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4 mars 2010 4 04 /03 /mars /2010 22:02

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1 mars 2010 1 01 /03 /mars /2010 23:06

Exposition  sur Paul Gauguin « La  percée dans la modernité » au  Musée Van Gogh d’Amsterdam.


Paul Gauguin est au musée de Vincent Van Gogh,  leur collocation du coté d'Arles n'avait pas du être de tout repos avec le coup de l'oreille de Vincent.  Elle est restée dans les esprits.  La puissance médiatique des deux artiste est immense, prétendre que c’est Gauguin qui aurait  blessé son ami, fait l’objet d’un livre et à suffit à le faire vendre.  En ce qui concerne marketing, la visite de la boutique du musée est également édifiante, on y trouve de tout « Van Goghisé » jusqu’à des skates…0Amsterdam-fevrier-2010-033.JPG Une telle exposition part sur des bonnes perspectives de succès commercial, mais sent un peu le réchauffé.

 

Mais ce qui nous est raconté est intéressant : lorsque l'exposition Universelle de Paris de 1889,  apporte la tour Eiffel et 32 millions de visiteurs, Paul Gauguin et ses amis ne sont pas convié aux manifestations artistiques. 

Le gout de l'époque va  aux représentations de bretons d’Armorique un peu allumés, touchés par la fièvre religieuse qui les réconforte dans les malheurs qui les accablent : veuve à l’île de Sein avec son orphelin si mignon sur la tombe de son papa.  Une technique très léchée pour représenter  de pauvres primitifs pas vraiment  joyeux.  Le breton de Gauguin,  est tout aussi primitif et exotique, mais beaucoup plus coloré et nettement différent dans le traitement pictural. Donc, si  Paul Gauguin est dans le ton niveau sujet, la forme dénote

 


Paul Gauguin tente l'exposition parallèle dans un café, une sorte de « Avignon off » si j'ose la comparaison.  En  organisateur né,  il  fait bien les choses : l'exposition est collective,  complétée d’un catalogue et de l'édition d'un ensemble d'estampes en zincographie, « la série  Volponi », du nom du propriétaire de l’établissement.

Mais leur exposition est un peu noyée dans l'activité des lieux, c'est toujours le même problème les cafés. Elle suscite peu d'échos dans la presse. 


La première salle évoque le café initial par une assemblée de chaises de bistrot, collées au sol, elles permettent  de se reposer,  et nous regardons  les peintures rassemblées de la première exposition. L’ambiance est aujourd’hui  à la ferveur, les visiteurs passent en procession devant  les « chefs d’œuvres » avec une attitude de breton à la messe, vu de Paris à la fin du XIXème siècle. 


La deuxième salle, magnifiquement mise en scène rassemble les objets, poterie, bois, peintures,  estampes de Gauguin et de ses amis par thèmes, et résonances.   Oubliant mes réserves, je suis sous le charme de trois jeunes bretonnes et de leur chien, elles danseraient une gavotte.

 

Qui a dit que les bretons sont tristes ?  


Informations pratiques :

Paul Gauguin, De doorbraak naar moderniteit
La percée vers la moder
pg-bretonnes.jpgnité
jusqu’au  6 juin 2010
Van Gogh Museum, Amsterdam

 

Van Gogh Museum Paulus Potterstraat 7 Amsterdam

http://www.vangoghmuseum.nl


Zincographies?

Les estampes de la « série Volponi » sont des zincographies,  une technique proche de la lithographie mais qui utilise le zinc à la place de la pierre. Elle est expliquée par des panneaux didactiques et il est proposé de manipuler des rééditions de ces estampes. 


Plus d’information sur cette technique :

http://estampeaquitaine.canalblog.com/archives/2007/08/09/5871195.html

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28 février 2010 7 28 /02 /février /2010 20:20

François Morellet chatouille l'architecture du Louvre par Marie-Anne Chenerie

 

 

            Le Louvre, vous connaissez, pensez vous , vous y aimez, selon votre tempérament, les   vastes salons aux lourdes et sombres tapisseries, les salles dallées où résonnent vos pas         intimidés devant tant d'antiquités illustres, les merveilles des portraits italiens , où le regard      d'un jeune Florentin vous saisit pour ne pas vous lâcher . Et peut être aimez vous aussi,             comme moi, ses coins calmes, où l'on ne croise qu'un gardien venu se dégourdir les jambes       et qu'aucun guide ne signale : l'escalier Lefuel est de ces lieux -là .

           

Construit au XIXème siècle , il relie trois espaces du Louvre , et l'on ne s'y arrête guère .

Si vous êtes pressé  ( il y a tant de choses à voir, n'est ce pas ? ) , ou si vous n'êtes pas      averti , vous ne remarquerez peut être même pas cette merveilleuse lumière  faite de blancs      aux différences subtiles et ces lignes  discrètement perturbantes.morellet vitraux 2

 

            Vous êtes devant la dernière commande publique du Louvre ( après Anselm Kieffer et avant      Cy Tombly ) à des artistes contemporains   et c'est pour moi une des plus réussies, car à la  fois respectueuse du cadre et de son passé , très légèrement décalée, et très délicate .

 

            Cette oeuvre reflète d'ailleurs le caractère de François Morellet, personnage attachant : 84          ans, né à Cholet, autodidacte,  un des maitres de l'abstraction géométrique, un peu difficile           d'approche, direz vous , mais aussi et surtout personnage souriant, modeste et plein                                                                     d'humourmorellet 5 .Il dit :

 "J'avais visité le Louvre avec le lycée Charlemagne. Pour moi, c'était rayé, assimilé aux             professeurs. J'étais un jeune couillon "

 Et puis, 70 ans plus tard :

            "J'ai utilisé une technique du Moyen-Age sur des ferrures du XIXe pour faire une oeuvre du    XXIe siècle. J'ai voulu faire une chose discrète que beaucoup de visiteurs ne  remarqueront      pas. C'est une fantaisie, un  chatouillis dans ces ferrailles qui étaient un peu tristes pour ce joli escalier.....Je suis de plus en plus frivole en vieillissant".

 

            Quelle merveille de subtilité , de décalage: une oeuvre réussie doit nous interroger, nous déstabiliser , nous surprendre, parfois durement, comme le font certains artistes          contemporains  . Ici François Morellet a choisi la douceur et peut être l'humour et a atteint       son but. N'a-t-il pas d'ailleurs intitulé sa création « L'esprit d'escalier? »

 

           Alors, la prochaine fois que vous allez au Louvre, prenez quelques instants pour parcourir  l'escalier Lefuel; vous pouvez même vous asseoir sur les marches,  lever la tête pour voir     ces lignes du dessous et même , enlever discrètement vos chaussures pour reposer vos pieds           fatigués, puis repartir, comme nettoyé par cette blancheur . Vous avez rencontré l'Esprit de  

l'Escalier .

Musée du Louvre ( nous vous recommandons l'entrée par la galerie commerciale  dont l'entrée se trouve rue de Rivoli) , métro palais royal
Escalier Lefuel
tlj 9h 18h sauf mardi , nocturne mer et vend jusqu'à 22h
entrée 9.50 €, TR 6 € , gratuit le premier dimanche du mois  

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20 février 2010 6 20 /02 /février /2010 15:54

Par Marie-Anne Chenerie



Nous n'aimons pas forcément faire de la publicité dans notre blog, vous le savez . Mais cette fois-ci, il y a une dérogation pour la marque PUMA, car elle s'est associée à l'artiste afro-américain Kehinde Wiley pour mettre en scène le foot et l'Afrique, dans ce qu'elle a de plus traditionnel : ses tissus et ses motifs, en prévision de la coupe du Monde de football 2010 en Afrique du Sud .

 

Imaginez un samedi après-midi de février, gris et froid , le Marais et ses galeries à la mode et , de façon inattendue, une mélopée africaine qui s'échappe de ce qui semble être un entrepôt : en fait , un lieu branché de l'art contemporain :  l'espace ' Topographie de l'art '. Vous rentrez et c'est la magie des couleurs: motifs africains jouant sur les peaux mordorée des footballeurs foot puma ok foot puma 2, rythmes lancinants , tout cela sur les murs de ciment et les poutrelles rouillées de l'entrepôt  .

 

D'abord, il faut l'avouer , Kehinde Wiley  fait désormais partie de ces artistes que tout le monde s'arrache. Il s'est surtout fait connaître pour ses portraits de jeunes afro-américains, mêlant leur style urbain à des mises en scènes historiques inspirées d'oeuvres picturales classiques.

 

Mais sa force , de mon point de vue, est d'avoir su reprendre une référence culturelle essentielle de l'Afrique , le wax print . On s'extasie sur les inscriptions de nos T-shirts et on oublie la signification autrement subtile et esthétique des wax africains; pour mémoire, et en résumant, un wax est un tissu imprimé à partir d'une planche gravée en bois , le '  block ', avec l'utilisation de réserves de cires et de fonds déjà travaillés.  . Quelques exemples, juste pour le plaisir : ' l'oeil de ma rivale ' wax l'oeil de ma rivaleavec le rouge symbole de la colère ou des pleurs de la rivale  , ou le fameux motif '  gingembre ' wax gingembre, appelé '  les ressorts du sommier de mon mari '. Mais aussi ces motifs, souvent repris par Kehinde Wiley, et qui rappellent l'origine des wax : Indes ou Chine , et auparavant Pays Bas  , avec des motifs floraux que le peintre a fait déborder sur les maillots des joueurs wax le palmierou de Chinewax lion bleu.

 

Bref, une très belle mise en valeur réciproque de plusieurs traditions d'Afrique : le foot, les tissus, le rythme , la virilité, la force et la beauté des femmes africaines : un vrai succès qui nous fait sortir de l'entrepôt du Marais un peu étourdis et ayant oublié froid et pluie .

 

Pour terminer, une fois n'est pas coutume par une superbe chaussure Puma shoetop puma , synthèse de technologie et de tradition .

'  Dis moi ce que tu portes, je te dirai qui tu es ' , rien n'a jamais été plus vrai !

 

L'exposition s'est tenue du 4 au 7 février à l'espace Topographie de l'art , 15 rue de Thorigny 75 003, elle est terminée , mais si ces thèmes vous intéressent, je vous conseille, :

Le magnifique livre ' Les tissus d'Afrique ' chez Syros Alternative , où chaque page est un régal

Le site du peintre Kehinde Wiley, si emblématique de cette Afrique jeune , forte , respectueuse de ses traditions et de son avenir .

 

 

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15 février 2010 1 15 /02 /février /2010 21:06

Louisa Dusinberre : «  le supplément énigmatique » par Marie-Anne Chenerie

 

 

            La dernière fois , nous vous parlions de Giorgio Morandi , par différence, en évoquant les natures mortes de Louisa Dusinberre . Cette fois-ci, c'est Roland Barthes que nous invoquons pour parler de ses portraits , Roland Barthes qui souligne que l'art existe par ce «  supplément énigmatique » , le propre de l'art, c'est « ce qui n'est pas à sa place , qui trouble l'ordre , et qui est impropre à la pensée » .

            Oui, les portraits de Louisa Dusinberre perturbent le monde existant par la création d'un autre monde, qui nous donne à voir comme par transparence , un monde qui n'est pas lisible par notre logique habituelle .Brother and Sister: les oeuvres sont des énigmes , elles disent et en même temps, elles cachent . Voyez ce portrait, d'autant plus paradoxal qu'il est celui de personnes très familières du peintre ( il s'agit de son mari et de sa belle-soeur) , dans une pose intime ( les bols qu'ils entourent de leurs mains sont ceux du thé que l'on boit dans sa cuisine )  , avec des vêtements de tous les jours . D'où vient cette impression d'étrangeté frontale ? Le regard droit qui nous fixe ( du moins nous le croyons, mais si nous restons suffisamement longtemps devant l'oeuvre,nous nous rendons compte que ces yeux ne nous regardent pas , mais sont tournés vers l'intérieur) , y est certainement pour beaucoup . Regardez aussi à ce sujet ses autres portaits dont les regards nous clouent sur place , de façon d'autant plus troublante qu'il s'agit d'êtres très jeunes , voire d'enfants Neice 2etboy on a staircase (Tom). Il y a ensuite la taille du tableau , les modèles y sont plus grands que nature . Enfin , la pose , chez le frère et la soeur , nous ne comprenons pas tout de suite  s'ils sont assis, sur quoi , comment ils tiennent dans cet espace monochrome d'une couleur volontairement neutre et plate ; on appelle d'ailleurs cette couleur, intermédiaire entre la couleur de la brique et celle du chocolat au lait «  English red », qui va si bien à notre peintre anglais .

 

            Donc , toute oeuvre est un rébus, avec cette différence que l'on ne comprend pas l'art comme on comprend un rébus : déchiffrer la structure d'une oeuvre, ses couleurs, ses matières , comme nous avons tenté de le commencer ci-dessus, n'implique aucunement que son caractère énigmatique disparaisse ; j'irais mêmeplus loin, en disant que les tentatives d'explication rationnelles ne font que renforcer cette étrangeté, ce décalage . Il s'agit sans doute de la vie intérieure de ces personnages que nous devinons à travers leur enveloppe et que Louisa a su nous faire entrevoir , d'autant mieux qu'il s'agit de ses proches . Son art apporte sens et vérité , ce qui constitue dans l'art d'aujourd'hui , une réelle respiration , un accent de sincérité , quand d'autres artistes n'ont d'autres buts que de choquer et provoquer ou de nous livrer une « oeuvre » cérébrale et conceptuelle , où l'interpétation et le commentaire du critique y sont essentiels.

 

 

            Bref, allez voir les portraits de Louisa Dusinberre à la Galerie Nathalie Fiks , jeune galériste qui a su faire ce choix à la fois classique et audacieux . Comme elle le dit elle même, la peinture de Louisa Dusinberre est de celle que pourraient acheter un musée ou un collectionneur  : alors, allez la voir avant que les collectionneurs  ne l'achètent !

 

A lire : Roland Barthes , « l'Obvie et l'Obtus », Seuil 1982.

 

Informations pratiques :

Galerie Nathalie Fiks

« Intimate Images » Louisa Dusinberre

du 5 février au 6 mars 2010

21 rue Fontaine

75 009 Paris

du mardi au samedi de 15h à 19h

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10 février 2010 3 10 /02 /février /2010 23:01

Soleil d'hiver

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7 février 2010 7 07 /02 /février /2010 20:10

dj-im-tirage-petit.jpg

Actualité de l'Estampe


delphine grenierjpgParis, Galerie Art à la Page, Exposition - Vente " En noir & blanc " Autour du travail d'estampe de DELPHINE GRENIER, THOMAS PERINO, LAUREEN TOPALIAN. La galerie est située près du métro Bastille,
Poste : 8 Rue Amelot 75011 Paris, les autres jours sur RDV au 01 43 57 84 95.

« Dessiner. Caresser. Griffer. Mordre, ou plus exactement faire mordre.
Noircir, essuyer, regarder.
L’œil est là, elle aussi, assise.
Elles aussi, côte à côte.
Mais elle, elle me regarde.
Mais qui est-elle ? Moi ? Ou suis-je plutôt son double, sa réserve .
Celle qui est apparue par une morsure lente, telle une trace indélébile de son autre conscience, de son ailleurs »  Delphine Grenier
http://www.artalapage.com/programme.php

 

Paris, Ecole Estienne : "2010/20 ans/Génération Gravure",
par l'Atelier de gravure de l'Ecole Estienne
Jusqu’au 13 février 2010

 « Depuis la création de l’école, il y a 120 ans, l’atelier de gravure participe au maintien et au développement d’une pratique des métiers d‘art parmi les plus fondamentales.   
La diversité des voies empruntées par nos étudiants et leur réussite nous montrent que, plus que l’apprentissage d’un métier, il s’agit de l’enseignement d’une véritable discipline ouvrant sur les champs multiples de l’activité artistique et du haut artisanat. » http://www.ecole-estienne.fr/

 

Saint Maur des Fossés, Catherine Gillet est au musée de Saint Maur,  Villa Médicis,  juqu’au 28 mars 2010. L’artiste qui utilise le burin expose son œuvre gravé, le commissaire d’exposition est Bernadette Boustany, Musée de Saint Maur 5 rue Saint Hilaire  92, avenue du Bac, rue de la Poste 94210 La Varenne Saint Hilaire.


Epinal, André Jacquemin (1904-1989), « La Lorraine trait pour trait » ; jusqu’au 26 avril 2010, Musée Départemental d’art ancien et contemporain, 1 place Lagarde 88000 Epinal de 9h à 12h 30 et de 13 H30 à 18 h, 03 29 82 20 33.


Bordeaux, Les graveurs associés de l’atelier « La Belle Estampe » : AVENEL, DARTOIS, DUSSEL, GOLDIE, DUCHEIN, HERMOUET, HERRERA, LAFFOND, MARNIE, MIKULJAN, MOULINE, PETITJEAN, RUNEL-BELLIARD, THUAUDET. Exposent chez  ALTER MUNDI 18 rue des Bahutiers à Bordeaux Jusqu’au  28 février 2010.  Entrée libre du mardi au samedi de 11 h 30 à 19 h, et simultanément  à l’atelier de gravure (à 50 m) 8 bis rue Maucoudinat, de 14 h à 18 h.


Lyon, Exposition Traits modernes, La Bibliothèque municipale de Lyon expose une sélection d’estampes modernes choisies dans les collections de la Bibliothèque nationale de France, Département des Estampes et de la photographie. Jusqu’au 30 avril 2010
La Galerie à la Bibliothèque de la Part-Dieu à Lyon 30 boulevard Vivier-Merle 69003 Lyon ; du mardi au vendredi de 10h à 19h, le samedi de 10h à 18h http://www.bm-lyon.fr/expo/10/traits-modernes/index.html


Villeurbanne, Exposition de gravure Violences actives, URDLA Villeurbanne 207 rue Francis-de-Pressensé 69608 Villeurbanne cedex. Jusqu’au 2 avril 2010  www.urdla.com


Saint Louis, (68), Andrea Pagnacco, artiste d’origine vénitienne, se réclame d’une longue tradition, ce qui ne l’empêche pas de produire des estampes stupéfiantes de modernité. Forum, Hôtel de ville. Entrée gratuite jusqu’au 11 avril 2010

 

Wesserling, Pierre Spalaîkovitch organise une exposition de l'œuvre gravé et dessiné de Milivoj Grujic' dit "ELIM" au Parc de Wesserling du 6 février au 9 mai 2010 http://www.parc-wesserling.fr/

 

Il n’y a pas que la gravure :


Paris, Louisa Dusinberre, Intimate Images Galerie NATHALIE FIKS  21, rue Pierre Fontaine  75009 Paris www.nathaliefiks.com Voir Article


Antony, L’espace d’art contemporain Eugène Beaudouin  reçoit la Jeune Création
au vernissage  le mercredi 10 février 2010 à 18 heures,  jusqu’au 14 mars 2010
www.espacebeaudouin.com



Et toujours,


Paris, Yvon Mutrel, présente  une suite de gravures «  les manières blanches ». Des estampages réalisés à la presse sur un papier de fort grammage. Galerie N Marino 8 rue des coutures saint Gervais 75003. Jusqu’au 27 février 2010. Voir Article


Paris, Galerie Catherine Putman,  Geneviève Asse avec « Impressions » huiles estampes, jusqu’au au 6 mars 2010, 40, rue Quincampoix  75004 Paris , 01 45 55 23 06, http://www.catherineputman.com


Paris, « Souvenirs d’Italie (1600-1850) - Chefs-d’œuvre du Petit Palais » au Musée de la vie romantique , donne un aperçu des travaux inspiré par l’Italie. Musée de la vie romantique Hôtel Scheffer-Renan  16 rue Chaptal 75009 Paris 01 55 31 95 67. Ouvert tous les jours, de 10h à 18h sauf les lundis et jours fériés Tarifs : 7 €


Paris, Musée d'Art et d'Histoire du Judaïsme « La splendeur des Camondo », jusqu’au 7 mars 2010,  71 rue du Temple 75 003 Paris   http://www.mahj.org/  jusqu’au 7 mars  voir Article

 

Rueil-Malmaison, Jean Dubuffet, l'oeuvre gravé 1944-1984
110 lithographies et sérigraphies, 1 demi-douzaine de peintures et sculptures et une trentaine de documents relatifs aux recherches de Jean Dubuffet dans le domaine de l'estampe. Atelier Grognard  6, av. du Château de Malmaison 92500 Rueil-Malmaison, 0141390696, jusqu’au 8 mars 2010. Tous les jours de 13h30 à 19h. Voir Article


Gravelines,  Jacques Declercq, gravures sur bois par la marge,  musée de l’estampe de Gravelines,jusqu'au 21 février 2010 7  Rue André Vanderghote 59820 Gravelines.


Strasbourg, Saul Steinberg, « l’écriture visuelle » Musée Tomi Ungerer
Villa Greiner, 2, avenue de la Marseillaise, 67076 Strasbourg
tél. 03 69 06 37 27, jusqu’au 28 février 2010. http://www.musees-strasbourg.org/sites_expos/steinberg/


Londres, British Museum, Revolution on paper: 140 oeuvres sur papier de Diego Rivera, José Clemente Orozco and David AlfaroSiqueiros. Ambiance danse macabre et révolution :  "Mexican prints 1910–1960" http://www.britishmuseum.org/


Auvers-sur-Oise , 95, « Panorama de la gravure, de Daubigny à nos jours » jusqu’en  avril 2010, le musée DAUBIGNY Manoir des Colombières Rue de la Sansonne 95430 Auvers-sur-Oise, 01 30 36 80 20

 

A venir

 


Suisse, La Chaux de Fonds, Musée des Beaux-arts « Le Monde en noir et blanc » du 15 mai au 12 septembre 2010. 

« Dans les années 1890, Félix Vallotton rénove l’esthétique de la gravure sur bois, qu’il met notamment au service d’un engagement politique anarchisant. Pendant la Ière mondiale à Genève, le belge  Frans Masereel reprend cet héritage pour promouvoir pacifisme et socialisme, ouvrant la voie d’une esthétique tranchée au service de la révolution, qu’emprunteront aussi les allemands Gerd Arntz, Clément Moreau et le genevois Alexandre Mairet. Dans les années 1930, à Thaon-les-Vosges, des « petites sœurs de l’usine », les Bernadettes, adoptent une esthétique similaire au service d’une reprise en main morale et de la réévangélisation du prolétariat. Autant d’initiatives singulières, qui mettent en jeu et questionnent les rapports possibles entre art et engagement, expression personnelle et propagande. » (Dans le cadre de la manifestation Utopies et innovations de la Métropole Rhin-Rhône).

http://cdf-mba.ne.ch/default.asp/4-0-31-8003-430-207-0/

 

 

 


 

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4 février 2010 4 04 /02 /février /2010 18:01
Atelier grognardInitiation à l’estampe par Monsieur Dubuffet, pour une maternelle du Plessis Robinson.

Les quatre, cinq ans, de la classe de Magali sont des inconditionnels de Monsieur Dubuffet. Apres une visite à « La tour aux figures » à Issy les Moulineaux en septembre, l’expérience été évoquée par la création de grands volumes de papier colorés aux couleurs de l’Hourloupe (rouge, bleu et blanc) qui décorent maintenant leur classe.

Les enfants sont motivés par la sortie à Rueil Malmaison dans l’exposition sur les estampes de Jean Dubuffet. Ratant la sieste et bravant le froid, ils prennent un car, et non pas un bus, parce que c’est pas du tout pareil, précise une jeune voyageuse, ce que confirme le chauffeur*.

premières lithoAu musée, la réception est un peu décevante, pas d’animation de proposée, contrairement à ce qui avait été entendu. Cela n’est pas grave, Magali en connait un rayon sur Monsieur Dubuffet. Les premières œuvres en noir et blanc et sont des lithographies. Et bien, c’est une image faite en utilisant une pierre blanche. On va d’ailleurs trouver une pierre à lithographier, exposée dans la salle, chaque bambin est porté afin, de la lui faire voir de plus près. Tout de même ce n’est pas facile à comprendre, regrette une maman accompagnatrice. Il n’y a pas de presse non plus pour expliquer comment on imprime.

livreAu fil de l’exposition, les personnages changent ils deviennent des bonhommes et se colorisent. Les enfants assis ou allongés devant les œuvres, les observent. Magali demande de trouver leurs titres, que les enfants devinent, non ce n’est pas « pain d’épice », ni « chocolat », d’abord proposés, mais «sourire » et « nez carotte ».nez carotte

hourloupe 2Quand l’exposition évoque la période de l’Hourloupe, ils reconnaissent, les personnages, le passage à la sérigraphie par contre leur échappe un peu.

La vidéo sur un écran les interpelle, Monsieur Dubuffet fait une drôle de musique, à un moment, ils s’exclament car il apparait en trois exemplaires sur la même image.

Avant de partir, les enfants font un dessin pour représenter ce qu’ils viennent de découvrir : un des petits visiteurs rempli vite la feuille d’une tête jaune avec de la barbe marron.
dessin
Dans un ancien atelier de fabrication de plaques de cuivre pour graveur. Jean Dubuffet, l’œuvre gravé 1944-1984 Atelier Grognard 6, av. du Château de Malmaison 92500 Rueil-Malmaison, 0141390696, jusqu’au 8 mars 2010. Tous les jours de 13h30 à 19h.

* PS : Dans un bus il peut y avoir des gens debout, dans un car c’est interdit.

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3 février 2010 3 03 /02 /février /2010 21:07

Le Grand Marché de l'Art Contemporain à la Halle Freyssinet : de la poésie dans la ville par Marie Anne Chenerie

 

 

            Qui n'a pas éprouvé ce sentiment de découragement, de fatigue,  voire d'accablement  en visitant un Salon  ou une Foire ( du cheval, du bateau ...) et les Salons d'Art n'échappent pas à cette impression : déambuler entre des centaines de tableaux , où vous êtes certain ( je suis entièrement d'accord avec le critique Philippe Dagen ) , de trouver le port breton, la coupe de fruits  hyper réaliste , les ciels tourmentés , les nus gélatineux ou les abstractions déprimantes . Et puis , il peut se passer un rare instant de bonheur: la rencontre avec une oeuvre qui vous touche personnellement, la fraicheur du dialogue avec l'artiste , la sûreté d'un dessin .

            A la Halle Freyssinet,  j'ai d'abord rencontré Clothilde Lasserre c lasserre la foule bleutee : son travail sur la foule, ses vues du dessus  qui font que l'on ne comprend pas tout de suite ce que le tableau signifie : une partie de votre cerveau a reconnu ce dont il s'agit mais doute encore, et tout d'un coup, vous avez vu et le tableau se compose sous vos yeux .

            Puis , le travail d'une femme graveur, Isbé de Baudus , auprès de qui j'ai retrouvé tout  ce qui fait le charme de la gravure : discrétion,  subtilité, résultats parfois inattendus, austérité aussi , nous avons discuté sur le fait que la gravure est difficile à vendre à des non initiés, malgré son prix relativement raisonnable isbedebaudus portrait fantasque .

            Enfin, une jeune femme sculpteur, Corinne Chauvet , délicate comme ses 'femmes filles'femme fille, mais où la force latente est aussi présente dans ses masques en particulier  . Légère et forte , telle elle est , telle sont ses oeuvres , plus originale dans ses jeunes filles que dans ses madones, à mon avis . .. Et nous avons parlé de la ' mise en scène' du stand, de ce qui fait que l'on s'y arrête, de la difficulté particulière d'exposer la sculpture et de son idée , que je trouve intéressante, de mettre en relation une sculpture et une photo de la sculpture , surdimensionnée et prise sous un angle parfois inattendu, nous permettant  d'avoir plusieurs regards concomitants sur l'oeuvre .

 

            Et puis, il y a la Halle Freyssinet qui , à elle seule , est une oeuvre d'artfreysinet tags 1467 : par cette matinée  de janvier, lumière froide , environnement de gare, chantiers, verre , béton, la grâce de l'architecture métallique  archi metro2freyssinetvue-bandeauqui répond aux structures des stations de métro proches, Chevaleret ou Austerlitz . Une poésie urbaine et industrielle , qui met en valeur les gris mauves des tableaux, la fragilité des visages sculptés ou la subtilité des gris des linotypes . Un lieu à suivre ...

 

 

Le Grand Marché d'Art Contemporain a eu lieu du 28 au 31 janvier 2010  , à la Halle Freyssinet, 55 boulevard Vincent Auriol dans le 13 éme arrondissement à Paris .

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2 février 2010 2 02 /02 /février /2010 18:14

 

Louisa 1LOUISA DUSINBERRE // INTIMATE IMAGES

5 février > 6 mars 2010

vernissage jeudi 4 février de 18 à 22h

 

Dans ses tableaux Louisa Dusinberre donne  sa propre vision des gens,  les portraits d’enfants deviennent vite inquiétants, les petits chérubins sont rarement angéliques. Ses proches se laissent portraiturer placidement, mais le résultat est parfois saisissant, dans des grands formats et une gamme chromatique vive et crue.  

Pourtant, curieusement, cette expérience nous donne  envie de demander à Louisa Dusinberre de venir aussi faire notre  propre portrait, peut être du masochisme,  mais plus encore parce que c’est surprenant, intéressant, énergique et personnel.

De même que Louisa Dusinberre, avec son style inimitable  « so british »  semble  aux antipodes de sa  production artistique ; nous voudrions qu’elle sorte de notre image ce que nous ignorions jusqu’à présent.  

Le résultat ce sont des vrais portraits, ceux qui savent sonder au-delà  des apparences.

 

 

Galerie NATHALIE FIKS
HORIZONS

21, rue Pierre Fontaine
75009 Paris
T/  +33 (0)1 42 82 97 20


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