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14 janvier 2013 1 14 /01 /janvier /2013 23:12

La fête est finie , par Marie-Anne Chenerie

 

Les sapins sont dans la rue. Quelques images sans paroles ...Et  il n'y a plus d'aiguilles sur le tapis du salon, les jours  commencent à rallonger , la ville  reprend ses couleurs naturelles et  beaucoup d'expositions à voir ….

 

 

Et l'exposition Hopper sera ouverte  24 heures sur 24  du 1er au 3 février, pendant les derniers jours de l'exposition.

 

 

Photos de l'auteursapin-4-copie-1.jpgsapin3.jpg

sapin-1.jpgsapin-2.jpg

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11 janvier 2013 5 11 /01 /janvier /2013 09:00

 

A Etampes : un musée  chaleureux  par Anne Le Menn

 

Panneau entréeQuand sur la porte du musée d’Etampes, une pancarte indique « ouvert », vous avez tout intérêt à entrer, l’endroit mérite un détour.

 

Le vestibule qui nous accueille semble être  celui d’une veille demeure de famille, et bien qu’il soit encombré  d’un sarcophage de pierre. Par un escalier de bois il nous conduit à l’étage. Dans un dédale de petites salles nous pouvons  observer une magnifique caisse de bois que le peintre Narcisse Berchère (1819-1891) s’était fait fabriquer. Cet Etampois la trouvait sans doute très pratique lors de ses expéditions lointaines dont quelques  toiles orientalistes donnent un aperçu. Coffre de N Berchere Ailleurs des bottes dites de ‘postillon’ nous intriguent, elles correspondent plus à celles d’un ogre, que d’un chat botté. Bottes

 

Obbéma détailDans la plus grande salle, d’autres artistes locaux : Louise Abbéma (1857-1927)qui présente ses portraits mondains. Un grand tableau  a pour thème  une femme rousse, il  a été retrouvé dans un appentis d’une maison de la région. Un incendie déclenché par des enfants, pas trop sages,  a permis de le découvrir. Il attendait son heure  emballé et oublié. Une autre petite fille d’Etampes beaucoup plus attentive a quant à elle remarqué lors de ses vacances, dans la vitrine d’un  antiquaire du Sud de la France un tableau.  Il montre des angelots voletant et  est de Félix-Henri Giacometti (1828-1909), il  était identique à  celui  que possédait déjà le musée.  L’institution prévenue par la famille de l’enfant a acquis l’œuvre.

Edouard-Beliard.jpgUn beau paysage sous la neige,  date de 1875, il est d’Edouard Béliard (1832-1912). L’artiste, remarqué par Zola, avait participé à la première exposition impressionniste en 1874. Suite à la perte de son atelier,  Edouard Béliard s’est orienté vers la politique et est devenu maire de la ville d’Etampes. C’est peut être dommage pour la peinture.

 

Je remercie l’équipe de médiateurs du musée pour leurs explications, j’ai vraiment passé un agréable moment dans ce petit musée convivial et chaleureux.

 

Informations Pratiques

 

Place de l'Hôtel de Ville, Étampes, France 91150

 

Ouvert du mercredi au dimanche  de 14:00 à 17:00

 

http://www.mairie-etampes.fr/tourisme/page_musee.html

 

 

Photographie de l'auteur.

 

 

 

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6 janvier 2013 7 06 /01 /janvier /2013 15:11
Quatre heures d'attente  annoncée pour Hopper par Anne Le Menn.
Ou Mode d’emploi pour files d’attentes  d’exposition blockbuster:
House-by-the-rail-road.jpgY aller en bonne compagnie :
Les amis de passage à Paris sont  actifs et motivés. C’est ainsi qu’en cette fin d’après-midi,  je me retrouve, à mon grand étonnement, à attendre pour entrer sans réservation voir l’exposition Edward Hopper au Grand Palais. J’ai envie de parler à l’amie qui me supporte depuis l’enfance, cela tombe bien car on nous annonce 4 heures d’attente.
Ne pas se fier aux informations annoncées :
Nous sommes accompagnées  de son mari qui est déjà venu la veille dans les mêmes conditions et pense qu’il est très important que nous ne rations pas l’événement. Après de savants calculs il estime l’attente à 1h 30, ce qui est d’ailleurs exactement le temps que nous y passerons.  Puis,  il s’en va réserver un restaurant pour la soirée.
Avoir des réserves :
Il ne fait pas très chaud, nous engloutissons un paquet de pralines. Puis nous montrons toutes les photos de nos téléphones portables respectifs. Ma gorge gratouille de façon inquiétante.  N’oubliez donc pas aussi de bien vous couvrir et de prévoir le parapluie.
La récompense :
Enfin l’accès au portillon de sécurité nous est donné, nous arrivons  aux caisses  presque désertes. Une hôtesse nous indique avec un sourire radieux : « c’est la meilleure fréquentation jamais observée ».
Black-shadow.jpgMalgré cette affluence et ses répercussions sur la qualité de la visite (attente, surpopulation des salles…) l’exposition Hopper est à voir. Le contact direct avec des tableaux si médiatisés est fabuleux, même si certains paraissent un peu kitsch.  Mais elle  permet aussi de découvrir  les aquarelles et une salle de  gravures.  Les estampes ont eu une  grande importance dans la maturation de son mode d’expression :   par sa façon cinématographique de choisir  leurs cadrages et l’utilisation de masses sombres et claires bien tranchées.  Aller courage !
 
Article précédent sur le sujet par Marie-Anne Chenerie.
 
 
 
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31 décembre 2012 1 31 /12 /décembre /2012 20:50

Abécédaire  des gardiens de musée 2013 

Gardien.jpg

par Marie Anne Chenerie, Michel Duvail et Anne Le Menn.

 

            Les gardiens des expositions sont indispensables, ils contribuent à notre plaisir ou à notre agacement dans les musées ou galeries , tous avec leurs différences   Un petit abécédaire pour parler de ces chers compagnons de nos flâneries artistiques. Nous  leur souhaitons à tous une excellente année 2013.

 

A : Amoureux

Pas tellement des œuvres, plutôt de sa fiancée qu’il tient sur ses genoux. Cas rare mais observé dans des expositions locales et estivales. Vous laisse tout à fait tranquille car occupé ailleurs.

 

B : Bavards (les)

Deux gardiens en grande conversation intime monopolisant les deux seules chaises disponibles à des mètres à la ronde et se désintéressant tout à fait de leur environnement proche.

 

C: Compréhensif

Il vous explique clairement et aimablement où sont les toilettes, et même vous indique le raccourci pour y aller …

 

D : Diner (qu'est-ce qu'on a pour ?)

Echange avec sa femme, compagne, etc., ses envies culinaires pour la soirée : « omelette aux champignons, ou blanquette ? ». Vous mourrez déjà de faim avec 1h de d'attente et 1h d'expo, alors  la barre chocolatée est la bienvenue , Voir aussi «  B : Bavards ».

 

E: Econome

Il vous recommande un billet couplé avec le festival des « Toiles filantes » ou le musée de la pyrogravure.

 

F : Femmes

Les femmes gardiens entre cerbère et sourire, les premières plutôt dans les grands musées, les secondes dans les expos plutôt confidentielles.

 

G : Guide

Il s’ennuie, il vous accompagne dans votre visite et vous commente l’exposition. Si vous vous attardez trop devant une œuvre, il se jette sur vous pour vous apporter ses commentaires. Epuisant à la longue car il ne vous lâchera qu’à la sortie. Voir aussi « M : Médiateur » et « Z : Zélé ».

 

G : Geek

La lueur de son téléphone  perturbe la pénombre propice aux objets délicatement exposés

 

H: Hergé

Pour moi, un souvenir inoubliable, le gardien du fétiche inca dans  l'Homme à l'Oreille Cassé !

 

I : Intellectuel

Sans doute en master 2, 3, voire 4, plongé dans un épais ouvrage, là aussi les tableaux peuvent bien disparaître

 

J: Joyeux :

Il est ravi de l'expo, du musée, des visiteurs, il sourit, il  remercie quand vous lui tendez le billet, bref un gardien heureux. Notre préféré.

 

P : Portable

Passe son temps à taper des messages ou à les consulter plutôt qu’à surveiller les œuvres et les visiteurs. Une œuvre disparaîtrait, il n’est pas sûr que le gardien s’en aperçoive.

 

M : Musée haut – Musée bas

L’une des meilleures séquences de film sur les gardiens de musée.

 

M : Médiateur

Malraux croyait que mettre un homme (ou une femme) devant une œuvre changerai sa vie. Devant un constat d’échec de la démocratisation culturelle, les médiateurs ont été inventés. Un spécialiste Monsieur Bourdieu a même dit que si cela suffisait tous les gardiens de musées seraient des spécialistes de l’Art, ce qui n’est pas très gentil de sa part.

Les médiateurs sont fabriqués dans des multitudes formations. Comme les bébés tortues naissant sur les plages de Guyane, ils présentent malheureusement un fort taux de mortalité. C’est ainsi que l’on observe beaucoup  de jeunes médiateurs sous statut de stagiaire et peu de vieux avec des bons salaires.

 

N : Ne tient pas en place

Il fait les 100 pas , dans un sens  puis dans l'autre, il vous donne le tourni, même si l'on comprend qu'il veuille se dégourdir les jambes

 

O : « On ne touche pas ! »

On ne touche pas aux toiles, aux œuvres, aux sculptures etc. On peut avoir l’impression que leur vocabulaire est limité à ces  4 mots. Même les aveugles n’en ont pas le droit contrairement à d’autres pays qui permettent ce moyen de compréhension tactile.

 

P: Pressé

On ferme, on ferme, dirigez-vous  vers la sortie, Mais il y a encore 45 minutes ? On ferme, je vous dis !

 

R : Ronfleur 

Il dort et parfois ronfle. Surtout ne pas le déranger dans ses rêves.

 

R : Râleurs (les)

Cela ne va pas du tout dans leur musée et ils se le font remarquer. Nous compatissons mais cela gâche l’ambiance. On veut du rêve.

 

S : Siffleur

Dans certains musées, rares et plutôt en plein air, le gardien ne parle pas, il siffle (généralement dans un sifflet), usant à la longue. Il peut siffler à des moments différents de ceux indiqués sur les horaires, d’où un effet de surprise déstabilisant pour le visiteur. Voir  aussi « P : Pressé ».

 

T : Talons hauts

Ces jeunes filles, belles, maquillées, juchées sur des talons improbables se trouvent surtout dans les galeries d'art contemporain parisiennes, très occupées à comparer la couleur de leur vernis avec celui de leur collègue

 

Z: Zélé

Vous ne vous en tirerez pas sans la visite guidée, avec lui, pas moyen de raccourcir une exposition ! Il faut lui rappeler gentiment que la passion c’est magnifique mais que les spécialistes du tourisme savent que l’humain craque au-delà d’une heure et demie de visite.

 

  Photo0076

  Crédit photographique :

1) Gallica le gardien du musée Orta de Bellanger.

2) Des auteurs : un gardien lisant au Louvre, transformé en installation mars 2012. Carte blanche à Jean-Philippe Toussaint. 

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28 décembre 2012 5 28 /12 /décembre /2012 16:53

Endroit-des-lavandieres.jpg

A Essoyes sur les traces de Renoir par Anne Le Menn

Accueil-du-cote-des-Renoirs.jpgLe peintre Auguste Renoir, roi des  chairs voluptueuses,  aimait  la région du Champagne. Il   séjournait  à Essoyes : une  bourgade  au bord d’une rivière.  Si la ville ne possède pas de tableaux du maître,  elle met en valeur la villégiature du peintre.  Dans l’espace d’interprétation appelé  « Du côté des Renoirs» elle illustre sa vie, celle de sa famille de ses proches,  et ceci par des textes, des reproductions et des sons évoquant son époque.  Un film projeté dans le sous-sol  campe en quelques scènes  le personnage et sa relation avec les habitants et les paysages de la région.

belle-Gabrielle.jpgEn dehors de l’espace, une signalétique,  sous forme de chevalets et de grandes bâches,  ponctue le territoire, indiquant des maisons de proches de l’artiste, comme celle de son modèle la belle Gabrielle.

En ce mois de décembre, alors que quelques visiteurs regardent des  canards remonter le courant, nous suivons un chemin de randonnée. Sur les traces de Renoir, nous passons où il a peint les belles lavandières à leur lessive. Puis nous nous enfonçons dans la campagne et  les bois, traversant des villages aux belles maisons de pierre blanche. Nous longeons  les bords  d’une rivière, elle dessine des ilots où parfois l’eau se calme. L’ambiance est  hivernale loin de celle des tableaux aux champs de coquelicots du peintre. Vers-les-lavandieres.jpg

Sport et peinture, randonnée et culture, bulles de champagne et Renoir. L’exploitation de l’image de son Grand Peintre reste encore bien sympathique à Essoyes,  la ville reste tranquille et authentique.

Photographies de l’auteur.

Informations Pratiques : Espace Renoir 8 € l’entrée.

http://www.ot-essoyes.fr/

 Photo0897.jpg

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25 décembre 2012 2 25 /12 /décembre /2012 11:00

Peinture placebo : canular ou objet de réflexion ?

Par Marie-Anne Chenerie

 

          effet-placebo.jpg  Ma première réflexion, comme la vôtre sans doute,  lorsque j'ai lu le dépliant «  Peinture Placebo » du FRAC Lorraine  a été : «  Là ils exagèrent » , ils : les prétendus artistes contemporains,  ils ne savent plus quoi inventer pour se faire remarquer , avec le moins d'effort possible et on ne parle même pas de technique ou de recherche esthétique, etc .

            Et puis cet article m'a conduite  à revoir ce qu'on appelle un placebo : l'imitation d'un médicament sans principe actif , utilisé pour les tests en double aveugle ( patient et médecin ) ou pour son effet sur le psychisme de certains patients : le sujet pense avoir reçu un traitement actif , qui agit ( ou pas ) par un phénomène neurologique et/ou psychologique : en latin, placebo signifie «  je plairai » , dans la relation «médecin -patient . Or, on tient pour acquis aujourd'hui  que certaines molécules sont actives dans le traitement de la douleur par exemple,  molécules générées par un mécanisme neurologique proche de celui observé lors de l'action d'un placebo .

 

 

            Quel rapport avec la peinture , direz vous avec justesse? Cette expérience , où des pièces peintes avec de la peinture blanche , contenant des doses infinitésimales de gingembre ( connu pour son potentiel érotique ) ou de fleur d'oranger ( réputée relaxante ) , sont «  exposées » avec un soigneux descriptif de la composition de la peinture à l'entrée de la salle .

placebo1-gde.jpg

 

            Bien sûr, aucun dérèglement érotique n'a été constaté , ni endormissement collectif , mais ceci m'amène à réfléchir à la puissance de la croyance collective : combien de fois nous laissons nous influencer par une opinion collective , qui minore , ou occulte notre intuition première, comme si nous étions conditionné  par ce que nous croyons ou pensons croire . Et l'auto suggestion est aussi puissante : un test simple , regarderez vous de la même façon une exposition dont vous avez payé 12 e l'entrée et des oeuvres exposées gratuitement dans une galerie ou un centre commercial par exemple ? Tout fonctionne comme si nous élaborions de comportements de confirmation des informations que nous recevons à partir de nos croyances ( « Ce qui est exposé au Musée d'Art Moderne est intéressant », «  S'il y a beaucoup de monde , c'est que c'est bien » «  Si ce peintre était vraiment bon, il serait connu » ,  etc )

 

            Mais après ces grandes considérations, je vous propose d'aller revoir  simplement un Delacroix au Musée de la place Furstenberg, unChardin au Louvre ou un Mondrian à Beaubourg . Ou alors, à l'inverse , confirmez que vous n'appréciez pas un artiste ( je vous laisse le choix ) et vous jugerez si c'est un effet «  nocebo »( l'inverse du placebo) , ou si décidément sa peinture est mauvaise …

 

Informations pratiques et illustrations :

Frac de Lorraine

Peinture Placebo

Décosterd et Rahm, associés
Agence fondée par Philippe Rahm et Jean-Gilles Décosterd : 1995 – 2004

49 Nord 6 Est – Frac Lorraine
1 bis, rue des Trinitaires
F-57000 Metz

 

ADD ON PAR ANNE LE MENN

    Sarrebourg-033.JPGLe FRAC de Metz situé dans le coeur de ville utilise des locaux qui servaient autrefois au conservatoire de musique. C'est un endroit calme , le parcours de la visite utilise des escaliers de différentes époques dans  une mise en scène  délibérment "White Cube" . La visite est agréable dans ce labyrinthe, accueil charmant mais pas de médiation du moins pas le jour de mon passage.

Le FRAC Metz propose actuellement une exposition dans le grand espace de Beaubourg Metz. Entièrement dans le noir, équipés d'une minuscule lampe de poche à la lueur faiblarde, nous sommes conviés à regarder plusieurs centaines de photographies de leur fond.  Comme pour " Peinture Placebo" une expérience est proposée. Je ne sais pas si c'est un recyclage de photographies pour exposition petit budget "bouche trou" ou une démarche audacieuse qui en sont à l'origine.

Le résultat m'a semble plutôt "bof bof". Les angoissés n'aiment pas du tout, j''ai eu l'impression de perdre mon temps et ai trouvé cela fort ennuyeux. 

 

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17 décembre 2012 1 17 /12 /décembre /2012 23:06

Monuments rêvés : les châteaux , notre patrimoine imaginaire

 par Marie-Anne Chenerie

 

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            Quelle est l’image d’accueil  de la société de production de films  Dysney Buenavista ? Un château de conte de fées en ombre chinoise . C’est bien cette idée qu’a repris l’artiste contemporain qui rend parfaitement compte de cette imagerie de notre enfance ( les princesses pour les filles , les chevaliers pour les garçons ) , repris avec le succès que l’on connaît par Play Mobil . buena-vista.jpgconciergerie.jpg

 

            Oui, ces châteaux là, que l’on retrouve dans «  Peau d’Ane » de  Demy, ou plus contemporain dans le retour du Jedi , cette imagerie du Moyen Age . 

Puis il y a eu le château romantique des ruines d’Hubert Robert , ce passé idéalisé , tel un paradis perdu , détruit d’ailleurs dans les faits à la révolution Française .

Enfin,  château noir, inquiétant , gothique des Romantiques : Hugo, mais aussi  Barbe Bleue,  Gilles de Rais , les Templiers .

 g-dore.JPG

            Cette exposition à la Conciergerie est belle , intéressante, riche, la mise en scène a su utiliser astucieusement le décor de notre « château » parisien, de sinistre mémoire, la Conciergerie .  Et on pense immanquablement à cet autre château, qui est ce  ce que l’on appelle : un monument fantôme, qui figure dans  notre imaginaire à tous, mais qui n’existe plus : la forteresse de la Bastille .

 

            Un bon moment donc sous ces voûtes séculaires . Mais quelques regrets: trop peu d’oeuvres contemporaines ( j'ai beaucoup apprécié celles qui étaient exposées ) et aucune allusion à un film culte ( de mon point de vue ) : le «  Château dans le Ciel » de Miyazaki, qui a su exploiter toutes ces dimensions . miyazaki.jpg

            Et il y a d'autres monuments que les châteaux : des ponts, des routes, des tours ( celles de La Défense et non celles des châteaux ..) , qui peuvent aussi nous donner à rêver , qui ne sont pas évoqués ici  , et donc le titre de l'exposition est un peu trompeur .

            En sortant, j’ai regardé autrement notre Conciergerie, si belle dans la nuit de décembre …

 

Informations pratiques

Rêves de Monuments

jusqu'au 24 février 2013

LA CONCIERGERIE         

2 bd du Palais

75 001 Paris

 

Photographies de l'auteur ou tirées du site de l'exposition

 

 

 

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16 décembre 2012 7 16 /12 /décembre /2012 20:58

pierre-soulages.jpgSoulages au XXI ème siècle , le noir : comment s'en sortir ? 

par Marie-Anne Chenerie

 

            Une exposition hommage pour le célébrissime peintre du noir , au Musée des Beaux Arts de Lyon , qui fait l'unanimité si j'en crois les innombrables visiteurs qui se bousculent  et les éloges dithyrambiques .

            On a tout dit sur ce noir de qui émane la lumière , différente selon la position, l'angle de vue et l'état d'esprit du spectateur . Il faut souligner d'ailleurs la difficulté de l'accrochage de ces oeuvres, que j'ai trouvé ici convenu,  compact, sans respiration, avec une belle exception , le couloir noir où sont accrochées les oeuvres noires, dont émane une force réelle .

         IMG00155-20121208-1603.jpg   Mais je retiendrais paradoxalement la remarque de cette toute petite fille (  5 ans à vue d'oeil )  , visite en famille oblige , qui devant le tableau où des zones blanches apparaissent  encore, s'écrie : « Il n'a pas fini son travail le Monsieur » . Au-delà de la drôlerie de la remarque , j'ai effectivement senti que le Maître,   s'il poursuivait avec une grande constance son travail , est peut être arrivé au bout de son idée et que , maintenant, il faut en sortir ? Oui, Soulages , comme son personnage, droit, clair ( c'est un paradoxe ! ) , sincère , a travaillé toute sa vie autour du noir, avec assuidité  et courage ; en effet, le parcours avec les collections voisines d'art contemporain du Musée des Beaux Arts est à ce titre tout à fait intéressant : quand d'autres exploraient la couleur , comme Bissière  , ou la matière , comme de de Stael , ou le mouvement, comme Hartung, Soulages lui , a exploré le noir avec  obstination, jusqu'à l'épuisement . Mais voilà, comment évoluer  ? Le « travail » est-il fini ? IMG00157-20121208-1604.jpg

 

            A suivre donc , les créations de ce artiste de bientôt 95 ans.

 

            Et, pour finir, je ne résiste pas à vous montrer cette image d'une très belle oeuvre  pour ce week end de la Fête de la Lumière à Lyon, ces grands poissons blancs qui remontent le Rhône sur la berge ...

IMG00171-20121208-1703.jpg

 

Informations pratiques :

 

Soulages au XXI è siècle

Musée des Beaux Arts de Lyon

20 place des Terreaux

69 001 Lyon

Jusqu'au 28 janvier 2013, de 10h à 18h

 

Photos par l'auteur et portrait de Soulages extrait du site du futur musée Soulages à Rodez

 

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11 décembre 2012 2 11 /12 /décembre /2012 08:32

Impressionnistes  peintres de la mode  par Anne Le Menn

manet-orsay.jpgContinuons sur le thème des beaux habits. Si le BHV fait son exposition, inspiré par les Fables de la Fontaine, le vénérable musée d’Orsay s’est mis quant à lui à la mode des impressionnistes.

Les premières salles de l’exposition, contiennent vitrines et mannequins, évidemment le style est un peu daté. Je connais une jeune fille d’une quinzaine d’année qui le regrette amèrement, elle juge notre façon contemporaine de se vêtir  nettement  moins élégante.  Les  peintures de femmes qui se suivent en tenue d’après-midi, de soirée, avec ombrelles et chapeaux lui donnent raison.  Cela semble peu pratique mais c’est esthétique.

Sur un tableau de James Tissot une jeune femme jaillit  sur un  fond de feuilles d’automne orange, elle  remonte sa robe et trottine dans ses petites chaussures de cuir, elle est vivante, rapide et taquine. La mode a changé mais sa jeunesse et son charme ont traversé le temps.James_Tissot_-_October-Wiki.jpg

Une exposition spectacle, futile et joyeuse sur fond sonore de piano et de chants d’oiseaux. Une plongée efficace dans un passé à la fois si proche et si lointain où les femmes aisées portaient le corset.

Informations Pratiques

L’impressionnisme et la mode

Jusqu’au 20 janvier 2013 au Musée D’Orsay.

De 9h30 à 18h le mardi, le mercredi, le vendredi, le samedi et le dimanche
de 9h30 à 21h45 le jeudi.  Photographies : Wikimédia et dossier de presse.

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4 décembre 2012 2 04 /12 /décembre /2012 22:26

Le BHV s'est transformé … par Marie-Anne Chenerie bhv.jpg

 

fourmi.jpg

 

            Le BHV, son rayon bricolage, ses coupoles en zinc, ses vendeurs improbables ; on y a tous des souvenirs , émerveillés ( le rayon des «  boules de rampes d'escalier », ces sphères taillées plus belles que les boule de boîtes de nuit ) , ou perplexes ( le rayon «  visserie » : comment peut-on avoir l'utilité d'autant de vis différentes , sans parler des chevilles … ) . loup.jpg

 

            Mais je n'avais encore jamais associé le BHV et la haute couture, la création. C'est fait avec Alexis Mabille, qui expose des mises en scène étonnantes des Fables de la Fontaine, une fourmi sophistiquée , un loup mystérieux, un renard séduisant ..L'élégance des robes et des postures offre un contraste puissant avec cet univers des Fables, associé jusqu'alors à l'univers animal et scolaire … Les vitrines aussi sont belles et étranges, magnifiques robes et têtes décalées (et décollées) de Marie  Beltrami  , le long ruban blanc étincelant donne une touche sobre et élégante à cette partie de la rue de Rivoli , pourtant bruyante et encombrée . mabille-1.jpg

 

BHV Rivoli, vitrines et exposition «  Fables de La Fontaine », à l'Observatoire du BHV, jusqu'au 12 janvier 2013

 

Illustrations par l'auteur.

 

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