Ecrits sur Maurice Achener

Dimanche 21 janvier 2007 7 21 /01 /2007 21:03

Présentation par l'historien André Girodie parue dans la revue de l'Art ancien et moderne en 1906.

Maurice Achener Peintre et graveur

Né à Mulhouse en 1881, formé à Strasbourg et à Munich, peintre et aquafortiste, Maurice Achener est l'un des plus curieux artistes du groupe de la jeune Alsace. Son oeuvre déjà considérable abonde en recherches originales. Achener connaît l'art d'éviter les redites et de fuir la banalité. Il a les vertus de sa race obstinée et hésitante. Il veut être le poète de l'aube, du soir des saisons et des silhouettes qui défient l'aquafortiste.

Il note minutieusement le pittoresque du pays natal, le village ou règne l'art populaire, Strasbourg avec sa cathédrale et ses toits aux gigantesques greniers, les bords du Rhin et de l'Ill. Des études du Tyrol nous le montrent traduisant le grandiose des panoramas, leurs détails d'une beauté mélancolique, l'idescriptible Salzkammergut. D'autres notes sur Bruges sont d'une poésie aimable saine et discrète.


Aux expositions de Berlin, de Munich, de Strasbourg et de Mulhouse l'artiste fut distingué par les collectionneurs. Fixé à Paris, il y trouve le complément de la vie alsacienne, la source séculaire où viennent puiser les artistes d'Alsace, la cause de leur originalité dans l'art moderne allemand ou la destinée les classe. Il vient de débuter au salon de la Société Nationale, où nous le retrouvons non seulement les estampes, mais les portraits et les paysages de ce délicat analyste.

 
André Girodie


André Girodie est un historien d'Art. Il fut un des collaborateurs du couturier collectionneur Jacques Doucet. Il se chargea nottament vers 1908 des ouvrages sur l'art mexicain, ainsi que d'un Dictionnaire des artistes et des ouvriers d'art de la France.

Bibliographie :

GIRODIE (André) : Martin Schongauer et l'art du Haut-Rhin au XVe siècle. Paris, Plon, s.d. , in -8° 251 p. Pl. H.t.

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Dimanche 21 janvier 2007 7 21 /01 /2007 23:14

Paul Ahnne est né à Papeete en 1910 et mort à Strasbourg en 1977d'une maladie tropicale.
Il fut le conservateur du Cabinet des Estampes de Strasbourg, mais aussi écrivain critique et chroniqueur d'exposition. Décrit par Robert Heitz comme :" Tahitien devenu Alsacien de volonté et de coeur".
Il est l'auteur de nombreux livres et publications sur l'Alsace et Strasbourg.

Il écrivit un ouvrage sur le peintre Balthazar en 1950, qu'il offre et dédicace  en ces termes à Maurice Achener:
 "A Monsieur Maurice Achener aristocrate de la gravure, en témoignage de respectueuse amitié."   
Dans le cadre de sa fonction de conservateur,  il organise en 1960 au Cabinet des Estampes de Strasbourg l’exposition « Soixante ans de gravure Alsacienne (1900_1960)", qui présenta l'évolution de la gravure alsacienne avec des oeuvres de Maurice Achener et d'autres artistes.


Le catalogue de l’exposition gravures de Maurice Achener de 1962, organisée avec l’aide de la Société Godefroy Engelmann à la bibliothèque de Mulhouse, comporte un texte de Paul Ahnne, il  présente ainsi le travail de Maurice Achener :

« Dès 1914 sa vision ou tout au moins son interprétation du sujet se clarifie, s’épure se dépouille pour atteindre la maîtrise qu’on lui reconnaît aujourd’hui, sans perdre pour autant ses qualités poétiques. Maurice Achener est un graveur au plein sens du mot. Son art porte sans doute l’empreinte des ans, mais comme les grands vins en se bonifiant. »

 

 
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Samedi 17 novembre 2007 6 17 /11 /2007 22:23

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André Blum a réalisé le catalogue de l'exposition de Maurice Achener à la galerie Guiot en 1927. André Blum est un historien, il fut conservateur des dessins du Musée du Louvre. 

Formé par l'école du Louvre, il avait consacré une thèse sur Louis XVI et la Révolution. Il étudia le sujet de la caricature dans ce contexte historique.

 

Conservateur au Louvre, il s'occupa notamment de la collection de Rothschild. Cette riche collection est entrée au Louvre en 1936, date de la donation effectuée par les héritiers du baron Edmond de Rothschild, conformément aux voeux de ce dernier ; elle est rattachée au département des Arts graphiques.


C'est un spécialiste de l'oeuvre du peintre le Lorrain :
BLUM , André, Exposition Claude Gellée, dit Le Lorrain : son œuvre gravé, Galerie Marcel Guiot, du 20 Novembre au 9 Décembre 1926, Paris, La Galerie, 1926.
BLUM, André (ed.), Les Eaux-fortes de Claude Gellée dit le Lorrain [présentées par André Blum], Paris, A. Morancé, 1923.

Il est l'auteur de nombreux autres ouvrages dont :

HISTOIRE GÉNÉRALE DE L' ART-DES ORIGINES A NOS JOURS qui fut rééditée plusieurs fois, et qui se voulait un ouvrage de vulgarisation sur le sujet. 1923

Les primitifs de la gravure sur bois : étude historique et catalogue des incunables xylographiques du musée du Louvre : Cabinet des estampes, collectin Edmond de Rothschild. Paris : [s.ed.], 1956.

Les origines de la gravure en France: les estampes sur bois et sur métal, les incunables xylographiques. Préface du comte A. de Laborde.Paris, Bruxelles, G.van Oest, 1927. VIII-92p-78 pl. 33cm.
Les origines du papier, de l'imprimerie et de la gravure. Paris, La Tournelle, 1935, in -8°, 250 p.





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Dimanche 18 novembre 2007 7 18 /11 /2007 17:58

Pr-sentation1.jpg GALERIE MARCEL GUIOT

4 rue Volney, 4 -PARIS

 

EXPOSITION DE Maurice A C H E N E R

Son œuvre gravé

 

Préface de André Blum

(traduction de Llyod Sloane)

 

Du 12 Mars au 2 Avril 1927

 

Maurice Achener

 

 Pour la première fois de sa carrière, Maurice Achener réunit dans une exposition un choix de ses œuvres les plus importantes. Le catalogue complet pourrait compter plus de deux cents numéros depuis 1902, époque à laquelle il a commencé ses premiers travaux sur cuivres. Voilà juste un quart de siècle qu’il n’a cessé de produire des eaux fortes pleines à la fois de conscience et de sentiments, mais jusqu’à présent, il n’a été estimé que par quelques connaisseurs. Deux articles, l’un de M. Clément Janin, l’autre de M. Emile Seyden ont déjà signalé l’intérêt particulier de ces pièces où l’artiste fait preuve non seulement d’un excellent métier mais de grandes qualités émotives. 

 C’est un Alsacien de Mulhouse, où il est né en le 17 septembre 1881, fils d’un ingénieur qui lui apprit  avec la précision des méthodes, le goût de l’art. A la mort de son père ses dispositions pour le dessin qu’il avait favorisées, se développèrent ; Maurice Achener alla étudier à l’école des Arts décoratifs de Strasbourg. Cet enseignement ne répondait pas à ses aspirations et il se rendit à Munich pour compléter son éducation. C’est là que Peter Halm, un excellent  professeur lui enseigna l’eau forte. 

 Toute sa carrière est profondément marquée par l’empreinte des leçons de Halm, avec lequel il ne cessa d’entretenir des relations affectueuses jusqu’au moment de la guerre, où il fit campagne avec l’armée française. De  son séjour en Allemagne, il a gardé l’habitude d’une technique laborieuse et soignée qui n’exclut pas une extrême souplesse de dessin. Cette qualité frappa Jean-Paul Laurens dont il fut le disciple à Paris vers 1907-1908. Un jour qu’il corrigeait une étude académique, il lui dit familièrement, avec son accent toulousain : «  Et maintenant, continuez à dessiner. »

 Dans l’eau-forte, il traduit son émotion devant la nature. Ses gravures vibrent d’une lumière et d’une couleur étonnantes. Que d’une pointe fine et d’un acide mordant, il exprime le charme des vieilles pierres de Strasbourg, de Venise, de Vérone de Florence et de Brescia, et surtout de Paris, sa vision reste profondément personnelle. Il admire Rembrandt, mais il a trop de respect pour son génie pour chercher à l’imiter. De l’étude approfondie de ce grand maître, il a su tirer l’art de faire valoir la lumière d’un paysage uniquement par la variété, la justesse des valeurs qui donnent au blanc du papier toute sa clarté. 

 Dès le début de sa vie d’artiste, il a profondément compris tout ce qui assure à une épreuve son éclat et sa variété de tons. Dans ses premiers voyages en Vénétie, il a observé la poésie et le pittoresque des ruelles avec leurs vieilles maisons aux motifs sculptés, et il réussi à rendre avec sensibilité et émotion l’aspect décoratif des constructions anciennes et le monde des souvenirs d’autrefois qu’elles évoquent. Dolce farniente à Venise, La Tour à Vicence, La Via dei Girolami à Florence, montrent trois formes différentes de sa manière de concevoir la physionomie si curieuse des villes célèbres de l’Italie. Ici, une certaine mélancolie plane dans l’atmosphère des palais baignés par les eaux sur lesquels un pont jette sa courbe hardie ; là, des voûtes produisent des tâches d’ombre et rappellent par leurs tons heurtés les ruines de Piranèse. Ailleurs, une tour s’élance vers le ciel éclairée par le soleil et la lumière qui pénètrent à ses pieds dans des venelles très resserrées. 


 On pressent dans ces petites planches un paysagiste qui est aussi un illustrateur. Dans genre il a traité le bois, il y a une quinzaine d’année, avec une facilité et une habilité que soupçonnait certainement le critique Girodie, auteur responsable de son incursion dans le domaine de la xylographie. M. Girodie mit en relation  M. Achener avec un autre Alsacien, M  Spetz qui en 1909, lui demanda d’orner d’une trentaine de composition son poème Théodolinde de Waldner. Dans ses vignettes il s’est souvenu des bois de Dürer, qu’il a accommodé dans un style un peu romantique. Plusieurs fois, il a délaissé la pointe et le burin pour tailler le buis. Les bibliophiles connaissent bien ses illustrations de la Princesse Maleine, de Maurice Maeterlinck, en 1918 ; celles du Feu de d’Annunzio en 1919 ; celles plus nombreuses encore et plus importantes, qu’il exécuta pour la Faute de l’abbé Mouret de Zola en 1922, et tout récemment, ils ont apprécié ses planches pour Monsieur des Lourdines, d’Alphonse de Chateaubriant.

 Mais c’est l’eau-forte qu’il affectionne et à laquelle il paraît vouloir se consacrer avec le plus de joie. Il n’est pas gêné par un texte et il se liasse entraîner à une contemplation admirative de la nature. C’est un peintre de plein ait qui analyse finement et avec justesse les effets produits sur son âme par les arbres, les pierres et l’eau. Quelques vues de Paris, comme le Pont Royal, le pont de la Tournelles, la Place de la Concorde, donnent une idée de son talent. Elles dénotent un esprit soucieux de prendre sur le vif soit une perspective soit un espace de terrain. Mais il ne reproduit pas servilement ce qu’il voit il fait œuvre de composition. 

 Un des moyens qu’il emploie souvent, comme dans la Chapelle St-Josn à Fribourg ou la place de la Concorde, consiste à étudier attentivement soit un arbre, soit un socle, soit une chapelle qu’il met au premier plan en pleine valeur, tandis que dans le fond s’estompe le profil des édifices légèrement indiqués. Il y a là un contraste entre les noirs du premier plan et le blanc lumineux des perspectives aériennes. Dans le Pont St Nicolas, à Strasbourg, on retrouve encore cet effet si heureux, qui traduit avec tant d’émotion l’opposition entre les arbres placés au bord de l’eau près du pont, en avant et la ligne de maisons qui se dessine à l’horizon.

 
 Ce ne sont pas seulement les villes dont il a su exprimer la vie et l’atmosphère : c’est aussi la campagne dont il a compris la poésie intime et discrète.
 

  A Fiesole, s’il s’arrête devant une ferme toscane, il trouve les traits justes pour rendre l’aspect séduisant et pittoresque de ces maisons aux toits hauts et carrés, derrière lesquels d’étage une file de cyprès s’élevant vers le ciel, tandis que d’autres sont esquissés dans le fond au pied d’une colline. S’il se promène dans le midi de la France, en Provence ou en Savoie, il découvre dans ces régions un charme très subtil. Une pointe sèche des plus heureuse est intitulée Le Bastidon. Si ce n’est pas une des plus importantes dans l’œuvre de Maurice Achener, c’est peut être une de celles ou il atteint au maximum de puissance avec un minimum de moyens. Dans le tableau qu’il a composé pour cette scène des environs de Aix, la peinture ne peut faire sentir avec que la pointe, l’atmosphère méridionale qui enveloppe la composition. Un route dessinée d’un trait discret, est bordée par une maisonnette près de laquelle se dresse un cyprès ; la tache de cet arbre d’un noir intense à laquelle l’artiste a gardé d’une manière si heureuse les « barbes », contraste avec le ciel lumineux. Le Passeur – la Ferme du Comtat -  le Monastère du Val d’Ema – la villa Vivai, ne sont pas moins attrayants par ce mélange d’arbres aux tronc noueux, aux masse sombres, s’opposant aux rayons de soleil pleins de douceur qui baignent  de lumières les lointains du paysage.

 Par ce côté, Maurice Achener s’apparente à nos illustres paysagistes comme Claude Lorrain, dont il continue la tradition, en utilisant surtout comme lui «les objets au-delà du deuxième plan qui diminuent vers l’horizon et se perdent dans le ciel ». 

 L’eau-forte et la pointe sèche sont pour lui un merveilleux moyen de noter avec sûreté et sensibilité ses différents états d’âme devant les sites pittoresques d’Alsace, d’Italie et de France. C’est surtout dans la pointe sèche qu’il trouve des oppositions saisissantes d’ombres et de lumière, tout en faisant ressortir d’un trait nerveux les fines découpures des arbres, l’anatomie pour ainsi dire d’un bois, dans lequel il entend palpiter la vie. Ce n’est pas un promeneur distrait pour lequel les aspects de la nature ne changent pas ; il sent au contraire à chaque moment les effets différents produits par l’ombre ou le soleil, par la le vent par les vapeurs qui montent de la terre, par les brumes, par les pluies qui modifient sans cesse la physionomie d’un  coin de terre. Pour exprimer la vérité de ces harmonies, sa science joue avec dextérité du noir et du blanc, dont il fait ressortir les différentes valeurs sur ses épreuves, sachant indiquer par ses tailles ce que signifie chaque élément d’un paysage. 

 
 Ce qui ajoute encore une coloration particulière à ses estampes, c’est le choix heureux de papiers anciens collectionnés par lui habilement depuis quelques temps , qu’il emploie avec beaucoup d’à propos pour chacun de ses tirages. Ces moindres détails accusent une technique appliquée, due au travail assidu de sa jeunesse, mais renouvelée par un commerce avec nos grands maîtres de l’eau-forte et surtout par l’étude directe de la nature. Il n’était connu hier que d’une élite ; cette exposition mettra en pleine lumière, pour le grand public, le nom et l’œuvre d’un artiste d’une réelle sensibilité, d’un incontestable talent, resté volontairement mais trop  longtemps dans l’ombre.

 


ANDRE  BLUM
   

 

 

 

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Lundi 17 décembre 2007 1 17 /12 /2007 23:01

Saint-Jean-de-Monts.JPG Camille Mauclair (1872-1945) est un écrivain et critique d’art, spécialiste des peintres symbolistes. 

 

Il préface le livre « Cités et paysage de France », un ouvrage de  poèmes de Louis Maigret, illustré par douze peintres dont Maurice Achener et Yves Brayer et parut en 1944.

 

Le texte débute par  la vision de Camille Mauclair du paysage dans la peinture, ensuite il présente artistes qui intervenant dans l’ouvrage.

 

Il réalise un historique des tendances sur la représentation des paysages en penture, en partant de Horace Vernet et Corot qui travaillent  la ressemblance du  sujet comme des sculpteurs

 

« Ils voulaient que les portraits des sites soient aussi ressemblants que ceux de l’être humain. C’étaient des physionomistes. C’étaient aussi un peu des sculpteurs; car on a un peu oublié qu’un paysage est une sculpture sir les plans et les modelés de laquelle se jouent la lumière et l’ombre »   

 

Il les oppose aux impressionnistes puis au cubisme

 

«  Un des reproches que l’on peut adresser à l’art impressionniste par ailleurs si original et si séduisant, est d’avoir souvent sacrifié le caractère statuaire, la densité terrestre du sol, aux jeux subtils de ce clarté vibrante qu’un Monet ou un Sisley poursuivaient comme un papillon qui les défiait comme Protée. Derrière la pyrotechnie versicolore de l’impressionnisme, la réalité du site se dérobait au détriment du style de la construction, les éléments permanents n’étaient plus assez visibles ; et chez les imitateurs, chez les néo-impressionnistes et pointillistes plus encore, de tels défauts s’accusèrent jusqu’à amener la réaction cézannienne et l’excessive rigueur du cubisme, lequel finit par aboutir à une morne et ennuyeuse géométrie oublieuse de la nature…. « 

 

Puis il introduit les artistes, dans un courant en filiation avec les premiers artistes présentés.

« Les artistes dont nous voyons ici les œuvres se sont gardés de ces excès contraires,  ils se sont ralliés avec une tournure instinctivement, classique de leur esprit et de leurs goûts, à la tradition réaliste et physionomiste du paysage français. Sensibles certes à la magie de la lumière, ils lui préfèrent ce que nous appellerons l’éclairage des jours ordinaires, celui sous lesquels les choses se présentent le plus souvent à nous … Ce fut aussi l’opinion d’un Théodore Rousseau, d’un Millet d’un Corot ; avant tout la structure et le caractère, ce qui se retient et qui compte durablement. Et c’est pourquoi leurs ouvrages nous offrent une sorte de véracité stable et rassurante… »

 

« Ceux qu’on a réunit ici sont dus à des hommes dont les opinions sont conformes à cette orthodoxie. Ils sont en possession d’un métier sincère et solide qui n’a rien à voir avec la virtuosité et la jonglerie. Plusieurs d’entre eux sont des peintres graveurs, ce qui est une garantie d’observation minutieuse et réfléchie…>>

 

« Ces réflexions n’auront pas été inutiles pour préciser les intentions et les résultats des artistes dont nous allons examiner les rapports. C’est à ACHENER qu’on a demandé une image expressive de ce Poitou qui englobe les Deux Sèvres et la Vendée. Ce peintre, qui est aussi un excellent graveur, aime et pénètre la poésie mélancolique du pays maraîchin où partout l’eau affleure, et dont les rares bouquets d’arbres, parsemés dans l’étendue, sont tourmentés par le vent de la mer prochaine ainsi que les  ailes des vieux moulins existant encore : pays aquatique, où persistent les souvenirs de la chouannerie en des gentilhommières isolées… » 

Références sur Camille Mauclair :

Un blog sur le poéte Saint Pol Roux

Le blog livreenblog

"On sent s'évanouir toute idée
en voyant ce coin de Vendée
S'identifiant à la Hollande !
Même calme plat sur la lande
Qu'un chenal, un moulin à vent
Rehaussent de quelqu'agrément"


Cit--s-Paysages-France.jpg
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Dimanche 28 juin 2009 7 28 /06 /2009 16:05


Lors de mes recherches sur la vie de Maurice Achener, j’ai pu constater que les textes de références le concernant, sont  écrits par des auteurs fréquemment oubliés de nos jours. Pourtant, afin de comprendre l’intérêt et le positionnement de l’article trouvé, j’ai souvent été amenée à rechercher qui en était l’auteur.  C’est la raison pour laquelle ,dans les articles de ce site, nous avons parfois retracé des bibliographies, malheureusement souvent trop sommaire des auteurs de textes, catalogues ou articles concernant Maurice Achener.

 

Aussi,  c’est  une bonne surprise, de constater que l’institut national de l’histoire de l’art, INHA, héberge sur site et ce depuis mai 2009, un dictionnaire en ligne des critiques d’art.  Sur internet ce sujet  pour l’instant est largement en friche.

 

Le dictionnaire se veut critique et essaie d’estimer le résultat du travail effectué par ces historiens d’art.

L’INHA le définit par ces mots : « Ce dictionnaire critique souhaite présenter une sélection représentative des historiens de l’art actifs en France de la Révolution à la Première Guerre mondiale. Il comprendra à terme environ 400 notices, dont la taille varie en fonction de l’importance que le comité scientifique leur a attribuée. Par historien de l’art, on entend une personne qui, par ses écrits ou son enseignement, a voulu écrire sur l’art avec une visée historique, sans nécessairement que cela ait constitué son activité principale. À l’inverse, seront absents du dictionnaire les personnages qui n’ont eu un rôle que dans l’administration des Beaux-arts ou du patrimoine et ceux qui ont écrit seulement sur l’art contemporain en exprimant un jugement critique. Les essais qui forment la partie principale des notices tentent d’offrir un bilan de l’apport et de la réception de chaque historien, en son temps et aujourd’hui. »

 

Il est possible de rechercher par mot clé, critique et auteur de la notice.  Les informations sont présentées : carrière, études, bibliographie et sources .

 

Les notices trouvées, sur des auteurs rencontrés lors des recherches sur Maurice Achener ,sont à mon point de vue,  concluantes.

 

  • Un  article très complet existe sur Camille Monclair, cet auteur  est assez connu,  son coté sulfureux a été  propice à une publication de longue date sur internet d’un article Wikipédia un peu réducteur.  La notice elle aborde l’ensemble de sa carrière.
  • Un article sur André Girodie auteur d’une biographie sur Maurice Achener. André Girodie  avait présenté Maurice Achener à Georges Spetz, cette rencontre abouti à l’illustration de son  livre « Théodolinde Waldner de Freundstein »  en  1909.
  • Une notice  sur Lois Delteil est en cours de préparation.
  • Par contre rien pour l’instant sur André Blum et Clément Janin.

 

 

Les références du site

Dictionnaire critique des historiens de l’art actifs en France
de la Révolution à la Première Guerre mondiale

 

http://www.inha.fr/spip.php?rubrique347


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