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29 juillet 2012 7 29 /07 /juillet /2012 18:21

rue-des-rosiers.JPG

La street c'est chic…par Marie-Anne Chenerie

 

rue-1.JPGRegardez les murs de votre ville, Paris par exemple, mais je suis certaine que toutes les grandes villes ont généré ces oeuvres  qui ne demandent qu'à être regardées, puis effacées ou recouvertes, comme le veut leur destin .

Je vous propose un petit assortiment parisien ,  des merveilles techniques , comme ce «  Caillebotte » au coin de la rue de l'Arbalète dans le 5è arrondissement,  ces chefs d'oeuvre d'humour, de poésie, de tristesse aussi comme ce regard en papier collé dans le Marais, qui se délite doucement . rue-caillebotte.JPGrue-5.JPG

Aujourd'hui, l' éphémère est à la mode,  les «  bars éphémères », « les boutiques éphémères » fleurissent ; bien sûr, on peut soutenir que ce phénomène un aspect de notre société , plus intéressée à l'instant, au jetable, qu'à la durée et à la solidité .

Mais, pour aller plus loin, dans une galerie du Marais,  la galerie New Heart City Gallery , Manuel d'Olivares expose des toiles peintes à l'acrylique comme des graffitis, ou des affiches décollées et superposées : autant de témoignages de moments vécus, passés, de désillusions ; nos souvenirs, se superposent et sont recouverts par d'autres . Beaucoup de nostalgie rue-4-regard.JPGémane de cette virtuosité , et j'aime la distance qu'apporte cette image recomposée, peinte  – et non photographiée – l'artiste est acteur de son souvenir .

 A signaler aussi une installation dans le 13è arrondissement «  Hors les Murs » , qui présente des grandes toiles , photos peintes , dans des lieux différents de  l'endroit où ont été faites les prises de vue; ce que j'ai retenu ici c'est la banalité des lieux et des constructions, donnés à notre regard par le geste de l'artiste . rue-13e.JPG

 

Alors, regardez les murs, seul l'éphémère dure

 

 

Hors les murs , programme disponible sur le site www.asso-Aire.com

 

 

 

Manuel d'Olivares

Instants Volés , jusqu'au 8 septembre 2012

11 rue de Picardie

75 003 Paris

 

Les illustrations sont des photos de l'auteur ou sont extraites du dossier de presse de la galerie New Heart City Gallery

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26 juillet 2012 4 26 /07 /juillet /2012 12:39

Quelques expositions d’été parisiennes – Certaines à voir ? Par Michel Duvail

 

WOOL-2.jpgChristopher Wool au Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris : BOF !

es coulures, des traces, des empreintes, des tâches un peu de couleur. Une trentaine d’œuvres abstraites sur grand format, de la peinture industrielle sérigraphiée sur toile. Il parait qu’il s’agit des œuvres picturales parmi les plus fascinantes du XXIème siècle ? Je suis resté assez perplexe.

grasso-01.jpgUraniborg - Laurent grasso au Jeu de paume : la plus originale

Un ensemble de vidéos présenté au premier étage du jeu de paume. Une installation originale : un long tube sombre labyrinthique et aux détours des salles vidéos ou des fenêtres donnant sur différentes œuvres. Cela a un côté mystérieux, certaines vidéos présentées renvoient à des thématiques de science fiction traitant du pouvoir et de la surveillance. Certaines sont très belles (les étourneaux au Vatican), d’autres hermétiques.

C’est quand même l’exposition la plus originale à Paris actuellement.

 

carbon-12.jpgCarbon 12 à la Fondation EDF : peut mieux faire  

Comment représenter le changement climatique, comment établir une passerelle entre science et art contemporain ? Le résultat n’est pas vraiment convaincant. Dommage l’ex espace Electra nous réserve le plus souvent de bonnes surprises

Crumb150b-17-ea213-1-.gifCrumb au MAMVP : pour les passionnés

 

L’exposition la plus longue à visiter, vous en ressortez épuisés. Si vous n’êtes pas fan de BD et ne maîtrisez pas suffisamment l’anglais, vous pouvez faire l’impasse. Pour les fans de la culture underground, d’Actuel, de l’Echo des Savanes, du FHAR, ce sera un véritable régal

Soutter.jpgLouis Soutter à la Maison Rouge : surprise !

La Maison Rouge est un endroit qui nous réserve souvent des surprises. Louis Sutter peintre et dessinateur suisse, assez inconnu en France fait l’objet d’une première exposition. C’est assez inclassable, singulier et marginal dans les courants de la peinture du XXème siècle : à voir pour se faire sa propre opinion. Une mention particulière pour les dessins au doigt.  

 

 

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10 juillet 2012 2 10 /07 /juillet /2012 15:12

Sur un air d’Enrico par Anne Le Menn

Dans les années 60, l’expression pieds noirs a été utilisée pour désigner les Français ayant quitté l’Algérie.  Cette population  au nom étrange regrettait  un paradis  perdu « au pays » et amenait  dans ses bagages une casserole immense et bizarre qui leur servait à préparer un plat exotique le couscous.  Ces individus  avaient  pour chantre Enrico Macias.Juillet-2012-210.JPG

L’écomusée de Fresnes  a pour principe de donner la parole aux habitants et leur permet de se raconter. Cette année 2012 ce sont les pieds noirs qui la prennent et tout s’avère évidemment plus complexe et nuancé.

Juillet-2012-209.JPGPieds noirs : c’est un nom créé par la France pour regrouper des gens qui n’avaient souvent que le point commun de venir d’Algérie et d’être passés par la machine  à faire des Français. Cette politique était destinée à augmenter le ratio des Français en Algérie, ils ne représentaient que 10% de la population totale. Familles juives déjà sur place en 1830, Maltais, Espagnols et bien d’autres ont ainsi reçu la nationalité françaisJuillet-2012-207.JPGe.Juillet-2012-212.JPG

L’exposition explique une situation complexe et douloureuse en l'étayant    par les témoignages  des résultats de  recherches en histoire et en ethnologie. Il  en résulte beaucoup de textes et d’informations. C’est parfois presque un peu trop copieux,  mais la muséographie fait aussi  la part belle aux fils à linge et aux installations chocs. Au niveau émotionnel  Enrico Macias assure : il chante « j’ai quitté mon pays » et nous nous sentons tous en exil.Juillet-2012-211.JPG

Informations Pratiques

Pieds Noirs ici la tête ailleurs

Ferme de Cottinville  48, rue Maurice Ténine 94260 Fresnes

Jusqu’au 20 janvier 2013, fermé en août,

Horaires : mardi, jeudi, vendredi dimanche et jours fériés de 14h à 18 h, les mercredi et samedi de 10h à 12h et de 14h à 18h.

Entrée gratuite.

http://www.ecomusee-valdebievre.frJuillet-2012-218.JPG

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9 juillet 2012 1 09 /07 /juillet /2012 14:08

Degas-et-le-nu-Musee-dOrsayTravail , Travail , Travail par Marie-Jeanne Laurent

            Quand on souffre du dos, on va à l'essentiel dans une exposition . pas de textes, pas de titres, juste re-gar-der
            Degas et le nu (Orsay), Gerhard Richter (Pompidou), Léonard( Louvre), même combat : travailler toujours et encore, faire fi du reste, de la solitude, des chagrins, de tout.richter
Degas qui fait sans se lasser ses gammes de femmes nues (peu importe qu'il les ait pratiqué peu ou prou,son  dessin c'est le plus intime, le plus définitif des contacts),     sainte anne      Léonard avec ses nombreux, très petits (et monumentaux) dessins de la sainte Anne trinitaire, Richter qui a 80 ans peint toujours nous montrent que sans travail il n'y a pas de tableau.
            Le Louvre tombe un peu dans le pédantisme et les visiteurs arrivent sur les rotules à l'apothéose, je lui pardonne à cause des belles statues de bois à l'entrée (et parce que j'ai négligé bien des vitrines)
Mention spéciale pour Richter : ses grandes huiles pleines de vibrations font penser aux Nymphéas dans lesquelles on aurait agité furieusement un bâton...

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28 juin 2012 4 28 /06 /juin /2012 23:36

 

Bon anniversaire Jean-Jacques Rousseau par Anne Le Menn

 

Chaalis-musee.JPGTu es un drôle de monsieur quand je t’ai rencontré peut être au collège ou bien au lycée, tu ne m'a pas semblé très attractif.  Le Candide de Voltaire n'était pas trop gros à lire et de ce fait moins effrayant que tes oeuvres. De toi on ne lisait que des extraits de texte ce qui me faisait imaginer des kilomètres de rayonnages indigestes. On racontait que tu abandonnais tes enfants. Mais en cette année 2012, celle de tes 300 ans tu véhicules une image des plus glamour.

 

Avec ta petite perruque qui te va si bien,  tu es montré  te baladant dans la campagne un livre à la main et ce même sur la page d’accueil de Google. Ta personnalité multiple se dévoile. Tu étais musicien et  tu as inventé une méthode de solfège numérique  que des chinois utilisent encore. Tu herborisais  avec passion et aimais à initier des enfants à cet usage. Tu as influencé les hommes qui ont fait la révolution.  Tu étais un des premiers adeptes de l’écologie.

 Ruines-Chaalis.JPG

Cette année les médias te vénèrent comme  une espèce de Léonard de Vinci du XVIIIe siècle, l’homme supérieur à ses contemporains, celui qui comprend tout avant les autres et qui de ce fait a parfois une vie compliquée.  C’est simple tu te fais maintenant appeler par ton prénom : Jean-Jacques par ci, Jean-Jacques par là.

 

    Mais maintenant que je te connais mieux, je t’aime bien et j’ai eut beaucoup de plaisir à vadrouiller sur tes traces du coté d’Ermenonville et à l’abbaye de Chaalis. Le musée présente une exposition sur ta vie. Dans une jolie scénographie sur fond de toile de Jouy, on te raconte. Il y a même la plaque de cuivre correspondant à ton portrait gravé.

 

Allez bon anniv JJ !

 

Information Pratique

Espace Jean-Jacques Rousseau à l’Abbaye royale de Chaalis  Fontaine-Chaalis 60300 Senlis

Journée de la Rose chaque année au mois de juin. 

03 44 54 07 90

 

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22 juin 2012 5 22 /06 /juin /2012 22:39
Gerhard Ritcher la qualité vient d'Allemagne par Anne Le Menn 
Dans les grandes salles blanches de Beaubourg des tableaux froids de Gerhard Ritcher nous accueillent. La touche picturale donne un rendu proche de la photographie, les premières salles sont figuratives et en noir et blanc.
Au fil de l’exposition la couleur apparait tout d’abord estompée « nu dans un escalier » de 1966 et dans une reproduction du Titien. Puis la toile se couvre de couleurs criardes : vert pomme et orange cohabitent dans des formats encore plus grands.
Durant le parcours tableaux abstrait et figuratifs se succèdent. Dans une expérimentation continue, l’artiste ne se répète pas. Il oscille entre retours à la tradition et innovations. En découle une production ambitieuse, un travail technique et exigeant pour des œuvres qui semblent plus le reflet d’une époque que l’émanation de l’intimité d’un artiste.
Ce qui au fond nous impressionne c’est qu’elles soient d’une qualité constante et que ce soit le même homme qui les ait toutes réalisées.
Informations Pratiques 
Gerhart Richter Panorama jusqu’au 26 septembre 2012
11h00 - 21h00 Nocturnes tous les jeudis jusqu'à 23h Fermeture des caisses à 22h.
BILLET MUSÉE & EXPOSITIONS Tarif plein 13 € ou 11 € selon période / tarif réduit 10 € ou 9 € selon période
Centre Pompidou 75191 Paris cedex 04
Entrée principale par la piazza, place Georges Pompidou.

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20 juin 2012 3 20 /06 /juin /2012 07:57

L'art , la résistance , le corps : à l'Institut du Monde Arabe :

 « Le corps découvert »par Marie-Anne Chenerie

 

 

affiche-corps-copie-1.jpgStéréotype numéro 1 : l'islam ne permet pas la représentation des corps .

Réponse : cette exposition traite de la nudité, analyse la représentation du corps dans les arts visuels arabes . Nous découvrons qu'un grand nombre d'artistes des pays arabes ( contemporains ou non ) ont travaillé le sujet , et ont montré le nu, pas seulement le nu féminin d'ailleurs . check-point.jpg

 

Stéréotype numéro 2 : les pays arabes sont peuplés de harems et de plaisirs voluptueux .

Réponse : hommes et femmes sont montrés ici dans leur beauté , comme dans leur laideur , avec un grand réalisme, très loin de l'imaginaire orientaliste ; l'homosexualité masculine est illustrée avec sensibilité et souvent tendresse, et la violence est toujours là, exposée ou latente … george_awde_sans_titre_serie_quiet_crossing_2010.jpg

 

Une mention spéciale pour Huguette Caland, peintre libanaise de 80 ans, dont les toiles sont des merveilles de finesse, humour et sensualité , comme ce «  check point » ; un de ses tableaux, ces magnifiques «pétales de rose » ,    est repris sur l'affiche .

 

ping-pong.jpgUne conclusion : l'art est le meilleur vecteur d'une réalité que l'on veut nier, taire ou cacher . Ce qui se passe dans les galeries d'art de Tunis ( qui rappelle si terriblement les exactions nazies )  montre bien que la résistance et  la diversité sont portées par l'art et les artistes, à toutes les époques et dans toutes les civilisations . images--4-.jpg

 

Informations pratiques :
 
Le Corps Découvert
Institut du Monde Arabe
Jusqu'au 15 juillet 2012
1 , rue des Fossés Saint Bernard 75005 Paris
Entrée plein tarif : 10.50e 
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14 juin 2012 4 14 /06 /juin /2012 22:28

 

Un homme de la Renaissance dans les années 1980:

Andreas Züst au Centre Culturel Suisse par Marie-Anne Chenerie

«  Météorologies mentales »

 

        images--1-.jpg    Exposer une collection est un pari risqué : le résultat peut être ennuyeux ( en effet, quoi de plus personnel  , voire égoïste que ces accumulations , construites avec une cohérence toute individuelle, souvent  imperméable ) .  Les collections me donnent parfois aussi une impression de tristesse, un peu morbide, comme si la vie du collectionneur, son intimité étaient exposées là  avec des objets , parfois médiocres, souvent poussiéreux , toujours nombreux , et non la passion, la curiosité, la recherche incessante , l'anecdote presque toujours liées à l'objet et qui avaient construit cet ensemble .

 

            Ce qui m'a plu dans la collection du Suisse Andreas Züst , au Centre Culturel Suisse, c'est justement ce caractère personnel , hétérogène , inégal, incroyablement varié ; il est vrai que ce collectionner était bibliophile, mécène, météorologiste, photographe, peintre , oiseau de nuit, éditeur, producteur de film et son  vrai génie a été de savoir prendre dans la production artistique de son époque ce qui reflète aujourd'hui de façon si intéressante ces années 1980/1990 : la consommation, le sexe, le kitsch, la pop, la ville ...J'ai aussi été frappée de ces cinquante  photos en noir et blanc , intitulées « bekannt / unbekannt , connus/ inconnus », qui sont autant d'instants de la vie amicale et sociale que le collectionneur a ajoutés à ses trésors .

 images--2-.jpg

            Enfin, une découverte ( pour moi du moins ) , le dessinateur David Weiss, exposé dans une salle qui lui est dédiée  , dessins narratifs, en série, comme la très belle série «  Zimmer » , qui développe le sujet d'une femme couchée sur un lit . Ces dessins qui me font penser à des gravures, par leur répétitions avec des variantes parfois ténues, leurs noirs intenses, leurs lumières violentes .images--3-.jpgthumb.large.01_04__1.jpg

 

            Donc, rien d'ennuyeux dans cette collection  d'Andrea Züst, décédé en 2000, que les critiques suisses assimilent à un homme de la Renaissance , tant son spectre est varié , depuis les éditions originales de Stendhal revisitées par des dessins au stylo bille , jusqu'aux photos de ciels qu'il a réalisées , une réelle poésie météorologique, une météorologie mentale .

 

schnyder-jean-f.-dsz1088.jpgInformations pratiques

 

Centre Culturel Suisse

38, rue des Francs Bourgeois

75 003 Paris

 

Du mardi au dimanche 13h/19h; entrée gratuite, jusqu'au 15 juillet 2012

 

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12 juin 2012 2 12 /06 /juin /2012 08:42

Intense Proximité – Triennale 2012 au Palais de Tokyo

« L’art en chantier » par Michel Duvail

 

ptk1-copie-2.jpgPremière grande exposition de la réouverture du Palais de Tokyo, la Triennale propose un large état des lieux de l’art contemporain au confluent de la scène française et internationale.

ptk2.jpgA votre arrivée, vous êtes accueilli par une immense structure métallique grise et rouille, une sorte de chimère gardienne des lieux et des entrailles du Palais qui pour la première fois vous sont ouverts.ptk3.jpg

 

Puis vous avez l’impression d’errer entre un chantier du bâtiment, une brocante, une quincaillerie et un fleuriste. C’est assez surprenant et exaspérant de se promener dans ce squat en friche peuplé de vigiles tout en noir. Au détour d’un couloir, vous risquez de marcher dans des excréments d’éléphants décorés de perles noires, vertes et rouges ou de croiser une chambre à air cousue de rubans. On passe devant les œuvres, on flâne, rien ne semble vous accrocher, vous pouvez même être envahi par un rejet de l’exposition dû à la laideur de ces lieux bruts et toujours en travaux.ptk5.jpg

 

Et puis perplexe devant une œuvre qui m’a fait penser à la décoration d’une chambre d’adolescent, une jeune fille s’approche et me propose des explications et tout s’éclaire. Les intercesseurs du Palais portent de gros badges, n’hésitez pas à les consulter.ptk6.jpg

 

Elle m’a accompagné et m’a consacré beaucoup de temps à me présenter l’exposition, me l’expliquer et réussir à faire évoluer mon  premier sentiment d’incompréhension et de frustration.ptk7.jpg

 

Elle m’a montré les recoins des sous sols ou certaines œuvres magnifiques se cachent derrière des palissades de chantiers, comme ce grand manteau de métal fusionné de l’artiste ghanéen El Anutsui et je vous laisse partir à la recherche des larmes de visiteurs… recueillies dans un flacon de cristal lui-même enchâssé dans une colonne.

 

Ne manquez pas non plus l’œuvre « la terre sous pression » de Bahloul S’Himi avec cocottes minutes et bouteilles de gaz découpées pour en faire des mappemondes. Et puis au plafond d’une salle de projection (l’ancienne cinémathèque) cette installation de Julien Salaud qui fait penser aux dessins de la grotte de Lascaux.

 

Ou l’œuvre d’Ulla van Brandeburg, un superbe assemblage de couleurs dans un espace s’inspirant des pistes de skateboard.

 

En arrivant ou en partant n’oubliez pas de vous attarder devant la superbe sculpture murale qui couvre la façade du musée Galliera de ce même artiste ghanéen.

Allez voir cette exposition pour vous faire votre propre opinion. Elle ne séduira pas tout le monde, mais prenez votre temps devant la densité des œuvres, leur complexité et peut être vous laisserez vous gagner par cette sauvagerie brute qui émane de cette exposition. Et peut être déciderez vous de revenir l’explorer une seconde fois.

Informations pratiques :

Du 20 avril au 26 août 2012

De midi à minuit tous les jours, sauf le mardi

Palais de Tokyo

13, avenue du Président Wilson,

75 116 Paris

 

 

 

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10 juin 2012 7 10 /06 /juin /2012 19:34

J’ai deux amours à la cité nationale de l’histoire de l’émigration

 

affiche-2-amours.jpgParis et mon pays par Michel Duvail  

 

En référence à la chanson de Joséphine Baker, une exposition temporaire est à découvrir dans un lieu trop peu connu.  La cité nationale de l’histoire et de l’émigration de la porte dorée présente une exposition sur l’immigration. Centrée sur le regard d’artistes contemporains, c’est une  sélection d’œuvres d’art des collections du Musée, récemment acquises et pour certaines jamais exposées.2-a-1.jpg

 

L’entrée de l’exposition est marquée par quelques œuvres directement posées au sol : une barque remplie de baluchons entourée de bouteilles en verre vides symbolisant l’eau et le parcours chaotique de l’émigrant. Puis une série de matelas recouverts de couvertures représentant la cartographie des rues des chinatowns parisiens, new yorkais, londoniens et sanfranciscains.2a2.jpg

   Citoyens du monde, les artistes, aujourd’hui, sont en transit entre leurs cultures d’origine et les capitales culturelles mondiales et nous démontrent qu’être migrant, ce n’est pas simplement un statut, c’est un vécu et une histoire que nous raconte cette exposition. Les œuvres, souvent le reflet de ces identités croisées, témoignent de la tension ressentie dans le déracinement, qui devient le lieu même de la créativité des artistes exposés.  2a3.jpg

   Chaque œuvre est expliquée par un carton très précis permettant de mieux comprendre sa signification qui nous raconte à chaque fois une histoire qui progressivement atteint notre sensibilité.  2A4.jpg

 

Trois bonnes raisons d’aller voir cette exposition :

-          découvrir le musée de la porte dorée, ses collections permanentes, son style art déco et ses magnifiques bureaux d’angles,

-          le sujet traité par l’exposition : celui de l’émigration dans l’art contemporain,

-          Une série de photos très émouvantes.

 

 

Informations Pratiques :

Cité nationale de l’histoire de l’immigration

Palais de la Porte Dorée

293, avenue Daumesnil

75012 Paris

Du 16 novembre 2011 au 24 juin 2012

Du mardi au dimanche

 

Photos de l’auteur (sauf la barque)

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