The print connoisseur July 1923 Edited and published by Winfred Porter Truesdell Champlain New York

 

The etchings of Maurice Achener by Louis Seyden

As to the technique of the work, we are able to omit going into details as an original plate and numerous reproductions accompany the present text. Achener draws directly on the copper from nature, the rustic  perpectives or villagers which he has prepared to interpret. Often he makes first a small sketch to determine the principal lines of a subject. At other times when the extend and variety scheme require, the sketch is more detailed; the values are studied more thoroughly. This rigorous study of perspective is one of the masterly qualities of etcher. He attains by this to that precision of atmosphere, to that feeling of space which characterizes all his work: it is so true that all poetry is born of a patient labour. If he confines himself to the essential in is work of preparation, Achener never leaves a plate until he given and minute consideration to the mise au point. And the pulling of the proofs, he confides to the care of no other, which is responsible for a notable part in the final result. He has for his profession the same veneration as for his art.

 

 

It is b the views of the Geneva country already mentioned and by a fine series consecrated to Etampes, a pretty little villa in the suburbs of Paris that we may judge of the present expression of the art of Achener. As his evolution progresses we see him turn more to simplicity,. He shows more tone, he is sincere but more wilful, also sensitive but less subjective. The picturesque element is subordinated, the effect aimed as is discrete and at the same time imperious.  The artist does not content himself to suggest emotion, he become more ardent; yesterday he analyzed; now he suggests, he wishes to conquer. It is possible that these new tendencies remain unobserved among certain categories of collectors, who may regret the plates of effect, the decorative pictures of former times; at any rate they will enjoy the selection of the elite, and that is the essential, since Achener’s aim has always been to produce work which would appeal to the elite

 

Même si la technique de la gravure, a occupé une plage majeure dans la production artistique de Maurice Achener, il est également un peintre graveur dans le sens qu'en donnent les critiques de son époque, en les différenciant ainsi des artistes qui font uniquement de la gravure dites de reproduction. Ces derniers sont alors considérés comme plus proches de l'artisanat. Cette distinction fut à l'origine de la création des organisations telles que de des "Peintres Graveurs".

Dans la revue du "Print connoiseur "de juillet 1923, Louis Seyden explique son évolution de la peinture vers la pointe sèche et l’eau forte par sa rencontre avec le graveur Peter Halm. son professeur à l’école des Beaux Arts de Munich, il fait également remarquer que Maurice Achener n’abandonne pas la peinture pour autant, puisqu’il présente régulièrement au Salon de la Société Nationale des Beaux Arts des œuvres peintes.

“Born in 1881 in Mulhouse, Achener studied at first in his own country, then in Munich . He destined himself to painting, which he never gave up completely. His sending to the Société Nationale des Beaux Arts, while not frequent have not passed unnoticed. But soon perhaps under the influence of one of his professors in Munich , Peter Halm, himself an etcher of repute, he began to feel the attraction of the point and the etching.”

  Photo-101.jpg
Maurice Achener Autoportrait 
 
Si les peintures des années 1900 sont dans une veine impressionniste, on note sur les paysages italiens et méditerranéens, l’influence de Corot.   

  7e03_12.jpg

 













Maurice Achener campagne italienne


Il est  également possible de constater que gravure et peinture se complètent, le même sujet étant traité souvent par les deux techniques. La peinture est sans doute  réalisée en extérieur et le même sujet fait simultanément ou ultérieurement l’objet d’une ou plusieurs gravures. La peinture peut être ainsi imaginée comme une méthode afin  bien s’imprégner de l’atmosphère qui sera retraduite par la technique de la gravure.

 

  180084074749_0.jpg

 

 

 

 

Un tableau et une gravure montrent souvent un même site. Exemple du "Parc" undefined

André Engel est un peintre paysagiste,  ami de  Maurice Achener, il naît à Bâle en 1880, dans une famille alsacienne de Mulhouse. Il  est le fils de Frédéric Engel–Gros patron des usines textiles DMC. Il grandit dans le Château de Ripaille situé au bord du lac Léman et entouré d’une forêt, que  Maurice Achener prendra comme sujet de quelques gravures. Il partage ses années d’études entre Bâle, Lausanne et Paris, et  prend ses premières leçons de peinture dans l’atelier de Sandreuther. Il devient médecin, vers 1903, il  fait des recherches en chimie et participe à la création du service radiothérapie de l’hôpital de Lausanne. Mais en 1905 il ne se consacre plus qu’à la peinture. Il travaille alors à Karlsruhe sous la direction de Marc Lauger, puis poursuit sa formation à Paris avec Vignal et Luc-Olivier Merson. Il voyage en compagnie de Maurice Achener en Italie. engel-orta2.jpg Il publie des aquarelles dans la revue alsacienne Illustrée. Et  fait l’objet d’une importante exposition à la galerie Petit de Paris. Il revient à la médecine pendant les années de la grande guerre 1914-1918, à laquelle il participe  en tant que responsable d’une unité mobile de radiologie. A la fin de cette guerre, en 1919,  il participe avec Maurice Achener, à Londres aux expositions caritatives organisées par la Société d’Assistance d’Alsace Lorraine à la « Goupil Gallery », afin d’obtenir des fonds pour la reconstruction de l’Alsace Lorraine. Grand voyageur, Il parcourt l’Inde et constitue suite à  ses lointains  périples une importante collection d’oiseaux tués et empaillés. Plus pacifiquement il ramène aussi des végétaux et crée de 1930 à 1934 une arboretum forestier à coté de Thonon les Bains sur le domaine de Ripaille. Le but de cette plantation est de démontrer les possibilités d’adaptation de variétés étrangère. L’expérimentation sur le Douglas d’Amérique du Nord est une grande réussite. Il illustre le livre de contes pour enfants "Six Contes Vosgiens" d' Anna Roger Favre, paru en 1925 chez l'éditeur Braun & Cie à Mulhouse.

Andr---Engel1.JPG  

 

Dans un article de la Revue Alsacienne illustrée de 1912, apparaît, dessiné par Maurice Achener, un curieux lion, montrant une pose peu fréquente chez ce digne animal. Si nous  connaissons le majestueux lion de Bartholdi, sur  la place Denfer Rochereau,  posant couché au milieu des embouteillages de Paris, des statues de lions agressifs se jetant sur de malheureuses proies, ce lion pensif,  montrant debout, son arrière-train est  insolite. Il illustre un article sur le Val Saint Grégoire, la vallée de Munster en Alsace. 

Voici l’histoire ou la légende de cet étrange animal, le  texte commence ainsi
:
«  Dans un bosquet de la promenade municipale actuelle, un lion de pierre est gravement assis au haut d’une colonne Renaissance et médite sur les vicissitudes de sa vie tourmentée. Le lion ornait autrefois la porte d’entrée du château de Hattstadt dont quelques blocs de granit indiquent encore l’emplacement dans une forêt sauvage, au-dessus du village de Soultzbach" » 
L’histoire relate ensuite qu’en 1465 le seigneur de Hattstadt revient d’une campagne en Lorraine chargé de rapines. Les gens de Munster alors alliés des ducs de Lorraine essaient de récupérer ce butin, mais sont brisés, en signe d’humiliation leur drapeau est alors attaché à la queue du lion. Cet événement déclenche un soulèvement général de la vallée, le château est détruit. Seul le lion est épargné et transporté « en grande pompe » dans l’arsenal. 
Une centaine d’année plus tard le protestantisme se répand et l’abbé Burckard Nagel se convertit en 1536. 
Mais la contre réforme catholique gagne l’abbaye et une période troublée commence. L’auteur nous indique comment  le lion reprend ainsi du service
.
« En 1560  à l’occasion de l’inauguration du nouvel hôtel de ville, le conseil communal utilisa pour faire enrager l’abbé, notre lion, qu’il alla réveiller de son long sommeil. On le hissa sur une fontaine, vis à vis de la porte d’entrée de l’abbaye, et, renouvelant la grosse farce du seigneur féodal, on dirigea vers les fenêtres de l’abbé la partie la moins noble de ce roi des animaux. »
Malgré les requêtes de l’abbaye au tribunal Reichskammergericht, pendant un siècle, la ville l’emporte. Mais une nouvelle puissance intervient, le Roi de France succède au Saint Empire Germanique. C’est un  préteur, neveu du cardinal de Mazarin qui gouverne. 
Lorsque qu’en 1675, Munster s’oppose aux empiètements du préteur, il envoie l’armée. 
« Peu de temps après cette humiliation douloureuse, on fit faire volte face au fameux lion, et c’est au balcon de l’hôtel de ville qu’il tourna le dos dorénavant »  
L’Eglise connaît dès ce moment une vague de prospérité,  balayée en  1789 par la tourmente révolutionnaire, le préteur est alors remplacé par un maire élu.«le lion lui-même prit par au mouvement et reprit la position que la commune lui avait primitivement assignée »L’auteur termine dans son texte par la chronologie des évènements suivants, de l’industrialisation textile de la ville au retour sous la tutelle de l’Empire d’Allemagne, il n’indique pas ce qu’il advint du lion. 

Mais depuis la parution de l’article en 1912, sachez qu’il est toujours à Munster, témoin des changements de pouvoir et de l’esprit d’indépendance des habitants de sa cité.  Si vous visitez cette ville, cherchez le,  et observez comment il est positionné, vous pourrez en tirer votre propre interprétation.
  
 

 

Paul Ahnne est né à Papeete en 1910 et mort à Strasbourg en 1977d'une maladie tropicale.
Il fut le conservateur du Cabinet des Estampes de Strasbourg, mais aussi écrivain critique et chroniqueur d'exposition. Décrit par Robert Heitz comme :" Tahitien devenu Alsacien de volonté et de coeur".
Il est l'auteur de nombreux livres et publications sur l'Alsace et Strasbourg.

Il écrivit un ouvrage sur le peintre Balthazar en 1950, qu'il offre et dédicace  en ces termes à Maurice Achener:
 "A Monsieur Maurice Achener aristocrate de la gravure, en témoignage de respectueuse amitié."   
Dans le cadre de sa fonction de conservateur,  il organise en 1960 au Cabinet des Estampes de Strasbourg l’exposition « Soixante ans de gravure Alsacienne (1900_1960)", qui présenta l'évolution de la gravure alsacienne avec des oeuvres de Maurice Achener et d'autres artistes.


Le catalogue de l’exposition gravures de Maurice Achener de 1962, organisée avec l’aide de la Société Godefroy Engelmann à la bibliothèque de Mulhouse, comporte un texte de Paul Ahnne, il  présente ainsi le travail de Maurice Achener :

« Dès 1914 sa vision ou tout au moins son interprétation du sujet se clarifie, s’épure se dépouille pour atteindre la maîtrise qu’on lui reconnaît aujourd’hui, sans perdre pour autant ses qualités poétiques. Maurice Achener est un graveur au plein sens du mot. Son art porte sans doute l’empreinte des ans, mais comme les grands vins en se bonifiant. »

 

 

Présentation par l'historien André Girodie parue dans la revue de l'Art ancien et moderne en 1906.

Maurice Achener Peintre et graveur

Né à Mulhouse en 1881, formé à Strasbourg et à Munich, peintre et aquafortiste, Maurice Achener est l'un des plus curieux artistes du groupe de la jeune Alsace. Son oeuvre déjà considérable abonde en recherches originales. Achener connaît l'art d'éviter les redites et de fuir la banalité. Il a les vertus de sa race obstinée et hésitante. Il veut être le poète de l'aube, du soir des saisons et des silhouettes qui défient l'aquafortiste.

Il note minutieusement le pittoresque du pays natal, le village ou règne l'art populaire, Strasbourg avec sa cathédrale et ses toits aux gigantesques greniers, les bords du Rhin et de l'Ill. Des études du Tyrol nous le montrent traduisant le grandiose des panoramas, leurs détails d'une beauté mélancolique, l'idescriptible Salzkammergut. D'autres notes sur Bruges sont d'une poésie aimable saine et discrète.


Aux expositions de Berlin, de Munich, de Strasbourg et de Mulhouse l'artiste fut distingué par les collectionneurs. Fixé à Paris, il y trouve le complément de la vie alsacienne, la source séculaire où viennent puiser les artistes d'Alsace, la cause de leur originalité dans l'art moderne allemand ou la destinée les classe. Il vient de débuter au salon de la Société Nationale, où nous le retrouvons non seulement les estampes, mais les portraits et les paysages de ce délicat analyste.

 
André Girodie


André Girodie est un historien d'Art. Il fut un des collaborateurs du couturier collectionneur Jacques Doucet. Il se chargea nottament vers 1908 des ouvrages sur l'art mexicain, ainsi que d'un Dictionnaire des artistes et des ouvriers d'art de la France.

Bibliographie :

GIRODIE (André) : Martin Schongauer et l'art du Haut-Rhin au XVe siècle. Paris, Plon, s.d. , in -8° 251 p. Pl. H.t.

undefined Maurice Achener porte beaucoup d'attention à l'impression de ses oeuvres.


Comme beaucoup d'artistes graveurs de l'époque il utilise des papiers du XVIII eme siècle pour ses tirages. 


Fait encore peu fréquent à l'époque, pour un peintre graveur, il possède dans son atelier,au 2 de la rue Dupleix à Paris, sa propre presse de taille douce. Il l'utilise pour vérifier ses états. 

Nous ignorons la marque de cette presse,  qu'il équipera d'un moteur à la fin de sa vie.

Il a  sans doute imprimé quelques plaques pour Edgar Chahine, et a peut être initié ce dernier à l'art du tirage, puisque nous avons retrouvé une épreuve d'une gravure de Maurice Achener, avec papier de chine encollé, sur laquelle est indiqué "imprimé par Edgar Chahine".


Lorsqu'il travaille avec des imprimeurs taille douce, Maurice Achener leur donne des instructions très claires, sur la façon de procéder. Il accentue les effets de sombres et de clairs en gardant parfois volontairement le voile de l'encre sur la plaque après essuyage.


Informations pour l'impression de gravure "La villa de lord Byron" de Genève à l'imprimeur :

"Encre 2/3 Franckfort 1/3 léger {assez légère diluée avec de huile de noix,

un peu de noir léger extra

En essuyant laisser une légère teinte sauf au premier plan et sur le centre" 


Les impressions dont il est le plus satisfait sont souvent dédiées à son épouse par un petit mot : "A Emilie".

undefined
Les institutions suivantes possèdent des oeuvres de Maurice Achener 
 :

 

La Bibliothèque Nationale à Paris,

Le Musée d'Ile de France à Sceaux,

Le Cabinet des Estampes de Strasbourg ,

La Médiathèque de Mulhouse, 

Le Musée des beaux Arts de Nantes

Le cabinet des Estampes de Munich,

La New York Public Library ,USA

Le Smithsonian American Art Museum, à Washington USA

 Le Cleveland Museum of Art (Ohio) USA

Le Musée Legion of honor de San Francisco Californie USA.

Le Musée Art Museum de Wichita Kansas  USA. undefined
C’est un voyageur, venant d’Alsace il représente beaucoup Strasbourg, l’Allemagne, et la Suisse. Il parcours l’Italie, Florence, Fiesole, Vérone, Tremezzo, et Venise. Il dessine beaucoup Paris et, au gré de ses commandes, sillonne la France : Poitiers, Carcassonne, les Alpes, la Bretagne, la Corse, la Provence. Il se déplace aux Etats Unis, où vit son fils Pierre. Par son apartenance à des sociétés de graveurs telles que les "Los Angeles print society" et "Chicago Society of Etchers, il est en contact avec de grands collectionneurs. La gravure est appréciée dans les années 1930 en Amérique du Nord, ce qui explique, peut-être , la présence de ses œuvres dans des musées américains. Vers la fin de sa vie il séjoune chez sa fille Rosine en Tunisie.

 

Né en 1881, Maurice Achener étudie à l'école des Arts décoratifs de Strasbourg. Cet enseignement ne répondant pas à ses aspirations, c’est à Munich à la Kunstakademie qu’il complète sa formation. Il y est l’élève de Ludwig Von Leofftz, et Peter Halm qui lui fait découvrir l'eau-forte. 

En Alsace il est un des membres du groupe d'artiste francophile   La Société  des Artistes Alsaciens " fondé par Georges Ritleng et Emile Schneider. 




Illustration Portrait de Peter Halm (Mainz 1854- Munich 1923) 
par Karl Stauffer-Bern
Portrait of the etcher Peter Halm
1895 


LAURENS-AUTOPORTRAIT.jpg Vers 1907-1908 il vient à Paris, il travaille avec Jean-Paul Laurens, qui fut également le professeur de Dunoyer de Segonzac.  

Il est initié à la technique de la gravure sur bois, ou xylographie, par Herbert Lespinasse et Jules Germain

Toute sa vie, il est admiratif des grand maîtres de la gravure Albert Durer, Jacques Callot et Rembrandt, et est influencé par Corot. 






Jean Paul Laurens


Rembrandt-paysage-3-arbres-550-f20b3.jpg

Sources : Dictionnaire des graveurs, Illustrateurs et affichistes francais et étranger (1673- 1950) Tome premier. Gaité Dugnat et Pierre Sanchez. L'échelle de Jacob Dijon MMI.

Dictionnaire de l'Estampe en France (1830-1950), par Janine Bailly-Herzberg Editions Arts et métiers graphiques, 1985.



                                                                                                    Gravure de Rembrandt

 

                                                     « M Achener est un aquafortiste varié, délicat, d’une g rande séduction..» Clément Janin

"Sa pointe souple et nuancée se prête admirablement aux paysages qu'il traduit - qu'il s'agisse des brumes du Nord ou du soleil du Midi - et aux figures qu'il évoque." Delteil.


Maurice Victor Achener est né à Mulhouse en 1881. Son père un ingénieur est l'inventeur d'une machine à imprimer en couleurs les étoffres, il favorise son aptitude au dessin  et le sensibilise à la technique. Maurice Achener a 17 ans au décès de son père. La famille s’installe à Strasbourg , et sa mère, connaissant le développement de l’impression sur tissus, l'inscrit à l’Ecole des Arts décoratifs de Strasbourg. Il complète sa formation à Munich, il réalise ses premiers travaux de graveur sur cuivre  en 1902 à la Kunstakakademie près de Peter Halm. Il n’a cessé de graver et ce jusqu’à sa mort en 1963.

Il réalisera plus de 500 gravures.  Dans une période marquée par une révolution dans les arts plastique, , il continuera à représenter la nature, dans une tradition classique, mais très personnelle,  travaillant le rendu des matières pierres, bois herbes et de l’atmosphère par des traits d’eaux fortes subtils et délicats. 


Maurice Achener  est un paysagiste, un graveur minutieux et précis,  chaque gravure passe par de nombreux "états", voire jusqu'à plus de 10. Il dispose d’une presse mécanisée dans son atelier et imprime lui-même ses plaques, ce qui n'est pas fréquent, à cette période. Il aime utiliser des papiers du XVIIe siècle pour ses tirages et réalise lui même ses encres. Mais les gros tirages sont confiés avec des instructions très précises à des imprimeurs.

Si beaucoup des gravures ont été réalisées librement en tant que créations autonomes, Maurice Achener se montre également un illustrateur prolifique. Dans ce cas l’artiste se met à l’écoute d’un écrivain, d’une commande d’un cercles de bibliophiles ou d’autres clients pour collaborer à des livres, réaliser des timbres, des cartes de nouvel an ou des
ex libris.


Les illustrations de livres sont l’occasion, de  travailler, voire de diriger en tant que commissaire au livre, avec des équipes constituée d’autres graveurs. Dont certains alors encore jeunes comme Pierre-Yves Trémois, tandis que d’autres sont déjà reconnus comme  Edgar Chahine, Adolphe Beaufrère, et Jean Frélaut. On retrouve également les fameux créateurs de timbres et de "Marianne" Henry Cheffer et Albert Decaris.


Artiste sincère, Maurice Achener a consacré sa vie à son métier et sa passion : la gravure. 

En cliquant sur ce lien  vous accédez à la  catégorie Maurice Achener regroupant les articles traitant des différents aspects de son métier et de sa technique.

Et ici vous trouverez dans la catégorie Ecrits sur Maurice Achener les articles reprenant les écrits sur son oeuvre des critiques et témoins de son époque.

 

Paris Arikha Graveur « le jugement de l’œil » Avigdor Arikha est intéressé par la technique de l'eau-forte. il a développé  des méthodes personnelles dans lesquelles, il cumule vernis mou et aquatinte mais en essayant de limiter le nombre de bains dans l’acide. L’objectif semble être d’obtenir un résultat « sur le vif » destiné à « par nécessité profonde, à retenir le vécu... » ; « je dégraisse d’abord le cuivre. Ensuite  je pose une  toile imbibée de vernis mou ou de vernis dur dilué, j’imprime ensuite une empreinte sur le cuivre vient ensuite une aquatinte fine. Plus il y a de structure sur la plaque de cuivre plus la gamme de gris et de noir est étendue » Les sujets sont familiers, paire de chaussettes, canne, autoportraits, ses proches. La vie est là, captée, comme sur la gravure « le chignon » la tête féminine, son épouse, est une ombre qui ne laisse apparaître éclairée qu’une nuque attendrissante 
http://www.bnf.fr/pages/cultpubl/portail_expo.htm
la crypte jusqu’au 24 août 2008 Entrée libre

Paris, Zao Wou-Ki « l’œuvre imprimé BNF site François Mitterrand petite Galerie entrée Est jusqu’au 24 août 2008


Caen,
Musée des beaux arts de Caen "Portraits gravés" Giacometti, Leiris et Iliazd, jusqu’au 31 août 2008
http://www.ville-caen.fr/mba/expos.htm

 

Saint-Maur, Exposition Pierre-Antoine Cluzeau (1884-1963), Musée de Saint-Maur des fossés jusqu'au 21 septembre 2008 (entrée gratuite)

Originaire de Saint-Maur, Pierre Antoine Cluzeau est le fils  d'un courtier à la bourse du commerce de Paris. Il quitte l’école vers 15 ans pour travailler, il est employé de commerce, et se forme au dessin pendant ses temps libres. Il réussit à entrer aux beaux arts en 1908 dans l’atelier de Luc-Olivier Merson. Cette formation classique, est complétée par une initiation à la gravure et à l’eau-forte par Lochelongue en 1912.  Pierre-Antoine Cluzeau fonde une famille et vit de son art, il parcours la France et représente paysages et villes pittoresques. A cette époque, la gravure a du succès, elle est fréquemment utilisée pour marquer des évènements ou faire de la publicité. Il répond ainsi à des commandes et réalise en 1927 une grande gravure informative pour les hôtels Saint James et d’Albany de la rue de Rivoli à Paris  La demande lui a été transmise par le graveur Charles Jouas. Aux prospères années 1930 suivent des périodes financièrement plus difficiles, vers 1950, il tiendra un stand à la place de la Madeleine afin de vendre ses œuvres aux touristes.

L’exposition aborde les différents aspect de son oeuvre. Elle est représentative du des peintres graveurs du début du XX me siècle. L’évocation de la guerre en est une  partie étonnante. Pierre Antoine Cluzeau a participé à 14-18 en tant qu’infirmier à l’hôpital du jardin colonial de Nogent sur Marne. Luc-Olivier Merson lui ayant  conseillé de continuer à dessiner malgré les circonstances. Pierre-Antoine Cluzeau  réalise des nombreux croquis des patients, pour la majorité  originaires des colonies françaises. La relation entre l’artiste et les hommes dont il fait le portrait est respectueuse et amicale, des liens se sont tissés, les dessins en sont le témoignage touchant dans un style vivant et moderne.   

 

Pont-L’Evêque, Edgar Chahine (1874- 1947) peintre graveur jusqu'au 28 septembre
http://espacelesdominicaines.over-blog.com/article-15701164.html


Vannes, Denise Delouche
 
présente sa collection d'estampes  jusqu’au 30 septembre 2008 au Musée des Beaux Arts de Vannes.

Cherbourg,
Le musée d’art Thomas-Henry  consacre sa biennale du 9e art ,  à Jacques de Loustal. Jusqu'au 21 septembre 2008
http://www.loustal.nl/museum974.htm


Hautes Pyrénées,
Gravures de Christiane Laffond et sculptures de
Geneviève Gallego
Jusqu’au 31 août, exposition ouverte tous les jours de 10 h à 12 h et de 14 h à 19 h.
à L'Abbadiale -Arras en Lavedan dans les Hautes-Pyrénées, près
d'Argelès-Gazost, sur la route du Val d'Azun.

Bordeaux,  
"L’imaginaire des ruines" : gravures de Piranese, sculptures de Patrice Alexandre et photographies de Ferrante  Ferranti, jusqu'au 31 août base sous-marine de Bordeaux 

Londres, Le British Museum  « The american scene : Prints from Hopper to Pollock » jusqu'au  7 septembre 2008.   Salle 90;
La scène américaine: estampes de Hopper à Pollock


A venir  


Yerres,
Les œuvres du graveur Roger Vieillard  (1907 - 1989) et de sa compagne le peintre Anita De Caro( 1909 1998)  seront présentés par l’exposition "le trait et la couleur " du 19 septembre au 30 novembre 2008 à la propriété Caillebote de Yerres  

http://fr.franceguide.com/cartes/france/regions/ile-de-france/Le-Trait-et-la-Couleur-Retrospective-Roger-Vieillard-Anita-de-Caro.html?nodeID=159&EditoID=194212


Paris, Johnny Friedlaender (1912-1992) "Le graveur dans son temps", 18 septembre au 8 novembre 2008 Galerie Colbert Salle Roberto Longhi 2 rue Vivienne 75002 Paris. Accès : 6 rue des Petits-Champs http://www.inha.fr


Maison Laffite, Didier Piketty
Professeur de dessin-peinture aux ateliers des beaux-arts de la Ville de Paris depuis 1985, Didier Piketty a reçu le Prix Georges Wildenstein, il a été pensionnaire de la Casa Velasquez à Madrid de 1982 à 1984, après avoir suivi un cursus d'études à l'École nationale supérieure des beaux-arts de Paris.
Du 13 au 28 septembre 2008Ancienne église - Centre Ianchelevici Du mardi au dimanche de 14 h 30 à 18 h 30 Entrée libre http://www.maisonslaffitte.fr/article/articleview/1789/1/292


Rennes,  Luc-Olivier Merson
 (1846-1920)   Au  musée des beaux arts des Rennes du 9 décembre au 8 mars 2009.

D’autres informations sur le site de Manifestampe

 

 

 

 

 

  

A VOIR
Paris

Zao Wou-Ki « l’œuvre imprimé », l’artiste né en Chine en 1920, arriva à Paris en 1948 ou il vit actuellement.  Il a toujours pratiqué la gravure en parallèle à sa peinture. Ses estampes sont généralement très colorées avec des effets de lavis. Il réalise  lithographieset eaux-fortes, quelques estampes sont noir et blanc et beaucoup en couleurs. Il utilise les techniques de l’aquatinte, du vernis au sucre et du vernis mou, plusieurs plaques permettent d'aborder la couleur.
Le parcours chronologique de l’exposition  montre l’évolution des formes figuratives des années 40 aux explosions de couleur de ces dernières années. L’œil se perd sur la surface du papier et l’imagination complète les formes ébauchées dans lesquelles le vide a une grande importance.

Comme dit le peintre : « il  n’y a pas de la peinture abstraite ou de la peinture figurative, il n’y a pas de la bonne peinture et de la mauvaise peinture, il y a de la peinture qui ne me touche pas et celle qui me procure de l’émotion ». Zao Wou-Ki explique pourquoi il a voulu créer par la phrase suivante « je voulais peindre ce qui ne se voit pas, le souffle de la vie, le vent, le mouvement, la vie des formes, l’éclosion des couleurs et leur fusion »

BNF site François Mitterrandpetite Galerie entrée Est jusqu’au 24 août 2008


 

Arikha Graveur « le jugement de l’œil » BNF site Richelieu la crypte jusqu’au 24 août 2008


Saint-Maur

Exposition Pierre-Antoine Cluzeau 
(1884-1963), graveur et peintre des bords de Marne et de paysages parisiens. Musée de Saint-Maur des fossées jusqu'au 21 septembre 2008

 

Pont-L’Evêque
Edgar Chahine (1874- 1947) peintre graveur jusqu'au 28 septembre
http://espacelesdominicaines.over-blog.com/article-15701164.html



Vannes
Denise Delouche 
présente sa collection d'estampes  jusqu’au 30 septembre 2008 au Musée des Beaux Arts de Vannes.

Cherbourg

Le musée d’art Thomas-Henry  consacre sa biennale du 9e art ,   à l'auteur de bande dessinée Jacques de Loustal. Jusqu'au 21 septembre 2008
http://www.loustal.nl/museum974.htm

Hautes Pyrénées
Gravures de Christiane Laffond et sculptures de Geneviève Gallego
Jusqu’au 31 août, exposition ouverte tous les jours de 10 h à 12 h et de 14 h à 19 h.
à L'Abbadiale -Arras en Lavedan dans les Hautes-Pyrénées, près
d'Argelès-Gazost, sur la route du Val d'Azun.

Bordeaux

 

"L’imaginaire des ruines" : gravures de Piranese, sculptures de Patrice Alexandre et photographies de Ferrante  Ferranti, jusqu'au 31 août base sous-marine de Bordeaux  

Londres

 

Le British Museum  « The american scene : Prints from Hopper to Pollock » jusqu'au  7 septembre 2008.   Salle 90;
La scène américaine: estampes de Hopper à Pollock


A venir

 

 

Yerres

Les œuvres du graveur Roger Vieillard  (1907 - 1989) et de sa compagne Anita De Caro( 1909 1998)  seront présentés par l’exposition "le trait et la couleur " du 19 septembre au 30 novembre 2008 à la propriété Caillebote de Yerres qui inaugure ainsi son nouvel espace d’exposition.
Roger Vieillard a essentiellement travaillé le burin. Juriste de formation, il fut banquier avant de ne  se consacrer qu'à la gravure. Il se forma au burin vers 1935 dans l’atelier 17, l’endroit  sera évoqué par des gravures des fondateurs Stanley William Hayter et  Joseph Hecht.  Il se marie en 1938 avec Anita de Caro, il seront  le couple emblématique du Paris artistique des années 40 à 70.

Roger Vieillard est remarqué, par la galeriste Jeanne Bucher , elle organisera sa première exposition personnelle en 1942. Le travail du graveur évoluera au fil de sa recherche et de ses innovations, il rapproche la gravure de la sculpture par un procédé, dans lequel il combine ses plaques encrées et des moulages en stucs, afin  d’obtenir des bas reliefs. De son coté Anita de Caro suivra en parallèle son parcours de peintre. L’exposition montrera la complémentarité de ces deux oeuvres.


 
http://fr.franceguide.com/cartes/france/regions/ile-de-france/Le-Trait-et-la-Couleur-Retrospective-Roger-Vieillard-Anita-de-Caro.html?nodeID=159&EditoID=194212

Rennes 
Luc-Olivier Merson
 (1846-1920)  le peintre qui a eut dans son atelier bien des amis de Maurice Achener fera l'objet d'une exposition à Rennes en fin d'année.
Au  musée des beaux arts des Rennes du 9 décembre au 8 mars 2009.

 

D’autres informations sur le site de Manifestampe


 

Rechercher

Syndication

  • Flux RSS des articles

Sur Internet

Recommander

Présentation

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés