Actualités de l'estampe

Vendredi 11 septembre 2009

Hommages à Toulouse Lautrec affichiste au Arts Décoratifs. Jusqu’au 3 janvier 2010,

   
 

Les affiches réalisées par Henri de Toulouse Lautrec sont tellement connues reproduites et ainsi galvaudées, qu’il peut sembler inutile voire déprimant d’aller voir des originaux aux Musée des Arts décoratifs. Pourtant passé le premier moment de désarroi dans des salles d’exposition, sombres, aux murs à nus, recouverts de froides plaques métalliques, la visite s’avère distrayante et didactique.

Le musée des Arts Décoratifs possède 26 affiches, du petit homme boiteux à lorgnon, venu d’Albi avec son chapeau, trainer dans les lieux, glauques et libidineux, mais bien attirants, des folles nuits du Montmartre à la Belle Epoque. Un air de french cancan, peut mettre un point d’orgue à la galerie des poncifs ainsi énumérés. Mais l’exposition sait en sortir, tout en en jouant,  pour nous expliquer qu’Henri de Toulouse Lautrec est un grand lithographe, l’affiche qui prend avec lui son envol, est vite devenue une affaire sérieuse, qui continue à influencer les têtes de ceux qui la regardent.

Des affiches précieuses

La muséographie veut, peut être, nous plonger dans l’ambiance obscure des nuits de la période  de 1891 à 1900, pendant laquelle, les affiches furent créés. Mais la faible lumière a pour objectif essentiel,  de protéger ces affiches fragiles et rares.

Henri de Toulouse Lautrec, conseillé par le galeriste  Maurice Joyant,  a su préserver ses estampes en effectuant des tirages limités et en effaçant les pierres après que le nombre de tirage souhaité ait été obtenu. Elles ont très vite été collectionnées, l’artiste étant déjà connu quand il les a réalisées, et l’affiche ayant suscité un engouement énorme vers la fin du XIXème siècle.

Les affiches présentées sont de magnifiques tirages et comportent souvent de savoureuses remarques : un petit dessin de l’artiste, comme le délicieux croquis de patineuse sur celle représentant Misia Natanson pour la Revue Blanche.

L’affichomanie

Henri de Toulouse Lautrec a contribué à la passion pour l’affiche qui s’est développée à cette période et que certains on appelé l’affichomanie.

Cette frénésie se constate par le nombre de publication qui sont consacrées à cet art qui passe au statut d’art « majeur ». Ce cher Clément-Janin, auteur d’un article dans Byblis sur Maurice Achener,  dirige la revue « l’estampe » qui dont des  numéros sont dédiés à l’affiche. Le galeriste Edmond Sagot se spécialise sur le créneau Les grands journaux quotidiens ont leur rubrique régulière sur l’actualité de l’affiche. Léon Deschamp (1864-1899) fonde, quand à lui, la revue artistique et littéraire «la Plume » et organise conférences, concours et expositions dont le « salon des cents » pour lequel il demandera à de fabuleux artistes la réalisation des affiches : Alphons Mucha, Pierre Bonnard, Adolphe Willette, Eugène Grasset (la dame du Larousse Illustré), Jules Everpoel et Henri de Toulouse Lautrec.

Auteur  de nombreux livres sur l’estampe et grand collectionneur, Henri Beraldi (1849-1931) dira « Aujourd’hui c’est l’affiche qui donne des joies à l’amateur d’estampes ».

 

Influence de l'art japonais

Les œuvres d’Henri de Toulouse Lautrec sont imprégnées de références à l’art japonais dont il est un connaisseur passionné, comme beaucoup d’artistes de l’époque. Cette influence se concrétise par son  monogramme, inspiré des ornements des sabres japonais. Par l’utilisation de grands aplats de noir pour ses personnages, souvent détourés ou bien cerclés d’une couleur pour obtenir un effet de cloisonnement. Enfin, il laisse  apparaitre, dans certaines zones,  le blanc du papier. L’exposition montre comment ces techniques sont employées sur les affiches présentées.

 

Des affiches qui dévoilent un homme étonnant

L’exposition sait placer près des œuvres, les informations et les anecdotes pertinentes sur le contexte de leur création. Elles nous permettent  de regarder avec un regard neuf ces images connues.

L’affiche  réalisée pour le salon des cents est celle d’une femme sur le pont d’un bateau. Elle représente, une inconnue qui  fascina Henri de Toulouse Lautrec, passager sur un cargo pour un voyage le Havre Bordeaux. Pour rester à sa proximité il poursuivi la traversée jusqu’à Dakar, mais sans jamais lui oser lui parler.

Le dessin qui représente la troupe de mademoiselle Eglantine est recopié d’une photo de cette troupe. Elle comportait des artistes aux noms évocateurs : la déjà nommée Eglantine, Jane Avril, Cléopâtre et Gazelle.

Jane Avril, quand à elle, mainte fois représentée dans une posture acrobatique, mais très intéressante d’un point de vue graphique, avait la réputation de « danser comme une orchidée en délire », nous n’aurions pas forcement pensé à cette association.

Certaines affiches générèrent des scandales, d’autres furent refusées, l’affiche de publicité pour la chaine à vélo Simpson, sur le prétexte que cette dernière n’était pas assez ressemblante. Celle sur Aristide Bruant aux Ambassadeurs, ne plaisait pas à l’organisateur du spectacle, mais fut imposée par le chansonnier puis jugée « épatante » par le public.

Mais, la plus étonnante est celle de l’Artisan Moderne, sous le regard désapprobateur de son employée, en  tablier, une cornette sur la tête, une dame est dans son lit, sur lequel trône un petit chien, et reçoit l’artisan marteau et mallette à outils à la main. L’homme représenté est un bijoutier d’art, ciseleur chez Maty et a pour le moins une expression troublante.

Les grands de l’affiche contemporaine rendent hommage à Henri de Toulouse Lautrec

L’exposition présente en parallèle aux affiches d’Henri de Toulouse Lautrec, celles de graphistes contemporains. En 2001, ils ont proposé un hommage pour la commémoration des 100 ans de la mort de l’artiste. Avec les codes graphiques actuels, ces acteurs majeurs des publicités qui nous cernent donnent leur vision de l’artiste.  Ce face à face ne m’a pas paru indispensable, les associations entre les affiches contemporaines et celle d’Henri de Toulouse Lautrec, perturbent la lisibilité de l’exposition.

Détails pratiques : Les Arts Décoratifs - Publicité 107 rue de Rivoli  75001 Paris
01 44 55 57 50, du mardi au vendredi de 11h à 18h, le samedi et le dimanche de 10h à 18h, le jeudi : nocturne
jusqu’à 21h

Par ALM
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Vendredi 23 octobre 2009
Marie Lavie Icônes et Monotype « « PATMOS - l’île de la Révélation » Atelier Gustave Paris

Marie Lavie vit et travaille entre Paris et l’île grecque de Patmos, elle se partage entre deux techniques graphiques : celle de l’estampe avec le monotype et  l’icône traditionnelle, tempera à l’œuf sur panneau de bois, dorure à la feuille d’or, selon la tradition du grand maître grec du XXe siècle, Photis Kontoglou. Par ces deux approches, l’exposition « PATMOS - l’île de la Révélation » présente loin des chromos et des clichés, la vision d’une passionnée de cette île rude et séduisante.


« Moi, Jean… j’étais dans l’île appelée Patmos… » . 

Patmos, ce nom évoque aussitôt  une porte ouverte dans le ciel,  des éclats d’or, de jaspe et de sardoine,  des éclairs, des voix, des tonnerres, des tremblements de terre… un récit prophétique et fantastique, l’ouverture des sept sceaux , les noces de l’agneau.

Il existe un autre Patmos,  celui de la petite île rocheuse à forme d’hippocampe du sud de la mer Egée, aux côtes dentelées,  au relief contrasté, dominé  par  la sévère forteresse du monastère saint Jean le Théologien. 

Ce Patmos-là, lui aussi, est poésie pure. Au crépuscule commence la symphonie des coqs, ponctuée par le braiement incongru des ânes ;  au petit matin c’est le concerto des clochettes, celles des chèvres qui prennent le maquis,  puis celui des cloches des églises de la ville haute qui appellent les fidèles.

Au printemps,  l’île  quitte son habit vert  pour se parer d’un manteau de fleurs blanches et jaunes,  mais quand vient la fin de l’été,  elle n’offre plus que l’aspect d’une carapace de lune brûlée par le soleil.

La lumière y est intense et  les vents forts qui font travailler les moulins et les marins.

 

Marie Lavie


Du 18 au 29 novembre 2009  A l’Atelier Gustave 36 rue Boissonade, Paris 14e

du lundi au samedi : 13h-20h,  le dimanche : 14h-19h

VERNISSAGE :
Mercredi 18 novembre de 18h à 21h
19h : quelques mots de Jean-Claude Polet

BRUNCH :
samedi 21 et 28 novembre : 11h-15h

Métro: Raspail, Port Royal - Parking: 146 bd
Montparnasse

 


Visuels : Marie Lavie
Dans sa longueur, monotype, 68x28 cm, 2009
Entre nous, monotype, 40x30 cm, 2009

http://www.icones-grecques.com/
http://www.galerielavie.com/
Par ALM
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Lundi 2 novembre 2009

Gravures, Estampe et illustration



Milly la forêt, Sylvie Dujoncquoy

 

"J’ai découvert la gravure il y a bientôt vingt ans au hasard d’un cours de dessin-peinture transformé en atelier gravure.

J’ignorais tout des procédés et quand mes premières épreuves sont sorties de la presse, cela a été une révélation. J’ai découvert les subtilités de la taille et les surprises des passages dans l’acide ! Aux couleurs se sont substituées les ombres et les lumières et cela correspondait agréablement à mon désir de transcrire les lumières de ces pays de soleil où j’aime voyager . Sans aller très loin, en  parcourant  les rues d’Etampes, ma ville natale, je ne manque pas de sujets d’inspiration non plus . Un petit pont, un lavoir, de vieilles pierres, tout est prétexte à une idée de gravure.

Les techniques de  «  taille douce » que je privilégie sont l’eau-forte  et l’aquatinte ainsi que la pointe sèche. Je trace mon dessin sur une plaque de cuivre préalablement recouverte d’un vernis. En plongeant cette plaque dans un bain d’acide (l’eau forte) j’obtiens un premier trait. Puis je cuis une résine sur la plaque et protège mes tons successivement, après chaque bain dans l’acide, jusqu’à obtenir des  noirs intenses si je le souhaite. J’aime aussi la technique de la pointe sèche, car il n’y a pas de procédé chimique. Je creuse mon dessin sur la plaque , plus les traits sont serrés, plus j’obtiens un sombre. La plaque est ensuite encrée puis passée sous une presse. Les deux rouleaux de la presse obligent le papier à venir chercher l’encre dans les tailles du cuivre."  Sylvie Dujonquoy

 

Gravures Exposition au Loup Blanc , 6 place du marché Milly La Forêt du 6 au 15 novembre 2009. 0164 98 82 28 tous les jours sauf le lundi 10h 12h 30 et 15h 19H 30.

 


Paris, Marie Lavie, Icônes et Monotypes  « Patmos, l’île de la révélation » du 18 au 29 novembre 2009, Atelier Gustave 36 rue Boissonade, Paris 14e Voir Article

 

Paris, Figures , Galerie Prodomus Voir Article

Paris, Strasbourg : la rétrospective, Pierre Soulages à Beaubourg jusquau au 8 mars 2010 de 11h00 - 21h00, est associée à Strasbourg , à « Soulages, l'oeuvre sur papier » , jusqu’au  03 janvier 2010, Musée d'Art Moderne et Contemporain.




 Quimper. François Béalu, Terres anatomiques , Réalisée en collaboration avec les musées d’Orléans, Gravelines et Soissons, l’exposition sera présentée au musée des beaux-arts et pour partie à la Médiathèque des Ursulines, dans les vitrines des salles de lecture, tous les jours, sauf le mardi, de 10 h à 12 h et de 14 h à 18 h. Fermé le dimanche matin.

 


Saint-Cloud (92), Bois de fil, bois debout... La gravure sur bois du 21 novembre au 20 décembre 2009, , Musée des Avelines 60 rue Gounod 92210 Saint-Cloud 01 46 02 67 18 http://musee-saintcloud.f

Montréal, jusqu’au 3 janvier 2010 : "Le monde fantastique d'Erik Desmazières", Musée des beaux-arts de Montréal, première rétrospective canadienne des œuvres d'Erik Desmazières, une cinquantaine d’œuvres sont présentés.


Auvers-sur-Oise , 95, « Panorama de la gravure, de Daubigny à nos jours » Du 17 octobre 2009 à avril 2010, le musée DAUBIGNY Manoir des Colombières Rue de la Sansonne 95430 Auvers-sur-Oise, 01 30 36 80 20

Compiègne (60) , Estampe Européenne, l'Espace Jean Legendre, accueille les oeuvres de 43 artistes français, hongrois, danois et roumains, dont certains créées dans l'atelier Torben Bo Halbirk, jusqu’au 10 décembre, Espace Jean Legendre, Pl. Briet Daubigny/Rue du Gal Koenig 60200 Compiègne 03 44 92 76 76

Eymoutiers, 87, Marc Chagall , exposition Lithographies, Gravures, Grands Livres illustrés, Espace Paul Rebeyrolle 87120, jusqu’au 15 novembre 2009 , 05 55 69 58 88.Tous les jours de 10h à 19h.


Avallon, Plein ciel sur les gravures : Léon Degoix (1858-1931) ,Musée de l'Avallonnais, vétérinaire, homme politique et amateur d'art, membre de l'Académie Jullian et graveur, jusqu’au 31 décembre 2009,

Montélimar , "Calvo ou l'art du détail dans la bande dessinée" Le Musée de la Miniature ouvre ses portes à l’un des plus grands auteurs de la bande dessinée française. Edmond-François Calvo (1892-1957) est l’auteur de La bête est morte!, (La guerre mondiale chez les animaux ,1944/45) Jusqu’au 31 décembre 2009, Musée de la Miniature 19 rue Pierre julien Montélimar, du mercredi au dimanche de 14h à 18h


Il n’y a pas que l’estampe :


De beaux lavis , le charme du blanc et du noir :

Paris, Lumi Mizutani : Peinture a l’encre de chine


« Fascinée par le jeu de l’encre et de l‘eau, par le dialogue du noir avec le blanc, je me laisse entraîner, au gré de ses caprices, par cette matière qui flotte, pénètre puis dévore le support. Les contrastes de lumière ravissent l’oeil, emporté par la puissance d’attraction de l’esthétisme zen. La tentation de se laisser conduire par cette force inconnue cède alors le pas à l’envie de conquérir et dépasser la matière, le peintre redevenant ainsi maître de sa création. »  Lumi  Mizutani


du  5 au 25 novembre 2009  Au Pont Rouge  33, quai de Bourbon 75004 Paris 01 56 24 24 78  Galerie Au Pont Rouge

 

Paris, Louisa Dusinberre vernissage « one night only » le samedi 7 novembre entre 18h30 et 20h00 46, rue des Abbesses PARIS 18 , prendre rendez vous.www.louisart.net


Paris,  L’affichiste Michel Quarez, Bibliothèque Forney 1, rue du Figuier jusqu'au 2 janvier 2010 Voir Article.


Paris, Musée du Louvre ; « Titien, Tintoret, Véronèse... Rivalités à Venise », Jusqu’au 4 janvier. Galeries nationales du grand Palais.

Paris, Musée D’Orsay, James Ensor(1860-1949), rétrospective du grand peintre belge dont l'oeuvre singulier court du début des années 1880 jusqu'au beau milieu du XXe siècle. jusqu’au 4 février 2010.

Paris, L'exposition « La Confusion des Sens » à l'espace Louis Vuitton Voir Article.


Paris, L'exposition « L'image Cabrée » à la fondation Paul Ricard  Voir Article.



La Côte-Saint-André, (Isère) Jongkind, « des Pays-Bas au Dauphiné » , Musée Hector-Berlioz , jusqu’au 31 décembre 2009, 69 rue de la République, BP 63 38 261 La Côte-Saint-André Cedex 04.74.20.24.88, Le musée est ouvert tous les jours sauf le mardi de 10h à 19h ENTRÉE GRATUITE

A venir :

Rueil-Malmaison , Jean Dubuffet, l'oeuvre gravé 1944-1984
110 lithographies et sérigraphies, 1 demi-douzaine de peintures et sculptures et une trentaine de documents relatifs aux recherches de Jean Dubuffet dans le domaine de l'estampe.

Atelier Grognard  6, av. du Château de Malmaison 92500 Rueil-Malmaison
01 41 39 06 96, Du 18 décembre 2009 au 8 mars 2010.
Tlj sf mar de 13h30 à 19h.


Saint Louis, (68), Andrea Pagnacco, artiste d’origine vénitienne, se réclame d’une longue tradition, ce qui ne l’empêche pas de produire des estampes stupéfiantes de modernité. Les fragments de notre environnement technologique y suscitent des interrogations métaphysiques sur le rapport de l’homme aux objets. Forum, Hôtel de ville. Entrée gratuite Du 5 mars 2010 au 11 avril 2010

Wesserling,
Pierre SPALAÏKOVITCH organise une exposition de l'œuvre gravé et dessiné de Milivoj Grujic' dit "ELIM" au Parc de Wesserling du 6 février au 9 mai 2010 http://www.parc-wesserling.fr/

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par ALM
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Dimanche 15 novembre 2009

L’émoi de la photo Espace d’art contemporain Eugène Beaudouin Antony, Nadil Boutros, Sophie Chiret, Charles Delcourt, Isabelle Eshraghi.

Les mois de la photographie envahit l’Espace Eugène Beaudouin à Antony. Blanc et sobre, niché au sein de la cité universitaire Jean Zay d’Antony, ce lieu d’exposition donne une fois de plus à voir une exposition de grande qualité. Les quatre photographes présentent un regard  pétri d’humanité sur les pays qu’ils explorent.


Charles Delcourt  montre le résultat d’une déambulation dans les rues de New York, il  a traversé la ville avec l’appareil photo,  aux aguets, des moments se sont présentés qu’il a saisi,  en empathie avec une ville qui lui a été accueillante. Une dame prend la pose du petit cochon publicitaire d’un restaurant, une ombre caresse un visage.  Les tirages argentiques en format carré s’alignent dans une belle série de ces instants captés


Le regard d’Afrique de Sophie Chivet, imprimé sur de  grands formats de papier, se complète par d’autres  de quelques centimètres,  une grande beauté plastique règne dans les camaïeux de couleurs, les mises en pages soignées, mais cette maitrise laisse la vie exploser , observée avec respect et chaleur.


Isabelle Eshraghi témoigne d’une réalité, celle de la femme en pays musulman. Les photographies sont variées et de styles  souvent  différents les unes des autres. Si le quotidien montré n’est pas toujours facile, il n’y a pas de pathos et l’humour est présent. Elle produit des images fortes et pleines de vitalité.


Nabil Boutros manie lui aussi avec sensibilité, noir et blanc ou couleur, son beau travail sur les coptes du Nil, suit le quotidien de cette population en observateur attentif.



Une exposition à ne pas rater, c’est gratuit, c’est ouvert aussi le dimanche, on est bien accueillit, cela fait voyager, réfléchir, s’émouvoir et c’est beau !

Espace d’Art contemporain Eugène Beaudouin résidence Universitaire Jean Zay bâtiment F rue Lafontaine 92160 Antony, ouvert du vendredi au dimanche de 14 h 30 à 19 h,

jusqu’au 13 décembre 2009.


http://www.espacebeaudouin.com

Le site de Charles Delcourt

http://charlesdelcourt.canalblog.com

 

Par ALM
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Jeudi 19 novembre 2009

James Ensor (1860-1949)

Le curieux peintre et graveur Belge d’Ostende , est exposé à Orsay. Un aventurier, un visionnaire qui n’a pas beaucoup quitté son lieu de naissance. Un voyageur immobile, aux pérégrinations inquiètes et sombres dans un déploiement de couleurs fraiches et acidulées.

A voir ses œuvres évoluer au fil des salles de cette rétrospective, on sent la personnalité de l’artiste émerger et se distinguer, de celles, du commun de ses mortels contemporains.

Les premières peintures datent des alentours de 1880, James Ensor est encore très jeune, mais il exécute magistralement de grands tableaux, avec des natures mortes et des scènes d’intérieur aux couleurs chaudes. Les femmes aux robes à volants et bottines travaillent ou dégustent avec délectation des huitres. A part une scène où une femme en détresse, est allongée dans son lit (1882), l’ambiance est plutôt calme et feutrée.

La salle suivante regroupe la collection de ses dessins que possède le musée d’Orsay.

Ensuite, les sujets deviennent plus difficiles à comprendre, Les cranes et les masques apparaissent. Des eaux fortes surprennent, celle de la cathédrale, date de 1886, et bien qu’elle fasse figurer une multitude de personnage, elle est de relative petite taille 23.6 x 17.7 cm. Confusion, images morbides, personnages ricaneurs et ambigus aux visages cachés, deviennent les sujets de prédilections. Les humains sont devenus des marionnettes grotesques et inquiétantes. James Ensor n’exalte pas la joie de vivre.

L’exposition daigne enfin nous donner quelques renseignements en nous indiquant, brusquement en milieu de parcours, l’exhaustivité des dates importantes de sa biographie. Ainsi,  un peu recadrés, nous repartons pour une autre salle, les scènes peintes ou gravées sont peu compréhensibles, du moins pour le néophyte. Il nous semble cependant que sur l’huile « l’intrigue » de 1890, voir tous les protagonistes rire jaune, la gamme des couleurs est tonique et le traitement pictural d’une grande modernité, James Ensor dans sa rébellion et ses méandres tortueux a inventé un style qui lui est propre.

La dernière salle regroupe ses autoportraits, ils forment un ensemble disparate et tassé et ne donnent pas assez de clés pour comprendre qui était ce magnifique peintre bizarre.

Un James Ensor à ne pas manquer, mais une exposition qui ne l’éclaire pas assez.

Musée d’Orsay 1 rue de la légion d'honneur 75007 Paris
jusqu'au 4 février 2010

Le MOMA est plus didactique
 http://www.moma.org/interactives/exhibitions/2009/ensor/#/intro/

Sur Arte une série de vidéos
http://www.arte.tv/fr/2945904.html
Par ALM
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander

Sur Internet

Rechercher

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés