Exposition Zofia Rostad par Elisabeth Dufresne, professeur d'Arts PlastiquesLe Musée de l’impression sur étoffes de Mulhouse lui consacre pour la 2e fois une exposition du 25 mai au 25 octobre 2009 (la première a eu lieu en 1983). On y voit les gouaches originales « au raccord », méthode qui permet de multiplier les motifs en créant un module de base suffisamment astucieux pour qu’un œil d’amateur ne puisse pas repérer le début ni la fin de ce motif. Ce sont des grands formats 64 x 64 cm.
Sofia Rostad n’utilise pas d’ordinateur pour ses recherches, elle préfère le plaisir de la gouache finement préparée puis appliquée très soigneusement pour obtenir des surfaces lisses et calmes qui peuvent être ensuite brossées avec une teinte contraste, elle travaille aussi le trait de pinceau comme une calligraphie pour mettre en scène de drôles de chats ou quelques renoncules à longue tige élégante (dessin en noir et blanc). Elle peut faire tout un poème avec un jeu de rayures très simple mais dont les teintes savamment orchestrées font vibrer le tissu et évoque toutes sortes d’ambiances lointaines.
Pour un même motif, le Musée montre toutes les variations imaginées par Sofia Rostad de la gamme de couleur à la maquette peinte en grandeur réelle jusqu’à l’impression sur tissu. On peut alors mieux comprendre le rôle d’un tissu de qualité qui va mettre en valeur le motif au lieu de le ternir.
Pour que les tissus exposés conservent leurs couleurs d’origine, l’éclairage est dosé avec prudence, on traverse le Musée dans une pénombre un peu mélancolique. Pour aller un peu plus vers le public qui ne vient pas assez dans ce Musée il faudrait agiter un peu la scénographie des expositions ; des photos, une interview filmée de Sofia Rostad manquent. Dans le catalogue elle est présentée dans son atelier, mais il y a une seule photo alors qu’on aimerait la voir dessiner et peindre, ouvrir les tiroirs et de feuilleter les carnets de croquis, on aimerait aussi savoir à quoi ressemblait cette petite dame ronde à cheveux blancs lorsqu’elle étudiait en Pologne. En tant que professeur d’Arts Plastiques lorsque je visite une exposition avec un groupe d’élèves j’aime bien décrire la personne qui a créé tout ce qui est exposé, raconter sa jeunesse, comment est née sa vocation. C’est peut-être trop « people » mais pourquoi pas si cela permet d’intéresser les plus jeunes. Nos media mettent au pinacle des personnes qui n’ont pas toujours grand intérêt, pourquoi ne pas utiliser les mêmes méthodes de communication et rendre hommage avec plus d’enthousiasme à cette femme qui depuis 50 ans embellit nos intérieurs.
Elle le vaut bien, non ?!
Paris, Musée d’Orsay,
Avallon, Plein ciel sur les gravures :
Léon Degoix (1858-1931) ,Musée de l'Avallonnais,
Cherbourg, Hugo Pratt plusieurs expositions en 2009, la première, au musée Thomas-Henry, jusqu'au 20 septembre.
La Roche-sur-Yon (85) « Benjamin Rabier…et La vache qui rit® » Benjamin Rabier (1864-1939) a marqué notre quotidien avec ses créations, la boîte de
fromage fondue et sa vache hilare, qui a elle-même des boucles d’oreille avec une vache identique, qui a elle-même des boucles d’oreilles…, de quoi donner une idée de l’infini, et la
baleine de certaines boites de sel. L’exposition permet de découvrir cet artiste. Musée de La Roche-sur-Yon Rue Jean-Jaurès 85000 La Roche-sur-Yon, 02.51.47.48.35 Ouvert du mardi au samedi de 13
h à 18 h
La Côte-Saint-André , (Isère)
Comme chaque année dans la région de Pontivy il est possible de faire un circuit qui combine, visite des petites chapelles qui truffent la région, et
Art moderne,
Karlsruhe, Allemagne, Le Badisches Landesmuseum au château de Karlsruhe présente jusqu’au 9 aout 2009, une exposition consacrée
au grand mouvement réformateur que fut en son temps l’art moderne.
Haguenau, (Bas Rhin, 67), au Musée historique, exposition sur Henri Beecke (1877-1934) du 4 juillet au 11 octobre, commissaire Mme Pia Wendling
conservatrice.
La
BNF présente sur le site François Mitterrand, l’exposition « Jean Michel Alberola, l’œuvre imprimé »
Paris, L’estampe a son salon
« Salon International, le livre ancien et l'estampe » au Grand Palais, les 19, 20 et 21 juin.
Bayonne, Pyrénées-Atlantiques, Guy
Castelnuevo, expose estampes, encres et aquarelles sur les villes de Bayonne, St jean de Luz, Ciboure, Itxassou, la Bastide Clairance, du 3 au 27 juin à la librairie ELKAR place
de l'arsenal, ouverture de 10 h à 19 h, sauf le dimanche, Guy Castelnuevo sera présent l’après midi, les jeudi vendredi et samedi.
Paris, Viviane Michel est photographe mais aussi graveur elle présente ses eaux fortes à la galerie du Montparnasse en compagnie de Sandra Belicha et de Nicolas Sochos.
Jusqu’au 31 mai tous les jours de 16h à 21h , 55 rue du Montparnasse, métro Montparnasse-Bienvenue, 01 43 22 72 77.
Paris , Le graveur Jean-Pierre
Cazes à la «
Samuel
Chamberlain architecture, dessinateur graveur et lithographe (1895-1975)
La BNF présente
actuellement les œuvres d’Henri Rivière, figure marquante et attachante, du paysage artistique du début du XXème siècle français.
Une série
d’eaux-fortes, imprimée en encre bleue, introduisent dans le monde graphique, de cet artiste, nous découvrons une première interprétation du sujet de «l’enterrement aux parapluies». La moitié de
la page est une constellation de parapluies noirs dégoulinant d’eau, ils suivent un corbillard qui apparait en petit en haut de la page. Des participants à la procession on ne découvre que le bas
du corps, la lumière portant sur le sommet du parapluie, ils deviennent ainsi d’étranges champignons. Henri Rivière sait manipuler le quotidien pour le transformer à sa façon.
Les estampes en
couleur réalisée avec des bois gravés, vers 1890, laissent percevoir l’influence des estampes d’Hiroshige (1799-1858) et d’Hokusai(1791-1858), vagues et paysages bretons sont traités comme dans
l’esthétique nippone par des aplats et des contours marqués de noir. Une autre procession d’enterrement multiple des plans monochromes, qui font penser à un dessin animé. La mise en parallèle, de
superbes estampes japonaise, dont la célèbre vague d’Hokusai, avec les xylographies d’Henri Rivière interpelle, c’est étrange, de voir un environnement breton traité selon des codes stylistiques
asiatiques.
La virtuosité technique d’Henri Rivière, qui maitrisait tous les aspects de sa production, de la
dilution des pigments pour les encres à l’impression, éclate dans la gravure sur le pardon de Sainte Anne la Palud. Un grand plan, composé de 5 gravures juxtaposées montre l’entourage de la
chapelle le jour de ce grand rassemblement religieux, chaque gravure a demandé 10 planches, c’est donc 50 planches qui ont été gravées pour cet ensemble.
De 1897 à 1917, Henri
Rivière touchera un grand public par la diffusion de lithographies destinées à la décoration et diffusée avec l’imprimeur Verneau. Les tirages sont plus importants, 1000 pour les 16 exemplaires
de la série « Les aspects de la nature ». Il choisit des formats inspirés des kakémonos japonais pour « La féérie des heures ».
