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21 octobre 2009 3 21 /10 /octobre /2009 23:07

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15 octobre 2009 4 15 /10 /octobre /2009 21:17
« L'image cabrée » , Fondation Paul Ricard , par Marie-Anne Chenerie

Les expositions des Fondations d'entreprise

Je continue ici ma série sur les expositions de Fondations d’Entreprise. Après la Fondation « Louis Vuitton » ( voir ci-dessous) , voici la Fondation Paul Ricard , et sa dernière exposition « L'image cabrée »; je n'insisterai pas encore une fois sur la beauté de ces lieux , et leur adresse prestigieuse : luxe, calme et volupté , voici l'impression qu'on en retire , renforcée par un accueil soignée , disponible , élégant , le sentiment d'avoir pour soi tout seul des pièces immenses, lumineuses et que les œuvres sont là uniquement pour vous ; ceci est souvent accentué par le choix du commissaire de sélectionner peu de pièces choisies rigoureusement. Bref, quel plaisir d'échapper au sort du visiteur classique que je suis : une attente debout qui vous tue les jambes , ces jambes dont vous auriez tellement besoin une fois que vous êtes enfin arrivé au lieu de vos attentes, un espace surchauffé, encombré ( la densité des autres visiteurs , les bruits parasites : en enfant qui pleure : est-il vraiment bon pour un enfant de 3 ans d'aller voir des Vermeer ?-) , mais aussi parfois beaucoup, trop d'œuvres, dans le but de montrer par exemple, l'évolution de l'artiste et des appariteurs ( on ne peut vraiment pas dire « hôtes ou hôtesses ») qui dorment sur leur chaise ( dans le meilleur des cas ) et , dans le pire de cas , échangent à voix haute des recettes de blanquettes de veau ou les commentaires du dernier France -Autriche .

Bref, l'impression d'être dans un lieu réservé et dédié à la seule contemplation des arts. De plus, ces expositions sont accompagnées d'un catalogue gratuit , réalisé avec une recherche de mise en page et de typographie impressionnante , d'un site internet très bien fait , d'une grande richesse explicative ( qui est parfois indispensable, disons-le franchement) ) . Donc, n'hésitez pas, ne vous laissez pas intimider, franchissez la lourde porte et saluez les hôtesses d'un air entendu : après tout, c'est de l'art, et, que je sache, c'est fait pour être vu , et , de mon avis ( je n'engage que moi ) , par des personnes de stature et d'origine très différents .

Image cabrée ?

Une fois ceci posé, je reviens à « L'image cabrée ». Tout d'abord pour vous dire ma perplexité devant l'intitulé de l’exposition. Pour moi, on se cabre « contre » un obstacle, une idée, une contrainte, ce mot est associé à la révolte, la rébellion, la spontanéité, la fougue , la jeunesse souvent , la force animale et donc non contrôlée , voire dangereuse .
Pour moi une image cabrée est celle qui surgit, pure et vierge de toute manipulation en ayant justement repoussé tous les forçages auxquels l'artiste a voulu la soumettre.

Or, si nous nous en tenons à l'âge des artistes sélectionnés, nous retrouvons cette impression de jeunesse.Mais qu'ai je trouvé dans les œuvres exposées? Certes des images, mais plutôt des images manipulées , reproduites , superposées , ce que je trouve extrêmement intéressant comme principe ( et nous rapproche ici de la gravure, qui est le processus qui permet, par excellence, ce travail d'empilement, de retour en arrière, d'ajout, de métamorphise) . Mais pour moi, ce n'est pas une image cabrée , mais une image domptée , qui a été travaillée , « matée » , comme un cheval que l'on a dressé et dont le résultat est celui de longues heures de manipulations et entrainements, qui est célébrée ici ; j'aurais peut être choisi comme titre , « l'image domptée » ou « l'image complexe » , mais cela ne correspond sans doute pas à l'intention du commissaire .

Ou alors , peut on imaginer que l'image « cabrée » est celle qui , malgré les traitements que l'artiste lui a fait subir ( bombage, pliage, photocopies, superpositions, éclairages en transparence ) , est celle dont le résultat final échappe à l'intention de l'artiste et le dépasse largement pour venir s'imposer dans sa vérité individuelle , vérité peut être cachée qui peut maintenant surgir d'elle même après ce passage obligé de manipulations, comme un « tunnel de purification »? .

Cette remarque liminaire sur le titre de l'exposition, est simplement un petit mouvement d'humeur . Dans le fonds, pour moi, l'art ne peut être que « senti, rare, sincère » ( Hector Obalk , L'eau , revue d'art , septembre 2000) . Et c'est souvent ce qui explique mon malaise en face de certains œuvres d'art contemporain : leur absence de complexité, leur obéissance primaire à une règle unique ( le concept ) et donc, l'absence de surprise( alors que, paradoxe, c'est souvent la surprise , par le décalage, par exemple, que l'artiste a voulu provoquer) , car tout est expliqué , justifié , argumenté pour rentrer dans l'intention de l'artiste . Cette surprise, cette profondeur, cette découverte de couches successives insoupçonnées, je peux les trouver dans un Rembrandt, dans Fillipo Lipi, dans le retable d'Issenheim, , dans un Rothko, dans un Sacksick , mais déjà moins dans un Nicolas de Stael ou dans un contemporain qui va longuement m'expliquer l' intention qui a présidé à son installation . Et cette profondeur, je ne l'ai pas trouvée dans toutes les oeuvres exposées. Je vous dirai à la fin de l'article quelle est l'oeuvre qui, pour moi répond à ce critère de profondeur et de « surprise » .

J'ai choisi de vous faire part (ce ne sera pas trop long, rassurez vous) de mon avis sur 3 thèmes :
 
1) Les manipulations de l'image
2) La scénographie de l'exposition
3) Le débat – éternel – sur la peinture versus les autres techniques de l'art contemporain, ou les autres media

Les manipulations de l'image

1) L'image manipulée : ici la force de l'artiste est de soumettre l'image à des traitements , altérations soit aléatoires ( pluie, déchirures ) , soit voulus ( pliage, photocopie , mise en transparence du verso d ela feuille) , pour en faire une oeuvre , pour en donner une image différente , parfois opposée de sa signification première ( Ida Tursic et Willfried Mille , « 90 Interview May » ou le recto d'une affiche de Clement Rodzieski ) , et qui ouvre une porte d'entrée vers un autre univers : l'écart se creuse entre l'oeuvre et l'image d'origine , jusqu'à la contradiction ou le paradoxe : dans cet écart, s'engouffrent nos peurs, nos doutes , nos incertitudes , nos espérances :c'est l'inconnu qui est là et qui nous appelle. Cet écart est d'autant plus fort que l'image nous est familière, ou bien se rapporte à des clichés bien installés ( la jeune mariée surannée de Jimmy Roberts ) , qui nous font mesurer le gouffre qu'il y a entre la représentation immédiate de ces images et ce que notre inconscient y voit , comme dans un rêve éveillé. A cet égard, cette exposition offre de nombreux exemples de ces manipulations, qui donnent tout son sens au mot « image »: » figure qui fait reconnaître ou évoque une réalité ».

La scénographie de l'exposition

2) La scénographie : la mise en scène de l'exposition est surprenante et nous invite à revenir sur un principe de l'art contemporain, à savoir que son approche nécessite une intervention, un effort de notre intelligence ou du moins une participation active et non plus seulement l'appel à notre sensibilité ou au plaisir des yeux immédiat :les oeuvres sont exposées sans cartouche, sans titre , sans nom d'auteur et si l'hôtesse ne vous donne pas un plan ( intéressant, cela vous oblige à reparcourir les autres oeuvres des 3 salles ) :

vous avez donc 2 façons de visiter l'exposition :

 1. celle de l'amie qui m'accompagnait ( elle est aussi spontanée , immédiate , rapide que je suis réfléchie , « bon élève », consciencieuse ) ) , qui s'est laissée porter par ses pas et ses préférences à travers les 3 pièces , en se disant très vite « j'aime ou je n'aime pas ; il est intéressant de noter que ses préférence sont allées très spontanément vers les oeuvres peintes , et nous y reviendrons plus bas ) et je dois dire que ces choix étaient sensibles

2. ma démarche : j'ai donc pris le plan et cherché à comprendre, ou bien demandé à l'hôtesse. Et là, surprise aussi , et bravo au curateur, le plan vous fait perdre un peu l'orientation la localisation des tableaux ou des installations et il vous arrive même de prendre un titre pour un autre ( et après tout, pourquoi pas, car c'est vous qui voyez l'image et c'est à vous qu'elle appartient ) ;
l'hôtesse rajoute quelques explications ( par pitié ? par gentillese, par souci de faire apprécier l'exposition ? ) : la simple photo des narcisses découpée et recollée , et qui, vous l'aviez bien remarqué, est accrochée à 1 m du sol , rappelle la hauteur de l'artiste enfant . Ouf, tout s'éclaire, me voilà rassurée, il y a une explication censée , mais l'aurais je trouvée toute seule ? Et si je ne l'avais pas su, il en serait resté dans ma mémoire un image étrange de photo , banale, découpée et recollée, soigneusement encadrée, accrochée à 1 m du sol .  Et j'aurais imaginé des tas d'explications : l'artiste est nain et expose ainsi sa confiance et son obsession de son corps, ou encore, l'artiste est complexé ( par quoi ? ) et s'expose trop bas , ou encore, l'artiste nous oblige à nous pencher , et donc à réfléchir sur le fait que notre obsession de nous même ne nous élève pas , mais au contraire nous abaisse, ou que sais je encore j'en aurais beaucoup d'autres à vous proposer .
Donc voilà pour moi, un œuvre d'art contemporain intéressante, car , au lieu de nous imposer sa lecture unique, elle me force à aller chercher en moi ce qu'elle évoque . Donc le commissaire a raison : pas de titre ou d'explication affichés nous oblige , quand l'œuvre est bonne, à une appropriation de l 'œuvre . .

Voilà un effet de cette scénographie, j'en citerai encore un , et je vous prends à témoin : qu'auriez vous pensé à notre place : nous passons sous un ventilateur ( en marche, gris neutre , comme un ventilateur de bureau ou d'entrepôt ) et apprécions l'air frais qu'il introduit dans cet espace ( un peu de fraicheur au milieu de tant de réflexions intelligentes ? ) « Quelle bonne idée » me dis je . Or le plan vous indique une oeuvre d'Etienne Chambaud , intitulée , « l'air,exclusion de la tautologie , N9 » et précise, qui plus est « dimension variable ». Passé un premier réflexe de fou rire ( et après tout l'humour est une qualité première de l'art contemporain et justement de cette distance qu'il introduit entre œuvre et signification) , nous nous interrogeons très sérieusement ( je vous ai dit que je voulais faire les choses consciencieusement ) : « que veut dire dimension variable ? Est ce l'air qui prend de nouvelles dimensions, le ventilateur qui s'élargit ? le ventilateur qui donne à la pièce de nouvelles dimensions selon qu'il tourne plus ou moins vite ?»

 Bon cela est bien intellectuel et ce que je pourrais reprocher à la scénographie du commissaire, par ailleurs, je le redis , très intéressante, est que cela réserve cette approche à une certaine élite et que le fait de n'avoir pas la réponse – ou un début de piste avec le titre – exclue de fait de nombreux visiteurs d'une connivence avec l'œuvre ou l'artiste . Mais après tout peut être est ce voulu ? Après tout , nous ne sommes pas toujours obligé de trouver quelque chose d'intelligent à dire ou à penser devant chaque œuvre ...Et finalement, je l'avoue, je n'ai rien d'intelligent à dire devant ce ventilateur , sauf que cela fait du bien de passer dessous ...

Le débat – éternel – sur la peinture versus les autres techniques de l'art contemporain, ou les autres media
3) Enfin, c'est un peu long, je m'en excuse, mais cette exposition a soulevé en moi ( qui suit de la génération du dessin , de la gravure, de l'effort , de l'apprentissage, ..) de nombreuses questions : je voudrais revenir sur la différence de perception entre une œuvre peinte ( Damien Cadio , Ida Tursic et Wilfried Mille par exemple ) et les autre œuvres, plutôt du genre « installations » ou utilisant des technologies modernes , comme la reprographie ou la photo . Aujourd'hui, nous sommes dans l'ère de reproduction, de la diffusion de masse. C'est pour cela que je salue ici le travail de ... la mariée , tout à fait intéressant, car la technique de photocopie ouvre tout d'un coup une nouvelle dimension : au premier abord, un photo passée et conventionnelle d'une jeune femme souriante au bonheur convenu de fiançailles ou d'un mariage à venir , photo sur laquelle , croyez vous, l'artiste a collé du sparadrap ou des bandes Velpeau, comme un voile de marié, mais aussi comme des liens collants dont on ne pourra pas se défaire ( tout le monde a fait l'expérience du morceau de sparadrap qui nous poursuit et nous ridiculise par son obstination ) et qui évoque la maladie, l'hôpital ( et donc la guerre , si on l'associe à l'époque de la photo ). Vous trouvez l'idée pas mauvais, mais un peu facile, puis à y mieux regarder, vous voyez que l'œuvre est plate, donc vous pensez que c'est peint ( et là vous admirez la prouesse technique , car c'est d'un réalisme poignant ) , et enfin , vous touchez et c'est lisse et froid , comme une photocopie: et c’est bien une photocopie. Donc plus de prouesse technique, mais une autre dimension, celle de l'image reproduite ( la photo est déjà une image ) et brisée, torturée, « refroidie » . Je sais bien que Godard a dit, en parlant des caméras numériques « c'est Sony qui filmera et non pas eux » ( Hector Oblak, voir ci dessus) , mais là , ce n'est pas Hewlett Packard qui l'a fait , c'est mais bien Jimmy Roberts ; la photocopieuse est un moyen comme le pinceau ou la bombe aérosol. Clément Rodzielski l'a aussi bien montré , avec ses « miroirs noirs » ....Donc bravo au travail sur la photocopie , qui révèle , comme la gravure, des surprise et permet le mariage d'éléments apparemment incollables pour ne faire un univers compact, lisse, inquiétant .

Pour finir, mon choix ira aux artistes Ida Tursic et Wilfried Mille ( c'est de la peinture ...) , et en particulier à l'immense portait de la très jeune femme: une poupée ravissante au sourire et au regard stéréotypés , vous vous approchez , et là, la contradiction, le mystère est là : en transparence , vous voyez des tâches de peinture et d'huile, vous comprenez que c'est la page d'un magazine souillé . Souvenez-vous, comme ce scarabée dans les natures mortes ou la mouche ou le papillon dans ces bouquets de fleurs , qui nous disent que derrière l'apparence de l'ordre et de la beauté , il y a l'horreur de la mort et de la destruction, du désordre . D'ailleurs, a-t-elle été assassinée, violée , est ce un pantin mécanique ? Comment est son corps qu'on ne voit pas ? Ce n'est pas seulement une anecdote, c'est presque une allégorie .Ce visage, lisse , beau et sans profondeur nous ouvre en fait une dimension inattendue , donnée par le détail du haut du tableau et des mouchetures rouges , donc par le défaut et le détail Et chacun y voit ce qu'il veut . Voilà pour moi un image, sinon cabrée, du moins, travaillée, complexe, personnelle à chaque visiteur qui en fera sa lecture , contemporaine par sa technique et son thème .

Fondation d'entreprise Ricard / Art contemporain, 12 rue Boissy d'Anglas 75008 Paris, 01 53 30 88 00 Exposition jusqu’au 7 novembre 2009

du mardi au samedi de 11h à 19h

Visites commentées tous les mercredis à 12h30 et samedis à 12h30 et 16h00.

ENTREE GRATUITE

http://www.fondation-entreprise-ricard.com/expositions/

 

 

visuels :

                      Vue de l'exposition, © Marc Domage / Fondation d'entreprise Ricard

Ida Tursic et Wilfried Mille. Numéro P.185, 2008. Jet d’encre sur toile, 250 x 200 cm

Clément Rodzielski Miroirs Noirs (Deborah Kara Hunger), 2008 Photocopie n&b unique Courtesy Cardenas Bellanger, Paris

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10 octobre 2009 6 10 /10 /octobre /2009 20:32

Actualité des manifestations sur le contexte historique et culturel de Maurice Achener


Mulhouse,le Musée Historique présente une exposition intitulée "Le Rhin Supérieur en 1900" jusqu'au 19 octobre 2009.
 

Strasbourg, au Strissel, 5 place de la Grande Boucherie, exposition de marqueteries Spindler du 7 au 26 octobre 2009.
 

 

Strasbourg, « Hans Haug, homme de musées. Une passion à l’œuvre », né à Niederbronn dans le bas Rhin, en 1890, Jean-Henri Haug est connu, sous le nom de Hans Haug, comme l’homme qui eut un rôle  majeur dans l’évolution des musées de Strasbourg entre 1919 et 1965, et sous celui de Balthasar en tant qu’artiste. Il fut aussi historien d’art et à ce titre l’un des fondateurs des « Archives Alsaciennes de l’histoire de l’art » Une exposition lui est consacrée galerie Heitz, qui se complète d’un parcours  dans six des Musées de la Ville de Strasbourg (Musée de l'Œuvre Notre-Dame, Musée des Arts Décoratifs, Musée des  Beaux-Arts, Musée Archéologique, Musée Historique, MAMCS). Jusqu’au 20 février 2010.

http://www.musees-.strasbourg.org/index.php?mact=News,cntnt01,detail,0&cntnt01articleid=528&cntnt01detailtemplate=Exposition&cntnt01returnid=61

 

Japon, Hayama, Une exposition est consacrée à Henri Rivière au Museum of Modern Art d’Hayama Henri Riviere: French Ukiyo-e Master. A partir du 12 octobre 2009.

http://metropolis.co.jp/arts/art-reviews/henri-riviere/

C’est la fin !

Haguenau, (Bas Rhin, 67), au Musée historique, exposition sur Henri Beecke (1877-1934) jusqu’au 11 octobre, commissaire Mme Pia Wendling conservatrice. Musée Historique - Chapelle des Annonciades Place Albert Schweitzer 67500 Haguenau Tél : 03 88 93 79 22 lA


Art nouveau :
Paris, Musée du Luxembourg, Louis Comfort Tiffany. Couleurs et lumières jusqu’au  17 janvier 2010, lundi, vendredi de 10h30 a 22h, mardi, mercredi, jeudi de 10h30 a 19h, samedi, dimanche, jours fériés de 9h30 a 20h

Paris, Musée les Arts décoratifs, Estampe et Lithographie 1900 à l’honneur avec l’exposition « Hommages à Toulouse-Lautrec affichiste » Musée des arts décoratifs, jusqu’au 3 janvier 2010, 107, rue de Rivoli 75001 Paris 01 44 55 57 50

 

Paris, Musée d’Orsay , Art Nouveau Revival 1900 . 1933 . 1966 . 1974, 20 octobre 2009 - 4 février 2010,  9h30-18h
21h45 le jeudi fermé le lundi


Art déco :

Rennes, (35) musée des Beaux Arts « Odorico, mosaïstes Art déco » C'est en 1882, que les frères Odorico s'associent pour fonder leur propre entreprise à Rennes, elle durera jusqu'en 1978. Horaires: Le mardi, de 12h à 21h (nocturne) mercredi, jeudi et vendredi de 12h à 19h, samedi et dimanche de 14h à 19h. Jusqu’au 03 janvier 2010.

La Grande Guerre et les artistes :

Lamballe (22), musée Mathurin Méheut, « Artistes Bretons en guerre » La grande guerre vue par Mathurin Méheut et ses contemporains, Jean-Julien Lemordant, Camille Godet, Jean-Georges Cornelius, jusqu'au 31 décembre 2009, Place du Martray 22 400 Lamballe, horaires mercredi vendredi et samedi de 14h 30 à 17h.

Fernand Pelez. La Parade des humbles.  Paris, Petit Palais, Musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris, jusqu’au  17 janvier 2010.


Livre

« Couleurs et Lumières d'Alsace, libre regard sur des artistes peintres » alsaciens de la période 1870-1970, de Pascal Jung et Jean-Claude Wey. Editions Les Petites Vagues.


Sur le WEB

 

Le Site www.alsace-collections.fr   se présente comme   destiné aux  collectionneurs et aux personnes qui partagent la  passion de l'art alsacien, il a pour but d’aider  à :

- Compléter leurs collections

- Vendre, Acheter ou Echanger des Tableaux au prix du Marché

- Se mettre entre contact avec d'autres collectionneurs

- S'échanger les bonnes infos

 

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7 octobre 2009 3 07 /10 /octobre /2009 21:33
Portes Ouvertes

Montreuil, Portes Ouvertes des ateliers d'artistes de Montreuil , Christine Destours, qui invite dans son atelier présente ses boites, Emmanuelle Anquetil ses vidéos, et Jean-Pierre Cazes ses gravures. 2 rue Marcelin Berthelot, escalier fond de cour à gauche, 1er étage gauche (métro Croix de Chavaux, ligne 9, Mairie de Montreuil) Les samedi 17 et dimanche 18 octobre 2009 de 14h à 17h



Galeries


Paris, Ernest pignon Ernest estampes récentes à la galerie Lelong, 13, rue de Téhéran, Paris 8e. jusqu'au 10 octobre

Paris, Exposition Tomi Ungerer , Galerie Martel 17, rue Martel, 75010 Paris tél. 01 42 46 35 09 Ouverture de 14h30 à 19h00 du mardi au samedi , jusqu’au 31 octobre 2009
http://www.galeriemartel.com/
http://www.lewub.com/lolmede/index.php?2009/09/17/614-reportage-tomi-ungerer

Paris, « OH CET ECHO exposition palindromique » rassemblement d’œuvres sur papier de type « marabout bout de ficelle », avec des artistes de divers horizons : Georg Baselitz, Jörg Immendorff, Per Kirkeby, Markus Lüpertz , Agathe May, Pierre Collin, Vincent Corpet, Kyle Field, Steve Galloway, Isabelle Happart, Killofer, Frédéric Poincelet, Louis Pons, Bruno, Richard, Singeon. Galerie Catherine Putman 40 rue de Quimcampoix 75004 Paris, ENTREE GRATUITE, jusqu’au 31 octobre.


Dans les musées parisiens les expositions de l’automne démarrent :

Paris, Musée du Louvre ; « Titien, Tintoret, Véronèse... Rivalités à Venise », ou comment découvrir une époque et des peintres impressionnants, en se faisant vraiment plaisir. Une exposition  bien faite et didactique. Jusqu’au 4 janvier.
Galeries nationales du grand Palais.

Paris, Musée D’Orsay, James Ensor(1860-1949), rétrospective du grand peintre belge dont l'oeuvre singulier court du début des années 1880 jusqu'au beau milieu du XXe siècle. Du 20 octobre au 4 février 2010.

Paris, Beaubourg, rétrospective, Pierre Soulages. le « peintre du noir et de la lumière » du 14 octobre 2009 au 8 mars 2010 de 11h00 - 21h00

Et puis :


Paris, L'exposition « La Confusion des Sens » à l'espace Louis voir article.

Thionville, Exposition de livres d'artistes sur le thème du "voyage" La Bibliothèque municipale de Thionville propose la seconde édition de la manifestation littéraire et artistique transfrontalière dédiée aux livres d’artiste « Autres Rives / Autres Livres » L’exposition réunit une centaine de livres d’artiste sur le thème du voyage qu’il soit vécu, imaginaire, ultime, utopique ou impossible … issus des bibliothèques et des écoles d’art de la Grande Région, du Frac Lorraine et de la Bibliothèque Kandinsky du Centre Pompidou, Paris. Jusqu’au 25 octobre 2009 à l’espace d'art du Centre Jacques Brel http://www.centre-jacques-brel.com/

Auvers-sur-Oise , 95, « Panorama de la gravure, de Daubigny à nos jours » Du 17 octobre 2009 à avril 2010, le musée DAUBIGNY Manoir des Colombières Rue de la Sansonne 95430 Auvers-sur-Oise, 01 30 36 80 20

Compiègne (60) , Estampe Européenne, l'Espace Jean Legendre, accueille les oeuvres de 43 artistes français, hongrois, danois et roumains, dont certains créées dans l'atelier Torben Bo Halbirk, jusqu’au 10 décembre, Espace Jean Legendre, Pl. Briet Daubigny/Rue du Gal Koenig 60200 Compiègne 03 44 92 76 76

Eymoutiers, 87, Marc Chagall , exposition Lithographies, Gravures, Grands Livres illustrés, Espace Paul Rebeyrolle 87120, jusqu’au 15 novembre 2009 , 05 55 69 58 88.Tous les jours de 10h à 19h.



Et toujours :


Avallon, Plein ciel sur les gravures : Léon Degoix (1858-1931) ,Musée de l'Avallonnais, vétérinaire, homme politique et amateur d'art, membre de l'Académie Jullian et graveur, jusqu’au 31 décembre 2009,

Roubaix, (59), Henry de Waroquier (1881-1970) exposition de sculpture sur celui qui fut aussi graveur, à la Piscine, jusqu’au 18 Octobre 2009 , 23 rue de l'Espérance, 59100 Roubaix, 03 20 69 23 60 http://www.roubaix-lapiscine.com/


Montélimar , "Calvo ou l'art du détail dans la bande dessinée" Le Musée de la Miniature ouvre ses portes à l’un des plus grands auteurs de la bande dessinée française. Edmond-François Calvo (1892-1957) est l’auteur de La bête est morte!, (La guerre mondiale chez les animaux ,1944/45) Jusqu’au 31 décembre 2009, Musée de la Miniature 19 rue Pierre julien Montélimar, du mercredi au dimanche de 14h à 18h

Abbeville,(80) Génération Manessier , sous l’objectif de Jean-François Bonhomme Musée Boucher-de-Perthes Abbeville 24, rue Gontier Patin. 80100 – Abbeville Tél. 03 22 24 08 49 – Ouvert tous les jours de 14h à 18h, sauf le mardi

La Côte-Saint-André , (Isère) Jongkind, « des Pays-Bas au Dauphiné » , Musée Hector-Berlioz , jusqu’au 31 décembre 2009, 69 rue de la République, BP 63 38 261 La Côte-Saint-André Cedex 04.74.20.24.88, Le musée est ouvert tous les jours sauf le mardi de 10h à 19h ENTRÉE GRATUITE


C’est la fin :

Mulhouse, Zofia Rostad, « une vie en couleur » Musée de l’impression sur tissus. Jusqu’au 25 octobre 2009, Musée de l’Impression sur Etoffes 14, rue Jean Jacques Henner 68100 MULHOUSE, 03 89 46 83 00, www.musee-impression.com

A venir :

Paris, Marie Lavie,
Icônes et Monotypes  « Patmos, l’île de la révélation » du 18 au 29 novembre 2009, Atelier Gustave 36 rue Boissonade, Paris 14e « Il existe un autre Patmos, celui de la petite île rocheuse à forme d’hippocampe du sud de la mer Egée, aux côtes dentelées, au relief contrasté, dominé par la sévère forteresse du monastère saint Jean le Théologien. »

Saint-Cloud (92), Bois de fil, bois debout... La gravure sur bois du 21 novembre au 20 décembre 2009, , Musée des Avelines 60 rue Gounod 92210 Saint-Cloud 01 46 02 67 18 http://musee-saintcloud.f

Saint Louis, (68), Andrea Pagnacco, artiste d’origine vénitienne, se réclame d’une longue tradition, ce qui ne l’empêche pas de produire des estampes stupéfiantes de modernité. Les fragments de notre environnement technologique y suscitent des interrogations métaphysiques sur le rapport de l’homme aux objets. Forum, Hôtel de ville. Entrée gratuite Du 5 mars 2010 au 11 avril 2010

Wesserling, Pierre SPALAÏKOVITCH organise une exposition de l'œuvre gravé et dessiné de Milivoj Grujic' dit "ELIM" au Parc de Wesserling du 6 février au 9 mai 2010 http://www.parc-wesserling.fr/


Livre :
Hélène Bonafous-Murat est expert en estampes, originaire de Lesneven elle présente à la libraire Dialogues de Brest son dernier livre, inspiré par les frères Le Nain

 

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29 septembre 2009 2 29 /09 /septembre /2009 00:00

jcrrogne.jpgLa Bourse Jean-Claude Reynal 2009

10 000 € pour le voyage d’un jeune artiste à l’étranger.


La date limite d’inscription est le 15 novembre 2009


Le graveur Jean Claude Reynal, avait souhaité créer une bourse, destinée à un jeune artiste, afin de lui permettre un voyage d’étude à l’étranger. 

Sous l’égide de la Fondation de France et de l’Ecole des Beaux-Arts de Bordeaux, la Bourse de la Fondation Jean-Claude Reynal attribue 10 000 Euros à un jeune artiste travaillant  sur papier.


Télécharger les conditions de participations

http://www.rosab.net/bourse-reynal/

 

Qui est Jean-Claude Reynal (1938-1988) ?

http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Claude_Reynal

http://jeanclaudereynal.over-blog.com

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26 septembre 2009 6 26 /09 /septembre /2009 18:55
L'exposition « La Confusion des Sens » à l'espace Louis Vuitton Marie-Anne Chenerie

Vous voulez vous offrir 30 minutes de beauté, de calme et de dépaysement au coeur des Champs Elysées ? Non il ne s'agit pas d'un nouveau spa ou d'un bar à oxygène, mais bien de la nouvelle exposition à l'Espace Louis Vuitton , 60 rue Bassano: « la Confusion des Sens » .

Entrez-y sans a priori , oubliez les sacs et les malles Louis Vuitton , laissez vous surprendre. D'abord, l'entrée dans l'exposition : ne comptez pas sur moi pour vous dire comment on y pénètre , sachez que l'idée est surprenante, simple et efficace . Vous devez « jouer le jeu ». Mais rassurez vous, ceci se fait en douceur et sans risque. Bien sûr, c'est une exposition d'art contemporain( donc à forte connotation conceptuelle ) , et , penserez-vous, faites pour nos cerveaux et non pas pour nos sens ( et encore , pas tous les cerveaux ! ) . Mais si j'ai choisi de vous en parler , c'est que les artistes parlent ici à nos émotions , et à nos sens . On peut évidemment rajouter une couche « d'intelligence » - et le beau catalogue distribué à la sortie vous y aidera – mais ce n'est pas absolument nécessaire ....

Avant les oeuvres, quelques lignes sur le lieu, qui contribue à l'impression générale de calme, de luxe, de pureté :imaginez un très grand espace tout blanc , de forme complexe, avec des vides , bref , un espace qui respire . Et l'ouverture sur le ciel ( ce jour là , changeant ) et Paris, gris et blanc , avec la trouée rousse du l'avenue George V et l'or des Invalides . Quand vous serez dans cet espace , sortez sur le balcon qui en fait le tour : c'est comme d'être sur la coursive d'un grand bateau luxueux qui avance dans Paris .

Les oeuvres, maintenant . D'abord, il y en a peu , et c'est très bien ainsi : combien de fois êtes vous sortis épuisés et frustrés d'expositions qui ont voulu trop en montrer . Les organisateurs ont eu le courage de choisir , et certainement de renoncer à des artistes significatifs , mais ce peu contribue lui aussi à cette impression d'espace et de liberté . Je choisis de vous parler ici de 3 oeuvres :

La première( et nous sommes bien, sur ce blog, dans un espace réservé à la gravure, à l'impression, à l'estampe ) est celle de Véronique Joumard : un grand mur courbe uni orange vif , qui n'a rien de particulier apparemment, sauf que si vous vous y appuyez ( votre main par exemple ) , la trace s'inscrit en jaune de façon éphémère , grâce à une peinture thermosensible: c'est chaud, vivant ( la vibration de cet orange et de ce jaune vif dans cet espace blanc est magnifique ) ; c'est vous qui décidez de l'empreinte que vous laissez. , seul ou à plusieurs . Evidemment, on pense à Michel Klein mais là, l'acteur, c'est vous : une empreinte, un dessin, un « coloriage » . Je me suis prise à rêver de de ce que pourrait donner ces empreintes si plusieurs personnages, nus , y appliquaient leur corps , pour inscrire des traces qui s'effacent, se superposent et disparaissent pour n'en garder que le souvenir : ici l'empreinte est éphémère , gratuite et d'autant plus précieuse .

La seconde oeuvre que j'ai vraiment aimée est celle de Didier Faustino : encore un « passage » : franchissez cette entrée , digne des lambris d'une demeure bourgeoise , « poussez la porte » , une matière douce et sensuelle vous surprendra et , derrière, vous y trouverez ce que votre esprit a rêvé : le grenier de votre enfance, la scène interdite que l'on ne doit pas voir, les cadeaux de Noël cachés aux yeux des petits, et aussi peut être aurez-vous un peu peur . Et s'il n'y avait rien derrière cette porte si normale en apparence ?

Enfin, je terminerai par le ciel de Laurent Saksick, un très grand artiste de mon point de vue : il a réalisé un de mes vieux rêves : pouvoir inscrire sur un de mes murs un morceau de ciel vivant et changeant, vous savez , comme la robe couleur de temps de Peau d'Ane . Bien sûr, dans cette oeuvre magnifique, il y a , si on le veut , bien des « concepts » sous-jacents et aussi une belle prouesse technique, mais , moi, je n'ai vu que le résultat : le ciel est tout près et je peux passer des heures à observer ses gris, ses bleus, ses blancs; je peux même passer à travers ...Un conseil : après avoir vu cette oeuvre, ressortez sur la coursive et observez le « vrai » ciel : vous le regarderez d'un autre oeil .

Je me souviens d'un de mes professeurs de dessin qui disait toujours : "regardez le ciel au-dessus d'une construction : s'il vous paraît beau ou remarquable, c'est que l'oeuvre architecturale est réussie" .

Voilà « ma » visite est terminée, certes je n'ai pas tout autant aimé mais je suis ressortie sur les Champs Elysées un peu déstabilisée , rafraichie, reposée. Bravo aux organisateurs : un choix éclectique, un accueil soigné , calme et attentionné , un espace exceptionnel , où l'intérieur et l'extérieur se répondent .

Une seule remarque, car il faut bien une critique : je sais bien que nous sommes à la Fondation Louis Vuitton, quasiment dans le magasin phare de la marque , mais ne pourrait-on pas attendre d'être entièrement sorti de l'exposition pour se voir proposer de passer par le magasin ? ( fort intéressant d'ailleurs en termes d'architecture intérieure et de mise en scène des objets )

Allez y , c'est jusqu'au 10/01/1010. Un conseil : choisissez bien votre jour et la météo qui vous conviendra : votre ciel en sera différent : bleu éclatant ou orageux ou blanc laiteux ou tourmenté et gris profond avec toutes les nuances que l'on peut imaginer et que l'on ne voit d'habitude que lorsqu'on lève la tête ( et encore si on lève la tête ! ) .

Jusqu'au 10 Janvier 2010

"La Confusion des Sens"

Espace culturel Louis Vuitton

60, rue de Bassano / 101, avenue des Champs-Élysées

75008 Paris


http://www.louisvuitton.com/espaceculturel/index_FR.html


Ouverture : du lundi au samedi de 12h00 à 19h00, le dimanche de 11h00 à 19h00 (ouvert les jours fériés à l’exception du 25 décembre et du 1er janvier),

ENTREE GRATUITE


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17 septembre 2009 4 17 /09 /septembre /2009 22:38
Quelques manifestation autours des imprimeurs sont organisées  à l’occasion des journée du patrimoine, les 19 et 20 septembre 2009 :

Arcueil (94), Découverte de l'atelier d'estampes ETR Balistic, l'Atelier-Musée d'Art Graphique d'Arcueil propose une visite de l'atelier et d'une importante collection de presses et d'outils représentatifs de l'histoire de l'imprimerie du XIXe siècle. Samedi 19 et dimanche 20 septembre 2009, de 14h à 18h, ETR Balistic Atelier-Musée d'Art Graphique d'Arcueil 5 avenue de la convention Tél : 01 45 46 51 64 http://etrbalistic.free.fr

Issy les Moulineaux,
l'Imprimerie d'art des Montquartiers vous invite à découvrir des œuvres réalisées au sein de cet établissement.
Fondée par Pierre Bouchet en 1927, l'Imprimerie d'art assure l'impression typographique et lithographique selon des méthodes traditionnelles. Livres mais aussi planches lithographiques sont exposés en présence des artistes qui les ont réalisés.  01 41 23 87 00 Bus 123



Paris (10e), Atelier de l'imprimeur d’art taille-doucier René Tazé, Démonstration d’impression de gravures sur cuivre. Dimanche 20 septembre de 10h à 12h et de 14h à 18h Atelier Tazé 70 rue René Boulanger Villa du lavoir, bât. 4A 75010 PARIS 01 42 39 90 20, M° Gare de l’Est http://www.atelier-rene-taze.com

Et à Draveil, L'Association Paris Jardins de Draveil, dans l'Essonne, propose une visite au château de Draveil autour des gravures d'Edmond et J.J.J. RIGAL.

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11 septembre 2009 5 11 /09 /septembre /2009 23:57

Hommages à Toulouse Lautrec affichiste au Arts Décoratifs. Jusqu’au 3 janvier 2010,

   
 

Les affiches réalisées par Henri de Toulouse Lautrec sont tellement connues reproduites et ainsi galvaudées, qu’il peut sembler inutile voire déprimant d’aller voir des originaux aux Musée des Arts décoratifs. Pourtant passé le premier moment de désarroi dans des salles d’exposition, sombres, aux murs à nus, recouverts de froides plaques métalliques, la visite s’avère distrayante et didactique.

Le musée des Arts Décoratifs possède 26 affiches, du petit homme boiteux à lorgnon, venu d’Albi avec son chapeau, trainer dans les lieux, glauques et libidineux, mais bien attirants, des folles nuits du Montmartre à la Belle Epoque. Un air de french cancan, peut mettre un point d’orgue à la galerie des poncifs ainsi énumérés. Mais l’exposition sait en sortir, tout en en jouant,  pour nous expliquer qu’Henri de Toulouse Lautrec est un grand lithographe, l’affiche qui prend avec lui son envol, est vite devenue une affaire sérieuse, qui continue à influencer les têtes de ceux qui la regardent.

Des affiches précieuses

La muséographie veut, peut être, nous plonger dans l’ambiance obscure des nuits de la période  de 1891 à 1900, pendant laquelle, les affiches furent créés. Mais la faible lumière a pour objectif essentiel,  de protéger ces affiches fragiles et rares.

Henri de Toulouse Lautrec, conseillé par le galeriste  Maurice Joyant,  a su préserver ses estampes en effectuant des tirages limités et en effaçant les pierres après que le nombre de tirage souhaité ait été obtenu. Elles ont très vite été collectionnées, l’artiste étant déjà connu quand il les a réalisées, et l’affiche ayant suscité un engouement énorme vers la fin du XIXème siècle.

Les affiches présentées sont de magnifiques tirages et comportent souvent de savoureuses remarques : un petit dessin de l’artiste, comme le délicieux croquis de patineuse sur celle représentant Misia Natanson pour la Revue Blanche.

L’affichomanie

Henri de Toulouse Lautrec a contribué à la passion pour l’affiche qui s’est développée à cette période et que certains on appelé l’affichomanie.

Cette frénésie se constate par le nombre de publication qui sont consacrées à cet art qui passe au statut d’art « majeur ». Ce cher Clément-Janin, auteur d’un article dans Byblis sur Maurice Achener,  dirige la revue « l’estampe » qui dont des  numéros sont dédiés à l’affiche. Le galeriste Edmond Sagot se spécialise sur le créneau Les grands journaux quotidiens ont leur rubrique régulière sur l’actualité de l’affiche. Léon Deschamp (1864-1899) fonde, quand à lui, la revue artistique et littéraire «la Plume » et organise conférences, concours et expositions dont le « salon des cents » pour lequel il demandera à de fabuleux artistes la réalisation des affiches : Alphons Mucha, Pierre Bonnard, Adolphe Willette, Eugène Grasset (la dame du Larousse Illustré), Jules Everpoel et Henri de Toulouse Lautrec.

Auteur  de nombreux livres sur l’estampe et grand collectionneur, Henri Beraldi (1849-1931) dira « Aujourd’hui c’est l’affiche qui donne des joies à l’amateur d’estampes ».

 

Influence de l'art japonais

Les œuvres d’Henri de Toulouse Lautrec sont imprégnées de références à l’art japonais dont il est un connaisseur passionné, comme beaucoup d’artistes de l’époque. Cette influence se concrétise par son  monogramme, inspiré des ornements des sabres japonais. Par l’utilisation de grands aplats de noir pour ses personnages, souvent détourés ou bien cerclés d’une couleur pour obtenir un effet de cloisonnement. Enfin, il laisse  apparaitre, dans certaines zones,  le blanc du papier. L’exposition montre comment ces techniques sont employées sur les affiches présentées.

 

Des affiches qui dévoilent un homme étonnant

L’exposition sait placer près des œuvres, les informations et les anecdotes pertinentes sur le contexte de leur création. Elles nous permettent  de regarder avec un regard neuf ces images connues.

L’affiche  réalisée pour le salon des cents est celle d’une femme sur le pont d’un bateau. Elle représente, une inconnue qui  fascina Henri de Toulouse Lautrec, passager sur un cargo pour un voyage le Havre Bordeaux. Pour rester à sa proximité il poursuivi la traversée jusqu’à Dakar, mais sans jamais lui oser lui parler.

Le dessin qui représente la troupe de mademoiselle Eglantine est recopié d’une photo de cette troupe. Elle comportait des artistes aux noms évocateurs : la déjà nommée Eglantine, Jane Avril, Cléopâtre et Gazelle.

Jane Avril, quand à elle, mainte fois représentée dans une posture acrobatique, mais très intéressante d’un point de vue graphique, avait la réputation de « danser comme une orchidée en délire », nous n’aurions pas forcement pensé à cette association.

Certaines affiches générèrent des scandales, d’autres furent refusées, l’affiche de publicité pour la chaine à vélo Simpson, sur le prétexte que cette dernière n’était pas assez ressemblante. Celle sur Aristide Bruant aux Ambassadeurs, ne plaisait pas à l’organisateur du spectacle, mais fut imposée par le chansonnier puis jugée « épatante » par le public.

Mais, la plus étonnante est celle de l’Artisan Moderne, sous le regard désapprobateur de son employée, en  tablier, une cornette sur la tête, une dame est dans son lit, sur lequel trône un petit chien, et reçoit l’artisan marteau et mallette à outils à la main. L’homme représenté est un bijoutier d’art, ciseleur chez Maty et a pour le moins une expression troublante.

Les grands de l’affiche contemporaine rendent hommage à Henri de Toulouse Lautrec

L’exposition présente en parallèle aux affiches d’Henri de Toulouse Lautrec, celles de graphistes contemporains. En 2001, ils ont proposé un hommage pour la commémoration des 100 ans de la mort de l’artiste. Avec les codes graphiques actuels, ces acteurs majeurs des publicités qui nous cernent donnent leur vision de l’artiste.  Ce face à face ne m’a pas paru indispensable, les associations entre les affiches contemporaines et celle d’Henri de Toulouse Lautrec, perturbent la lisibilité de l’exposition.

Détails pratiques : Les Arts Décoratifs - Publicité 107 rue de Rivoli  75001 Paris
01 44 55 57 50, du mardi au vendredi de 11h à 18h, le samedi et le dimanche de 10h à 18h, le jeudi : nocturne
jusqu’à 21h

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9 septembre 2009 3 09 /09 /septembre /2009 18:07

 

La Villa Médicis à 30 mn de RER de la station Châtelet ? Oui, au Musée de Saint Maur ( la «  villa Médicis ») qui expose en ce moment la Biennale de l'Estampe . Passionnant, pour le néophyte comme pour les graveurs avertis, dans un cadre inattendu: un jardin qui sent le tilleul, un petit hôtel de pierre blanche du 19è siècle, de belles salles très lumineuses.


Je ne vous parlerai pas ici des différentes techniques de l'estampe ( très bien expliquées dans l'audioguide , que vous pouvez d'ailleurs télécharger www.audiovisit.com/visite_detail.php?vi )  , mais bien de ce que j'ai ressenti en face de certaines gravures , selon un choix tout à fait arbitraire, parmi les 42 artistes exposés.

Avant de vous parler des œuvres, une remarque- entièrement personnelle- sur le thème de cette Biennale 2009 : « la Métamorphose » . Voici un intitulé qui permet tout et son contraire , et , c'est bien le cas, vous trouverez des représentations de portraits, de chantiers, de papillons, de héros mythologiques , de minéraux, que sais-je ... Et d'ailleurs , la gravure n'est-elle pas elle même une métamorphose , puisque , par l'impression, la gauche devient la droite ,  le clair devient le foncé , et le creux devient le plein . Chaque tirage amène sa part de transformation, d’imprévu, bref de métamorphose. Voici donc un thème qui présente  peu d'intérêt par lui-même  ...

 

 

Bon, maintenant que je me suis laissée aller à ce léger mouvement d'humeur, parlons des merveilles que j'ai vues, car, après tout , le thème n'est qu'un prétexte . Je vais vous citer plusieurs œuvres qui ont retenu mon regard .


            Parmi elles figurent les 4 prix, attribués avec justesse, de mon point de vue ; les 3 critères à remplir sont : la qualité technique, la personnalité de l’artiste, l'adéquation avec le thème choisi ( pour ce critère , vous avez compris que je suis plus dubitative) . Personnellement (mais personne ne m'a demandé de faire partie du jury !), j'aurais ajouté un autre critère : «  les techniques de l'estampe correspondent-elles bien à ce que l'artiste a voulu exprimer ? ». En effet, qu'apportent ces noirs si différents, ces effets granuleux, ces  nuances infinies de gris, ces superpositions, cette interaction entre le papier ou le support choisi par l'artiste et sa création, par rapport à une autre technique?

 

            Voici donc « ma » sélection;

 

  • La splendide « Terre » de Maurice Maillard, dure, étrange, silencieuse , pas d'être humain, sauf peut être celui qui regarde ?
  • Marcelle Hansellar et ses scènes étranges , intenses ( ai je déjà rêvé cette représentation , l'ai-je imaginée ? ) et les nuances de gris qui renforcent cette impression onirique et triste.
  • L'autoportait de Pablo Fleizman, avec cet oeil si noir qui vous transperce ; de plus, j'ai toujours beaucoup aimé les plaques au format aléatoire et le format inattendu de la gravure ( format trouvé au hasard, a dit l'artiste ) rend le portait plus fort, minéral, intransigeant.
  • Les chantiers de Catherine Bouyer: ici aussi, je dois avouer mon faible pour les scènes de chantiers urbains, démolitions ou constructions, leur désordre apparent , leurs lignes de force, leurs contrastes, si bien rendus ici , avec toute leur poésie triste.
  • La finesse mystérieuse du dessin à l'eau forte d'Angelo Demartin, ou la rencontre surprenante du crayon et de l'escargot.
  • Les oiseux , au premier abord charmants, mais, à y mieux regarder, troublants , décalés dans leur mise en page et leurs superpositions , et ce si beau noir , accroché par les « barbes » de la pointe sèche .
  • Catherine Gillet et son œuvre au burin, qui force l'admiration, pour qui connait la technique et a tenté de s'y frotter!
  • L'expression colorée de Philippe Auriol, et la répétition noire de ses « narcisses »; ses couleurs, juvéniles, claquantes, un peu acides, font jouer l'ensemble de tous les gris et les noirs des autres œuvres : voici l'iconoclaste de l'exposition !
 

C'est donc ma sélection, à vous de faire la vôtre.

 

 

            Et si la réelle métamorphose n'était pas celle du reflet de votre visage dans la vitre qui protège la gravure, sur ces noirs et gris, déchirés, entaillés, satinés , hachés , troués, qui transforment l'image de vous que vous croyez connaître.

 

            Vous repartez de la Villa Médicis  en regardant tout ce qui vous entoure comme une gravure possible : les rails du train qui vous ramène vers Paris , la banlieue et ses chantiers qui défilent, le noir du tunnel , le jeune avec son « ghettoblaster », dont le T shirt vous rappelle les couleurs de l'estampe sur plexiglas , ou encore les sièges de la station RER de Nation ( vous savez, ces invraisemblables « cellules-coques » en plastique rouge foncé ! ) : les estampes ont réussi à changer votre regard !

 

 

Pour s'y rendre :

 

Renseignements :
Musée de Saint-Maur
Villa Médicis
5, rue Saint-Hilaire
94210 La varenne saint Hilaire
Téléphone : 33(0)1.48.86.33.28
Courriel : musee@mairie-saint-maur.com

Accès
RER : ligne A2, direction Boissy-Saint-Léger, arrêt La Varenne-Chennevières
Route : autoroute A4 ou A86, sortie Saint-Maur, suivre Saint-Maur centre.
Bus : n° 111 ou 112, arrêt La Varenne-Chennevière



Horaires d'ouverture :
Du mardi au samedi de 10h à 12h et de 14h à 18h,
dimanche de 11h à 13h et de 14h à 19h. Fermé le lundi et jours fériés

Jusqu'au 20 septembre 2009 ....

 

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6 septembre 2009 7 06 /09 /septembre /2009 23:13
Actualité des manifestations sur le contexte historique et culturel de Maurice Achener

Journées du Parimoine :

Rosheim , (Bas Rhin, 67), Le cercle des amis du groupe de Saint Léonard organise une visite guidée du Parc de la Léonardsau, Dans le cadre des Journées du Patrimoine du samedi 19 septembre et du dimanche 20 septembre 2009 à 15 heures,avec Thierry BURKARD, Président de l'Association des Amis de la Léonardsau, suivie d'une causerie animée par Jean-Charles SPINDLER sur le Cercle de Saint- Léonard, dans la cour du Chapitre de Saint-Léonard à Boersch.
48 Route de Saint-Léonard – 67530 Saint-Léonard – BOERSCH info@cerclesaintleonard.com  www.cerclesaintleonard.com

Expositions Alsace :


Haguenau, (Bas Rhin, 67), au Musée historique, exposition sur Henri Beecke (1877-1934) jusqu’au 11 octobre, commissaire Mme Pia Wendling conservatrice. Musée Historique - Chapelle des Annonciades Place Albert Schweitzer 67500 Haguenau Tél : 03 88 93 79 22 www.ville-haguenau.fr Mulhouse,(68),

Mulhouse, Le peintre Henri Zuber au Musée des Beaux-Arts de Mulhouse jusqu’au 30 septembre 2009. ENTREE GRATUITE Tous les jours (sauf le mardi et les jours fériés) Musée des Beaux-arts de Mulhouse 4, place Guillaume Tell 68100 Mulhouse. Tél. : 03 89 33 78 11.
 http://www.musees-mulhouse.fr/musee-des-beaux-arts/collections.html

Art nouveau :

Paris, Estampe et Lithographie 1900 à l’honneur avec l’exposition « Hommages à Toulouse-Lautrec affichiste » Musée des arts décoratifs, jusqu’au 3 janvier 2010, LES ARTS DÉCORATIFS 107, rue de Rivoli 75001 Paris 01 44 55 57 50

 A comparer avec Strasbourg, "Lika, Dorette, Hella ... femmes affichistes en Alsace de 1900 à 1980", qui se termine le 20 septembre 2009, Salle d'exposition de la BNU (2e étage) 6, place de la République Strasbourg.

Montpellier, Alphons Mucha au Musée Fabre, se termine aussi mois ci.

Art déco :

Rennes, (35) musée des Beaux Arts « Odorico, mosaïstes Art déco » C'est en 1882, que les frères Odorico s'associent pour fonder leur propre entreprise à Rennes, elle durera jusqu'en 1978. Horaires: Le mardi, de 12h à 21h (nocturne) mercredi, jeudi et vendredi de 12h à 19h, samedi et dimanche de 14h à 19h.
http://www.musee-bretagne.fr/63365158/0/fiche___pagelibre/


La Grande Guerre et les artistes :


Lamballe (22), musée Mathurin Méheut, « Artistes Bretons en guerre » La grande guerre vue par Mathurin Méheut et ses contemporains, Jean-Julien Lemordant, Camille Godet, Jean-Georges Cornelius, jusqu'au 31 décembre 2009, Place du Martray 22 400 Lamballe, horaires mercredi vendredi et samedi de 14h 30 à 17h. http://www.lamballe-tourisme.com/ot/content/view/14/97/lang,fr/

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