Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
4 février 2012 6 04 /02 /février /2012 20:22

 

Nocturne chez les Pharaons au Louvre par Anne Le Menn

 

Après le Musée des Augustins de Toulouse, nous continuons nos excursions dans les musées, avec le Louvre et ses antiquités égyptiennes.

 

 Dans le couloir d’accès qui part de Palais-Royal, en ce vendredi soir, un personnage au casque blanc, pose  avec un Minitel à la main, en arrière plan la pyramide éclairée du Louvre. Une analyse poussée de la photo par un connaisseur détermine qu’il s’agit  d’un soldat de l’étoile de la mort  (tomes  4, 5, 6 de la Guerre des Etoiles de Georges Lucas).Louvre-2.JPGLouvre--1.JPG

Drôle de rencontre pour ce début de visite du musée, ma compagne de sortie est une spécialiste de l’Egypte ancienne.  Pendant des années mes connaissances sur le sujet s’étant limitées à la lecture assidue d’ »Astérix et Cléopâtre », nous avons décidé de profiter de sa carte du Louvre*, pour un nocturne d'approfondissement sur cette période historique. Elle m’informe que des détails d’ « Astérix et Cléopâtre » sont inexacts : les esclaves ne portaient pas de "pschent", un "cache-perruque" rayé bleu et blanc, en lin, coiffure réservée aux pharaons morts. Uderzo et Gossinny ont ainsi induit en erreur des générations de lecteurs de bande dessinée.

Au Louvre, la première difficulté est de ne pas se perdre, mon guide malgré une bonne fréquentation des lieux, stresse à l’idée de ne pas se repérer.  Sollicitée, une charmante hôtesse nous explique : traverser le Louvre médiéval et  à gauche et à gauche, si on se retrouve chez les antiquités grecques c’est que ce n’est pas bon. 

Dérangeant  un couple de touristes qui s’y embrasse, nous trouvons et entrons dans le Mastaba. Dans le tombeau,  des fresques recouvrent les parois intérieures. Mon pilote m’explique les hiéroglyphes, qu’elle lit dans le texte, ils chantent les louanges du mort, selon l’usage c'est-à-dire de façon assez exagérée. L’égyptien antique ne fait pas le modeste dans sa tombe. Admirative, j’ai l’impression d’accompagner un archéologue dans une première exploration d’une pyramide inconnue.

Si je résume, les égyptiens riches occupaient leur vie à préparer leur mort, ils se construisaient donc des palais funéraires équipés de tout ce qu’il leur semblait nécessaire à une  survie dans la durée. Les pharaons étant d’essence divine et immortels ils prévoyaient large. Comme ils pouvaient utiliser des représentations de ce dont ils avaient besoin pour s’assurer de leur disponibilité éternelle, des fresques montrent des pains, des jambes de bovins (très appréciées) et autres mets, une princesse pense à ses produits de soins esthétiques. Pour s’assurer de disposer des quantités nécessaires des symboles de chiffres permettent de multiplier par dizaines de milliers.

Momie au LouvreUne momie, dont on me fait remarquer la beauté des bandages, un croisement savant de tissus de lin, me fait pitié. Le corps millénaire semble si présent sous la préparation destiné à le conserver. Dans la  civilisation égyptienne on imaginait que pour  survivre, des vivants devaient continuer à prononcer le nom des morts, les égyptiens qui reposent maintenant au Louvre voient donc leurs vœux exaucés par les visiteurs qui passent les observer, je ne sais pas si c’est ainsi  qu’ils le souhaitaient.

 

Information pratique La carte des amis du  Musée du Louvre permet une entrée gratuite pour une personne accompagnatrice lors des nocturnes du musée le mercredi et le vendredi après 18 h.  


 Musée du Louvre, 75058 Paris.  Ouvert tous les jours de 9 h à 18 h sauf le mardi.  Nocturnes jusqu’à 21 h 45 le mercredi et le vendredi. Entrée pour les collections permanentes 10€.

 

 

Partager cet article

Repost 0

commentaires