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24 décembre 2009 4 24 /12 /décembre /2009 18:42
village_sous_la_neige.jpgParis le quai Saint Michel

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18 décembre 2009 5 18 /12 /décembre /2009 23:03
Si vous n'êtes pas trop en avance sur les achats de cadeaux de Noel, sachez que l'espace Beaudoin propose une vente des oeuvres de 20 artistes , de 10 à 1000 €, les 19 et 20 décembre 2009 de12 h à 19 h.

Résidence Universitaire Jean Zay Bat F rue Lafontaine Antony
http://www.espacebeaudouin.com

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18 décembre 2009 5 18 /12 /décembre /2009 22:22

 

Charlotte Mollet lino1Charlotte Mollet à la galerie Prodomus : linogravure et dessin au stylo à bille

 

La technique de la gravure sur lino demande peu d’équipement : une  gouge, une plaque de linoleum. Pour imprimer, une presse n’est pas nécessaire, une cuillère peut suffire. Alliée des écoles et des cours du soir d’arts plastique, cette méthode : la linogravure,  n’a qu’un seul réel inconvénient le lino est bien dur et la gouge dérape facilement. 


Le stylo bille est l’outil des collégiens rêveurs qui  dessinent pendant les cours.


Force est de constater que ces outils, bien que pratiques, ne sont pas toujours synonymes de grandes réussites plastiques.


Charlotte Mollet a décidé très jeune qu’elle serait artiste, est ce la raison pour laquelle ces deux humbles techniques ont sa prédilection ?  Mais , pour elle, le coté rustique de ses instruments n’empêche pas l’élégance et la modernité du résultat.

Charlotte Mollet lino2Dans les linogravures une ligne courbe et sinueuse dessine  les contours des  personnages qui  illustrent  le  livre «Maupassant et le joli collégien ». Imprimés en bleu gris et noir,  les superpositions d’un fin papier de Chine font jouer les effets de transparence.

Carltown10Les dessins au  stylo bille, sont étonnants, à  l’opposé de ses  linogravures, aux lignes claires,  le trait s’y   répète  mais ces "griffonnages" mettent en place,  sur fond  beige, un univers différent : singulier et très personnel.


La Galerie Prodomus invite à venir découvrir ces œuvres récentes, en présence de l'artiste et autour d'un vin chaud, le samedi 19 et jeudi 24 décembre de 14h à 19h.
La galerie sera également ouverte le mercredi 23 décembre de 14h à 19h et sur rendez-vous.

Exposition jusqu’au 9 janvier 2010, ouverture du mercredi au samedi de 14h à 19h.

PRODROMUS
46, rue Saint-Sébastien
75011 Paris
Tél. : 01 43 14 48 25 / 06 60 27 88 92
e-mail : prodromus@wanadoo.fr
www.prodromus-galerie.com

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17 décembre 2009 4 17 /12 /décembre /2009 20:47

«  Au lit avec mon artiste »: qu'évoque pour vous une chambre d'hôtel ? Par Marie Anne Chenerie

 

Un titre accrocheur ( « In Bed With.... »), une idée intéressante , celle de laisser  huit  jeunes artistes investir une chambre d'hôtel , dans un espace où les oeuvres d'art se mêlent aux objets du quotidien .

 

Cela se passe de façon plutôt  originale : vous pénétrez dans une chambre  de l'hôtel  GENERAL HOTEL  dans le quartier de la République , et on vous y laisse seul avec les oeuvres  , il y a des  médiateurs  pour vous donner quelques explications, parfois très nécessaires .

           

Et ces oeuvres, de simples traces parfois, se mêlent à l'atmosphère de cette chambre. Si une chambre d'hôtel pouvait parler, elle dirait peut être :

l'attente clandestine de l'autre, qui doit venir vous retrouver pour un moment caché,     interdit,  secret ( Mélanie Poinsignon et Manon Tricoire)

 

l'intimité, les bruits du dehors qui n'arrivent que filtrés, l’exiguïté, la chaleur un peu trop forte , en contraste si fort avec le froid glacial du vent qui balaie la Place de la République , le sentiment d'être ailleurs, là où vous pouvez vous reposer sans rendre de compte à personne.

 

la trace des passages dans ce lieu habité, fatigué , presque usé par tous ces visiteurs . Celui qui a  déjà fait l'expérience de trouver sur un bloc de feuilles posé sur la table de nuit d'une chambre la trace en creuxau lit avec mon artiste OK de ce qu'a écrit l'occupant précédant : un numéro de téléphone, un brouillon de lettre, un plan ... connait cette impression d'être un peu voyeur. Même la baignoire garde la trace de  ses passages], traces qui nous dégoûtent et fascinent , et rendent cet endroit si vivant , si organique , comme les dessins au dessus du lit ( Lucie Picandet ) , et le bruit provenant des gouttes ( Nicolas Bralet) qui tombent du robinet du lavabo .

et j'ai beaucoup aimé la présence de  la couleur bleu ciel, dans les oreillers recouverts de sucre glace de Manon Tricoire, auquel répondent les planches peintes de ce même bleu de Guillaume Durrieu, posées sur un chevalet éphémère  au lit avec mon artiste 1: là aussi une impression si souvent ressentie dans les chambres d'hôtel, qui donnent presque toujours sur une cour aveugle ou un pan de mur – impression renforcée par les traits de sparadrap que l'artiste a posés sur les carreaux  : le ciel est juste dehors , vous  le retrouverez lorsque vous sortirez  de la chambre .

 

Et vous redescendez, passez devant l'accueil, un homme gentil , professionnel vous demande si tout s'est bien passé ; encore une fois, vous êtes étonné par ce contraste entre le hall de l'hôtel, clair, propre, neuf, aéré , au mobilier design , mais impersonnel  et cette chambre , petite, surchauffée, au papier peint jaune fatigué et si humaine , que vous avez laissée comme un vêtement porté depuis longtemps, usé , et réservé à votre chez vous  .

 

« Au lit avec mon artiste » a été réalisé par l'Association « Dernier Avertissement", qui a pour but de faire rencontrer artistes et commanditaires, pour la réalisation d'une oeuvre dédiée. L'exposition est maintenant finie, mais vous pouvez aller sur son site .

J'ai trouvé l'idée originale, et je ne regarderai plus vraiment les chambres d'hôtel de la même façon .

 

Informations pratiques : l'exposition a eu lieu du  8 au 13 décembre 2009 au GENERAL HOTEL, 5/7 rue Rampon, 75011 Paris.

Site de l'exposition :



 

 

 

 

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17 décembre 2009 4 17 /12 /décembre /2009 20:02
Soulages au Louvre ! On aura tout vu .... Par Marie Anne Chenerie

C'est mi-décembre, un vendredi à 21 heures , en nocturne au Louvre : peu de monde , une atmosphère calme, concentrée, presque studieuse : j'avais choisi cette heure et cet endroit pour me « reposer » de la foule des grands magasins et de la promiscuité agressive des transports ...L'envie d'aller revoir la peinture italienne , je me dirige donc vers « Le salon Carré » et là , quelque chose me dérange tout de suite : à gauche de la fameuse bataille de San Romano d'Ucello soulages 2, je vois un objet que je n'identifie pas tout de suite,tellement notre esprit est préparé à recevoir des choses attendues, dans ces galeries du Louvre, vues et revues, avec leur plancher usé, leurs murs d'une couleur improbable ( ici entre le saumon et le beige, une couleur triste qui « date son musée » ), l'éclairage des rampes de néon , et les échos des conférenciers ...Je n'identifie pas tout de suite une peinture, c'est une intrusion, un désordre , un trou ? , un chantier ? au milieu de ces ors et de ces velours ....

C'est en fait un grand et magnifique « Outrenoir » de Pierre Soulages soulages 1qui a choisi ce lieu d'accrochage .

Et voici que ce noir, puissant, brillant , qui accroche et renvoie la lumière , dorée ou bleutée , m'invite à voir , et même à regarder tous les autres noirs de la salle :les vêtements des jeunes hommes italiens bien nés , où les noirs du fond et du vêtement sont un écrin au visage, chef d'oeuvre mis en valeur par le col de dentelle blanc pur, visage lui-même concentré autour du regard , et surtout , voilà que je retourne à « la Bataille » d'Ucello. Je regarde autrement ce cavalier noir : mystérieux , certainement un prince de haute lignée, le seul qui s'expose sans heaume , celui qui va faire basculer la bataille, comme le roi Richard Coeur de Lion dans Ivanhoe Et ce ciel noir et tourmenté : orage, nuit ? Evidemment le présage de grands événements . ..

Et puis j'aime aussi le contraste entre les zones blanches , nettes du Soulages , comme de la lumière filtrant à travers des persiennes et ces masses de noir, presque des sculptures , un vrai défi pour toutes les courbes des tableaux qui l'entourent .

Soulages nous explique pourquoi il a choisi ce lieu d'accrochage
 , il nous dit toute son admiration de ces oeuvres et comment son tableau leur est « parallèle » ; certes parallèle, mais qui , par sa juxtaposition frontale , nous invite à regarder autrement les couleurs et les formes qui nous entourent . Cette intrusion a réveillé le Salon Carré.

Informations pratiques :
Le musée est ouvert tous les jours de 9h à 18h, sauf le mardi et les jours fériés suivants : le 1er janvier, le 1er mai et le 25 décembre. La fermeture des salles commence à 17h30 Nocturnes jusqu'à 22h les mercredi et vendredi (fermeture des salles à partir de 21h30). Plein tarif : 9 € , demi tarif et gratuité dans certaines conditions

A lire : Michel Pastoureau, Histoire d'une couleur : « Noir » Editions du Seuil , 37 € sur Amazon

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14 décembre 2009 1 14 /12 /décembre /2009 21:31

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11 décembre 2009 5 11 /12 /décembre /2009 22:34

Gilles Aillaud : l'ultime solitude

 

Je termine cette exposition « Deadline » par un des peintres que j'admire le plus : Gilles Aillaud .

          

 Né en 1928, mort en 2005 , à 75 ans , quasiment immobilisé après une hémiplégie qui le frappe en 1997, il est un des acteurs majeurs du courant «  Figuration Narrative » ( « est narrative toute ?uvre plastique qui se réfère à une représentation figurée dans la durée - , Gérald Gassiot-Talabot, 1967 ) , et connu pour ses tableaux d'animaux dans des  zoos . C'est un peintre qui a osé peindre quasiment le même sujet toute sa vie ( l'animal encagé, d'une façon ou d'une autre , en tout cas hors dans son milieu naturel ) , quelques tableaux de désert ou de bords de mer et , les tout derniers tableaux ,  lorsqu'il est presque réduit à l'immobilité, des oiseaux «  en liberté » .

 

 Bien sûr, on pense tout de suite à l'opposition «  enfermement » / «  liberté » , cette liberté apportée enfin par l'approche de la mort . Et voici deux  tableaux qui montrent parfaitement cette opposition :

aillaud lionnesL'un   montre des lionnes dont  , comme le dit Hector Obalk,  «  on ne sait pas s'ils ( les animaux )  sont tristes ou s'ils s'en fichent ».

L'autre des mouettes oiseaux gilles aillaud peintes à la fin de sa vie, dans l'air ou sur l'eau, en tout cas , en tout cas libres et dans leur environnement .

 

Mais je voudrais aller plus loin .

Tout d'abord, c'est la pudeur d'Aillaud qui me frappe: il nous décrit simplement une réalité : tout est dit avec sobriété, neutralité, sans pathos, malgré le choix de ses sujets , que certains  ont critiqué comme «  clichés » . Mais avec quelle obstination et ténacité désespérée et cependant inébranlable , comme celle d'ailleurs de ces animaux . Aillaud respecte ce mystère de l'autre , animal ou humain , avec sincérité  et pudeur .  Et cette attitude me paraît essentielle pour décrire cet ultime proche , ce seuil qui ouvre vers ce dont on ne sait pas s'il sera bon ou mauvais, beau ou triste , voire même s'il  existe ? Aillaud   a d'ailleurs fini par choisir le silence , non pas le silence qui existe déjà dans tous ses tableaux, mais le vrai silence de l'artiste , le choix de ne plus créer .

 

aillaud desertUn autre sentiment très fort me prend à la vision de ces tableaux de désert : la première impression, si forte également dans tous ses tableaux d'animaux , est celle d'un esseulement  total , ultime,  dans le sens où il nous dépasse et que rien d'humain ne pourra  combler( ici aussi, diront certains, un cliché ! - et je suis d'accord ), mais représenté si justement : derrière cette solitude, c'est un frémissement , un souffle fragile et puissant qui passe au dessus de ces étendues immenses : désert, ciel, mer . Il nous dit la vie , le vent, la fraicheur ou la chaleur torride , l'odeur, l'absence de bruit , le mouvement esquissé,  tout  ce qui est invisible ( mais essentiel ,comme nous l'a dit saint Exupéry, dans le désert justement ) et qui restera après nous , ce qui s'achève et continuera , ce qui ne finit pas  , un espace où l'artiste ne sera plus là  mais où les mouettes , le ciel orangé , les rochers seront toujours là , et d'autres seront là pour les voir . La peintre est seul , sur ce seuil de la vie, mais il nous donne à voir ce qui est invisible, ce qui va venir  dans un imminent changement .

 

aillaud ciel orangéJe voudrais  vous livrer une dernière image de cette exposition  : assis sur un banc de la salle « Aillaud » , les mains sur les genoux, très  droit, casquette , dos tourné au tableau d'Aillaud , un homme âgé, un Japonais , je ne peux pas dire s'il a 70 ans, 80 ans ou 95 ans , est seul , immobile, calme, il regarde devant lui, comme s'il voyait ce que le tableau derrière lui a voulu montrer . Il est resté si longtemps sans bouger , je n'ai pas osé le photographier , j'étais impressionnée , et finalement, j'ai quitté la pièce avant qu'il ne bouge .

 

Les mouettes se ont arrêté de crier, le silence est tombé, le changement est imminent , le rideau est franchi .

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9 décembre 2009 3 09 /12 /décembre /2009 22:32

Gravures, Estampe et illustration

 

 dj-im-tirage-petit.jpg

Charlotte MolletParis, Charlotte Mollet  à la galerie Prodromus ;  trois séries originales , les linogravures de « Maupassant et le joli collégien », les dessins de « La chevelure » et « Carltown », du  12 Décembre au 9 Janvier.
La galerie sera fermée entre Noël et Nouvel-an. 46, rue saint Sébastien. Paris 11 www.prodromus-galerie.com


Paris, L'Espace Culturel Bertin Poirée, association culturelle franco-japonaise, présente Le Papier Japon - Aspect 2009, une exposition de 18 artistes de l’association Graver Maintenant, ils ont travaillé sur les papiers washi d'Awagami Factory. Jusqu'au 19 décembre 2009, le lundi 12h-20h ; mardi-vendredi 10h-20h, samedi 10h-18h30 (sauf le 19 déc. jusqu’à 16h)
Espace Culturel Bertin Poirée / Association Culturelle Franco-Japonaise de Tenri 8-12 rue Bertin Poirée  75001 Paris
http://www.tenri-paris.com/art/expo.html


Antony, estampes  exposition de graveurs du Nord et de l'Est de l’Europe, provenant du Danemark, Hongrie, Roumanie, et de l'atelier français de Bo Halbirk, située dans la maison des Arts, elle est éminemment influencée par la météorologie, puisqu’elle est fermée dès que la tempête menace. 20, rue Velpeau, parc Bourdeau. Horaires : jeudi, vendredi 12 heures - 19 heures, samedi 11 heures - 19 heures, dimanche 14 heures - 19 heures,  jusqu’au 17 janvier ENTREE GRATUITE


Rueil-Malmaison, Jean Dubuffet, l'oeuvre gravé 1944-1984
110 lithographies et sérigraphies, 1 demi-douzaine de peintures et sculptures et une trentaine de documents relatifs aux recherches de Jean Dubuffet dans le domaine de l'estampe. Atelier Grognard  6, av. du Château de Malmaison 92500 Rueil-Malmaison, 0141390696, Du 18 décembre 2009 au 8 mars 2010.
tous les jours de 13h30 à 19h.


Beauvais. Jan Peter Thorbecke. Estampes et peintures, au 24 janvier 2010 Musée départemental de l’Oise
Tous les jours sauf mardi, De 10h à 12h et de 14h à 18h, Entrée gratuite

 

Paris, Strasbourg : la rétrospective, Pierre Soulages à Beaubourg jusqu’au au 8 mars  est associée à Strasbourg , avec « Soulages, l'œuvre sur papier » , jusqu’au  03 janvier 2010, Musée d'Art Moderne et Contemporain.


Quimper, François Béalu, Terres anatomiques , Réalisée en collaboration avec les musées d’Orléans, Gravelines et Soissons, l’exposition sera présentée au musée des beaux-arts et pour partie à la Médiathèque des Ursulines, dans les vitrines des salles de lecture, jusqu’au 25 janvier 2010, tous les jours, sauf le mardi, de 10 h à 12 h et de 14 h à 18 h. Fermé le dimanche matin.

 

Saint-Cloud (92), Bois de fil, bois debout... La gravure sur bois jusqu’au 20 décembre 2009, , Musée des Avelines 60 rue Gounod 92210 Saint-Cloud 01 46 02 67 18 , du mercredi au vendredi de 12h à 18h du samedi au dimanche de 14h à 18H http://musee-saintcloud.fr


Paris,  L’affichiste Michel Quarez, Bibliothèque Forney 1, rue du Figuier jusqu'au 2 janvier 2010 Voir Article.


Auvers-sur-Oise , 95, « Panorama de la gravure, de Daubigny à nos jours » jusqu’en  avril 2010, le musée DAUBIGNY Manoir des Colombières Rue de la Sansonne 95430 Auvers-sur-Oise, 01 30 36 80 20

Avallon, Plein ciel sur les gravures : Léon Degoix (1858-1931) ,Musée de l'Avallonnais, vétérinaire, homme politique et amateur d'art, membre de l'Académie Jullian et graveur, jusqu’au 31 décembre 2009,

Montélimar , "Calvo ou l'art du détail dans la bande dessinée" Le Musée de la Miniature ouvre ses portes à l’un des plus grands auteurs de la bande dessinée française. Edmond-François Calvo (1892-1957) est l’auteur de La bête est morte!, (La guerre mondiale chez les animaux ,1944/45) Jusqu’au 31 décembre 2009, Musée de la Miniature 19 rue Pierre julien Montélimar, du mercredi au dimanche de 14h à 18h


Montréal, jusqu’au 3 janvier 2010 : "Le monde fantastique d'Erik Desmazières", Musée des beaux-arts de Montréal, première rétrospective canadienne des œuvres d'Erik Desmazières, une cinquantaine d’œuvres sont présentés.


Il n’y a pas que l’estampe :

 

Paris, Deadline, Musée d’Art Moderne, une réflexion sur l’artiste face à sa propre mort qui questionne notre condition humaine, curieusement c’est plutôt réconfortant  Voir Articles

Paris, Musée d'Art et d'Histoire du Judaïsme « La splendeur des Camondo » 71 rue du Temple 75 003 Paris voir Article

 

Antony,  l’espace d’art contemporain Eugène Beaudouin présente l’Emoi de la photo, jusqu’au 13 décembre voir Article

 


Et toujours ...


Paris, Musée du Louvre ; « Titien, Tintoret, Véronèse... Rivalités à Venise », Jusqu’au 4 janvier. Galeries nationales du grand Palais.

Paris, Musée D’Orsay, James Ensor(1860-1949), rétrospective du grand peintre belge dont l'oeuvre singulier court du début des années 1880 jusqu'au beau milieu du XXe siècle. jusqu’au 4 février 2010. Voir Article


Paris, L'exposition « La Confusion des Sens » jusqu’au 10 janvier à l'espace Louis Vuitton Voir Article.


La Côte-Saint-André, (Isère) Jongkind, « des Pays-Bas au Dauphiné » , Musée Hector-Berlioz , jusqu’au 31 décembre 2009, 69 rue de la République, BP 63 38 261 La Côte-Saint-André Cedex 04.74.20.24.88, Le musée est ouvert tous les jours sauf le mardi de 10h à 19h ENTRÉE GRATUITE

A venir :

Paris, Yvon Mutrel , présentera  une suite de gravures «  les manières blanches ». Des estampages réalisés à la presse sur un papier de fort grammage.Ces travaux s’inscrivent dans ses recherches sur les thèmes “couleur lumière” et “les suites cisterciennes” conçues à partir des textes  d’Hildegarde de Bingen,  Galerie N Marino 8 rue des coutures saint Gervais 75003. du 30 janvier au 27 février2010.

Saint Louis, (68), Andrea Pagnacco, artiste d’origine vénitienne, se réclame d’une longue tradition, ce qui ne l’empêche pas de produire des estampes stupéfiantes de modernité. Les fragments de notre environnement technologique y suscitent des interrogations métaphysiques sur le rapport de l’homme aux objets. Forum, Hôtel de ville. Entrée gratuite Du 5 mars 2010 au 11 avril 2010

Wesserling, Pierre Spalaîkovitch organise une exposition de l'œuvre gravé et dessiné de Milivoj Grujic' dit "ELIM" au Parc de Wesserling du 6 février au 9 mai 2010 http://www.parc-wesserling.fr/

 

 

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6 décembre 2009 7 06 /12 /décembre /2009 23:27
Deadline, l'oeuvre ultime 2/3 par Marie Anne Chenerie

Han Hartung : la créativité exacerbée

L'exposition deadline nous montre la réponse de différents artistes , confrontés à l'imminence de leur mort : Absalon, lui, a choisi , dès l'annonce de sa maladie , de revenir au plus profond de lui même dans une espace singulier, transportable , individuel .

Pour Hans Hartung, il en est tout autre chose . Mais avant de parler de lui et de ses dernières oeuvres exposées au Musée d'Art Moderne, je voudrais simplement insister sur le fait que, tant que le mot FIN n'est pas inscrit au bas d'un manuscrit, dans le coin d'un tableau ou même aux derniers moments d'une vie d'homme, rien n'est terminé, voire rien n'existe : si " ultime " veut dire dernier, final, terminal, c'est ce qui s'est passé juste avant qui nous passionne . Voici un de ses derniers tableaux , et l'on ne peut être que frappé par ce rose et ce jaune si chauds, cette gamme chromatique qui est celle d'un printemps ou d'un été , par ces formes noires , non pas morbides ici, mais qui viennent souligner par leur tension l'équilibre du tableau :énergie, gestuelle, couleurs, voilà la façon qu'a choisi Hartung pour écrire le mot " FIN "

A l'âge de 82 ans , il est atteint d'un accident vasculaire cérébral, qui le laisse avec une mobilité réduite . Et voici que justement, dans ces trois dernières années, dès son retour à l'atelier, il créée 650 oeuvres; rendez vous compte : si je fais un calcul très bête – il est vraiment sommaire mon calcul! – un tableau , immense de surcroit car il a choisi de très grands formats ( souvent 3 mètres sur 3 ou 4mètres) – tous les 2 jours , avant de mourir à 85 ans .

Le voici dans son atelier; il  travaille avec des assistants, ,il met au point un système de projection de peinture utilisant  des pulvérisateurs de la vigne ou des vergers ; il est libre , justement, car la fin approche et il doit dire ce qui est le plus important pour lui. C'est comme  si sa maladie et l'imminence du mot " FIN "avait déblayé le passage pour cette énergie , cette joie. J 'aime cette opiniâtreté , un peu enfantine, mais si touchante, de l'homme dans son fauteuil roulant  , qui à l'inverse d'Aillaud, va poursuivre jusqu'au bout. :il y a encore un possible  "connu " qui nous est donné avant " "l'inconnu ". Et l'existence  ne peut être scellée que lorsqu'elle est allée jusqu'au bout .

 

Non, il n'y a pas de projet sans date limite, il n'y a pas d'oeuvre sans le mot " FIN ",   et si  au delà de cette limite , notre ticket était toujours valable ?  , je ne suis pas certaine  que Hartung nous aurait donné ces explosions colorées , ces réflexions pensives , ces merveilles .

 


 .

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1 décembre 2009 2 01 /12 /décembre /2009 22:10
Deadline l'instant ultime par Marie-Anne Chenerie

Deadline, c'est le point, l'instant, la date , bref la limite au-delà de laquelle il est impossible de corriger, fabriquer, décider , en un mot , de continuer .Et, en anglais, ce mot est associé au mot « mort ». Doit-on comprendre que cette exposition au Musée d'art Moderne est une exposition sur le peintre face à la mort ? Oui, mais je l'ai aussi vue différemment, je l'ai plutôt comprise comme une réflexion sur la création « ultime », à la fois dernière, mais surtout synthèse, aboutissement , passage .

J'ai choisi de vous parler de ce thème à travers trois œuvres exposées ici, si différentes dans leur signification face à notre destinée, mais si complémentaires , et qui m'ont , toutes les trois dans leur différence, extrêmement touchées : celles d'Absalon, jeune artiste israélien mort à 29 ans du sida , celle de Hans Hartung, peintre français d'origine allemande, mort à 85 ans, un des très grands représentants de l'art abstrait et enfin, celle de Gilles Aillaud, peintre français mort à 73 ans , représentant de la « Figuration Narrative » .

Absalon, de son vrai nom Eshel Meir, est diagnostiqué séropositif à 24 ans ; l'exposition montre deux façons de répondre à cette urgence de la mort : la violence, la rage, dans ses vidéos et , ce que j'ai surtout retenu , ses « cellules ». Entre sculpture, design, architecture ( une architecture d'Afrique du Nord) , les compartiments d’Absalon – uniformément recouverts d’une couche de peinture blanche, à l'intérieur comme à l'extérieur – correspondent pour moi à un devoir urgent , à l'injonction de se mettre à distance, de descendre seul vers son « noyau », d'aller dans ses racines , de se nettoyer pour obtenir ce blanc . Faites l'expérience et entrez -y , n'ayez pas peur, c'est une expérience très personnelle: elles sont juste un peu plus petites que notre propre corps, on y rentre bien sûr seul, les fonctions vitales essentielles y sont prévues : on peut y rester en principe des heures, des jours ... être soi même n'est ni simple, ni rapide, ni confortable . Vous êtes forcé au silence, vous qui avez d'abord vu ces constructions comme une cabane d'enfant . Chacun a son propre chemin vers sa vérité pour regarder la mort et peut être ainsi y consentir et la dépasser. Expérience que l'on ne peut ni décrire, ni léguer, ni partager . « Cette mort, personne ne la vivra à ma place, mais , moi, voici comment j'ai choisi de la vivre, en creusant au plus profond de moi même , vers ce vide, pour trouver ce que j'ai d'essentiel, pour peut être l'emmener dans l'ultime passage » . Ce sont les pensées d'Absalon, bien sûr que j'ai imaginées, alternant avec ces accès de rage et de violence , quand le corps reprend le dessus et refuse cet emprisonnement , en réalité , libératoire . J'ai été émue, par ce courage , cette austérité, cette façon d'affronter sa mort annoncée pour l'accompagner. Et je repense à ma première impression : une cabane d'enfant Là aussi, nous avons tous des souvenirs et savons que dans ces lieux clos, trop petits, secrets, nous avons parfois touché au plus profond de nous . Nous en sommes sortis, pour « vivre », mais Absalon , lui, a choisi d'y revenir pour se retrouver soi-même avant la « deadline » .

A venir : Hans Hartung , la créativité exacerbée Gilles Aillaud , l'ultime solitude

Informations pratiques : DEADLINE jusqu'au 10/01/10
Musée d'art moderne de la Ville de Paris 11, avenue du Président Wilson 75 116 Paris
Ouvert du mardi au dimanche de 10h à 18h , nocturne le jeudi jusqu'à 22h Tarif : 9 € , tarif réduit : 7 €

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