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17 décembre 2007 1 17 /12 /décembre /2007 23:01

Saint-Jean-de-Monts.JPGCamille Mauclair (1872-1945) est un écrivain et critique d’art, spécialiste des peintres symbolistes. 

 

Il préface le livre « Cités et paysage de France », un ouvrage de  poèmes de Louis Maigret, illustré par douze peintres dont Maurice Achener et Yves Brayer et parut en 1944.

 

Le texte débute par  la vision de Camille Mauclair du paysage dans la peinture, ensuite il présente artistes qui intervenant dans l’ouvrage.

 

Il réalise un historique des tendances sur la représentation des paysages en penture, en partant de Horace Vernet et Corot qui travaillent  la ressemblance du  sujet comme des sculpteurs

 

« Ils voulaient que les portraits des sites soient aussi ressemblants que ceux de l’être humain. C’étaient des physionomistes. C’étaient aussi un peu des sculpteurs; car on a un peu oublié qu’un paysage est une sculpture sir les plans et les modelés de laquelle se jouent la lumière et l’ombre »   

 

Il les oppose aux impressionnistes puis au cubisme

 

«  Un des reproches que l’on peut adresser à l’art impressionniste par ailleurs si original et si séduisant, est d’avoir souvent sacrifié le caractère statuaire, la densité terrestre du sol, aux jeux subtils de ce clarté vibrante qu’un Monet ou un Sisley poursuivaient comme un papillon qui les défiait comme Protée. Derrière la pyrotechnie versicolore de l’impressionnisme, la réalité du site se dérobait au détriment du style de la construction, les éléments permanents n’étaient plus assez visibles ; et chez les imitateurs, chez les néo-impressionnistes et pointillistes plus encore, de tels défauts s’accusèrent jusqu’à amener la réaction cézannienne et l’excessive rigueur du cubisme, lequel finit par aboutir à une morne et ennuyeuse géométrie oublieuse de la nature…. « 

 

Puis il introduit les artistes, dans un courant en filiation avec les premiers artistes présentés.

« Les artistes dont nous voyons ici les œuvres se sont gardés de ces excès contraires,  ils se sont ralliés avec une tournure instinctivement, classique de leur esprit et de leurs goûts, à la tradition réaliste et physionomiste du paysage français. Sensibles certes à la magie de la lumière, ils lui préfèrent ce que nous appellerons l’éclairage des jours ordinaires, celui sous lesquels les choses se présentent le plus souvent à nous … Ce fut aussi l’opinion d’un Théodore Rousseau, d’un Millet d’un Corot ; avant tout la structure et le caractère, ce qui se retient et qui compte durablement. Et c’est pourquoi leurs ouvrages nous offrent une sorte de véracité stable et rassurante… »

 

« Ceux qu’on a réunit ici sont dus à des hommes dont les opinions sont conformes à cette orthodoxie. Ils sont en possession d’un métier sincère et solide qui n’a rien à voir avec la virtuosité et la jonglerie. Plusieurs d’entre eux sont des peintres graveurs, ce qui est une garantie d’observation minutieuse et réfléchie…>>

 

« Ces réflexions n’auront pas été inutiles pour préciser les intentions et les résultats des artistes dont nous allons examiner les rapports. C’est à ACHENER qu’on a demandé une image expressive de ce Poitou qui englobe les Deux Sèvres et la Vendée. Ce peintre, qui est aussi un excellent graveur, aime et pénètre la poésie mélancolique du pays maraîchin où partout l’eau affleure, et dont les rares bouquets d’arbres, parsemés dans l’étendue, sont tourmentés par le vent de la mer prochaine ainsi que les  ailes des vieux moulins existant encore : pays aquatique, où persistent les souvenirs de la chouannerie en des gentilhommières isolées… » 

Références sur Camille Mauclair :

Un blog sur le poéte Saint Pol Roux

Le blog livreenblog

"On sent s'évanouir toute idée
en voyant ce coin de Vendée
S'identifiant à la Hollande !
Même calme plat sur la lande
Qu'un chenal, un moulin à vent
Rehaussent de quelqu'agrément"


Cit--s-Paysages-France.jpg
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5 décembre 2007 3 05 /12 /décembre /2007 22:45

Jules Raymond Koenig est né le 2 août 1872 à Saintes Marie aux Mines.  
Ce peintre graveur fait ses études et débuts en Alsace, il est l’un des membre du  groupe appelé  La Société  des Artistes Alsaciens et fondé par Emile Schneider et auquel participe Maurice Achener, avec qui il restera ami. Comme beaucoup d’Alsacien,  il vient vivre et travailler à Paris.  Il  est alors élève dans les ateliers de  Luc Olivier Merson de Gustave Moreau et de Jean-Paul Laurens.   Maurice Achener, Alexandre Urbain et Daniel Schoen fréquenteront aussi l'atelier de Jean-Paul Laurens.  
Il participe à la grande guerre du coté Français.
Il expose au Salon de la Société Nationale de Beaux Arts et au salon des Tuileries. 
Il remporte une mention honorable à l’exposition Universelle de Paris en 1900.
Surtout connu en tant que paysagiste.  il effectue des voyages en Italie, il représente aussi la Belgique et la Bretagne.
Pour le Benezit "son style se rapproche des fauves et de Paul Gauguin".
Son tableau "Rivière à Pont Aven" se trouve au Musée de Chalons sur Saone.


Sources 
Benezit 
Dictionnaire des petits maîtres de la peinture 1820-1920 Gérald Schurr et Pierre Cabane Edition de l'amateur. 

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18 novembre 2007 7 18 /11 /novembre /2007 17:58

Pr-sentation1.jpgGALERIE MARCEL GUIOT

4 rue Volney, 4 -PARIS

 

EXPOSITION DE Maurice A C H E N E R

Son œuvre gravé

 

Préface de André Blum

(traduction de Llyod Sloane)

 

Du 12 Mars au 2 Avril 1927

 

Maurice Achener

 

 Pour la première fois de sa carrière, Maurice Achener réunit dans une exposition un choix de ses œuvres les plus importantes. Le catalogue complet pourrait compter plus de deux cents numéros depuis 1902, époque à laquelle il a commencé ses premiers travaux sur cuivres. Voilà juste un quart de siècle qu’il n’a cessé de produire des eaux fortes pleines à la fois de conscience et de sentiments, mais jusqu’à présent, il n’a été estimé que par quelques connaisseurs. Deux articles, l’un de M. Clément Janin, l’autre de M. Emile Seyden ont déjà signalé l’intérêt particulier de ces pièces où l’artiste fait preuve non seulement d’un excellent métier mais de grandes qualités émotives. 

 C’est un Alsacien de Mulhouse, où il est né en le 17 septembre 1881, fils d’un ingénieur qui lui apprit  avec la précision des méthodes, le goût de l’art. A la mort de son père ses dispositions pour le dessin qu’il avait favorisées, se développèrent ; Maurice Achener alla étudier à l’école des Arts décoratifs de Strasbourg. Cet enseignement ne répondait pas à ses aspirations et il se rendit à Munich pour compléter son éducation. C’est là que Peter Halm, un excellent  professeur lui enseigna l’eau forte. 

 Toute sa carrière est profondément marquée par l’empreinte des leçons de Halm, avec lequel il ne cessa d’entretenir des relations affectueuses jusqu’au moment de la guerre, où il fit campagne avec l’armée française. De  son séjour en Allemagne, il a gardé l’habitude d’une technique laborieuse et soignée qui n’exclut pas une extrême souplesse de dessin. Cette qualité frappa Jean-Paul Laurens dont il fut le disciple à Paris vers 1907-1908. Un jour qu’il corrigeait une étude académique, il lui dit familièrement, avec son accent toulousain : «  Et maintenant, continuez à dessiner. »

 Dans l’eau-forte, il traduit son émotion devant la nature. Ses gravures vibrent d’une lumière et d’une couleur étonnantes. Que d’une pointe fine et d’un acide mordant, il exprime le charme des vieilles pierres de Strasbourg, de Venise, de Vérone de Florence et de Brescia, et surtout de Paris, sa vision reste profondément personnelle. Il admire Rembrandt, mais il a trop de respect pour son génie pour chercher à l’imiter. De l’étude approfondie de ce grand maître, il a su tirer l’art de faire valoir la lumière d’un paysage uniquement par la variété, la justesse des valeurs qui donnent au blanc du papier toute sa clarté. 

 Dès le début de sa vie d’artiste, il a profondément compris tout ce qui assure à une épreuve son éclat et sa variété de tons. Dans ses premiers voyages en Vénétie, il a observé la poésie et le pittoresque des ruelles avec leurs vieilles maisons aux motifs sculptés, et il réussi à rendre avec sensibilité et émotion l’aspect décoratif des constructions anciennes et le monde des souvenirs d’autrefois qu’elles évoquent. Dolce farniente à Venise, La Tour à Vicence, La Via dei Girolami à Florence, montrent trois formes différentes de sa manière de concevoir la physionomie si curieuse des villes célèbres de l’Italie. Ici, une certaine mélancolie plane dans l’atmosphère des palais baignés par les eaux sur lesquels un pont jette sa courbe hardie ; là, des voûtes produisent des tâches d’ombre et rappellent par leurs tons heurtés les ruines de Piranèse. Ailleurs, une tour s’élance vers le ciel éclairée par le soleil et la lumière qui pénètrent à ses pieds dans des venelles très resserrées. 


 On pressent dans ces petites planches un paysagiste qui est aussi un illustrateur. Dans genre il a traité le bois, il y a une quinzaine d’année, avec une facilité et une habilité que soupçonnait certainement le critique Girodie, auteur responsable de son incursion dans le domaine de la xylographie. M. Girodie mit en relation  M. Achener avec un autre Alsacien, M  Spetz qui en 1909, lui demanda d’orner d’une trentaine de composition son poème Théodolinde de Waldner. Dans ses vignettes il s’est souvenu des bois de Dürer, qu’il a accommodé dans un style un peu romantique. Plusieurs fois, il a délaissé la pointe et le burin pour tailler le buis. Les bibliophiles connaissent bien ses illustrations de la Princesse Maleine, de Maurice Maeterlinck, en 1918 ; celles du Feu de d’Annunzio en 1919 ; celles plus nombreuses encore et plus importantes, qu’il exécuta pour la Faute de l’abbé Mouret de Zola en 1922, et tout récemment, ils ont apprécié ses planches pour Monsieur des Lourdines, d’Alphonse de Chateaubriant.

 Mais c’est l’eau-forte qu’il affectionne et à laquelle il paraît vouloir se consacrer avec le plus de joie. Il n’est pas gêné par un texte et il se liasse entraîner à une contemplation admirative de la nature. C’est un peintre de plein ait qui analyse finement et avec justesse les effets produits sur son âme par les arbres, les pierres et l’eau. Quelques vues de Paris, comme le Pont Royal, le pont de la Tournelles, la Place de la Concorde, donnent une idée de son talent. Elles dénotent un esprit soucieux de prendre sur le vif soit une perspective soit un espace de terrain. Mais il ne reproduit pas servilement ce qu’il voit il fait œuvre de composition. 

 Un des moyens qu’il emploie souvent, comme dans la Chapelle St-Josn à Fribourg ou la place de la Concorde, consiste à étudier attentivement soit un arbre, soit un socle, soit une chapelle qu’il met au premier plan en pleine valeur, tandis que dans le fond s’estompe le profil des édifices légèrement indiqués. Il y a là un contraste entre les noirs du premier plan et le blanc lumineux des perspectives aériennes. Dans le Pont St Nicolas, à Strasbourg, on retrouve encore cet effet si heureux, qui traduit avec tant d’émotion l’opposition entre les arbres placés au bord de l’eau près du pont, en avant et la ligne de maisons qui se dessine à l’horizon.

 
 Ce ne sont pas seulement les villes dont il a su exprimer la vie et l’atmosphère : c’est aussi la campagne dont il a compris la poésie intime et discrète.
 

  A Fiesole, s’il s’arrête devant une ferme toscane, il trouve les traits justes pour rendre l’aspect séduisant et pittoresque de ces maisons aux toits hauts et carrés, derrière lesquels d’étage une file de cyprès s’élevant vers le ciel, tandis que d’autres sont esquissés dans le fond au pied d’une colline. S’il se promène dans le midi de la France, en Provence ou en Savoie, il découvre dans ces régions un charme très subtil. Une pointe sèche des plus heureuse est intitulée Le Bastidon. Si ce n’est pas une des plus importantes dans l’œuvre de Maurice Achener, c’est peut être une de celles ou il atteint au maximum de puissance avec un minimum de moyens. Dans le tableau qu’il a composé pour cette scène des environs de Aix, la peinture ne peut faire sentir avec que la pointe, l’atmosphère méridionale qui enveloppe la composition. Un route dessinée d’un trait discret, est bordée par une maisonnette près de laquelle se dresse un cyprès ; la tache de cet arbre d’un noir intense à laquelle l’artiste a gardé d’une manière si heureuse les « barbes », contraste avec le ciel lumineux. Le Passeur – la Ferme du Comtat -  le Monastère du Val d’Ema – la villa Vivai, ne sont pas moins attrayants par ce mélange d’arbres aux tronc noueux, aux masse sombres, s’opposant aux rayons de soleil pleins de douceur qui baignent  de lumières les lointains du paysage.

 Par ce côté, Maurice Achener s’apparente à nos illustres paysagistes comme Claude Lorrain, dont il continue la tradition, en utilisant surtout comme lui «les objets au-delà du deuxième plan qui diminuent vers l’horizon et se perdent dans le ciel ». 

 L’eau-forte et la pointe sèche sont pour lui un merveilleux moyen de noter avec sûreté et sensibilité ses différents états d’âme devant les sites pittoresques d’Alsace, d’Italie et de France. C’est surtout dans la pointe sèche qu’il trouve des oppositions saisissantes d’ombres et de lumière, tout en faisant ressortir d’un trait nerveux les fines découpures des arbres, l’anatomie pour ainsi dire d’un bois, dans lequel il entend palpiter la vie. Ce n’est pas un promeneur distrait pour lequel les aspects de la nature ne changent pas ; il sent au contraire à chaque moment les effets différents produits par l’ombre ou le soleil, par la le vent par les vapeurs qui montent de la terre, par les brumes, par les pluies qui modifient sans cesse la physionomie d’un  coin de terre. Pour exprimer la vérité de ces harmonies, sa science joue avec dextérité du noir et du blanc, dont il fait ressortir les différentes valeurs sur ses épreuves, sachant indiquer par ses tailles ce que signifie chaque élément d’un paysage. 

 
 Ce qui ajoute encore une coloration particulière à ses estampes, c’est le choix heureux de papiers anciens collectionnés par lui habilement depuis quelques temps , qu’il emploie avec beaucoup d’à propos pour chacun de ses tirages. Ces moindres détails accusent une technique appliquée, due au travail assidu de sa jeunesse, mais renouvelée par un commerce avec nos grands maîtres de l’eau-forte et surtout par l’étude directe de la nature. Il n’était connu hier que d’une élite ; cette exposition mettra en pleine lumière, pour le grand public, le nom et l’œuvre d’un artiste d’une réelle sensibilité, d’un incontestable talent, resté volontairement mais trop  longtemps dans l’ombre.

 


ANDRE  BLUM
   

 

 

 

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17 novembre 2007 6 17 /11 /novembre /2007 22:23

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André Blum a réalisé le catalogue de l'exposition de Maurice Achener à la galerie Guiot en 1927. André Blum est un historien, il fut conservateur des dessins du Musée du Louvre. 

Formé par l'école du Louvre, il avait consacré une thèse sur Louis XVI et la Révolution. Il étudia le sujet de la caricature dans ce contexte historique.

 

Conservateur au Louvre, il s'occupa notamment de la collection de Rothschild. Cette riche collection est entrée au Louvre en 1936, date de la donation effectuée par les héritiers du baron Edmond de Rothschild, conformément aux voeux de ce dernier ; elle est rattachée au département des Arts graphiques.


C'est un spécialiste de l'oeuvre du peintre le Lorrain :
BLUM , André, Exposition Claude Gellée, dit Le Lorrain : son œuvre gravé, Galerie Marcel Guiot, du 20 Novembre au 9 Décembre 1926, Paris, La Galerie, 1926.
BLUM, André (ed.), Les Eaux-fortes de Claude Gellée dit le Lorrain [présentées par André Blum], Paris, A. Morancé, 1923.

Il est l'auteur de nombreux autres ouvrages dont :

HISTOIRE GÉNÉRALE DE L' ART-DES ORIGINES A NOS JOURS qui fut rééditée plusieurs fois, et qui se voulait un ouvrage de vulgarisation sur le sujet. 1923

Les primitifs de la gravure sur bois : étude historique et catalogue des incunables xylographiques du musée du Louvre : Cabinet des estampes, collectin Edmond de Rothschild. Paris : [s.ed.], 1956.

Les origines de la gravure en France: les estampes sur bois et sur métal, les incunables xylographiques. Préface du comte A. de Laborde.Paris, Bruxelles, G.van Oest, 1927. VIII-92p-78 pl. 33cm.
Les origines du papier, de l'imprimerie et de la gravure. Paris, La Tournelle, 1935, in -8°, 250 p.





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1 octobre 2007 1 01 /10 /octobre /2007 21:36

Le  peintre graveur Louis Willaume naît à Lagny en 1874, il décèdera en 1949. 
Elève des peintres Bouguereau et de Gabriel Ferrier,  il débute au salon de la Société Nationale des Beaux Arts en 1899, il reçoit le prix de la société des paysagistes en 1920, le prix Corot au salon de 1923 et la médaille d’or à la section des gravures en 1929. Il réalise environ 500 eaux fortes. 

En 1948 il fait partie de la Société des Peintres graveurs français. Cette organisation avaiet été crée sous l'impulsion de Bracquemond dès 1889.
 

Il est également membre du Groupe de l’érable  qui exposera au Canada en 1924 avec les artistes : Emile Aubry, Many Benner, Georges Desvallieres, Henri Dabadie, André Devambez, Emmanuel Fougerat, Charles Hoffbauer, Louis Jourdan, Paul-Albert Laurens, Auguste Leroux, Georges Leroux, Mme Martin-Gourdault, Louis Roger, Lucien Seevagen, Paul Sieffert, Henri Zo, Jules Desbois, Paul Moreau-Vauthier, Charles Paillet et André Vermaire, les sculpteurs; Louis Huvey et Edouard Léon, et pour les arts appliqués, Edgard Brandt, Emile Decoeur, Albert Gsell et Mlle Lucie Roisin.

Il illustre également des livres  L’ouvrage de Edmond  Pilon « Le charme de Paris » en 1933. Paris ses eaux et ses fontaines de Georges Montorgeuil.

 

En  collaboration avec Maurice Achener il travaille sur  les éditions de la société de Saint Eloy :

La série des Petites villes de France d’ Émile Sedeyn avec Edgar Chahine, Charles Hallo, Dauchez, Brouet, Gobo, Albert Decaris , Gusman, Paul Adrien Bouroux, Polat, Véder, Henry Cheffer, Jean Frélaut,  , (Société de Saint Eloy).1935-1937

Par les champs et par les grèves de Gustave Flaubert, notice de René Dumesnil, avec Charles Jouas, Henry Cheffer, Paul Adrien Bouroux,  André Dauchez, Edgar Chahine etc. (Société de Saint Eloy) Livre conservé à la Bibliothèque nationale de France, 1939.

 

Janine Bailly-Hertzerg  le présente ainsi : «  Louis Willaume nous laisse un  oeuvre gravé * fécond  mais sans grande personnalité. Les sujets qu’il traite sont « gentils » uniquement fait pour plaire, représentés avec un grand classicisme et sans spontanéité. Il aime à griffer son cuivre avec la pointe pour obtenir une sorte de fouillis léger ».

 

* Remarque : Non il n’y a pas (ici) de faute d’orthographe on parle bien d’un oeuvre gravé et non pas d’une oeuvre gravée.

    

Son témoignage de la banlieue parisienne avec la gravure « le Pont de Billancourt » n’est  pas représentative de ces travers, elle montre les berges d’Issy les Moulineaux . Cette gravure se trouve à Sceaux au musée d’Ile de France et fut présentée lors de l'exposition "Travail et Banlieue regards d'artiste"

Le Musée d'Orsay possède son  tableau  intitulé "Le pont des Saints Pères" .

 

Sources :

Catalogue de l’exposition Travail et Banlieue regards d’artiste 1980-1980 du musée dIle de France à Sceaux Somogy Editions d’Art (2001).

Dictionnaire de l’estampe en France (1830, 1950) Janine Bailly-Herzberg. Editions Arts et Métiers Graphiques 1985.
Article sur internet concernant le groupe de l'érable 
La gravure les procédés et l'histoire Jean E Bersier edition 1948 La table ronde  tr

Artcle availla

 

 

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29 septembre 2007 6 29 /09 /septembre /2007 23:55

 croquis_illustration_dans_un_escalier.jpg


Maurice Achener est un illustrateur de livre de bibliophiles, de nos jours l’illustration de livre qui nous est la plus familière est celle de la littérature enfantine. Il existe bien des livres illustrés populaires,  pour d’autres publics, tels que les bandes dessinées. Mais les éditions de romans illustrés  par un artiste ne sont pas fréquentes dans les librairies. Pour comprendre dans quel contexte économique a travaillé Maurice Achener, il est intéressant de connaître  le fonctionnement de l’édition de livres illustrés à son époque. 

Mais tout d’abord, nous pouvons  rappeler  que la définition du  mot bibliophile dans le dictionnaire est « Personne qui cherche et conserve avec soin des livres rares et précieux ».


L'illustration pour vendre des livres 

Jusqu’au début du XX me siècle les tirages de livres illustrés étaient considérables,  il ne s’agissait pas d’objets de luxe.

 

Vers 1900, les amateurs de livre forment des clubs, appelés Société de Bibliophiles, dans lesquels ils élaborent des livres qu’ils désirent. Ils sont illustrés et bénéficient d’une typographie soignée. Ces livres tirés à peu d’exemplaires sont numérotés et même parfois nominatifs.

 

Ces tirages de luxe cohabitent avec des illustrés moins coûteux. Car l’édition est en crise, et l’image est  destinée à attirer la clientèle face à l’émergence d’autres loisirs concurrents tels que les sports et les journaux.  Cependant  ces livres  ne sont pas à la portée de tous, en 1914, ils se vendent aux alentours  de 2 francs tandis que le prix moyen du livre est à 20 centimes.

Les Illustrateurs marquants de ce type d’édition sont Auguste Lepère, Maurice Denis, Luc Olivier Merson, Steinlen , Charles Jouas. Maurice Achener commence alors à  illustrer des ouvrages empreints de culture alsacienne (« Théodolinde Waldner de Freundstein » et des poèmes des frères Matthis).


Les éditions Crès 

En 1912, Georges Crès crée sa maison d’édition. En 1918,  l’édition sort du marasme, les coûts de fabrication sont stables et le prix du papier est en baisse. Maurice Achener illustre Maeterlinck dans la collection « le théatre d’Art » de Crès.  Puis dans la collection phare de l’éditeur, « les maîtres du livre » il réalise nottament le frontispice pour Feu de Gabriele d’Annunzio. La série était dirigée par Adolphe Van Bever, qui venait du  Mercure de France. Les tirages étaient limités et les œuvres souvent inédites, ces livres furent très prisés des bibliophiles. 

 

L’édition entre alors dans une phase, d’un essor extraordinaire, Maurice Achener fait partie d’une génération de jeunes illustrateurs, qui connaissent un grand succès, on peut citer Daragnès, avec lequel il travaille chez Crès,  Gus Bofa, Decaris, Hermine David.

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Les éditions Mornay  

Les éditeurs A et G Mornay créent la collection Mornay, qui devient vite recherchée,  leurs  livres sont qualifiés de « demi-luxe ». Ils instaurent un système de souscription pour cinq livres par an. Le tirage se fait en général à mille exemplaires, un service de presse est  prévu pour contribuer à la diffusion de l’œuvre. Les premiers livres sont essentiellement illustrés par des bois,  Maurice Achener  réalise dans cette technique, en  1922, le quatorzième livre de la collection les Beaux Livres: «  La Faute de l'Abbé Mouret », d’Emile Zola. Mais c’est à l’eau forte qu’il créera le graphisme pour Monsieur des Lourdines d’Alphonse de Chateaubriant en 1925, référencé comme vingt-huitième livre.


Spéculation sur les beaux livres 

Les livres sont à la mode, par plaisir, mais aussi comme placement. La crise économique des années 20 et la forte dévaluation du franc qui en résulte favorise les investissements  dans les œuvres d’art,et les livres. « Aller voir de la peinture devient une expression courante » « Passer chez le libraire » en fut une autre. Les périodiques ont une rubrique sur les livres, dans cette optique. Elle se nomme « La bourse des livres » dans un des journaux. On assiste à une spéculation, les livres sont achetés et revendus. Les prix peuvent doubler ou tripler en huit jours.

Les lecteurs se découvrent bibliophiles et remplissent leur bibliothèque de livres. Dans ce contexte favorable, de nombreuses maisons d’édition se créent. Le marchand Ambroise Vollard avait déjà commencé depuis les années 1900 à demander des illustrations à des artistes qui n’étaient pas graveurs. Des particuliers tels que le Docteur Manuel Brucker  réalisent des petites productions de livres illustrés.  

L'effondrement

Une crise intervient en 1931, et la cote s’effondre.  Pour exemple « A rebours » de Hysmans illustré par Lepère (Les Cents Bibliophiles) vendu 9500 francs en 1930 ne valait plus que 4000 francs quatre ans plus tard.

La reprise et les sociétés de Blibliophiles

Seulement une dizaine d’éditeurs subsistent après 1934.  De nouvelles sociétés de bibliophiles se créent, elles  sont de goût plutôt traditionnels, mais aiment également les innovations. Leurs éditions originales sont diffusées exclusivement au sein de la société. Les sociétés soutiennent financièrement des projets d’artistes qui sans elles ne trouveraient pas d’éditeur. Maurice Achener ne travaillera plus qu’avec des organisations de ce type. La « Société des Médecins bibliophiles » lui permet son dernier ouvrage personnel  «  La Première journée de la bergerie » de Remy Belleau, en 1945. Maurice Achener en réalise toutes les illustrations et les lettrines.  Il participera à  des ouvrages collectifs avec la « Société de Saint Eloy » dont son ami Paul Adrien  Bouroux est le secrétaire.

En tant qu’acteur de l’édition illustrée du XX me siècle Maurice Achener en aura suivi l’évolution , et aura intéressé les éditeurs parmi les plus marquants de cette période.

Sources :

  • Antoine Coron "Le livre concurrencé 1900-1950" Histoire de l'édition française.
  • Catalogue de l'exposition "Manuel Bruker collectionneur et éditeur d'art" Musée des Beaux Arts de Bordeaux Le festin. juin 2004
  • Michel Vaucaire "La Bibliophilie" Que sais je ? numéro 1406 PUF 1970.
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29 septembre 2007 6 29 /09 /septembre /2007 20:46

Estampe-Jouas.JPGCharles Jouas (1866-1942) commença sa carrière en tant que dessinateur. Il travailla en 1897, sur un projet d’illustration du livre « Cent ans aux Pyrénées » de Henri Beraldi. Si l’édition  n’aboutit  pas, il en  reste une belle série des dessins et aquarelles sur le massif des Pyrénées.

http://www.balades-pyrenees.com/jouas_charles.htm

 

C’est en  donnant  ses propres dessins à graver, que Charles Jouas  s’intéresse puis s’initie à la technique de  l’eau forte, aux alentours de 1900.  Il est influencé par par Francis Seymour Haden *

Ses gravures sur  Paris, avec la série de « Paris vu de Notre Dame » (16 planches) et celle intitulée « Autour de Saint Séverin », présentent la ville dans  les évènements qui l’atteignent et son évolution (inondations, grands travaux, aménagement des quais). 

En tant que graveur il fut également illustrateur,sur l'ouvrage de Joris Karl Huysmans La cathédrale (64 eaux fortes).
Sources :

 

On le qualifie d’héritier de la technique et de l’inspiration romantique.
Il exposa dans la galerie J. Chaine et Simonson en 1913. 

 Il participa à la création de la Société de  Saint Eloy. Société de bibliophiles,  dont étaient également menbres : Henri Vever (1854-1942) le bijoutier-joaillier, grand amateur d'estampes, Paul Adrien Bouroux et André Dauchez. Pour la Société de Saint Eloy,  il contribua à la mise en image, d’une édition de luxe du  livre « Par les champs et par les grèves » de Gustave Flaubert. Le texte était préfacé d’une notice écrite par René Daumesnil. Dans cet ouvrage collectif, intervenaient d’autres graveurs tels que  Edgar Chahine, et Louis Wuillaume, dont il était l’ami,  André Dauchez, Henri Cheffer, Paul Adrien Bouroux,  et Maurice Achener.

 Ce fut également un arménophile engagé ami d’Archag Tchobanian.

 
Il présida la section gravure de la Société Nationale des Beaux-Arts.

 

Catalogue de l’exposition Travail et Banlieue regards d’artiste 1980-1980. Somogy Editions d’Art.

Dictionnaire de l’estampe en France (1830, 1950) Janine Bailly-Herzberg. Editions Arts et Métiers Graphiques 1985.
J. E Bersier La gravure les procédés et l'histoire édition 1948 La table ronde.
 
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Brochure ailla dans les Pyrénées pour

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1 septembre 2007 6 01 /09 /septembre /2007 23:20

DSC00922.JPGC’est la fin d’un été riche en pluie, dont le seul avantage est de donner du temps libre pour des expéditions dans des expositions Par hasard ou par envie, parfois sur les traces de Maurice Achener, quelques belles rencontres et découvertes ont ainsi donné des couleurs au temps gris. Nous sommes allés sur les traces de Maurice Achener et de André Engel au château de Ripaille. 

Dans un précédent article, nous avons parlé de l'amitié qui liait Maurice Achener et André Engel. Quelques gravures de Maurice Achener qui témoignent de passage à Ripaille, nous sont parvenues. le château de Ripaille est situé près de Thonon les Bains sur les berges du lac Léman. La Haute Savoie nous attire pour ses sentiers, donnant de belles aperçus sur le Mont Blanc. Cependant  La randonnée sous la cape de pluie c’est pas génial. Nous optons pour d'autres loisirs et  décidons d’un départ direction Thonon les bains, le lac Léman et le logis de André Engel.  La visite du domaine de Ripaille est agréable, le lieu est magique entre vignes et eaux bleues du lac. Les façades du château et les dépendances,  construites par Amédée VII premier duc de Savoie qui sera Pape sous le nom de  Félix V, ont retrouvé le type d'architecture initial. Le logis était à l'origine flanqué de sept tours, une pour chacun des membres de l'ordre de Saint Maurice, il n'en reste cependant plus que quatre. 
L’ensemble a été restauré par Frédéric Engel-Gros   vers  1900.  Il était un industriel de Mulhouse, père de André et époux d'une demoiselle  Gros d’où le monogramme EG que l’on retrouve fréquemment représenté. Il  a aménagé l’intérieur de l’habitation dans un style résolument Art Nouveau. Et le modernisme a été voulu afin d’assurer le confort. Dans la cuisine, une gigantesque cuisinière à charbon founit le chauffage central, des conduits amènent l’air chaud dans les autres pièces. Le rendement thermique n’'était pas optimum, puisque deux wagonnets de charbon par mois étaient nécessaires. La vaisselle était  facilitée par un évier équipé  d’un robinet  en métal, et alimenté d'eau courante chaude et froide et munit de beaux égouttoirs en bois. Des passes plats facilitaient le service. Dès cette période le château dispose d’une installation électrique. En pensant aux visites de Maurice Achener, il est évident que la place ne manquait pas pour loger les visiteurs et que comme le vin est bon, le séjour devait être bien plaisant.DSC00928.JPG                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                  
Mais au moment de partir, nous ressentons une petite frustration, à part quelques photos de André Engel, ses œuvres ne sont pas présentées, et pas de trace des fameux oiseaux empaillés. Heureusement sa présence est plus palpable quand nous visitons l’arboretum qu’il a créé, c’est un lieu de promenade et de préservation de l’environnement.

Quelques informations complémentaires :




Le site de la fondation du château de Ripaille :
http://www.ripaille.fr/

muriers.jpgVoir également sur ce blog :

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28 juillet 2007 6 28 /07 /juillet /2007 20:31

Maurice Achener a beaucoup illustré de textes, il a participé à la passion du beau livre qui animait son époque. 

Il a travaillé avec des maisons d’édition créatives notamment les Editions Crès et Mornay spécialistes dans l'édition de luxe et alors très populaires. 

Il a collaboré avec les personnalités de ce domaine tel que Gabriel Daragnès l’éditeur et illustrateur, et le typographe Louis Jou. 

Il a utilisé le bois gravé et l'eau forte

Les premiers livres sont marqués par l'Alsace avec la légende romantique d'une princesse dans un château et les poèmes des frères Matthis, puis l’horizon s'élargit. Certains ouvrages peuvent présenter des textes un peu touristiques ou vieillit, mais Maurice Achener a  mis son talent au service des  grands auteurs Emile Zola, André Suarès, Emile Verhaeren en passant par Maurice Maeterlinck, Remy Belleau, Flaubert et le prix Goncourt de 1911 Alphonse de Châteaubriant. 

Maurice Achener est un véritable architecte du livre, il réalise des gravures mais il crée aussi les lettrines et les autres éléments typographiques. Il décide de la mise en page, à une période ou l’ordinateur et les outils de PAO ne sont pas encore apparus. 

Enfin avec la "Société de Saint Eloy" la société de bibliophile crée par son ami Paul Adrien Bouroux et le joaillier Henri Vever, il coordonne les projets et devient commissaire au livre. 

Il mènera cette activité jusqu’en 1960 sur le deuxième tome des « Châteaux d’Ile de France » la Société de Saint Eloy lui signifie alors gentiment qu’il faut laisser la place sur le troisième et dernier tome. « Voici bien des années que vos gravures illustrent les volumes que nous avons publié et témoignent de la place que vous occupez dans notre société … nous avons du considérer l’avenir de la Société et rechercher de nouveaux graveurs qui puissent relayer nos sociétaires artistes dans leur œuvre. Comprenant la peine que nous ferions à ceux de nos anciens et fidèle graveurs qui n’auraient pas de chapitre …  »

 

« Promenade en auto un soir d’été» de Georges Spetz, éditeur de Strasbourg 1908.


« Théodolinde Waldner de Freundstein » 
Légende Alsacienne de Georges Spetz Editeur Imprimerie-Librairie Lahure, technique de bois gravé. 1909.

 

 « Widesaft » de Albert Matthis avec Adolphe Matthis, Editeur Stoosburri, Strasbourg, Imprimerie Alsacienne), 1911 Ce livre est conservé par Bibliothèque Nationale de Paris.

 

    « Ecoutez la chanson » de André de Raulin, seize vieilles chansons lorraines     illustrations de Serge Beaune, J-M de Raulin, Jean Baffier, Maurice Achener, G Cornelius, Adolphe Willette. 1912.

 

 «  La Princesse Maleine »  de Maurice Maeterlinck, Editeur Georges Crès et Cie, Paris Collection le Théatre d’Art,1918.

 

 






« Feu »
de Gabriele d'Annunzio), Frontispices gravés à l'eau-forte par Maurice Achener Editeur Georges Crès et Cie, Paris Collection  tome 1 et 2, Les Maîtres du Livre, 1919.

 

  «Paysages de Paris» de Léandre Vaillat. La compagnie transatlantique lui demande d'illustrer ce livre en commémoration de son nouveau paquebot le Paris, il sera offert à ses passagers (Editeur - Cie Gale Transatlantique)  1919. (voir articles sur le site).

 

« Contes choisis » par Pierre Louys, ornementations typographiques gravées sur bois  avec Gabriel  Daragnès et Pierre-Eugène Vibert. Le frontispice est de Gabriel Daragnes. Editeur Georges Crès et Cie, Paris, Collection  Les Maîtres du Livre, 1919.

 

« Moralités légendaires » de Jules Laforgue collaboration avec Louis Jou et Pierre-Eugène Vibert aux ornements typographiques, Editeur Georges Crès et Cie, Paris Collection  Les Maîtres du Livre, 1920.

 

 « Histoire Grotesques et sérieuses » de Edgar Poe avec une traduction de Baudelaire, collaboration avec Gabriel  Daragnès et Pierre-Eugène Vibert, G Aubert,  Editeur Georges Crès et Cie, Paris, Collection  Les Maîtres du Livre, 1921. 

 

«  La Faute de l'Abbé Mouret », de Emile Zola, Editeur A & G Mornay Libraires, gravure sur bois. C’est le quatorzième livre de la collection les Beaux Livres, 1922.Ce livre est conservé à la Bibliothèque Nationale de Paris.

 

 




« Monsieur des Lourdines »
par Alphonse de Châteaubriant ce livre était le Prix Goncourt 1911 préalablement édité chez Bernard Grasset, est repris en édition de luxe par l’éditeur A & G Mornay Libraires, il est le vingt huitième livre de la collection les Beaux Livres. Maurice Achener réalise plus de 100 illustrations entre le frontispice à l’eau forte, la couverture, les lettrines, les vignettes de tête de chapitre, et les culs-de-lampe, en bois gravé 1925.











« Provence »
par André Suarès une suite d’estampes, précédée d'un poème en prose de André Suarès, Eaux fortes de Maurice Achener et de Henry Cheffer, Bois en couleurs de Louis Jou, Publication à Paris (Le Goupy), 1925, Ce livre est conservé à la Bibliothèque Nationale de Paris.

 « Petites villes de France » d’ Emile Sedeyn avec Edgar Chahine, Charles Hallo, Dauchez, Brouet, Gobo, Albert Decaris , Gusman, Paul Adrien Bouroux, Tigrane Polat, Véder, Henry Cheffer, Jean Frélaut, Louis Willaume, Cottet, Il est édité par la societé de bibliophile « Société de Saint Eloy » . 1935-1937

"Dix Gravures originales en noir publiées sous les auspices de la Gravure originale en noir" par A.Baudelot , Planches de Maurice Achener, Paul Adrien Bouroux, Gustave Bruyer, Henry Cheffer, H Dumas, L Grand-Gérard, F. hertenberger, E Lein, melle Ripa de Roveredo, Louis Wuillaume, Préface de Camille Mauclair.

« Par les champs et par les grèves » de Gustave Flaubert, notice de René Dumesnil, avec Charles Jouas, Henry Cheffer, Paul-Adrien Bouroux, Louis Willaume, André Dauchez, etc. (Société de Saint Eloy) , Ce livre est conservé à la Bibliothèque Nationale de Paris.   1939.

« Cités et paysages de France » Poèmes de Louis Maigret préface de Camille Mauclair en collaboration avec Yves Brayer, P. Fleury , Van Hasselt , Lucien Jonas , P. Labrouche , Maurice de Lambert , Fernand Maillaud , M. Parturier, C. Rameau , G. Venet , J.-F. Zingg Edition Barry Paris , Ce livre est conservé à la Bibliothèque Nationale de Paris. 

 «  La Première journée de la bergerie » de Remy Belleau, livre édité par la société de bibliophilie Société des Médecins bibliophiles. 1945. Maurice Achener réalise toutes les illustrations et les lettrines.

 « Almanach, cahier de vers » de Emile Verhaeren.  Il est Commissaire au livre avec José Belle pour l'édition de ce livre. Dans lequel interviennent, pour chaque mois de l'année des graveurs différents : Paul Adrien Bouroux, Paul Baudier, Charles Hallo, Jean Frélaut, Eugène Corneau, Henry Cheffer, Adolphe Beaufrère, Camille Josso, Pierre-Yves Trémois, Lemagny, Robert Jeannisson, et André Vahl. Le livre est édité par   la Société de Saint Eloy. 1951.

« Marchés et Foires de Paris » de Léo Larguier.  Avec Pierre-Yves Trémois, Henry Cheffer, Lemagny, Charles Hallo, Robert Jeannisson, René Cottet, Fernand Hertenberger, Paul Adrien Bouroux, Albert Decaris, Jean Frélaut, Camille Josso (Société de Saint Eloy). 1953.

 « Vieilles Abbayes d'Ile de France » de Louis Réau Avec Robert Jeannisson Pierre-Paul Lemagny, Henry Cheffer, Fernand Hertenberger, André Valhl, Aymar de Lézardière, Paul Baudier, Paul Adrien Bouroux, Charles Hallo, René Cottet, Albert Decaris, Camille Josso, Adolphe Beaufrère.(Société de Saint Eloy). 1955

Il participe à la série de livres « Châteaux D'Ile de France  » d'Ernest de Ganay (Société de Saint Eloy). 1957.

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11 juillet 2007 3 11 /07 /juillet /2007 22:01

 

Maurice Achener a aussi réalisé des lithographies. Clément-Janin dans un article dans la revue Byblis indique "en concurrence à l'eau-forte, il mène le bois et parfois la lithographie. Il a cependant assez peu de sympathie pour cette dernière. Comme son ainé jeanniot, il lui préfère l'eau forte et le bois "qui ne blaguent pas!"

Voici dans un registre qui lui est  inhabituel, le programme d'une pièce de théâtre de Labiche, donnée le 2 mai 1903 à Strasbourg. la lithographie est réussie et l'on peut regretter que Maurice Achener n'est pas poursuivi également dans cette voie. L’artiste  s'est représenté dans la foule qui assiste au spectacle, au lieu de regarder la scène il fixe une jeune femme derrière lui. Tout cela est bien étrange.  
Cette lithographie de Maurice Achener est proche de celles réalisée par Emile Schneider. A cette période, Maurice Achener a 23 ans, il vit à Strasbourg, il est membre du groupe d'artiste francophile,  "Société des artistes de Saint Nicolas" fondé par Emile Schneider. Il fréquente les frères Matthis, deux jumeaux poètes parfois qualifiés de  "créateurs du lyrisme alsacien". Maurice Achener est proche de son départ pour Paris, où il se rendra en 1908. car Paris l'attire, la capitale est alors la ville lumière le centre artistique mondial et les artistes y débarquent des quatres coins du monde . 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Des informations sur les deux poètes Albert (1874-1930) et Adolphe (1874-1944)  Matthis en suivant le lien suivant

http://www-bnus.u-strasbg.fr/ExposAnciennes/matthis/matthis/Intro_1.htm

Et écouter un de leur poème http://www.lamanivelle.org/pages/spe_matthis.php?active=49&deroule=menuNouveautes

 Sources : Clément-Janin Byblis printemps 1923 "Maurice Achener Peintre-Graveur Alsacien".

   

 

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