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25 novembre 2010 4 25 /11 /novembre /2010 20:01

 

Le Blog Achener vous en donne deux fois plus !

Une autre opinion enthousiaste sur l'exposition de Jean-Léon Gérome au Musée d'Orsay par Marie-Jeanne Laurent

Gerome_wall.jpgSi vous vous souvenez avec attendrissement d'avoir pâli sur le "de bello gallico", d'avoir rêvé pendant des heures sur les planches de photos en noir et blanc du grand larousse en 2 volumes, relié rouge et or,  de vos parents ou grands-parents, où triomphaient  "les pompiers", qui maintenant meublent le musée d'Orsay, alors courez voir l'expo de Jean-Léon ( Gérôme 1824-1904)
Ah ! voilà quelqu'un qui sait dessiner, qui sait torcher un corps, un poignet, une main, un muscle. Qui a dessiné sans se lasser des académies, sans compter sur la couleur pour noyer le tout. Non d'abord le trait  (trop peu de dessins de nu, très Ingresques, sont exposés) puis la couleur qui anime le trait, puis la lumière,
Ah les belles histoires, "morituri te salutant", les "gladiateurs", "Phryné" la belle, le roi Candaule si fier des sa belle femme (et elle l'est).
Hollywood l'a bien compris et a tout simplement copié ses tableaux, jusqu'au moindre bouton (de guêtre) pour ses péplums "Quo Vadis" et autres Spartacus (l'acteur vedette, machin, j'ai oublié son nom,  avait exactement les mêmes muscles bien huilés, superbes).
Et en plus la lumière d'Egypte, il l'a trouvée (sans doute a-t-il fait de nombreux instantanés à l'aquarelle, mais rien dans l'expo), accompagné qu'il était par Bartholdi alors photographe (mais bien sûr en noir et blanc).
Et ses femmes lianes, tordues comme des flammes, n'ont  peut-être pas une si belle chair que celles de M. Ingres, mais elle sont sveltes, animées et n'ont pas l'air maussade des belles du dit Ingres, sans doute fatiguées d'avoir à porter leur "surpoids".
Et en plus il y a des titres bien détaillés, on ne peut pas faire erreur, confondre Louis XIV arrogant du haut de l'escalier des ambassadeurs à Versailles, et l'ambassade de Siam s'inclinant devant Eugénie.
C'est un plaisir je vous dit, de voir de la belle ouvrage, moi j'aime quand on ne se demande dans quel sens il faut regarder une toile, quand on ne trouve pas un "sans titre" par dessus le marché, après s'être plié en  4 pour découvrir un minuscule cartouche. Enfin on s'amuse en plus…
Vous verrez dans l'entrée 2 grandes photos de "Quo Vadis".  La brochure nous explique que "l'histoire en spectacle"
de Jean-Léon a trouvé dans le cinéma "une modernité paradoxale". C'est bien ce que je disais ?

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