz du Palais Rohan.



Boulogne-Billancourt, (92), Nus en quête d’idéal : l’érotisme de Marcel Gromaire jusqu’au 20 février  2011 au Musée des années 30 de Boulogne-Billancourt.

Caen, (14) « La gravure à Bologne Entre sacré et profane, 1560-1660 » jusqu’au 27 mars 2011, Musée des Beaux-Arts de Caen,  Cabinet des estampe,  3 €.

Suisse, Genève, « Félix Vallotton dans les collections des Musées d'art et d'histoire de Genève » Cabinet des estampes du Musée d’art et d’histoire, Genève. Jusqu’au 9 janvier 2011.

Suisse, Locle, Le Musée des beaux-arts du Locle TRIENNALE DE L'ART IMPRIMÉ CONTEMPORAIN jusqu’au 13 février 2011.

 

Expositions  « coup de cœur » !

Paris, « Louise Bourgeois à la Maison de Balzac »,  Louise Bourgeois  unit les destins de  deux femmes: l'artiste et Eugénie Grandet, héroïne de Balzac , semblables dans leur isolement et leur manière de contempler le monde; une occasion aussi de revoir ce très bel endroit VOIR ARTICLE Maison de Balzac , 6 rue Raynouard 75 016 Paris, jusqu’au 6 février 2011.

La varenne saint Hilaire, (94) «Sous la lampe, peintures de 1830 à 1930 », Musée de Saint Maur Villa Médicis 5 rue Saint Hilaire 94120, , Jusqu’au 15 janvier 2011 , du mardi au samedi de 10h à 12 h et de 14h à 18h , le dimanche de 11h à 13h et de 14h à 19h. ENTREE GRATUITE.


A venir !

Châtenay-Malabry, (92),  Médiathèque, « Gravures et Haïku :  l’empreinte Zen » , JM-Dumoulin.jpg la gravure c’est : "un presque rien qui change tout". Parce que la gravure allie  le souci du détail et la pratique du hasard, elle devait rencontrer un jour  l'art du haïku. Dans le cadre du printemps des poètes, une vingtaine de graveurs du groupe IOTA illustrent ces petits poèmes qui nous viennent du Japon. Des animations : ateliers d’écriture de Haïkus et concert complètent cette manifestation. Du 5 mars au 4 avril 2011.

Antony, (92)  Espace d’art contemporain Beaudouin : « L'art en grande surface » (mai- juin 2011) Présentation d'un choix de gravures de très grand format d'artistes reconnus et présents dans de nombreux musées. Avec la collaboration de l'atelier Pasnic Artistes présentés Jean Pierre Pincemin, Hass, Segui, Corneille, Humair, Kijno, Titus Carmel  É.

Parly, (89),  Pierre Collin au Centre d'art graphique de la Métairie Bruyère, 03 86 74 30 72  La Métairie Bruyère 89240 Parly (près d’Auxerre) du 10 juillet au 02 octobre 2011

Paris, SALON INTERNATIONAL DU LIVRE ANCIEN, DE L’ESTAMPE ET DU DESSIN,  du 29 avril au 1er mai 2011 Au Grand Palais.

 

Nous sommes intéressées par vos informations sur l’estampe n’hésitez  pas à nous les faire parvenir.

 

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15 décembre 2010 3 15 /12 /décembre /2010 22:04

 

Le roman de Renard en gravures par Anne Le Menn


Maître Renard est un fieffé coquin, quand le lion roi des animaux,  le convoque afin de juger ses turpitudes, on ne peut pas dire qu’il semble impressionné.  Ysengrin le loup puis l’ours, les émissaires du roi piégés par ce goupil en sont pour leurs frais. Tibère le chat n’est pas volontaire pour les relayer dans cette tâche, mais obligé d’y aller, il se laisse également aveugler par sa convoitise pour des souris.

Il n’y a que le cousin du renard qui arrive à le convaincre de l’accompagner à ce procès.  Mais si le renard laisse à regret sa tanière avec sa compagne et ses enfants, car c’est un bon papa, il n’est pas décidé à aller à la potence, mais veut plutôt s’amuser.  Ce méchant qui attrape les gens par leurs faiblesses est plutôt sympathique et a belle allure.


Allaert van Everdingen (1621-1675)  a gravé à l’eau-forte le Roman de Renard en 57 planches.  La série est exposée  au Musée du Petit  deux parties, la seconde partie de cette histoire sera présentée du 15 novembre 2011 au 11 mars 2012. 


Everdingen1.jpgLes petites gravures sont vivantes expressives et drôles, les animaux de la cour, sont bien campés, qu’ils soient exotiques comme le lion et le tigre ou plus locaux. Dans une scène Renard s’est  déguisé en moine pour  surprendre, et  le père coq pathétique pleure la mort de sa fille ainsi attaquée dans son poulailler, la poule défunte est  présentée sur un brancard.

 

Ces œuvres  sont gracieuses et fortes exploitant avec bonheur les possibilités de la gravure. Le trait est parfois  en ligne claire, mais la scène peut aussi se fondre dans un noir sombre.

 

Comme l’histoire de Renard, ces illustrations d’un graveur hollandais du XVème siècle nous ramènent à notre enfance, à ce temps ou nous pensions que les animaux parlaient. Nous approchons de Noël et ma maman me disait que ce soir là les animaux se parlent à minuit, ils se racontent peut être alors le roman de renard.


Informations Pratiques

Exposition «  Everdingen, illustrateur du Roman de Renard » en salle 25 (au rez-de-chaussée). Jusq’au 27 mars 2011 pour la première partie.Petit Palais Musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris  Avenue Winston Churchill - 75008 Paris  0153434000 du mardi au dimanche de 10h à 18h  ENTREE GRATUITE.

 

Visuel

Everdingen, Le loup qui se faisait passer pour un moine pour duper le coq, (1621-1675)
© Petit Palais / Roger-Viollet
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