Maurice
Achener a réalisé plus de cinquante gravures sur Strasbourg et ceci tout au long de sa vie, un hommage à la ville de sa jeunesse et de ses amis tel que Emile Schneider.
Paul Ahnne , présente ainsi la ville de Strasbourg :
" Le vieux Strasbourg s'amenuise de décennie en décennie, mais bien des coeurs se souviennent et s'il ne dépendait que d'eux les vestiges qui méritent de subsister, la grâce et la poésie qui les
baignent ne subiraient aucune atteinte. Il ne s'agit pas de nier les exigences d'une évolution naturelle et logique. Que les percées soient faites, que de vieilles maison soient remplacées par
des nouvelles, que plus d'ordre et de clarté s'instaurent sous la règle de nos bâtisseurs modernes quoi de plus naturel !
" Mais de grâce ! Que l'utilitarisme, ce mot plus affreux encore que ne peut l'être parfois la chose qu'il désigne, ne
bouleverse pas, ne dénature pas tout..."
Paul
Ahnne 1959 "Strasbourg 1850-1950 "cité dans "Strasbourg naguère 1855 1945 " Pierre Feder et Astrid Gidoni Editions Payot Collection "mémoires des villes"
1979.
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présentation des gravures sur Strasbourg
Focus sur la gravure du quai Saint Nicolas
C’est la fin d’un été riche en pluie, dont le seul avantage est de donner du temps libre pour des expéditions
dans des expositions Par hasard ou par envie, parfois sur les traces de Maurice Achener, quelques belles rencontres et découvertes ont ainsi donné des couleurs au temps gris. Nous sommes
allés sur les traces de Maurice Achener et de André Engel au château de Ripaille.
Dans un précédent article, nous avons parlé
de l'amitié qui liait Maurice Achener et André Engel. Quelques gravures de Maurice Achener qui témoignent de passage à Ripaille, nous sont parvenues. le château de Ripaille est
situé près de Thonon les Bains sur les berges du lac Léman. La Haute Savoie nous attire pour ses sentiers, donnant de belles aperçus sur le Mont Blanc. Cependant La randonnée sous la cape de pluie c’est pas génial. Nous optons pour d'autres loisirs et décidons d’un départ direction Thonon les bains, le lac Léman et
le logis de André Engel. La visite du domaine de Ripaille est agréable, le lieu est magique entre vignes et eaux bleues du lac. Les façades du château
et les dépendances, construites par Amédée VII premier duc de Savoie qui sera Pape sous le nom de Félix
V, ont retrouvé le type d'architecture initial. Le logis était à l'origine flanqué de sept tours, une pour chacun des membres de l'ordre de Saint Maurice, il n'en reste
cependant plus que quatre.
L’ensemble a été restauré par Frédéric Engel-Gros vers
1900. Il était un industriel de Mulhouse, père de André et époux d'une demoiselle Gros d’où le monogramme EG que l’on
retrouve fréquemment représenté. Il a aménagé l’intérieur de l’habitation dans un style résolument Art Nouveau. Et le modernisme a été
voulu afin d’assurer le confort. Dans la cuisine, une gigantesque cuisinière à charbon founit le chauffage central, des conduits amènent
l’air chaud dans les autres pièces. Le rendement thermique n’'était pas optimum, puisque deux wagonnets de charbon par mois étaient nécessaires. La vaisselle était facilitée par
un évier équipé d’un robinet en métal, et alimenté d'eau courante chaude et froide et munit de beaux égouttoirs en bois. Des passes plats
facilitaient le service. Dès cette période le château dispose d’une installation électrique. En pensant aux visites de Maurice Achener, il est évident que la place ne manquait pas pour loger
les visiteurs et que comme le vin est bon, le séjour devait être bien plaisant.
Mais
au moment de partir, nous ressentons une petite frustration, à part quelques photos de André Engel, ses œuvres ne sont pas présentées, et pas de trace des fameux oiseaux empaillés.
Heureusement sa présence est plus palpable quand nous visitons l’arboretum qu’il a créé, c’est un lieu de promenade et de préservation de l’environnement.
Quelques informations
complémentaires :
Le site de la fondation du château de Ripaille : http://www.ripaille.fr/
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