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22 mai 2007 2 22 /05 /mai /2007 23:15

En 1921 le paquebot le Paris est une réalisation de prestige,  un livre illustré par Maurice Achener est offert aux passagers. Edité dès 1919,  il est intitulé « Paysages de Paris ». Il est écrit par Léandre Vaillat, qui a également réalisé des articles sur ce paquebot. 

 

C’est un petit ouvrage qui fera l’objet d’un tirage sans doute important, et dont les exemplaires ne sont pas numérotés. Il existe sous diverses couvertures cartonnées. Maurice Achener a essentiellement travaillé pour des ouvrages de bibliophiles avec des exemplaires en nombre limité, c’est donc une production particulière dans sa carrière.

 

Le texte de Léandre Vaillat  est dédicacé «  A une Américaine qui m’avait prié de lui « montrer Paris ». Il se propose comme guide touristique de la capitale francaise.  

Le premier chapitre intitulé Le fleuve décrit des lieux autour de la Seine , suivent les thèmes de l'avenue des traditions , du Quartier latin et Le vieil hôtel.  Les endroits en relation avec les Etats Unis illustrent la « table des chapitre » avec la tombe de La Fayette au cimetière de Picpus et le premier quartier général de l’armée américaine à Paris (esplanade des invalides).

 

Les qualités littéraires du texte ne sont pas l’objet de notre propos, mais pour situer le style, on peut trouver que la ville est décrite de façon un peu datée aujourd’hui, par un auteur enthousiaste verbeux mais au vocabulaire parfois onirique. Pour exemple un petit extrait  destiné à  inciter à la marche à pied sur le quai d’Orsay alors près de la gare d’Orléans « Chaque pas d’une promenade tranquille projette sur nos yeux, pourvu qu’ils soient actifs, guetteurs sans indolence, une image qui est votre création  et qui vous appartient comme une gravure non achetée chez le marchand mais dessinée par votre sympathie sur le vélin du rêve, et à laquelle chacune de vos sensations ajoute une touche d’enluminure » 

 

Face à cette commande, Maurice Achener, dessine les lieux en relation avec le texte mais utilise également des gravures qu’il a déjà réalisées sur Paris. Il opère un travail de  simplification et de changement d’échelle pour s’adapter à la mise en page, pour ce faire il commence par  dessiner de nouveau l'illustration dans le sens où elle sera à l’impression. Lors de ce traitement une gravure telle que celle du pavillon de Flore sans devenir mièvre perd son corps et de son charme initial, mais s’intègre bien dans la page écrite et aux objectifs de promotion de Paris, dans sa double signification, de ce livre.

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