La
BNF présente sur le site François Mitterrand, l’exposition « Jean Michel Alberola, l’œuvre imprimé » Une rétrospective de la production d’estampes, de cartes postales, livres d’artistes, tracts, et affiches de l'artiste
qui est également peintre.
D’origine espagnole, et né en 1953 à Saida en Algérie, Jean Michel Alberola est associé au groupe de la figuration libre.
Ce courant a regroupé dans les années 1980, de jeunes artistes français tels que Robert Combas, Charles Blais, et Hervé Di Rosa. La médiatisation associée à ce groupe, les a propulsés rapidement
vers la notoriété. Puis chacun des artistes a ensuite suivi son parcours.
Celui de Jean Michel Alberola lui a fait rencontrer l’estampe, il s’y exprime en utilisant à la fois le graphisme de
l’image et les mots. Une formule « il parle, je peins » « devenir chien d’aveugle » « devenir grain de sable » « Pablo Pickachu » est mise en scène par la couleur, le graphisme la typographie
recherchée, et le sens de la mise en page.
Plusieurs techniques sont utilisées on peut définir les éditions réalisées aux moyens de la reproduction photo mécanique,
sérigraphie et celle des estampes en lithographie ou en taille douce. Jean Michel Alberola a travaillé avec l’URDLA à Lyon et avec l’imprimeur lithographe Patrice Forest. Il a également collaboré
avec Piero Crommelynck.
Le résultat est généralement voulu perturbateur, mais les sources d’inspiration et la technique varient. Il est inspiré
par Pablo Picasso. Mais il également travaillé avec des religieux, au livre l’évangéliaire, dans lequel chaque image est une parabole d’un moment de la vie du Christ. Une série d’images a été
réalisée pour la biennale de Etchigo-Tsumari près de Tokyo, le texte utilise alors les caractères japonais.
Jean-Michel Alberola se situe dans un héritage par rapport à l’histoire de l’art, il reprend des thèmes traités de façon
récurrente tels que « Suzanne et les vieillards » tiré de l’ancien testament à la suite de Veronese, Rubens, Van Dyck, Rubens, en indiquant le mot « remake ». Il s’inspire de tableaux tel que le
« Repas des paysans » des frères Le Nain, et le traduit en eau forte, avec une belle aquatinte, il l’intitule les frères Lénine.
Nous sommes dans la communication, elle utilise le choc des mots et le poids de l’image pour parodier un autre slogan.
Tout n’est pas lisible facilement, et sans explication certains message restent hermétiques. Mais l’ensemble des œuvres présentées, colorée et variée, s’avère stimulante. Jean Michel Alberola par
son œuvre imprimé poursuit deux objectifs éveiller la conscience du spectateur et démocratiser l’accès à son œuvre,selon lui ll'édition est « la seule activité permanente, noble, élégante et démocratique »L’entrée de l’exposition est gratuite c’est un bon début.