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19 novembre 2009 4 19 /11 /novembre /2009 23:46

James Ensor (1860-1949)

Le curieux peintre et graveur Belge d’Ostende , est exposé à Orsay. Un aventurier, un visionnaire qui n’a pas beaucoup quitté son lieu de naissance. Un voyageur immobile, aux pérégrinations inquiètes et sombres dans un déploiement de couleurs fraiches et acidulées.

A voir ses œuvres évoluer au fil des salles de cette rétrospective, on sent la personnalité de l’artiste émerger et se distinguer, de celles, du commun de ses mortels contemporains.

Les premières peintures datent des alentours de 1880, James Ensor est encore très jeune, mais il exécute magistralement de grands tableaux, avec des natures mortes et des scènes d’intérieur aux couleurs chaudes. Les femmes aux robes à volants et bottines travaillent ou dégustent avec délectation des huitres. A part une scène où une femme en détresse, est allongée dans son lit (1882), l’ambiance est plutôt calme et feutrée.

La salle suivante regroupe la collection de ses dessins que possède le musée d’Orsay.

Ensuite, les sujets deviennent plus difficiles à comprendre, Les cranes et les masques apparaissent. Des eaux fortes surprennent, celle de la cathédrale, date de 1886, et bien qu’elle fasse figurer une multitude de personnage, elle est de relative petite taille 23.6 x 17.7 cm. Confusion, images morbides, personnages ricaneurs et ambigus aux visages cachés, deviennent les sujets de prédilections. Les humains sont devenus des marionnettes grotesques et inquiétantes. James Ensor n’exalte pas la joie de vivre.

L’exposition daigne enfin nous donner quelques renseignements en nous indiquant, brusquement en milieu de parcours, l’exhaustivité des dates importantes de sa biographie. Ainsi,  un peu recadrés, nous repartons pour une autre salle, les scènes peintes ou gravées sont peu compréhensibles, du moins pour le néophyte. Il nous semble cependant que sur l’huile « l’intrigue » de 1890, voir tous les protagonistes rire jaune, la gamme des couleurs est tonique et le traitement pictural d’une grande modernité, James Ensor dans sa rébellion et ses méandres tortueux a inventé un style qui lui est propre.

La dernière salle regroupe ses autoportraits, ils forment un ensemble disparate et tassé et ne donnent pas assez de clés pour comprendre qui était ce magnifique peintre bizarre.

Un James Ensor à ne pas manquer, mais une exposition qui ne l’éclaire pas assez.

Musée d’Orsay 1 rue de la légion d'honneur 75007 Paris
jusqu'au 4 février 2010

Le MOMA est plus didactique
 http://www.moma.org/interactives/exhibitions/2009/ensor/#/intro/

Sur Arte une série de vidéos
http://www.arte.tv/fr/2945904.html

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commentaires

james ensor fan 19/12/2009 18:33


150 ans, ou presque, après sa naissance, Ensor demeure un peintre inclassable et le titre de "peintre des masques" que lui attribue son compatriote Émile Verhaeren ne suffit pas à cerner son oeuvre
inclassable, prolifique et polymorphe.