Actualité des manifestations sur le contexte historique et culturel de Maurice Achener


Mulhouse,le Musée Historique présente une exposition intitulée "Le Rhin Supérieur en 1900" jusqu'au 19 octobre 2009.
 

Strasbourg, au Strissel, 5 place de la Grande Boucherie, exposition de marqueteries Spindler du 7 au 26 octobre 2009.
 

 

Strasbourg, « Hans Haug, homme de musées. Une passion à l’œuvre », né à Niederbronn dans le bas Rhin, en 1890, Jean-Henri Haug est connu, sous le nom de Hans Haug, comme l’homme qui eut un rôle  majeur dans l’évolution des musées de Strasbourg entre 1919 et 1965, et sous celui de Balthasar en tant qu’artiste. Il fut aussi historien d’art et à ce titre l’un des fondateurs des « Archives Alsaciennes de l’histoire de l’art » Une exposition lui est consacrée galerie Heitz, qui se complète d’un parcours  dans six des Musées de la Ville de Strasbourg (Musée de l'Œuvre Notre-Dame, Musée des Arts Décoratifs, Musée des  Beaux-Arts, Musée Archéologique, Musée Historique, MAMCS). Jusqu’au 20 février 2010.

http://www.musees-.strasbourg.org/index.php?mact=News,cntnt01,detail,0&cntnt01articleid=528&cntnt01detailtemplate=Exposition&cntnt01returnid=61

 

Japon, Hayama, Une exposition est consacrée à Henri Rivière au Museum of Modern Art d’Hayama Henri Riviere: French Ukiyo-e Master. A partir du 12 octobre 2009.

http://metropolis.co.jp/arts/art-reviews/henri-riviere/

C’est la fin !

Haguenau, (Bas Rhin, 67), au Musée historique, exposition sur Henri Beecke (1877-1934) jusqu’au 11 octobre, commissaire Mme Pia Wendling conservatrice. Musée Historique - Chapelle des Annonciades Place Albert Schweitzer 67500 Haguenau Tél : 03 88 93 79 22 lA


Art nouveau :
Paris, Musée du Luxembourg, Louis Comfort Tiffany. Couleurs et lumières jusqu’au  17 janvier 2010, lundi, vendredi de 10h30 a 22h, mardi, mercredi, jeudi de 10h30 a 19h, samedi, dimanche, jours fériés de 9h30 a 20h

Paris, Musée les Arts décoratifs, Estampe et Lithographie 1900 à l’honneur avec l’exposition « Hommages à Toulouse-Lautrec affichiste » Musée des arts décoratifs, jusqu’au 3 janvier 2010, 107, rue de Rivoli 75001 Paris 01 44 55 57 50

 

Paris, Musée d’Orsay , Art Nouveau Revival 1900 . 1933 . 1966 . 1974, 20 octobre 2009 - 4 février 2010,  9h30-18h
21h45 le jeudi fermé le lundi


Art déco :

Rennes, (35) musée des Beaux Arts « Odorico, mosaïstes Art déco » C'est en 1882, que les frères Odorico s'associent pour fonder leur propre entreprise à Rennes, elle durera jusqu'en 1978. Horaires: Le mardi, de 12h à 21h (nocturne) mercredi, jeudi et vendredi de 12h à 19h, samedi et dimanche de 14h à 19h. Jusqu’au 03 janvier 2010.

La Grande Guerre et les artistes :

Lamballe (22), musée Mathurin Méheut, « Artistes Bretons en guerre » La grande guerre vue par Mathurin Méheut et ses contemporains, Jean-Julien Lemordant, Camille Godet, Jean-Georges Cornelius, jusqu'au 31 décembre 2009, Place du Martray 22 400 Lamballe, horaires mercredi vendredi et samedi de 14h 30 à 17h.

Fernand Pelez. La Parade des humbles.  Paris, Petit Palais, Musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris, jusqu’au  17 janvier 2010.


Livre

« Couleurs et Lumières d'Alsace, libre regard sur des artistes peintres » alsaciens de la période 1870-1970, de Pascal Jung et Jean-Claude Wey. Editions Les Petites Vagues.


Sur le WEB

 

Le Site www.alsace-collections.fr   se présente comme   destiné aux  collectionneurs et aux personnes qui partagent la  passion de l'art alsacien, il a pour but d’aider  à :

- Compléter leurs collections

- Vendre, Acheter ou Echanger des Tableaux au prix du Marché

- Se mettre entre contact avec d'autres collectionneurs

- S'échanger les bonnes infos

 

Portes Ouvertes

Montreuil, Portes Ouvertes des ateliers d'artistes de Montreuil , Christine Destours, qui invite dans son atelier présente ses boites, Emmanuelle Anquetil ses vidéos, et Jean-Pierre Cazes ses gravures. 2 rue Marcelin Berthelot, escalier fond de cour à gauche, 1er étage gauche (métro Croix de Chavaux, ligne 9, Mairie de Montreuil) Les samedi 17 et dimanche 18 octobre 2009 de 14h à 17h



Galeries


Paris, Ernest pignon Ernest estampes récentes à la galerie Lelong, 13, rue de Téhéran, Paris 8e. jusqu'au 10 octobre

Paris, Exposition Tomi Ungerer , Galerie Martel 17, rue Martel, 75010 Paris tél. 01 42 46 35 09 Ouverture de 14h30 à 19h00 du mardi au samedi , jusqu’au 31 octobre 2009
http://www.galeriemartel.com/
http://www.lewub.com/lolmede/index.php?2009/09/17/614-reportage-tomi-ungerer

Paris, « OH CET ECHO exposition palindromique » rassemblement d’œuvres sur papier de type « marabout bout de ficelle », avec des artistes de divers horizons : Georg Baselitz, Jörg Immendorff, Per Kirkeby, Markus Lüpertz , Agathe May, Pierre Collin, Vincent Corpet, Kyle Field, Steve Galloway, Isabelle Happart, Killofer, Frédéric Poincelet, Louis Pons, Bruno, Richard, Singeon. Galerie Catherine Putman 40 rue de Quimcampoix 75004 Paris, ENTREE GRATUITE, jusqu’au 31 octobre.


Dans les musées parisiens les expositions de l’automne démarrent :

Paris, Musée du Louvre ; « Titien, Tintoret, Véronèse... Rivalités à Venise », ou comment découvrir une époque et des peintres impressionnants, en se faisant vraiment plaisir. Une exposition  bien faite et didactique. Jusqu’au 4 janvier.
Galeries nationales du grand Palais.

Paris, Musée D’Orsay, James Ensor(1860-1949), rétrospective du grand peintre belge dont l'oeuvre singulier court du début des années 1880 jusqu'au beau milieu du XXe siècle. Du 20 octobre au 4 février 2010.

Paris, Beaubourg, rétrospective, Pierre Soulages. le « peintre du noir et de la lumière » du 14 octobre 2009 au 8 mars 2010 de 11h00 - 21h00

Et puis :


Paris, L'exposition « La Confusion des Sens » à l'espace Louis voir article.

Thionville, Exposition de livres d'artistes sur le thème du "voyage" La Bibliothèque municipale de Thionville propose la seconde édition de la manifestation littéraire et artistique transfrontalière dédiée aux livres d’artiste « Autres Rives / Autres Livres » L’exposition réunit une centaine de livres d’artiste sur le thème du voyage qu’il soit vécu, imaginaire, ultime, utopique ou impossible … issus des bibliothèques et des écoles d’art de la Grande Région, du Frac Lorraine et de la Bibliothèque Kandinsky du Centre Pompidou, Paris. Jusqu’au 25 octobre 2009 à l’espace d'art du Centre Jacques Brel http://www.centre-jacques-brel.com/

Auvers-sur-Oise , 95, « Panorama de la gravure, de Daubigny à nos jours » Du 17 octobre 2009 à avril 2010, le musée DAUBIGNY Manoir des Colombières Rue de la Sansonne 95430 Auvers-sur-Oise, 01 30 36 80 20

Compiègne (60) , Estampe Européenne, l'Espace Jean Legendre, accueille les oeuvres de 43 artistes français, hongrois, danois et roumains, dont certains créées dans l'atelier Torben Bo Halbirk, jusqu’au 10 décembre, Espace Jean Legendre, Pl. Briet Daubigny/Rue du Gal Koenig 60200 Compiègne 03 44 92 76 76

Eymoutiers, 87, Marc Chagall , exposition Lithographies, Gravures, Grands Livres illustrés, Espace Paul Rebeyrolle 87120, jusqu’au 15 novembre 2009 , 05 55 69 58 88.Tous les jours de 10h à 19h.



Et toujours :


Avallon, Plein ciel sur les gravures : Léon Degoix (1858-1931) ,Musée de l'Avallonnais, vétérinaire, homme politique et amateur d'art, membre de l'Académie Jullian et graveur, jusqu’au 31 décembre 2009,

Roubaix, (59), Henry de Waroquier (1881-1970) exposition de sculpture sur celui qui fut aussi graveur, à la Piscine, jusqu’au 18 Octobre 2009 , 23 rue de l'Espérance, 59100 Roubaix, 03 20 69 23 60 http://www.roubaix-lapiscine.com/


Montélimar , "Calvo ou l'art du détail dans la bande dessinée" Le Musée de la Miniature ouvre ses portes à l’un des plus grands auteurs de la bande dessinée française. Edmond-François Calvo (1892-1957) est l’auteur de La bête est morte!, (La guerre mondiale chez les animaux ,1944/45) Jusqu’au 31 décembre 2009, Musée de la Miniature 19 rue Pierre julien Montélimar, du mercredi au dimanche de 14h à 18h

Abbeville,(80) Génération Manessier , sous l’objectif de Jean-François Bonhomme Musée Boucher-de-Perthes Abbeville 24, rue Gontier Patin. 80100 – Abbeville Tél. 03 22 24 08 49 – Ouvert tous les jours de 14h à 18h, sauf le mardi

La Côte-Saint-André , (Isère) Jongkind, « des Pays-Bas au Dauphiné » , Musée Hector-Berlioz , jusqu’au 31 décembre 2009, 69 rue de la République, BP 63 38 261 La Côte-Saint-André Cedex 04.74.20.24.88, Le musée est ouvert tous les jours sauf le mardi de 10h à 19h ENTRÉE GRATUITE


C’est la fin :

Mulhouse, Zofia Rostad, « une vie en couleur » Musée de l’impression sur tissus. Jusqu’au 25 octobre 2009, Musée de l’Impression sur Etoffes 14, rue Jean Jacques Henner 68100 MULHOUSE, 03 89 46 83 00, www.musee-impression.com

A venir :

Paris, Marie Lavie,
Icônes et Monotypes  « Patmos, l’île de la révélation » du 18 au 29 novembre 2009, Atelier Gustave 36 rue Boissonade, Paris 14e « Il existe un autre Patmos, celui de la petite île rocheuse à forme d’hippocampe du sud de la mer Egée, aux côtes dentelées, au relief contrasté, dominé par la sévère forteresse du monastère saint Jean le Théologien. »

Saint-Cloud (92), Bois de fil, bois debout... La gravure sur bois du 21 novembre au 20 décembre 2009, , Musée des Avelines 60 rue Gounod 92210 Saint-Cloud 01 46 02 67 18 http://musee-saintcloud.f

Saint Louis, (68), Andrea Pagnacco, artiste d’origine vénitienne, se réclame d’une longue tradition, ce qui ne l’empêche pas de produire des estampes stupéfiantes de modernité. Les fragments de notre environnement technologique y suscitent des interrogations métaphysiques sur le rapport de l’homme aux objets. Forum, Hôtel de ville. Entrée gratuite Du 5 mars 2010 au 11 avril 2010

Wesserling, Pierre SPALAÏKOVITCH organise une exposition de l'œuvre gravé et dessiné de Milivoj Grujic' dit "ELIM" au Parc de Wesserling du 6 février au 9 mai 2010 http://www.parc-wesserling.fr/


Livre :
Hélène Bonafous-Murat est expert en estampes, originaire de Lesneven elle présente à la libraire Dialogues de Brest son dernier livre, inspiré par les frères Le Nain

 

jcrrogne.jpg La Bourse Jean-Claude Reynal 2009

10 000 € pour le voyage d’un jeune artiste à l’étranger.


La date limite d’inscription est le 15 novembre 2009


Le graveur Jean Claude Reynal, avait souhaité créer une bourse, destinée à un jeune artiste, afin de lui permettre un voyage d’étude à l’étranger. 

Sous l’égide de la Fondation de France et de l’Ecole des Beaux-Arts de Bordeaux, la Bourse de la Fondation Jean-Claude Reynal attribue 10 000 Euros à un jeune artiste travaillant  sur papier.


Télécharger les conditions de participations

http://www.rosab.net/bourse-reynal/

 

Qui est Jean-Claude Reynal (1938-1988) ?

http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Claude_Reynal

http://jeanclaudereynal.over-blog.com

L'exposition « La Confusion des Sens » à l'espace Louis Vuitton Marie-Anne Chenerie

Vous voulez vous offrir 30 minutes de beauté, de calme et de dépaysement au coeur des Champs Elysées ? Non il ne s'agit pas d'un nouveau spa ou d'un bar à oxygène, mais bien de la nouvelle exposition à l'Espace Louis Vuitton , 60 rue Bassano: « la Confusion des Sens » .

Entrez-y sans a priori , oubliez les sacs et les malles Louis Vuitton , laissez vous surprendre. D'abord, l'entrée dans l'exposition : ne comptez pas sur moi pour vous dire comment on y pénètre , sachez que l'idée est surprenante, simple et efficace . Vous devez « jouer le jeu ». Mais rassurez vous, ceci se fait en douceur et sans risque. Bien sûr, c'est une exposition d'art contemporain( donc à forte connotation conceptuelle ) , et , penserez-vous, faites pour nos cerveaux et non pas pour nos sens ( et encore , pas tous les cerveaux ! ) . Mais si j'ai choisi de vous en parler , c'est que les artistes parlent ici à nos émotions , et à nos sens . On peut évidemment rajouter une couche « d'intelligence » - et le beau catalogue distribué à la sortie vous y aidera – mais ce n'est pas absolument nécessaire ....

Avant les oeuvres, quelques lignes sur le lieu, qui contribue à l'impression générale de calme, de luxe, de pureté :imaginez un très grand espace tout blanc , de forme complexe, avec des vides , bref , un espace qui respire . Et l'ouverture sur le ciel ( ce jour là , changeant ) et Paris, gris et blanc , avec la trouée rousse du l'avenue George V et l'or des Invalides . Quand vous serez dans cet espace , sortez sur le balcon qui en fait le tour : c'est comme d'être sur la coursive d'un grand bateau luxueux qui avance dans Paris .

Les oeuvres, maintenant . D'abord, il y en a peu , et c'est très bien ainsi : combien de fois êtes vous sortis épuisés et frustrés d'expositions qui ont voulu trop en montrer . Les organisateurs ont eu le courage de choisir , et certainement de renoncer à des artistes significatifs , mais ce peu contribue lui aussi à cette impression d'espace et de liberté . Je choisis de vous parler ici de 3 oeuvres :

La première( et nous sommes bien, sur ce blog, dans un espace réservé à la gravure, à l'impression, à l'estampe ) est celle de Véronique Joumard : un grand mur courbe uni orange vif , qui n'a rien de particulier apparemment, sauf que si vous vous y appuyez ( votre main par exemple ) , la trace s'inscrit en jaune de façon éphémère , grâce à une peinture thermosensible: c'est chaud, vivant ( la vibration de cet orange et de ce jaune vif dans cet espace blanc est magnifique ) ; c'est vous qui décidez de l'empreinte que vous laissez. , seul ou à plusieurs . Evidemment, on pense à Michel Klein mais là, l'acteur, c'est vous : une empreinte, un dessin, un « coloriage » . Je me suis prise à rêver de de ce que pourrait donner ces empreintes si plusieurs personnages, nus , y appliquaient leur corps , pour inscrire des traces qui s'effacent, se superposent et disparaissent pour n'en garder que le souvenir : ici l'empreinte est éphémère , gratuite et d'autant plus précieuse .

La seconde oeuvre que j'ai vraiment aimée est celle de Didier Faustino : encore un « passage » : franchissez cette entrée , digne des lambris d'une demeure bourgeoise , « poussez la porte » , une matière douce et sensuelle vous surprendra et , derrière, vous y trouverez ce que votre esprit a rêvé : le grenier de votre enfance, la scène interdite que l'on ne doit pas voir, les cadeaux de Noël cachés aux yeux des petits, et aussi peut être aurez-vous un peu peur . Et s'il n'y avait rien derrière cette porte si normale en apparence ?

Enfin, je terminerai par le ciel de Laurent Saksick, un très grand artiste de mon point de vue : il a réalisé un de mes vieux rêves : pouvoir inscrire sur un de mes murs un morceau de ciel vivant et changeant, vous savez , comme la robe couleur de temps de Peau d'Ane . Bien sûr, dans cette oeuvre magnifique, il y a , si on le veut , bien des « concepts » sous-jacents et aussi une belle prouesse technique, mais , moi, je n'ai vu que le résultat : le ciel est tout près et je peux passer des heures à observer ses gris, ses bleus, ses blancs; je peux même passer à travers ...Un conseil : après avoir vu cette oeuvre, ressortez sur la coursive et observez le « vrai » ciel : vous le regarderez d'un autre oeil .

Je me souviens d'un de mes professeurs de dessin qui disait toujours : "regardez le ciel au-dessus d'une construction : s'il vous paraît beau ou remarquable, c'est que l'oeuvre architecturale est réussie" .

Voilà « ma » visite est terminée, certes je n'ai pas tout autant aimé mais je suis ressortie sur les Champs Elysées un peu déstabilisée , rafraichie, reposée. Bravo aux organisateurs : un choix éclectique, un accueil soigné , calme et attentionné , un espace exceptionnel , où l'intérieur et l'extérieur se répondent .

Une seule remarque, car il faut bien une critique : je sais bien que nous sommes à la Fondation Louis Vuitton, quasiment dans le magasin phare de la marque , mais ne pourrait-on pas attendre d'être entièrement sorti de l'exposition pour se voir proposer de passer par le magasin ? ( fort intéressant d'ailleurs en termes d'architecture intérieure et de mise en scène des objets )

Allez y , c'est jusqu'au 10/01/1010. Un conseil : choisissez bien votre jour et la météo qui vous conviendra : votre ciel en sera différent : bleu éclatant ou orageux ou blanc laiteux ou tourmenté et gris profond avec toutes les nuances que l'on peut imaginer et que l'on ne voit d'habitude que lorsqu'on lève la tête ( et encore si on lève la tête ! ) .

Jusqu'au 10 Janvier 2010

"La Confusion des Sens"

Espace culturel Louis Vuitton

60, rue de Bassano / 101, avenue des Champs-Élysées

75008 Paris


http://www.louisvuitton.com/espaceculturel/index_FR.html


Ouverture : du lundi au samedi de 12h00 à 19h00, le dimanche de 11h00 à 19h00 (ouvert les jours fériés à l’exception du 25 décembre et du 1er janvier),

ENTREE GRATUITE


Quelques manifestation autours des imprimeurs sont organisées  à l’occasion des journée du patrimoine, les 19 et 20 septembre 2009 :

Arcueil (94), Découverte de l'atelier d'estampes ETR Balistic, l'Atelier-Musée d'Art Graphique d'Arcueil propose une visite de l'atelier et d'une importante collection de presses et d'outils représentatifs de l'histoire de l'imprimerie du XIXe siècle. Samedi 19 et dimanche 20 septembre 2009, de 14h à 18h, ETR Balistic Atelier-Musée d'Art Graphique d'Arcueil 5 avenue de la convention Tél : 01 45 46 51 64 http://etrbalistic.free.fr

Issy les Moulineaux,
l'Imprimerie d'art des Montquartiers vous invite à découvrir des œuvres réalisées au sein de cet établissement.
Fondée par Pierre Bouchet en 1927, l'Imprimerie d'art assure l'impression typographique et lithographique selon des méthodes traditionnelles. Livres mais aussi planches lithographiques sont exposés en présence des artistes qui les ont réalisés.  01 41 23 87 00 Bus 123



Paris (10e), Atelier de l'imprimeur d’art taille-doucier René Tazé, Démonstration d’impression de gravures sur cuivre. Dimanche 20 septembre de 10h à 12h et de 14h à 18h Atelier Tazé 70 rue René Boulanger Villa du lavoir, bât. 4A 75010 PARIS 01 42 39 90 20, M° Gare de l’Est http://www.atelier-rene-taze.com

Et à Draveil, L'Association Paris Jardins de Draveil, dans l'Essonne, propose une visite au château de Draveil autour des gravures d'Edmond et J.J.J. RIGAL.

Hommages à Toulouse Lautrec affichiste au Arts Décoratifs. Jusqu’au 3 janvier 2010,

   
 

Les affiches réalisées par Henri de Toulouse Lautrec sont tellement connues reproduites et ainsi galvaudées, qu’il peut sembler inutile voire déprimant d’aller voir des originaux aux Musée des Arts décoratifs. Pourtant passé le premier moment de désarroi dans des salles d’exposition, sombres, aux murs à nus, recouverts de froides plaques métalliques, la visite s’avère distrayante et didactique.

Le musée des Arts Décoratifs possède 26 affiches, du petit homme boiteux à lorgnon, venu d’Albi avec son chapeau, trainer dans les lieux, glauques et libidineux, mais bien attirants, des folles nuits du Montmartre à la Belle Epoque. Un air de french cancan, peut mettre un point d’orgue à la galerie des poncifs ainsi énumérés. Mais l’exposition sait en sortir, tout en en jouant,  pour nous expliquer qu’Henri de Toulouse Lautrec est un grand lithographe, l’affiche qui prend avec lui son envol, est vite devenue une affaire sérieuse, qui continue à influencer les têtes de ceux qui la regardent.

Des affiches précieuses

La muséographie veut, peut être, nous plonger dans l’ambiance obscure des nuits de la période  de 1891 à 1900, pendant laquelle, les affiches furent créés. Mais la faible lumière a pour objectif essentiel,  de protéger ces affiches fragiles et rares.

Henri de Toulouse Lautrec, conseillé par le galeriste  Maurice Joyant,  a su préserver ses estampes en effectuant des tirages limités et en effaçant les pierres après que le nombre de tirage souhaité ait été obtenu. Elles ont très vite été collectionnées, l’artiste étant déjà connu quand il les a réalisées, et l’affiche ayant suscité un engouement énorme vers la fin du XIXème siècle.

Les affiches présentées sont de magnifiques tirages et comportent souvent de savoureuses remarques : un petit dessin de l’artiste, comme le délicieux croquis de patineuse sur celle représentant Misia Natanson pour la Revue Blanche.

L’affichomanie

Henri de Toulouse Lautrec a contribué à la passion pour l’affiche qui s’est développée à cette période et que certains on appelé l’affichomanie.

Cette frénésie se constate par le nombre de publication qui sont consacrées à cet art qui passe au statut d’art « majeur ». Ce cher Clément-Janin, auteur d’un article dans Byblis sur Maurice Achener,  dirige la revue « l’estampe » qui dont des  numéros sont dédiés à l’affiche. Le galeriste Edmond Sagot se spécialise sur le créneau Les grands journaux quotidiens ont leur rubrique régulière sur l’actualité de l’affiche. Léon Deschamp (1864-1899) fonde, quand à lui, la revue artistique et littéraire «la Plume » et organise conférences, concours et expositions dont le « salon des cents » pour lequel il demandera à de fabuleux artistes la réalisation des affiches : Alphons Mucha, Pierre Bonnard, Adolphe Willette, Eugène Grasset (la dame du Larousse Illustré), Jules Everpoel et Henri de Toulouse Lautrec.

Auteur  de nombreux livres sur l’estampe et grand collectionneur, Henri Beraldi (1849-1931) dira « Aujourd’hui c’est l’affiche qui donne des joies à l’amateur d’estampes ».

 

Influence de l'art japonais

Les œuvres d’Henri de Toulouse Lautrec sont imprégnées de références à l’art japonais dont il est un connaisseur passionné, comme beaucoup d’artistes de l’époque. Cette influence se concrétise par son  monogramme, inspiré des ornements des sabres japonais. Par l’utilisation de grands aplats de noir pour ses personnages, souvent détourés ou bien cerclés d’une couleur pour obtenir un effet de cloisonnement. Enfin, il laisse  apparaitre, dans certaines zones,  le blanc du papier. L’exposition montre comment ces techniques sont employées sur les affiches présentées.

 

Des affiches qui dévoilent un homme étonnant

L’exposition sait placer près des œuvres, les informations et les anecdotes pertinentes sur le contexte de leur création. Elles nous permettent  de regarder avec un regard neuf ces images connues.

L’affiche  réalisée pour le salon des cents est celle d’une femme sur le pont d’un bateau. Elle représente, une inconnue qui  fascina Henri de Toulouse Lautrec, passager sur un cargo pour un voyage le Havre Bordeaux. Pour rester à sa proximité il poursuivi la traversée jusqu’à Dakar, mais sans jamais lui oser lui parler.

Le dessin qui représente la troupe de mademoiselle Eglantine est recopié d’une photo de cette troupe. Elle comportait des artistes aux noms évocateurs : la déjà nommée Eglantine, Jane Avril, Cléopâtre et Gazelle.

Jane Avril, quand à elle, mainte fois représentée dans une posture acrobatique, mais très intéressante d’un point de vue graphique, avait la réputation de « danser comme une orchidée en délire », nous n’aurions pas forcement pensé à cette association.

Certaines affiches générèrent des scandales, d’autres furent refusées, l’affiche de publicité pour la chaine à vélo Simpson, sur le prétexte que cette dernière n’était pas assez ressemblante. Celle sur Aristide Bruant aux Ambassadeurs, ne plaisait pas à l’organisateur du spectacle, mais fut imposée par le chansonnier puis jugée « épatante » par le public.

Mais, la plus étonnante est celle de l’Artisan Moderne, sous le regard désapprobateur de son employée, en  tablier, une cornette sur la tête, une dame est dans son lit, sur lequel trône un petit chien, et reçoit l’artisan marteau et mallette à outils à la main. L’homme représenté est un bijoutier d’art, ciseleur chez Maty et a pour le moins une expression troublante.

Les grands de l’affiche contemporaine rendent hommage à Henri de Toulouse Lautrec

L’exposition présente en parallèle aux affiches d’Henri de Toulouse Lautrec, celles de graphistes contemporains. En 2001, ils ont proposé un hommage pour la commémoration des 100 ans de la mort de l’artiste. Avec les codes graphiques actuels, ces acteurs majeurs des publicités qui nous cernent donnent leur vision de l’artiste.  Ce face à face ne m’a pas paru indispensable, les associations entre les affiches contemporaines et celle d’Henri de Toulouse Lautrec, perturbent la lisibilité de l’exposition.

Détails pratiques : Les Arts Décoratifs - Publicité 107 rue de Rivoli  75001 Paris
01 44 55 57 50, du mardi au vendredi de 11h à 18h, le samedi et le dimanche de 10h à 18h, le jeudi : nocturne
jusqu’à 21h


 

La Villa Médicis à 30 mn de RER de la station Châtelet ? Oui, au Musée de Saint Maur ( la «  villa Médicis ») qui expose en ce moment la Biennale de l'Estampe . Passionnant, pour le néophyte comme pour les graveurs avertis, dans un cadre inattendu: un jardin qui sent le tilleul, un petit hôtel de pierre blanche du 19è siècle, de belles salles très lumineuses.


Je ne vous parlerai pas ici des différentes techniques de l'estampe ( très bien expliquées dans l'audioguide , que vous pouvez d'ailleurs télécharger www.audiovisit.com/visite_detail.php?vi )  , mais bien de ce que j'ai ressenti en face de certaines gravures , selon un choix tout à fait arbitraire, parmi les 42 artistes exposés.

Avant de vous parler des œuvres, une remarque- entièrement personnelle- sur le thème de cette Biennale 2009 : « la Métamorphose » . Voici un intitulé qui permet tout et son contraire , et , c'est bien le cas, vous trouverez des représentations de portraits, de chantiers, de papillons, de héros mythologiques , de minéraux, que sais-je ... Et d'ailleurs , la gravure n'est-elle pas elle même une métamorphose , puisque , par l'impression, la gauche devient la droite ,  le clair devient le foncé , et le creux devient le plein . Chaque tirage amène sa part de transformation, d’imprévu, bref de métamorphose. Voici donc un thème qui présente  peu d'intérêt par lui-même  ...

 

 

Bon, maintenant que je me suis laissée aller à ce léger mouvement d'humeur, parlons des merveilles que j'ai vues, car, après tout , le thème n'est qu'un prétexte . Je vais vous citer plusieurs œuvres qui ont retenu mon regard .


            Parmi elles figurent les 4 prix, attribués avec justesse, de mon point de vue ; les 3 critères à remplir sont : la qualité technique, la personnalité de l’artiste, l'adéquation avec le thème choisi ( pour ce critère , vous avez compris que je suis plus dubitative) . Personnellement (mais personne ne m'a demandé de faire partie du jury !), j'aurais ajouté un autre critère : «  les techniques de l'estampe correspondent-elles bien à ce que l'artiste a voulu exprimer ? ». En effet, qu'apportent ces noirs si différents, ces effets granuleux, ces  nuances infinies de gris, ces superpositions, cette interaction entre le papier ou le support choisi par l'artiste et sa création, par rapport à une autre technique?

 

            Voici donc « ma » sélection;

 

  • La splendide « Terre » de Maurice Maillard, dure, étrange, silencieuse , pas d'être humain, sauf peut être celui qui regarde ?
  • Marcelle Hansellar et ses scènes étranges , intenses ( ai je déjà rêvé cette représentation , l'ai-je imaginée ? ) et les nuances de gris qui renforcent cette impression onirique et triste.
  • L'autoportait de Pablo Fleizman, avec cet oeil si noir qui vous transperce ; de plus, j'ai toujours beaucoup aimé les plaques au format aléatoire et le format inattendu de la gravure ( format trouvé au hasard, a dit l'artiste ) rend le portait plus fort, minéral, intransigeant.
  • Les chantiers de Catherine Bouyer: ici aussi, je dois avouer mon faible pour les scènes de chantiers urbains, démolitions ou constructions, leur désordre apparent , leurs lignes de force, leurs contrastes, si bien rendus ici , avec toute leur poésie triste.
  • La finesse mystérieuse du dessin à l'eau forte d'Angelo Demartin, ou la rencontre surprenante du crayon et de l'escargot.
  • Les oiseux , au premier abord charmants, mais, à y mieux regarder, troublants , décalés dans leur mise en page et leurs superpositions , et ce si beau noir , accroché par les « barbes » de la pointe sèche .
  • Catherine Gillet et son œuvre au burin, qui force l'admiration, pour qui connait la technique et a tenté de s'y frotter!
  • L'expression colorée de Philippe Auriol, et la répétition noire de ses « narcisses »; ses couleurs, juvéniles, claquantes, un peu acides, font jouer l'ensemble de tous les gris et les noirs des autres œuvres : voici l'iconoclaste de l'exposition !
 

C'est donc ma sélection, à vous de faire la vôtre.

 

 

            Et si la réelle métamorphose n'était pas celle du reflet de votre visage dans la vitre qui protège la gravure, sur ces noirs et gris, déchirés, entaillés, satinés , hachés , troués, qui transforment l'image de vous que vous croyez connaître.

 

            Vous repartez de la Villa Médicis  en regardant tout ce qui vous entoure comme une gravure possible : les rails du train qui vous ramène vers Paris , la banlieue et ses chantiers qui défilent, le noir du tunnel , le jeune avec son « ghettoblaster », dont le T shirt vous rappelle les couleurs de l'estampe sur plexiglas , ou encore les sièges de la station RER de Nation ( vous savez, ces invraisemblables « cellules-coques » en plastique rouge foncé ! ) : les estampes ont réussi à changer votre regard !

 

 

Pour s'y rendre :

 

Renseignements :
Musée de Saint-Maur
Villa Médicis
5, rue Saint-Hilaire
94210 La varenne saint Hilaire
Téléphone : 33(0)1.48.86.33.28
Courriel : musee@mairie-saint-maur.com

Accès
RER : ligne A2, direction Boissy-Saint-Léger, arrêt La Varenne-Chennevières
Route : autoroute A4 ou A86, sortie Saint-Maur, suivre Saint-Maur centre.
Bus : n° 111 ou 112, arrêt La Varenne-Chennevière



Horaires d'ouverture :
Du mardi au samedi de 10h à 12h et de 14h à 18h,
dimanche de 11h à 13h et de 14h à 19h. Fermé le lundi et jours fériés

Jusqu'au 20 septembre 2009 ....

 

Actualité des manifestations sur le contexte historique et culturel de Maurice Achener

Journées du Parimoine :

Rosheim , (Bas Rhin, 67), Le cercle des amis du groupe de Saint Léonard organise une visite guidée du Parc de la Léonardsau, Dans le cadre des Journées du Patrimoine du samedi 19 septembre et du dimanche 20 septembre 2009 à 15 heures,avec Thierry BURKARD, Président de l'Association des Amis de la Léonardsau, suivie d'une causerie animée par Jean-Charles SPINDLER sur le Cercle de Saint- Léonard, dans la cour du Chapitre de Saint-Léonard à Boersch.
48 Route de Saint-Léonard – 67530 Saint-Léonard – BOERSCH info@cerclesaintleonard.com  www.cerclesaintleonard.com

Expositions Alsace :


Haguenau, (Bas Rhin, 67), au Musée historique, exposition sur Henri Beecke (1877-1934) jusqu’au 11 octobre, commissaire Mme Pia Wendling conservatrice. Musée Historique - Chapelle des Annonciades Place Albert Schweitzer 67500 Haguenau Tél : 03 88 93 79 22 www.ville-haguenau.fr Mulhouse,(68),

Mulhouse, Le peintre Henri Zuber au Musée des Beaux-Arts de Mulhouse jusqu’au 30 septembre 2009. ENTREE GRATUITE Tous les jours (sauf le mardi et les jours fériés) Musée des Beaux-arts de Mulhouse 4, place Guillaume Tell 68100 Mulhouse. Tél. : 03 89 33 78 11.
 http://www.musees-mulhouse.fr/musee-des-beaux-arts/collections.html

Art nouveau :

Paris, Estampe et Lithographie 1900 à l’honneur avec l’exposition « Hommages à Toulouse-Lautrec affichiste » Musée des arts décoratifs, jusqu’au 3 janvier 2010, LES ARTS DÉCORATIFS 107, rue de Rivoli 75001 Paris 01 44 55 57 50

 A comparer avec Strasbourg, "Lika, Dorette, Hella ... femmes affichistes en Alsace de 1900 à 1980", qui se termine le 20 septembre 2009, Salle d'exposition de la BNU (2e étage) 6, place de la République Strasbourg.

Montpellier, Alphons Mucha au Musée Fabre, se termine aussi mois ci.

Art déco :

Rennes, (35) musée des Beaux Arts « Odorico, mosaïstes Art déco » C'est en 1882, que les frères Odorico s'associent pour fonder leur propre entreprise à Rennes, elle durera jusqu'en 1978. Horaires: Le mardi, de 12h à 21h (nocturne) mercredi, jeudi et vendredi de 12h à 19h, samedi et dimanche de 14h à 19h.
http://www.musee-bretagne.fr/63365158/0/fiche___pagelibre/


La Grande Guerre et les artistes :


Lamballe (22), musée Mathurin Méheut, « Artistes Bretons en guerre » La grande guerre vue par Mathurin Méheut et ses contemporains, Jean-Julien Lemordant, Camille Godet, Jean-Georges Cornelius, jusqu'au 31 décembre 2009, Place du Martray 22 400 Lamballe, horaires mercredi vendredi et samedi de 14h 30 à 17h. http://www.lamballe-tourisme.com/ot/content/view/14/97/lang,fr/
Autour de l'estampe et de l'illustration :

Salons, Biennales triennales etc…. de gravure :

Morhange , Lorraine, le 9 eme salon international de la gravure de Morhange,
Le Salon sera ouvert tous les vendredis, samedis et dimanches de septembre 2009 de 14h00 à 19h00. Possibilité de visite de groupes sur Rendez vous au 0608621214 ,

Le vernissage aura lieu le samedi 5 septembre 2009 à 17h00 en présence des artistes : Claire Illouz, André Meyer, Mordecaï Moreh, Joël Roche, Judith Rotchchild, Erik Saignes, Pierre Spalaïkovitch, Pierre Tiziani.





Saint Maur, au Musée de Saint-Maur (94), Quatrième édition de la Biennale internationale d'estampe de Saint-Maur. Avec des œuvres de : Philippe AURIOL, Marie-Yvonne BARBEZAT, Muriel Baumgartner, Bojan BIKIC, Médéric BOTTIN, Caroline BOUYER, Zénon BURDY, Pascale CHAUVIN, Paolo CIAMPINI, Adam CZECH, Angelo DE MARTIN, Alain Delpech, François DUBOIS, Manfred EGGER, Pablo FLAISZMAN, Noriko FUSE, Fanny GAGLIARDINI, Catherine GILLET, Nathalie GRALL, Mathilde GROS, Marcelle HANSELAAR, Setsuko IKAI, Marie-Paule LESAGE, Maurice MAILLARD, Marie-Clémentine MARES, Mario MARINI, Melissa MAYER GALBRAITH, MIC'TORN, Sayeh MOHTASHAMI, Olivier MORIETTE, François MOUROTTE, Isabel MOUTTET, Drora OVRUTZKI, Juliette PLANQUE, Muriel RIGAL, Tamara SASS, Marjan SEYEDIN, Françoise TANNIERES, Krysztof TOMALSKI, Valérie VAHEY, Francisco VALESCO, Christiane VIELLE

Horaires d'ouverture : Du mardi au samedi de 10h à 12h et de 14h à 18h, dimanche de 11h à 13h et de 14h à 19h. Fermé le lundi et jours fériés, jusqu’au 20 septembre 2009, Musée de Saint-Maur Villa Médicis 5, rue Saint-Hilaire 94210 La varenne saint Hilaire, O1.48.86.33.28 RER : ligne A2, direction Boissy-Saint-Léger, arrêt La Varenne-Chennevières, ENTREE GRATUITE.


Portes ouvertes :

Fontenay aux Rose, 92, Lors des Portes Ouvertes des Ateliers d'Artistes, l’ atelier Rigal accueille chaleureusement, les 25, 26 et 27 septembre 2009. Une occasion de découvrir le monde des ateliers d’impression et les oeuvres de Edmond et JJ Rigal.

Conférences :

Paris, INHA, lors des journées européennes du Patrimoine "Petites leçons d’histoire de l’art" Organisées par les chercheurs de l’INHA et de la galerie Colbert le samedi 19 septembre 2009 de 10h-18h INHA Galerie Colbert Salle Walter Benjamin (rez-de -chaussée) 2 rue Vivienne 75002 Paris accès : 6 rue des Petits-Champs Entrée libre dans la limite des places disponibles





Expositions
:

Paris, Enki Bilal, exposition des tous les dessins de l’album « Animalz », Une bande dessinée déconstruite, les dessins sont présentés sans leur texte et on ne devine pas celui ci. Le papier gris supporte des dessins aux beaux rehauts de blanc. La partie « polaire » qui succède à celle des « cow-boys aquatiques » donne les œuvres les plus virtuoses. Un dessin présente vu en surplomb une femme dans un beau drapé blanc, des scènes sur la banquise sont très réussies, c’est glacé, figé mais bluffant. La vidéo, dans laquelle Enki Bilal s’exprime longuement sur son œuvre, explique cette série de 350 dessins et comment l’artiste construit son univers graphique aux hommes et femmes clonés. Jusqu’au 10 septembre 2009. 7 rond Point des Champs Elysées.

Paris, Musée d’Orsay, Max Ernst "Une semaine de bonté" - les collages originaux ».http://www.musee-orsay.fr/fr/accueil.html

Paris, au musée de la Poste l’exposition sur "L'art du carnet de voyage", est prolongée jusqu'au 21 septembre 2009 au Musée de la poste. Vaugirard 75731 Paris 15eme Musée de la poste

Strasbourg, l'exposition « Femmes affichistes en Alsace » retrace l'œuvre de quelques unes d'entre elles, de 1900 à 1980, jusqu'au 20 septembre à la Bibliothèque Nationale et Universitaire (BNU), place de la République à Strasbourg.

Avallon, Plein ciel sur les gravures : Léon Degoix (1858-1931) ,Musée de l'Avallonnais, vétérinaire, homme politique et amateur d'art, membre de l'Académie Jullian et graveur, jusqu’au 31 décembre 2009, http://www.musees-bourgogne.org/actualites/index.php?lg=fr&id_ville=&type=&pg=5#haut Roubaix,

Roubaix, (59), Henry de Waroquier (1881-1970) exposition de sculpture sur celui qui fut aussi graveur, à la Piscine, jusqu’au 18 Octobre 2009 , 23 rue de l'Espérance, 59100 Roubaix, 03 20 69 23 60 http://www.roubaix-lapiscine.com/

Pont à Mousson, (54) Exposition Roger Marage, une sélection d’environ soixante-dix estampes de sa donation au musée est présentée. Jusqu’au 21 septembre 2009, Musée Au fil du papier, 13 rue Magot de Rogéville, 54 700 Pont-à-Mousson, 03 83 87 80 14.

Villeneuve-sur-Lot, (47) Alechinsky, « Les Affiches », Musée de Gajac, 2, rue des Jardins 47300 Villeneuve-sur-Lot, 05 53 40 48 00, jusqu’au 30 septembre, tous les jours de 10h à 12h et de 14h à 18h sauf samedi et dimanche de 14h à 18h, http://www.ville-villeneuve-sur-lot.fr/a-la-une.php?id=303

Montélimar , "Calvo ou l'art du détail dans la bande dessinée" Le Musée de la Miniature ouvre ses portes à l’un des plus grands auteurs de la bande dessinée française. Edmond-François Calvo (1892-1957 est l’auteur de La bête est morte!, (La guerre mondiale chez les animaux ,1944/45) Jusqu’au 31 décembre 2009, Musée de la Miniature 19 rue Pierre julien Montélimar, du mercredi au dimanche de 14h à 18h: http://www.montelimar.fr/vdm/actualites.php?Id=3735

Cherbourg, Hugo Pratt musée Thomas-Henry, jusqu'au 20 septembre. http://www.villecherbourg.fr/fr/cherbourg_octeville/manifestations_culturelle/expositions_temporaires/hugo_pratt_periples_secre/default.asp Mulhouse, (68),

Mulhouse, Zofia Rostad, « une vie en couleur » Musée de l’impression sur tissus. Jusqu’au 25 octobre 2009, Musée de l’Impression sur Etoffes 14, rue JeanJacques Henner 68100 MULHOUSE, 03 89 46 83 00, www.musee-impression.com

Abbeville,(80) Génération Manessier , sous l’objectif de Jean-François Bonhomme Musée Boucher-de-Perthes Abbeville 24, rue Gontier Patin. 80100 – Abbeville Tél. 03 22 24 08 49 – Ouvert tous les jours de 14h à 18h, sauf le mardi http://www.ot-abbeville.fr

La Côte-Saint-André , (Isère) Jongkind, « des Pays-Bas au Dauphiné » , Musée Hector-Berlioz , jusqu’au 31 décembre 2009, 69 rue de la République, BP 63 38 261 La Côte-Saint-André Cedex 04.74.20.24.88, Le musée est ouvert tous les jours sauf le mardi de 10h à 19h ENTRÉE GRATUITE http://www.musee-hector-berlioz.fr/pages/index2/id/241

Le peintre et graveur Alfred Manessier(1911-1993), originaire d’Abbeville, dans la Somme resta toujours attaché à cette région.  Le  paysage, les couleurs de la baie de Somme, le marquèrent dès son enfance et influenceront de façon durable sa peinture. Il  réalisera une de ses œuvres majeure en créant  des vitraux de l’église « Saint-Sépulcre » d’Abbeville. Le  Musée Boucher-de-Perthes lde la ville lui rend hommage en consacrant une exposition au peintre et aux  artistes ayant travaillé dans son entourage.


Manessier et Jean Bazaine, Jean Le Moal, Etienne- Martin, Jean Bertholle, Zao Wou-Ki, le graveur Roger Vieillard, son épouse  Anita de Caro, François Sthaly, Zoran Music, Hans Hartung, Maria Helena Vieira da Silva, Elvire Jan et Gustave Singier ont été des représentants de la seconde école de Paris. Le photographe Jean-François Bonhomme les a capté par son objectif, et a su en saisir l’humanité.  L’exposition présentera ces portraits ainsi que des œuvres des artistes.  Enfin trois huiles sur toile de la donation des enfants de Manessier trouveront leur place dans les collections permanentes.


Exposition 'Génération Manessier, sous l'objectif de Jean-François Bonhomme : jusqu’ au 1er novembre 2009, au Musée Boucher de Perthes à Abbeville, dans la Somme.

Des évènements sont associés à cette exposition :


"Découvrir les vitraux de l’Eglise Saint Sépulcre

Samedi 19 septembre 2009

Visites guidées de l’Eglise Saint Sépulcre proposées par l’Office de Tourisme d’Abbeville : 10h30 et 14h (spéciales enfants 6-12 ans) et 11h 30 et 15h (adultes)
Informations et réservation, Office de Tourisme d’Abbeville, 03 22 24 27 92


"Comprendre l’œuvre de Manessier"

Dimanche 6 septembre, 14h30
Visite-conférence de l’exposition « Génération Manessier » par Christine Manessier, fille d’Alfred Manessier, Lynda Frenois, commissaire de l’exposition, Jean-François Bonhomme, photographe et Philippe Le Burgue, expert près de la cour d’appel de Paris.- Musée Boucher de Perthes, Abbeville


Dimanche 6 septembre, 16h

Conférence par Jean-François Cocquet, adjoint au maire d’Abbeville en charge des affaires culturelles et auteur de « Manessier au Saint-Sépulcre d’Abbeville » publié en 2003. ‘L’espace et le temps dans les vitraux d’Alfred Manessier’. Musée Boucher de Perthes, Abbeville

 


Dimanche 4 octobre, 14h30

Conférence de Philippe Le Burgue, collectionneur : « Artistes de la génération Manessier, une histoire d’amitié ». Musée Boucher de Perthes, Abbeville


Jusqu’au 30 octobre

Ateliers Juniors Les enfants travailleront sur la reproduction d’une peinture de Manessier agrandie et devront la mettre en couleur. Le film « les offrandes d’Alfred Manessier » de Gérard Raynal leur sera dévoilé. Atelier ouvert le mercredi sur inscription - Musée Boucher de Perthes Abbeville

 


Nocturnes de 20h à 22 h le dernier jeudi du mois


ENTREE : 1 €


Musée Boucher de Perthes.
24, rue Gontier Patin.
80100 - Abbeville
Tél. 03 22 24 08 49 – Ouvert tous les jours de 14h à 18h, sauf le mardi


http://alfredmanessier.free.fr

http://www.ot-abbeville.fr

 

 

Par Marie Anne Chenerie

Envie d'une expo courte, rafraichissante , variée , inattendue  et ....gratuite ?  

Alors, allez voir jusqu'au 30/08 , à l'Espace " Fondation Edf" (autrefois " Espace Electra", pour ceux qui connaissaient), l'exposition " Le paysage français" .
 
Il s'agit d'une quarantaine de tableaux , des petits formats, rassemblés par un passionné de la peinture de paysage , qui estimait qu'aucun musée n'avait réuni de telles oeuvres.  Christian Grelety Bosviel est  mort jeune et  a légué sa collection au  Musée d'art et d'histoire de la ville de Meudon . Ceci en est un extrait , et vous y trouvez des merveilles : les paysages du XVIIIè , avec les grands arbres moussus , les vaches qui vont boire dans l'étang , les gros nuages gris clair , mais aussi , les arbres japonisants de Maurice Denis , une surprenante vue de l'Ile Saint Louis par Jongkind (et oui, c'est dans la rubriques "paysages", à cause de la présence dominante de la Seine ) , un merveilleux petit Lapicque et , surtout , mon préféré , un Vuillard: une vue d'un jardin en été , où les ombres sont gris mauve, les allées jaune paille et les formes à peine suggérées. Bien sûr, il ne faut pas oublier "le" Corot, avec son petit point rouge, mais ce n'est pas mon préféré . Est-ce parce que je l'ai trop vu ? Et pour finir , surprenant , Olivier Debré : sa toile pourrait être ce qu'on veut , mais c'est magnifique . Ah j'oubliais , pour les Bretons, une  belle série de paysages bretons , de Pont Aven à Douarnenez .
 
 
"La peinture de Paysage, chemin d'une collection" 
Fondation EDF  6 rue Récamier , M° Sèvres Babylone, tlj sauf lundi et fériés , 12h -19h , entrée libre, Jusqu'au 30/08/09

L’art du carnet de voyage de 1800 à nos jours au Musée de la Poste Paris jusqu’au 21 septembre 2009

Le grand air du large et des horizons lointains souffle sur le musée de la Poste, plus de 40 artistes présentent leur carnet de voyage et nous entrainent dans leurs pérégrinations. Ils ont fait vivre des moments de leur vie itinérante, sur le papier, et ce, chacun à sa façon L’exposition les regroupe sous le terme de « carnettistes », mais ils sont de plusieurs types: des scientifiques, aux les grands voyageurs parcourant la planète, en passant par les reporters de la société française.

Les plus anciens carnets datent du XIXème siècle, ce sont ceux des explorateurs des géographes et des scientifiques. Les récits de Paul-Emile Payot (1873-1929) se caractérisent par une écriture appliquée. Les explorateurs et scientifiques médiatisés tels que Paul Emile Victor (1907-1995) et Théodore Monod (1902-2000) ont également utilisé cet aide mémoire pour retracer leurs découvertes.

Parmi les carnets réalisés par des artistes contemporains impénitents voyageurs, quelques stars du récit de voyage dessiné, tel que Titouan Lamazou, mais aussi pléthore de découvertes.

Pour chaque artiste, son parcours et sa relation au carnet de voyage sont brièvement décrits. Même si les techniques graphiques, les calligraphies, les papiers, les mises en page sont variées, et personnelles, les artistes mettent souvent en exergue la capacité que donne l’exercice à capter le moment. Yvon Le Corre explique que «dessiner en marchant en voyageant, parce que l’on n’envisage pas de le faire autrement c’est un engagement de toute une vie… C’est une démarche tellement originale que chacun est un cas. Le geste de dessiner en faisant rentrer dans ce que l’on regarde donne une sorte de dilatation de l’intensité du moment ». Cette puissance permet à Géneviève Marot de préciser que « la mémoire est une passoire, le dessin est un bon remède ».


La réalisation d’un carnet de voyage prend du temps, et crée une relation avec ceux qui vous entourent à ce moment là. Benjamin Hao, peuple les siens de salles d’attente, d’entrepôts, la pratique du dessin a utilisé des temps morts et les a magnifiés. Le carnet comporte aussi des écritures : mots de la langue du pays que l’on se doit de connaître pour pallier aux besoins du voyage, description de moments, jeux de mots : Anne Steinlen, la glaneuse d’objets (boîte, cannette), indique « on m’appelle Aicha », c’est le nom de la marque de la confiture, elle poursuit logique « on m’appelle confiture ». Le carnet est le compagnon du voyage celui qui trace un fil rouge sur le périple effectué, et dont on tourne les pages dans les moments de solitude.

Le voyage n’a pas besoin d’être lointain, des « reporters graphiques » font des carnets de reportage, et explorent notre environnement. Noëlle Herrenschmidt va dans les prisons et les hôpitaux, et établi un contact avec ceux qu’elle y rencontre, soignants et malades, prisonnier. Les pinceaux et l’aquarelle savent se montrer sensibles et exacts. Le travail de Damien Roudeau, sur la communauté Emmaüs, d’une grande qualité graphique ,est non seulement beau mais émouvant. Les deux artistes restent plusieurs mois immergés dans les milieux sur lesquels ils témoignent, le résultat découle d’un travail engagé et d’un investissement personnel.

Mais le graphisme n’est pas toujours aussi classique, l’association des « carnettistes tribulants », raconte son quotidien sur un mode proche de la bande dessinée, dans lequel les bulles complètent le dessin. Des carnets de voyages sonores investiguent un autre moyen de communication. L

’exposition se clôt sur des carnets d’artistes, outils de travail, destinés à préparer d'autres œuvres, ils nous sont plus familiers et donc moins étonnants, dans ce cas le texte n’intervient plus.


Une exposition à ne pas manquer, pour rêver et comprendre. Elle doit vous donner envie de prendre un peu de papier pour y raconter ce que vous avez envie par le dessin, un peu de couleur et de texte. Votre carnet sera le plus beau, ce sera le votre !
Exposition Zofia Rostad par Elisabeth Dufresne, professeur d'Arts Plastiques

On évalue le succès d’un chanteur au nombre de disques vendus, mais qui peut dire combien de personnes en France ou en Europe dorment dans des draps créés par Sofia Rostad ? Il faudrait pourtant faire le calcul et constater alors la vraie popularité de cette petite dame aux cheveux blancs et lunettes rouge vif venue de Pologne en 1959 pour entrer à l’Ecole des Arts décoratifs de Paris.

Le Musée de l’impression sur étoffes de Mulhouse
lui consacre pour la 2e fois une exposition du 25 mai au 25 octobre 2009 (la première a eu lieu en 1983). On y voit les gouaches originales « au raccord », méthode qui permet de multiplier les motifs en créant un module de base suffisamment astucieux pour qu’un œil d’amateur ne puisse pas repérer le début ni la fin de ce motif. Ce sont des grands formats 64 x 64 cm.

Sofia Rostad n’utilise pas d’ordinateur pour ses recherches, elle préfère le plaisir de la gouache finement préparée puis appliquée très soigneusement pour obtenir des surfaces lisses et calmes qui peuvent être ensuite brossées avec une teinte contraste, elle travaille aussi le trait de pinceau comme une calligraphie pour mettre en scène de drôles de chats ou quelques renoncules à longue tige élégante (dessin en noir et blanc). Elle peut faire tout un poème avec un jeu de rayures très simple mais dont les teintes savamment orchestrées font vibrer le tissu et évoque toutes sortes d’ambiances lointaines.

Pour un même motif, le Musée montre toutes les variations imaginées par Sofia Rostad de la gamme de couleur à la maquette peinte en grandeur réelle jusqu’à l’impression sur tissu. On peut alors mieux comprendre le rôle d’un tissu de qualité qui va mettre en valeur le motif au lieu de le ternir.

Pour que les tissus exposés conservent leurs couleurs d’origine, l’éclairage est dosé avec prudence, on traverse le Musée dans une pénombre un peu mélancolique. Pour aller un peu plus vers le public qui ne vient pas assez dans ce Musée il faudrait agiter un peu la scénographie des expositions ; des photos, une interview filmée de Sofia Rostad manquent. Dans le catalogue elle est présentée dans son atelier, mais il y a une seule photo alors qu’on aimerait la voir dessiner et peindre, ouvrir les tiroirs et de feuilleter les carnets de croquis, on aimerait aussi savoir à quoi ressemblait cette petite dame ronde à cheveux blancs lorsqu’elle étudiait en Pologne. En tant que professeur d’Arts Plastiques lorsque je visite une exposition avec un groupe d’élèves j’aime bien décrire la personne qui a créé tout ce qui est exposé, raconter sa jeunesse, comment est née sa vocation. C’est peut-être trop « people » mais pourquoi pas si cela permet d’intéresser les plus jeunes. Nos media mettent au pinacle des personnes qui n’ont pas toujours grand intérêt, pourquoi ne pas utiliser les mêmes méthodes de communication et rendre hommage avec plus d’enthousiasme à cette femme qui depuis 50 ans embellit nos intérieurs.

Elle le vaut bien, non ?!

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