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27 décembre 2010 1 27 /12 /décembre /2010 20:18

Brunes , blondes : «  Ma femme à la chevelure de feu de bois... » par Marie-Anne Chenerie

 

            Une très belle idée, ce travail sur la chevelure, une exposition bien «  marketée », à la Cinémathèque Française mais beaucoup à voir, peut être trop, et pas de fil directeur , du moins pas visible .

 

            Mais c'est vrai, quelle belle initiative de mettre en lumière la chevelure des femmes , cheveux tournés en chignon, , chevelure défaite, ces détails qui font partie des «  blasons » du corps de la femme , célébrés à la Renaissance , la chevelure, le ventre, le pied, la jambe , et j'en passe....

 

            Comme les vêtements les cheveux sont un moyen de s'exprimer : le fait de coiffer, toucher, dénouer, ou même cacher la chevelure a toujours provoqué une foule de sentiments exacerbés : car on est dans le domaine de l'intime. Les chignons lisses , impeccables des héroines d'Hitchcock, qui cachent les idées les plus folles et les plus meurtrières ( le feu sous la glace ) ou la chevelure blonde , puis noire de Brigitte Bardot dans le Mépris  de Godard, qui ainsi nous donne quelques clés . bardot-blonde.jpg 

 

bardot-brune.jpg

     Voici  encore d'autres chevelures, elles tirées de grands tableaux : je ne résiste pas au plaisir de vous les montrer ,en ajoutant l'un ou l'autre poème ( très court

, rassurez vous ) . Oui, les blondes dominent, en peinture, comme au cinéma, alors que dans le monde elles ne représentent qu'un tout petit pourcentage , aussi a t on pu affirmer que «  la blonde c'est le fantasme absolu de la femme vue par l'homme , Marylin Monroe », fausse blonde, par ailleurs , donc répond exactement à l'image du mythe qu'elle incarne .

            Voici d'abord la chevelure cachée, et qui plus est, le front, les cils , les sourcils épilés , chez Rogier van der Weyden , idéal de beauté au X è sièclevan-der-weyden.jpg 

 

Puis Cranach et ces mille torsades, comme vivantes lucas-cranach.jpg

 

Puis le chignon torsadé , les perles et les bijoux de la Lucrèce du Tintoret le-tintoret.jpg 

 

Puis la perruque bleutée de Marie Antoinette par Vigée Le Brun   vigee-le-brun-marie-antoinette.jpg 

 

Une brune enfin avec Jacques Louis David j-l-david-mme-de-verninac-copie-1.jpg 

 

Une chevelure cachée  ou à moitié cachée , si évocatrice

marie-benoist-portrait-d-une-negresse.jpg

 

et pour finir ce détail de François Xavier Winterhalter ; cheveux, mains, rubans, un condensé de féminité winterhalter.jpg

 

Citons André Breton pour finir; « Ma femme à la chevelure de feu de bois/ Aux pensées d'éclairs de chaleur/A la taille de sablier / Ma femme à la taille de loutre entre les dents du tigre/ Ma femme à la bouche de cocarde et de bouquet / d'étoiles de dernière grandeur » , extrait de « l'union libre ».

 

Exposition à la cinémathèque française ,

jusqu'au 16 janvier , 51 rue de Bercy 75 012 , Entrée 8 €

Du lundi au samedi de 12h à 19h
Le dimanche de 10h à 20h.
Fermeture le mardi.
Nocturne le jeudi jusqu'à 22h

 

Les illustrations de tableaux sont extraites de l'ouvrage « Les détails du corps, la chevelure » Booking International

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